gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 11/02/15
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Un locataire de sexe masculin a le droit d’uriner debout. C’est ce qu’estimé le tribunal d’instance de Düsseldorf, saisi par un homme qui avait vu sa caution de 3 000 euros amputée de 1 900 euros par le propriétaire de son appartement. La raison ?  Des éclaboussures d’urine ayant endommagé le sol en marbre des toilettes. Suite au rapport d’expert, le tribunal a constaté qu’il s’agissait bien d’acide urique, mais a soulevé le fait que le propriétaire aurait dû avertir le locataire de la vulnérabilité du matériau !  « Une omission qui, aujourd’hui, fait tâche » ajoute le commentateur.

La jurisprudence européenne prend rapidement les mauvais plis de celle des juridictions américaines dans le domaine de l'ouverture des parapluies, qui ressemblent assez aux mesures qu’un employeur doit prendre chez nous pour qu’un employé ne puisse pas mettre son doigt dans l’agrafeuse par exemple…Depuis quelques temps déjà j’avais remarqué les énonciations sur le bord des piscines, là où il y a 50 cm d’eau, à destination de nos amis américains : « Danger de mort, ne pas plonger" ( en anglais dans le texte of course) avec dessins à l’appui.... et sur les bouées pour enfants un énorme pavé d’instructions en quatre langues d’avertissements. Un fabricant avait trouvé astucieux pour éviter ces mesures de précaution juridique d’indiquer : « Bouée d’après-plage ». Seulement comme il n’avait pas indiqué ce qu’il pouvait arriver si la bouée n’était pas utilisée après la plage, sa responsabilité n’était pas écartée.

Nous sommes aux portes d’un monde de dingues : nous n’avons plus le droit de dire quoique ce soit, et bientôt nous n’aurons plus le droit de le dire ; nous devons penser, dire et écrire « correct », et considérer avec beaucoup de précaution systématique que nos interlocuteurs sont pourvus d’un Q.I. à deux chiffres, et que c'est flatteur, le tout avec le sourire. A défaut vous êtes fautif, discriminant, et globalement dangereux. Place à l'irresponsabilité des autres à votre charge.

J’imagine la littérature que les producteurs de papier-toilette vont devoir imaginer sur leur produit avant consommation, à commencer par " ne pas avaler..." : Seuls les rouleaux seront bientôt à la vente en considération de la longueur du texte envisageable…

L’idée serait de systématiquement contraindre tout acheteur à signer une décharge de responsabilité  pour chaque achat en passant en  caisse, sinon il cliquerait son acceptation en même temps qu’il paierait avec sa carte bancaire…

 

 

Par gilles.huvelin le 10/02/15
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L'association des Avocats Conseil d'entreprises diffuse un communiqué dont je vous livre la teneur:

 

L’Assemblée nationale vient de voter, en premier lecture, une réforme néfaste de l’article 22 de l’ordonnance de 1945 relative aux experts-comptables.

La rédaction d’origine soumettait leur intervention en droit à la double condition qu’elle soit accessoire de leur activité, c’est-à-dire qu’ils n’en fassent pas métier à titre principal, mais également accessoire d’une mission comptable pour leur client.

Le texte qui vient d’être voté retire cette seconde condition pour les travaux « d’ordre statistique, économique, administratif, social et fiscal », les experts-comptables pouvant intervenir en ces matières auprès d’entreprises ou particuliers pour lesquels ils n’ont aucune mission comptable.

La précision, par amendement du gouvernement, que ces travaux seraient « non juridiques »n’apporte pas les garanties souhaitables.

Le conseil fiscal ou social, c’est évidemment du conseil en droit. L’analyse de textes législatifs et réglementaires, celle de la jurisprudence, et leur application à la situation spécifique d’une entreprise ou d’un particulier, c’est du conseil en droit, c’est du conseil juridique, que les travaux soient d'ordre fiscal ou social.

Par ailleurs, le texte modifie l’ordonnance pour y inclure explicitement la faculté de rédiger des actes sous seing-privé. C’est toute la rédaction d’actes juridique qui est en cause : cessions de fonds de commerce, cessions de parts sociales, baux,…

Alors que le Ministre de l’Économie a déclaré devant les députés que cette réforme était selon lui « de nature à prévenir une concurrence inopportune », en pratique  c’est au contraire à une véritable guerre de terrain qu’il faut se préparer.

Les professionnels de la comptabilité pourront, si le texte est définitivement voté par le Parlement, démarcher de nouveaux clients pour les conseiller en droit, alors qu’ils n’auraient à leur proposer aucune mission comptable.

Tel n’est pas l’intérêt des clients, particuliers ou entreprises, à qui l’on va faire croire à tort que le droit n’est pas une affaire de spécialistes, qu’on peut conseiller en droit fiscal, social, ou économique, ou rédiger des actes sous seing privé, sans avoir consacré au Droit sa formation initiale et continue, sa pratique quotidienne et intensive. La compétence ne se proclame pas, elle naît de la formation, de la pratique, de l’expérience. 

C'est dans cet esprit que les avocats et les experts-comptables avaient développé entre eux l'interprofessionnalité : offrir aux clients le meilleur d'eux-mêmes, la comptabilité pour les uns, le droit pour les autres, sans concurrence, dans la complémentarité.

Le débat parlementaire va se poursuivre.  L'ACE appelle l'ensemble des avocats conseils d’entreprises à se mobiliser auprès de leurs députés et sénateurs pour que ce texte soit rejeté et que l'équilibre des périmètres d'intervention de chacun soit rétabli.

 

 Paris, le 6 février 2015

 

 

 

 

 

 

 

 
Par gilles.huvelin le 10/02/15
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Interrogations.

http://www.suissemagazine.com/sites/smblog/dotclear/index.php?post/2015/02/10/Affaire-HSBC-quand-les-journalistes-perdent-pied.

 

et plus édifiant, vue de la Suisse, toujours :

 

http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/forum/6507201-les-medias-ont-ils-assez-fait-leur-travail-d-investigation-dans-l-affaire-swissleaks-09-02-2015.html

 

Par gilles.huvelin le 09/02/15
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Si la diplomatie échoue, il y aura la guerre. C'est en substance ce que nous a annoncé le Président de le République à propos de la "crise"ukainienne.

C'est donc le moment de s'initier au droit de la guerre qui s'annonce comme un nouveau domaine du droit pour les praticiens en espérant que les avocats ne tomberont pas sur le champs de bataille en aussi grand nombre qu'en 14-18, puisque 2 avocats sur trois sont morts au front pandant "la Grande Guerre". La robe d'avocat qui devait permettre de ne pas distinguer un confrère d'un autre en fonction de sa condition, s'orna de décorations militaires après ce conflit pour rendre hommage aux confrères survivants. De cette exception, une pratique nous vaut de voir nos confrères porter leurs décorations, sauf normalement à Paris où l'usage voudrait que l'on s'en abstînt. Mais ceci est une autre histoire.

Le droit der la guerre repose sur deux règles fondamentales: la distinction entre populations civiles et combattants, et le principe de proportionnalité, -c’est-à-dire ne recourir qu'à des violences et des moyens de violence proportionnés aux objectifs qui sont ceux d'un conflit armé particulier. Le premier principe impose la règle de ne pas tuer un innocent, supposant la distinction entre civils et combattants. Il a pour conséquence l'interdiction du meurtre des femmes et des enfants, voire de soldats ne portant pas les armes puisqu’il redevient un homme non –combattant.

Le  principe est d’éviter de tuer inutilement, des soldats, de détruire inutilement, des ressources, une fois l'objectif de la guerre atteint, et n'employer que des armes adaptées à ce que requiert l'objectif de guerre. Ne pas détruire ni imposer de souffrances au-delà de ce que requiert le but recherché. En somme, la guerre n'est pas un acte de sauvagerie, elle ne doit pas donner lieu à des cruautés sans raison, à des actes de violence inutiles : tout n'est pas permis, même si la guerre sort du cours ordinaire du gouvernement, car elle relève d'un but que s'est donné la puissance gouvernante.

C'est  avec la Conférence sur la paix de La Haye en 1899, qu'apparaissent un ensemble de lois sur la guerre, qui seront ensuite développées par les successives Conventions de Genève qui complèteront et détailleront les diverses agressions interdites, envers les civils, et faisant usage de techniques jugées illicites.

Le  « Droit de la guerre », est un ensemble de règles qui visent à limiter la violence et protéger les droits fondamentaux de la personne humaine en cas de guerre. Cette dénomination première est depuis la II° guerre mondiale, et la Convention de Genève de 1949,

Le Droit international humanitaire, qui vise à protéger les droits de la personne, a des objectifs qui prennent appui sur les droits de l'homme.

Le droit international humanitaire  est l'ensemble des principes et des règles qui limitent le recours à la violence en période de conflit armé. Ces principes et ces règles ont deux objectifs : protéger les personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités et limiter les méthodes et les moyens de faire la guerre.

Le droit de la guerre pose l'interdiction de la guerre totale : le droit international n’autorise pas la guerre totale qui implique le rejet de toute règle, de tout principe de conduite, car elle est la négation même du droit.

En parallèle et enfin, l'existence d'un droit de la guerre est ce qui permet de donner un contenu juridique à la notion de terrorisme

Au sein de la communauté internationale, la question du  droit d’ingérence ou des limites de la notion représailles sont également en débat, avec des conséquences possibles sur le Droit de la guerre.

La bibliographie est considérable. Il n'est donc pas trop tôt pour se former.

Le tribunal pénal international est compétent pour juger des crimes de guerre. Seuls les perdants sont succeptibles de comparaître, les coupables étant les perdants. Si vous pariez sur la victoire, il vous faut apprendre en plus le russe.

Par gilles.huvelin le 06/02/15
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FACE AU PROJET DE LOI MACRON

 

Le Conseil national des barreaux a pris connaissance de l’article 20 bis du projet de loi Macron, réformant l’article 22 de l’ordonnance de 1945 réglementant le titre et la profession d’expert-comptable.

Cette réforme, votée dans la nuit du 4 au 5 février 2015, avait pour vocation affichée de clarifier les activités et missions des experts-comptables.

En réalité ce texte, adopté sans concertation préalable, aboutit, en l’état, à une grave remise en cause de l’équilibre entre les professionnels de la comptabilité et du droit.

Le Ministre de l’Économie a souhaité répondre aux inquiétudes de la profession en intégrant le terme « non juridiques » dans un ultime amendement.

Cependant, les avocats constatent qu’une confusion et une incertitude demeurent quant à la définition du périmètre d’intervention de chacune des professions.

Le Conseil national des barreaux reste déterminé et maintient sa mobilisation.

Il sera auditionné par les rapporteurs du Sénat le 18 février prochain, et a obtenu également un rendez-vous avec Emmanuel MACRON, Ministre de l’Économie.

 
Par gilles.huvelin le 06/02/15
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Bon, alors voilà…c’est simple. La jurisprudence du Conseil Constitutionnel avait déclaré contraire à la Constitution la saisine d’office du Tribunal de commerce dans les procédures collectives. Autrement-dit pas d’auto-allumage… pour faire court.

Des auteurs de vue et pour autant doctes avaient émis l’idée que la jurisprudence du Conseil Constitutionnel devant s’interpréter cas par cas et qu’il  ne fallait  pas considérer a fortiori que  toutes les saisies d’office étaient contraire à la Constitution.

Nonobstant, le législateur avait, dans son Ordonnance du  26 septembre 2014, vidé un intéressant débat peut-être byzantin pour quelque esprit oublieux de la lecture scientifique des textes et de la jurisprudence, en annulant des cas de saisine d’office par les  tribunaux de Commerce, sauf pour les conversions de R.J. en L.J.

En gros, je résume, parce que sinon il va falloir reprendre la jurisprudence depuis 2012, ce qui est par ailleurs très bien fait par Bastien BRIGNON, Maître de conférences à l’Université d’Aix-en Provence, dans la rubrique « procédures collectives » 1067 du n°6 en date du 5 février 2015 de la revue Entreprise et Affaires des éditions LexisNexis dans un article auquel vous voudrez bien vous reporter pour m’éviter de répéter ce qu’il a très bien écrit.

Donc le débat était clos et nous pouvions passer à d’autres discussions juridiques consistant néanmoins, de façon imagée, à faire,  contraints et forcés par un législateur maladroit et une jurisprudence débridée, des choses contraires aux bonnes mœurs à des coléoptères, ou autres insectes volants selon votre choix dû à des subtances prohibées à des heures où le café noir est insuffisant.

Et , c'est là que c'est drôle, mais les juristes ont un humour qui leur est propre et totalement inaccessible aux communs des mortels, pauvres larves, le Conseil Constitutionnel dans une décision du 16 janvier 2015, (n°2014-434 QPC) JurisData n°2015-000746, vient nous dire qu’une saisine d’office pour une conversion d’une sauvegarde en redressement judiciaire est conforme à la Constitution.

Possibilité qui venait d’être abrogée par dernière réforme en date du 26 septembre 2014 ayant complétée celle du 12 mars 2014.

Donc nous nous trouvons dans la situation d’un texte qui a abrogé parce que présumée inconstitutionnelle une modalité de saisine d’office par une juridiction qui vient d’être déclarée parfaitement conforme à la constitution dans une procédure ouverte avant la réforme.

Maintenant vous pouvez rire, car il y aura certainement une nouvelle réforme de la réforme qui a réformé …

« Ah… Ah,Ah….Aaaaaah Aaaaaah ….ah,ah »

Reste-t-il d'encore des champignons ?

(*)

Formé après la Libération à l'école des cabarets de la Rive Gauche, il entre en 1947 à l'école du Vieux Colombier. Il y reste deux ans avec, pour professeurs, Henri Rollan, Michel Vitold, Tania Balachova et il en sort en remportant le prix annuel dans Jean III de Sacha Guitry. Ses vrais débuts de comédien, il les fait dans Lucienne et le boucher de Marcel Aymé. Il débute au cinéma dans Les Dieux du Dimanche de René Lucot.

En 1953, il fonde sa propre troupe qui remporte le concours des Jeunes Compagnies. En 1963 et 1964, il dirige la Comédie de Provence à Aix-en-Provence avec Philippe Tiry, l'administrateur de sa compagnie.

En 1965, il met en scène Le Songe d'une nuit d'été à la Comédie-Française et se lance dans le même temps dans la réalisation de son premier film Les Pieds dans le plâtre.

Jacques Fabbri a joué dans de très nombreuses pièces de théâtre et de nombreux films. Il s'est fait connaître à la télévision dans la série TV Schulmeister, espion de l'empereur , puis dans l’émission TV Tutti Fabbri diffusée sur la 1ère chaîne à partir du dimanche 13 janvier 1974, qui succédait à l’émission Le Luron de Midi.

Il fut aussi un grand défenseur du jazz surtout traditionnel. Il a été marié à la comédienne Claudine Collas. Jacques Fabbri est inhumé au cimetière Montmartre.

Par gilles.huvelin le 06/02/15
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Ce 5 février à 18 heures, nous avions convié avec et au Cabinet Hubert d’ALVERNY et  associés, nos voisins, nos confrères autour d’un  verre pour un cocktail apéritif afin de rencontrer Frédéric  et Dominique ATTIAS qui se présentent à l’élection du Bâtonnier et du Vice Bâtonnier de Paris.

La salle de réunion était pleine, et les participants représentatifs de l’ensemble de notre barreau,  ce qui en soit été déjà un succès.  .Des personnalités de notre profession nous ont fait l’amitié de venir partager ce moment qui fut très agréable.ce qui était de leur part très gentil.

Frédéric SICARD a démontré qu’il connaissait très bien l’ensemble des interrogations des avocats et sa maîtrise des dossiers. De la discussion en cours de la Loi MACRON, avec un beau loupé qu’il a découvert  dans sa rédaction concernant la compétence des Experts-comptables, la parité hommes /femmes, l’inégalité des revenus entre eux, le rôle  des femmes au sein du barreau et dans les Cabinets,  aux avocats en entreprise,  les relations entre le Barreau de Paris et ceux de la province  au sein du CNB,  les évolutions techniques de notre activité,  notre profession dans l’Europe et la concurrence à venir, l’évolution de la CNBF, le budget de notre Ordre pour lequel il a des idées de modernisation bienvenues, il a su répondre avec Dominique ATTIAS à toutes les questions des confrères  (y compris celle sur le port des médailles sur nos robes) de tous les âges  et de toutes les formes de structures représentées, avec précision, de façon simple et pragmatique.  Beau succès.

Ce qui ressort de cet exercice, et contrairement à une idée fausse fondée sur une bonhomie naturelle, Frédéric SICARD  a un vrai charisme.  Une présence et une autorité naturelle, fondées  sur un esprit clair, qui sait expliquer sans langue de bois, de façon concise mais exhaustive en  donnant des réponses concrètes.

Ils sont tous les deux très accessibles ; Ils sont pourvus d’une vraie gentillesse et d’une bienveillante attention qui permettent des échanges  attentifs en confiance.

Ils ont fait de cette réunion une soirée à la fois instructive et décapante, un moment de détente très sympathique et amical. Un moment de bonheur, d’appartenir ensemble au même barreau. Je retrouverai cette grâce, de toute évidence si les suffrages se portent sur Frédéric SICARD et Dominique ATTIAS, de pouvoir me reconnaître en eux comme appartenant à la même famille professionnelle.

Ils ont tous les deux  un parcours et une expérience qui  nous offrent l’opportunité de disposer d’une compétence reconnue, d’une grande disponibilité y  compris intellectuelle,  pour agir à la fois dans la transparence, au soutien de notre métier au quotidien.

C’est une belle rencontre. Elle s’est terminée, après leur départ, peu avant 21 heures, et je crois que nous avons été tous séduits par leur brillante compétence et leur  gentillesse, autant que par leur personnalité.

Je vous invite à faire la démarche de rencontrer ces deux candidats. Vous ne serez  certainement  pas déçus.

C’est aussi le moment de se réveiller en considérant que nous ne sommes que 10 000 votants sur plus de 25 000 inscrits pour les élections au Bâtonnat.  Il nous revient à tous d’animer cette campagne.

Par gilles.huvelin le 05/02/15
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Les entrepreneurs les plus optimistes sont contraints de faire avec des risques potentiels, et prévoir ce n’est pas seulement gouverner, mais aussi gérer, mais aussi trouver les réponses immédiates qu'il faut donc préparer. Encore faut-il en avoir les moyens.

Dans notre pays le premier risque cité par les chefs d’entreprise est…le burn –out, et tous les risques psychosociaux  qui peuvent frapper les dirigeants, les cadres, les employés. Seules les grandes structures  sont capables de fournir des services à la personne, conciergerie et autres moyens de cocooning, séances de relaxation, massages au bureau; Mais  toutes doivent savoir qu'elles sont responsables de leurs employés  à tous les niveaux, et prévoir de suppléer à leur mal être et leur absence.

En deuxième position, le risque de catastrophe naturelle est complétement anxiogène pour les responsables des entreprises, puis en trois, et cela concerne directement notre activité professionnelle : la « compliance » autrement dit en français : les contraintes réglementaires, c’est moins sexy, mais cela peut virer au cauchemar pour les entreprises et pas seulement pour celles qui exportent du fait de leur activité à l’étranger. Les contraintes aberrantes, multiformes, sociales, administratives, fiscales et les innombrables normes hexagonales sont suffisantes pour détourner n’importe quelle volonté de créer une entreprise.

Et puis il y a la corruption. La France, notre beau pays est devenu… le 27ième pays le plus corrompu sur 175 pays…nous avons perdu 4 place ( personnellement je croyais que c'était bien pire)  dans le classement annuel de l’ONG TRANSPARENCY INTERNATIONAL sur la perception de la corruption (faite auprès de 500 responsables des achats ndlr du journal LES ECHOS).

En cinquième position : EBOLA et les grandes pandémie qui permet à la Direction Générale du Travail ( dont j’ai déjà dit tout le bien que j’en pensais sur ce blog à propos de la grippe H1/NI1– taper DGT sur le moteur de recherche du blog)  de lâcher des circulaires de circonstance , relevant de la fameuse technique de l’ouverture du parapluie,aussi  inapplicables par les entreprises que les autres diverses réglementations n’ont pas encore réussi à les empêcher de fonctionner.

En 6ième position : la fraude. Comptable indélicat ?  Non concurrence déloyale, contrefaçon de toutes les sortes : marques, brevets, dessins et modèles.

Et en 7ième : Les ennuis en chaîne. Comme Jacques CHIRAC le disait : «  les emmerdements volent en escadrille ». Ce qui se dit de façon docte ainsi : il s’agit de faire face aux imbrications des risques. Exemple : une inondation entraîne une perte d’exploitation, la destruction de matériels, des réseaux d’alimentation d’énergie, de communication, les chaînes d’approvisionnement, de distribution…

Bien entendu le risque politique, 8ième risque, qui peut entrainer une modification des règles fiscales, sociales, la paralysie du marché du travail donc le chômage et la perte de pouvoir d’achat ainsi que  la  récession en France ( la GGT propose le passage aux 32h...), la chute du  cours des monnaies ou l’inverse en Suisse, une guerre civile dans un pays dans lequel l’entreprise exporte..

En 9, les entreprises  (celles qui produisent des produits  alors qu’une bonne gestion implique des stocks minimums avec une fabrication en flux tendu) craignent la rupture de la chaîne logistique.

En dernier lieu et en 10ième position, les règles financières prudentielles. Elles sont pour les Banques comme pour les compagnies d’assurances un frein aux prêts et à la couverture de certains risques, impliquant un alourdissement des procédures pour identifier les expositions des instituts financiers, quel que soit leur activité.

A cela, et par-dessus tout, la moindre activité économique redoute le cauchemar de la cyberattaque.  « La sécurité de l’information est un devoir de l’entreprise ».

Pour en savoir plus lire le Journal les Echos de ce 5 février 2015 qui fournit un dossier complet.

Par gilles.huvelin le 04/02/15
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Face au lobbying bien organisé le Ministre réajuste son texte, pour ne pas dire qu'il recule, faute d'avoir appréhendé en temps utiles les réalités qui avaient pourtant été exposées.

 

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/02/04/notaires-travail-dominical-secret-des-affaires-face-au-lobbying-les-reculades-d-emmanuel-macron_4569305_4355770.html

Par gilles.huvelin le 03/02/15
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Quelle somme !  Ce n’est pas donné à tout le monde, en France par les temps qui courent. 

D’autant que tout à fait incidemment j’apprends tous les jours au détour d’une chronique que de nombreux acteurs,  artistes, sportifs habitent  New-York, la Suisse  (que le showbizz et la charité n’ont pas pu sauver selon Eddy Mitchell) , ou Monaco, et y compris des personnalités qui ont été présentées comme des drapeaux de la gauche démicrotcratique, démagocratique, dé-mocra-tique. … ( dur par moment)... ce qui ne les empêchent pas de venir faire leur chiffre dans leur pays d’origine ou pas, ici, en Fraznce

 Beaucoup de fortune se sont installées et des capitaines d’industrie, qui à Londres, qui à Bruxelles ou Luxembourg.

Ces départs ne sont pas l’apanage des plus fortunés. Nos retraités s’installent après l’Espagne, au Portugal, ou encore dans les anciens comptoirs français des Indes, comme Pondichéry…vous connaissez le six autres.

Je ne dis pas que les rats quittent le navire. Les gens fuient parce que le bateau sombre.

10 000 000, c’est en réalité  le nombre des personnes qui sont actuellement dans la précarité. Vous avez entendu ou lu l’information et lu le détail de cette affreuse statistique.

La seule question valide est de se demander comment nous en sommes arrivés là ?

Depuis 79 ans la République comme  l’Etat Français, n’a cessé de délaisser ses fonctions régalienne essentielles, sauf peut-être au début de la Vième République, pour favoriser continuellement,  un système d’Etat providence à la fois ruineux et sclérosant pour l’économie, tout en alourdissant continuellement le poids des services publics et la charge de la puissance publique sur la nation.

Tout cela par dogmatisme, par carriérisme, clientélisme et démagogie.

Et  par exemple  le système de retraite par répartition. Il a permis à toute une génération de partir en retraite sans cotiser ou presque (Madoff n’avait pas inventé un autre système d’escroquerie). Cela fait donc près de 80 balais ( au passage rappelons-nous  aucun gouvernement n’a anticipé les effets du baby boum d’après  guerre , et encore aujourd’hui ! ) que le bateau surchargé année après année s’enfonce inexorablement, et que nos politiciens pompent l’eau de la mer pour remplir au-delà des ballasts, le fond de la cale, maintenant jusqu’au faux pont.

Ceux qui le peuvent fuient, les autres se paupérisent. 10 000 000 d’habitants dans une situation précaire, c’est  1/6 de la population.

Dont les enfants naissent avec une lourde part de la dette d’Etat à assumer .

Vous imaginez ? Oui si vous n’habitez pas le VII, le VIII  et autres arrondissements centraux de Paris où vous finirez tout de même un jour de vous faire égorger par la prochaine révolution de la misère.

 Et oui toujours  si vous avez fait le choix d’habiter un de ces quartiers qui reçoivent la population multiculturelle qui est une chance pour notre pays, comme nous chantent nos militants de multiples organisations des droits de l’homme ( à qui nous devons aujourd'hui de devoir abriter après un arrêt de la CEDH, 9 djadhistes sous le coup d'une décision d'expulsion du territoire définitive sous prétexte qu'ils ne seraient pas en sécurité dans leur pays d'origine s'ils devaient y retourner !. "On peut rire de tout si ce n'est pas gratuit", profitez-en c'est vous qui payez....)  et d'autres mouvements de gauche qui non seulement ne vivent curieusement pas dans ces quartiers mais  qui ont le culot de prétendre encore, parce que se sont souvent les mêmes militants polymorphes à cartes multiples, que leur vision dogmatique du monde est la panacée.... alors qu’elle a ruiné et  largement fait massacrer sous d’impitoyables dictatures toute les populations à qui leur modèle "intellectuel" a été imposé (par des criminels, sans foi, ni loi encensés par nos brillants philosphes)  N'oublions pas que les artisans de la révolution française ont été inspirés par des esprits supérieurement éclairés..

 La révolution française qui a été le modèle de celle de 1917 en Russie. Il reste des exemples : Cuba et  la Corée du Nord. Les pays qui ont été épargné par les plus dangereux des gangsters de l’histoire  ont sombré comme nous le faisons par  populisme rampant au nom des grands principes et d'idéaux poussés au paroxisme et donc devenus aberrants dans leurs effets, mais transformés en symboles réducteurs de la pensée pour en faire des totems intouchables..

Un tel chiffre, 10 millions de personnes, sur la précarité devrait être un véritable électrochoc, déclencher un raz –de- marée qui devrait au profit du pur pragmatisme  nous débarrasser des vieilles lunes sauf à considérer que nous sommes definivement voués à être escroqués.

 Une bonne fois pour toute rappelons -nous qu’il n’y a pas de réussite sans travail acharné, et d’abord à l’école, et que sans ordre il n’y a pas de progrès.

Que sans méritocratie il n’y a de justice sociale.

Que seules les entreprises créent la richesse qui permet de payer des rémunérations et donc de donner du pouvoir d’achat qui permet de payer de la TVA et des impôts.

Que ceux qui réussissent resteront que s’ils ne sont pas suspects d’avoir réussi  et pénalisés fiscalement pour cela.

Ce sont les gros revenus qui permettent de capitaliser et d’investir, de développer la recherche et d’inventer. Notre république qui est la première destination touristique mondiale grâce aux réalisations de l’ancien régime  est devenue un parc à thèmes.

Notre attractivité  économique est plombée par une conception fossilisée des rapports sociaux  fondée sur l’irresponsabilité, le traitement du chômage plutôt que celui du travail.

10 000 000 de personnes précarisées et nous nous lamentons, les bras ballants, de ce constat, et le sourire niais, il reste à dire, comme d’habitude :« Ben qu’est-ce qui se passe ? ». Il se passe que nous l’avons bien mérité de retrouver nos têtes au bout d’une pique demain, tenue par un communiste libérateur ou un extrémiste de droite. Une dictature prolétarienne de droite ou de gauche importe peu. Avec un peu de chance Sartre et BHL  vont passer pour des "lumières" dans deux siécles et seront confondues avec celles du XVIIIième siècle, si nous continuons à apprendre Charlemagne après Napoléon, c'est gagné pour leur postérité.

"Je vous dérange ? Il ne fallait pas me provoquer !"

Ayons présent à l'esprit que 10 000 000 de précaires, dont 8 000 000 d'après le rapport de la fondation Abbé Pierre pour leur situation de logement,  c'est autant de procédures d'expulsion, de surendettement, de procès concernant des prêts à la consommation, en paiement de loyers, de.dossiers d'aide juridictionnelle ou de commissions d'office et de consultations gratuites, une pente vers la délinquance, l'extrémisme, la dépression et tout ce que nous aurons dans les Cabinets d'avocats.