gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 18/09/15
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https://www.youtube.com/watch?v=0ShfDuulqCg

L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
https://www.avast.com/antivirus

Par gilles.huvelin le 18/09/15
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Sous le vocable d'uberisation nous appréhendons une somme d'activités qui n'entre pas dans les statistiques ni dans la part imposable des ressources, ni l'assiette des cotisations sociales. Les médias en parle et en font une forme de promotion de revenus complémentaires au moment où les retraites diminuent pour une génération qui a connu le chômage mais aussi comme une complément de salaire, voir un substitut.
Il est parlé d'abord d'économies possibles avec le covoiturage, des échanges de services. Puis lesdits échanges donnent droit à la réception de bons d'échange de services sous des formes et des appellations qui ne cachent pas qu'il s'agit d'émission de monnaie, de travail au noir, et en fraude de t.v.a. complètement tolérée par les pouvoirs publics; mais il est possible selon des modalités difficiles à mettre en oeuvre que cela change,car c'est là que le bât blesse. Vendre un repas réalisé chez soi, louer sa voiture, son appartement ou une chambre, même en passant par une plateforme informatique, c'est une activité économique qui fait concurrence aux professionnels qui ont pignon sur rue. A tout le moins il peut s'agir de travail dissimulé. Ils n'ont pas tort de prétendre qu'il ya là une concurrence déloyale. Sauf que les clients des plateformes ne viendraient pas chez eux si elles n'existaient pas, faute d'un pouvoir d'achat suffisant. Est-ce si vrai ? Ne s'agit pas plutôt l'émergence d'une autre forme de rapports sociaux et économiques ?  Sans doute les deux. Et ce qui prive de parts de marché les professionnels patentés prive l'Etat et les collectivités locales de taxes; 14 milliards, dit-on, rien que de t.v.a., pour l'Etat. Le droit a son mot normalement à dire. Cette forme d'économie à la marge est sans doute également une soupape de sécurité sociale. Cela ressemble bien à  une réponse spontanée à  ce que Franz - Olivier Girsbert appelle la "soviétisation" de notre économie qui supporte 57% du PIB en dépenses publique. Je recommande la lecture de son éditorial paru dans le numéro du point de ce jeudi qui appelle dans sa conclusion à une réforme de notre société à la façon de SCHRODER, ancien Chancelier d'Allemagne qui conduirait à un allègement sinon à  la suppression du Code du travail. Concrètement le monde dans lequel nous vivons aura disparu dans 20 ans. Celui que nous a promis les auteurs de sciences fiction le remplacera. L'Humanité et l'humanité comme les humanités avec lesquelles nous avons grandi auront été remplacées par une organisation sociale dont les ressorts sont déjà en action dont les fondements culturels sont annoncés par la réforme des collèges. Nous devons appréhender notre époque actuelle comme la fin d'une forme de civilisation qui nous procure un luxe inimaginable bien différent de celle  en cours d'élaboration. Elle ne sera pas pire ou meilleure mais complètement construite sur des bases culturelles et des organisations de la société en mutation permanente loin des fondements de notre quotidien. Il faut s'y faire car les mécanismes irrésistibles sont à l'oeuvre et les enjeux à venir considérables. Demain, le cerveau sera collectif (ce qui est déjà réalisé en laboratoire avec des macaques et des rats dont électroniquement les cortex ont été reliés)  et à bien y regarder, c'est déjà un début avec internet. Il est vraisemblable que le pouvoir sera tout autant plus collectif  à moins que l'on se borne dans le deux cas à nous le faire croire. Internet ressemble pour l'heure à un début de système nerveux dont notre société s'est peu à peu pourvu. Former des réseaux neuronaux, permettra autant de résoudre des problèmes mondiaux que de permettre un contrôle accru du meilleur des mondes dont le devenir se dessine sous nos yeux. Les défenseurs des droits auront du pain sur beaucoup de planches.
" C'est épatant".

Par gilles.huvelin le 17/09/15
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A voir....au moment de la pause-café.

Par gilles.huvelin le 16/09/15
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A la terrasse d’un café à Toulouse, sous l'auvent car il pleut...

-Bonjour, alors comment ça va le travail … ?

-Je suis inquiet…Patron, tu peux nous servir deux anisettes... pas d'eau dans le jaune, pas besoin par un temps pareil.

-Et qu’est-ce qui t’inquiète, c'est parce que nous sommes en intempérie ?

-...C'est à cause de’l'IFRAP, tu sais cet institut qui étudie comment rendre plus performantes les collectivités territoriales, il a été auditionné par une commission de parlementaire pour pallier les conséquences de la diminution des dotations de l’Etat aux communes…

-Eh … ?

-Et ben, ils se sont aperçu que les employés territoriaux, c'est-à-dire nous, sont absents de 29 à 36 jours par an au travail…comme à Montpellier.

-Non…seulement ?  Non je dis cela parce qu’ici on bosse, hein. Mais encore la semaine dernière j’étais en formation professionnelle par exemple…

-C’est pas ça, il parle d’absence totale, pas seulement parce que tu dors sur ton siège. Note que cela ne change rien parce que t’es payé tout pareil, vu que nous n’avons pas de jour de carence…Ce serait malhonnête.

-Il manquerait plus que cela, mais quelle ville a 36 jours d’absence en moyenne par employé par an ?  C’est pas une autre grande ville du sud plus à l'Est dont le nom commence aussi par M...?…

-Non, non, c’est Montpellier… non pas celle à laquelle tu penses parce qu’ils n’ont pas les chiffres. Là-bas, ils  ne dénonce pas, ils sont respectueux de la vie privé de leurs employés.... Reverse-moi un verre…doucement là.

-Oui mais ce n’est pas malin parce qu’ils auraient pu rechercher les jours travaillés, hé… ce n’est pas compliqué.

-Non, non,… ils n’ont pas trouvé non plus…Mais il faut que tu saches la meilleure, outre le fait qu'ils ont du mal à avoir les bilans sociaux comme ils disent, tu sais que nous avons les meilleures collectivités territoriales du monde, les communes, les communautés de communes, les syndicats de communes, les communautés urbaines, les départements et leurs syndicats, et plein de millefeuille que j’en oublie… Et bien les nôtres, elles représentent 40% de toutes les collectivités territoriales de toute l’Europe… C’est l’IFRA qui les a comptées.

- Ils n’ont rien d’autres à faire, hé…ils doivent drôlement s’ennuyer.

- Et en plus ils n’y comprennent rien évidemment, d’ailleurs les commissaires de la commission parlementaire, c’est comme cela que ça s’appelle, leur ont bien expliqué que s’ils étaient élus et ben ils sauraient bien mieux. Par exemple la mutualisation des collectivités, bah, c’est sans influence sur le nombre d’employés territoriaux. Pareil si tu fais des regroupements.  Ailleurs oui , mais en France non.

-Oui mais ça c’est une spécificité culturelle française…Patron, remettez-nous ça... Oh quelle pluie, on ne peut pas travailler par un temps pareil...hein...Ce ne serait pas prudent  d'aller sous l'averse jusqu'aux locaux techniques pour pointer la fin de la journée.

Par gilles.huvelin le 16/09/15
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Nous sommes toujours dans un monde en évolution et toutes les générations sont des générations de transition. Nous pouvons constater que l'organisation sociale, la culture, l'architecture, l'urbanisme, les sciences appliquées évoluent plus vite au cours de chaque génération et qu'une génération d'évolution est plus courte qu'autrefois.

La pression de la modernité est  forte sur les compétences. Tous les fondamentaux se conjuguent pour empêcher le pragmatisme de l'emporter sur l'immobilisme ou, au mieux, une gestion à courte vue.Le pragmatisme est en quelque sorte enkysté. Ces causes peuvent être, me semble-t -' il, être réunies en trois ensembles.

Le premier est l'inadaptation personnelle et structurelle à  l'accélération de la modernité. Les journées ne font toujours pas plus de 24 heures et il y a toujours plus à faire. Certes, les communications vont plus vite. Le volume d'information augmente en permanence. La spécialisation est devenue incontournable. La création de structures développées adaptées est largement entravée par des conceptions passéistes de ce que doivent être depuis des années l'exercice des métiers ou de l'activité économique ou des rapports sociaux. C'est un processus habituel face au progrès. Il faut bien reconnaître que se coltiner  les réalités et s'adapter demandent des efforts auxquels, par définition, que nous sommes peu enclin à faire spontanément.

La pression de l'adaptation  explique autant les "burn out", les "burn down" et les dépressions de notre époque. Par ailleurs les institutions n'ont pas évolué depuis des lustres et ne sont pas à même de faire face à la somme des tâches qui leur incombent. Il leur reste l'apparence du pouvoir et de la compétence. Il y a le conservatisme des structures politiques, syndicales figées dans les dogmes, le toujours plus, et la langue de bois, même si les partis et les syndicats ne représentent plus personne et n'ont plus de fondement démocratique. Cela constitue ce que je dénonce comme étant des ancres flottantes qui empêchent d'avancer. Leur capacité de nuisance  sont des poids morts insupportables.

Il y a également la pesanteur de ce qui constituait l'expérience de l'ancienneté aux manettes. Ce qui était un plus est devenu une entrave à l'évolution, au dynamisme, à l'adaptation et la réactivité. Il a fallu des dizaines d'années pour faire comprendre aux Ordres professionnels que les Cabinets libéraux sont aussi des entreprises. Combien de temps encore pour accéder à des structures interprofessionnelles ?

La deuxième  raison de la disparition du pragmatisme, pris globalement, est la qualité de l'information, au sens large, et de son acquisition qui constituent un ensemble non seulement bloquant mais déviant.

Que la culture générale ou transversale aient fait les frais de la spécialisation des filières scolaires ou professionnelles au nom d'une forme d'efficacité, personne ne le contestera. Il eût fallu toutefois mieux appréhender les conséquences. La terrible incurie de la gestion de la crise passée  des balkans comme celle actuellement des migrants venant du Moyen-Orient résultent largement de l'ignorance autant de la géographie que de l'histoire. La façon de percevoir l'utilité d'une matière ou d'une fonction, voir du respect d'une procédure ou d'une réforme  est souvent aussi le fruit d'une vision théorique et d'une abstraction sans références.

Ceux qui donnent l'information sont des entreprises ou des réseaux d'influence.  L'information est d'abord une désinformation. Capter l'attention par l'émotion ou une l'accroche. Le but est d'attirer vers le vecteur. L'information est essentiellement un business. Il faut surfer sur  l'événement. Par expérience je sais que les médias même les plus réputés sont  capables...nous dirons...d'approximations, de légèretés, de complaisances... et de mensonges éhontés.

Des livres peuvent être publiés précipitamment autant pour être le premier distribué que pour détourner le public du fond d'une affaire en faisant semblant d'épuiser le sujet. Nous savons de façon certaine que des journalistes peuvent chercher à vendre leur écrit et par conséquent leur plume. Les articles dits de fond révèlent souvent à ceux qui connaissent la matière du sujet une méconnaissance parfois grave. Entre business et agents d'influence les médias sont rarement des forces de progrès de fond.

La troisième cause de blocage  qui fait barrage au pragmatisme dans notre évolution sociétale est la classe politique elle-même. 

Nous avons en moyenne le personnel politique le plus âgé d'Europe.

Alors que n'importe quel gouverneur des Etats-Unis serait contraint de démissionner s'il commettait un excès de vitesse délibéré et durable sur une autoroute, nous ne comptons plus le nombre de nos politiciens qui ont fait l'objet d'une condamnation judiciaire, qui plus est souvent  pénal. Alors que beaucoup de métiers réglementés exigent des casiers judiciaire vierge pour y accéder et le pratiquer, il n'en est rien pour nos politiciens qui sont devenus par ailleurs des carriéristes, ce qui n'est pas leur moindre défaut.  Ce qui est vrai pour la classe politique américaine est vrai aussi pour les monarchies européennes  qui sont des démocraties. Je me souviens d'un ministre des transports d'un pays scandinaves (dans lequel le chef de l'Etat prend le bus) qui avait commis un excès de vitesse. Il a été arrêté par la police (rappelons- nous que dans notre pays un ancien  ministre du budget chez nous prenez un malin plaisir à faire muter les gendarmes qui osaient l'intercepter). Il a pris deux mois de travail d'intérêt général dont les modalités d'exécution ont été aménagés du fait de ses fonctions mais ce n'était pas autre chose que l'application de la loi. Tout le monde a pu le voir ainsi en charge de contrôler les billets d'avion à l'aéroport de la capitale.

Nous sommes dans un pays où il faut 50% des voix pour être élu, plus une. Ce système majoritaire conduit les candidats à élaborer un programme qui ne tient pas la route mais rassemble autour de valeurs dogmatiques, de totems, et de symboles, une majorité. Le système de l'élection par circonscription uninominal à  un tour comme en Grande - Bretagne n'a pas ce défaut même s'il a d'autres inconvénients. En plus le poste de chef de l'Etat est pris pour trois générations ce qui évitent des combats d'egos. Nos politiciens à la tête du pays et les principaux ministres comme les conseillés ministériels ainsi que les chefs de services et le corps préfectoral  sont quasiment tous issus de l'ENA ce qui en fait un club fermé,  coopté qui ignore tout de la vie économique réelle des entreprises. Notre pays depuis Napoléon oppose le secteur public à la société civile (vocable inventé par Michel Rocard, alors premier ministre) ce qui en dit long sur une société construites en deux parties superposées comme l'huile et l'eau dans un verre. Particularité toute française qui a généré un ordre juridique et juridictionnel uniquement dédié à  la sphère publique pour une fonction publique doté d'un statut qui sclérose non seulement l'Etat mais aussi les collectivités territoriales.

Au sein de ses dernières l'IFRAP a relevé  qu'il y avait de 26 à 36 jours d'absentéisme (" les antibiotiques ce n'est pas automatique", on peut ajouter "les arrêts de travail non plus") par an par fonctionnaire et sans perte de revenus. Personnellement j'ai des doutes sur l'avènement du pragmatisme dans un pays où  les politiciens de tout bord ont accepté en violation délibérée des règles européennes de subventionner, notamment, la S.N.C.M., à  charge finalement définitive des contribuables, pour éviter d'avoir à faire face à de véritables chantages politico-portuaires et sociaux, cela en toute impunité pour eux, comme pour les bénéficiaires puisque la compagnie de navigation a fait  l'objet d'une procédure collective.

Le moins que l'on puisse dire c'est que le droit a été mal fait souvent délibérément, n'est pas réformable pour les mêmes raisons,  qu'il est devenu méprisable car cause de frustration pour ceux qui veulent entreprendre, et que si nous sommes dans un État de droit il ne s'applique pas à  l'Etat et ses acteurs comme aux membres de  la société civile, qu'en tout état de cause l'équité n'est pas respectée puisque  ceux qui nous gouvernent, quels qu'ils soient, n'ont pas de  comptes à rendre judiciairement à cette société civile sur laquelle ils pèsent.

Faute de respecter le pragmatisme et la responsabilité, le droit dont nous avons la charge de demander l'application perdra à  la fois son rôle unificateur et civilisateur.

C'est la pire situation qui puisse se concrétiser dans une démocratie.

Par gilles.huvelin le 14/09/15
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Ce qui vaut bien de prendre 40 mm à écouter notre confrère Thibault de Montbrial y compris in fine sur ce qu'il dit sur l'accueil des réfugiés, montrant qu'il est d'accord avec Robert Badinter. Très intéressant. Faites-vous un café et faites-vous une opinion éclairée.

http://www.tvlibertes.com/zoom-thibault-de-montbrial-face-au-terrorisme-islamiste-lheure-nest-plus-au-deni/

 

 

Par gilles.huvelin le 13/09/15
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Nous aurons moins d'impôts en 2016
D'ores et déjà les projections faites sur l'annonce de la baisse des impôts annoncée sont publiées. Bien entendu, mais c'est un début, la baisse ne compense pas, et de très loin, les augmentations successives. Si l' Etat va faire des économies il nous est exposé que ce sera notamment 11 milliards sur les dotations aux collectivités territoriales. Il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour comprendre ce qui va se passer. D'abord les taxes et redevances vont augmenter. Les annonces viennent de commencer. Madame Fleur Pellerin nous apprend que la redevance audiovisuelle augmentera d'un euro et que les taxes payées par les opérateurs fournisseurs d'accès à  Internet vont augmenter. Inutile de vous dire que cela sera répercuté sur nos factures. Pour faire bon poids voilà 200 nouveaux radars qui flasherons les excès de vitesse dans les deux sens de circulation. Bien sûr ce n'est pas pour doubler le chiffre d'affaires, on vous le jure en plus. Sachez aussi que la gratuité auprès de l'INPI pour les informations collectées par les greffes des tribunaux de commerce profite aux plus gros consommateurs, à savoir, banques et aux organismes sociaux. Donc c'est le contribuables qui supportera le coût car la gratuité doit toujours être payée par quelqu'un. Quand aux communes la diminution de la dotation de l'Etat à leur budget va inévitablement être compensée par des hausses des impôts locaux et une diminution des investissements, et donc des chiffres d'affaires de leurs fournisseurs, sur qui les économies de l'Etat  vont peser deux fois: en tant que contribuables et en tant qu'entrepreneurs.
C'est donc une partie de bonneteau. Ou un trompe l'oeil, si vous préférez. Une effet d'optique du genre de celui des tableaux de Vasarely. Rien ne change mais vous avez déplacé votre regard et vous avez l'illusion que le tableau est modifié.

Pour revenir  à la "redevance télé" les autorités assurent que la publicité ne reviendra pas sur les écrans des chaînes publiques. Mais on oublie de rappeler que les films et émissions du soir devaient  commencer après le journal de 20 h et non pas à 20 h 50. C'est dans le cahier des charges que le C.S.A. a le devoir de faire respecter. Comme les chaînes publiques n'ont pas renoncé au retour de la réclame elles n'ont pas pas respecté les  nouvelles règles. Pour conserver la lucarne, elles ont créé des programmes courts...qu'il a fallu financer. Donc nécessité de plus de budget et à  défaut de tonnes de rediffusion de programmes qui sont autant de rentes.

Promis, Paul ne sera pas déshabillé pour habiller Jacques. De même Saint-Martin ne sera pas pris en exemple. La couverture qui abrite nos sans abris ne servira pas à abriter les réfugiés. Pourtant chaque hiver nous sommes sollicités. Il n'y a pas assez de centres d'accueil. Le SAMU social est débordé. La Banque alimentaire et les restos du coeur font la manche comme toutes les ONG et associations faute de subventions suffisantes. Chaque hiver des personnes meurent dans la rue. Quant à  savoir ce que deviennent les sans abri pendant les trois autres saisons...  Et puis il y a le droit au logement toujours pas appliqué alors que des personnes dorment dans leur voiture. Nous avons des dizaines de miliers d'enfants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté,  partout de la précarité et de la misère. Oui mais il y a des centaines de milliers de gens qui fuient les combats et les bombes. C'est un devoir de les accueillir. Les politiciens nous racontent n'importe quoi. Les réfugiés ne viennent pas de Syrie, d'Irak  ou d'Afghanistan entre autres  mais des camps de réfugiés en Turquie. Pays que ne fait pas parti de l'espace de Schengen. La Turquie n'interceptent pas les embarcations qu'elle laisse partir. Comme elle laisse vendre dans les magasins les embarcations, tout le long de sa côte,  nécessaires au trafic. Si le prince Eugène qui arrêta l'armée turque sous les murs de Vienne revenait je crois qu'il nous rappellerait quatre siècles d'histoire que les hongrois et les serbes n'ont pas oublié. Arrivés en Grèce les réfugiés ne sont pas renvoyés en Turquie. Comme ceux qui arrivent en Italie ne sont pas renvoyés en Lybie. Comme ceux qui arrivent en Espagne ne sont pas renvoyés au Maroc. Encore que l'Espagne et le Portugal, histoire oblige aussi, expulsent plus que n'importe qu'elle pays de l'Union. Mais est-il possible de faire autrement ?  Officiellement seuls les réfugiés politiques et de guerre sont acceptés.  Il faut ajouter tous les réfugiés économiques bien plus nombreux que nous sommes censés ne pas laisser entrer ni séjourner.

En réalité le droit des étrangers et la procédure sont tels que nos autorités ne parviennent à expulser qu'environ 27 000 immigrants illégaux par an. Peu à peu accèdent chaque années à  la nationalité ceux qui se sont installés ou/et leurs enfants nés sur le sol,  ce qui est incontournable et ingérable autrement.

Tout à fait officiellement nous avons forcément statistquement un nombre faible d'étrangers entrés et résidents sur notre territoire.

Vous avez compris: c'est comme pour les impôts: les politiciens au lieu d'admettre leur faillite nous font le coup de la partie de bonneteau, du trompe l'oeil, de l'illusion d'optique. Finalement les chiffres sont habillés et maquillés. Après plus de dix jours d'intox sur l'Europe du droit d'asile et la générosité allemande relayer par les médias, nous apprenons que la Hongrie ferme sa frontière et que l'Autriche ne laissera plus passer les réfugiés vers l'Allemagne qui va elle-même fermer sa frontière. Les accords de Schengen sont suspendus.
Mais est-il possible qu'il en soit autrement ?

Il était en tous les cas possible de nous dire la vérité au lieu d'esquiver ce qui fâche et de truquer la réalité comme d'habitude.

Par gilles.huvelin le 11/09/15
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Les franciliens qui prennent les autoroutes et les périphériques voient bien les nombreuses tentes et abris de fortunes de sans domicile. SDF ou réfugiés peut importe: ils sont "à la rue et sans métier. Les maires disent que les centres d'hébergement sont pleins depuis des mois.

Nous apprenons que d'un coup de baguette magique la ville de Paris en a ouvert 7 en une journée. Les SDF de mon quartier que je croise tous les matins sont-ils éligibles à s'y réfugier ? Autour de la Mairie de mon arrondissement pendant plusieurs jours des CRS ont gardé les abords envahis de dizaines d'hommes venus d'Afrique couchant à même le sol. Puis un matin, ils ont disparu. Mais les CRS sont restés encore un peu comme s'ils ne les avaient pas vu partir, puis ces personnes sont revenues plus nombreuses encore avec des pancartes sur lesquelles elles ont écrit en arabe et en français: "arrêtez de nous humilier".

Robert Badinter, François Baroin, Nicolas Dupont Aignan, que l'on partage ou pas leur opinion politique, nous ont tous dit la même chose: nous sommes débordés  et nous ne pouvons malheureusement pas accueillir ces immigrés  qui traversent la Méditerranée depuis les camps de réfugiés en Turquie  puis l'Europe ou viennent de toute l'Afrique. Tout simplement parce que l'état de notre économie ne le permet pas;

 Il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans notre pays qui découvre qu'il existe des textes applicables aux réfugiés de guerre. En fait les lois ne sont plus appliquées y compris aux entrées illégales sur le territoire ou aux séjours illégaux. Nous n'en avons pas les moyens financiers et bien sûr matériels. 50% de la capacité de nos juridictions administratives sont absorbés par "le contentieux des étrangers". Non seulement nous sommes depuis d'ailleurs longtemps dans l'impossibilité d'appliquer des textes que nous savions dès le départ inapplicables sauf à être de parfaits crétins mais nous sommes dans le déni total.

Pour cacher davantage cette mascarade, parce qu'il ne s'agit que de cela,  au nom de la fameuse formule de Talleyrand: "si nous ne pouvons pas empêcher quelque chose faisons semblant de l'organiser", nous entendons des discours humanistes et culpabilisants sur le devoir d'accueillir la misère, quelqu'en soit la cause,  de deux autres continents, l'Afrique et l'Orient;  qui chacun le sait commence  au-delà du Bosphore.

C'est la faillite totale du droit.  Elle commence dès que nous ne pouvons l'appliquer

Réfléchissons à quelles belles consciences qui au nom des grands principes dont elles n'ont pas à subir la conséquences au quotidien, nous devons l'aberration de la somme invraisemblable de conventions internationales, directives et règlements européens, lois et décrets ingérables depuis des dizaines d'années.  Elles repasseront "la patate chaude" comme disent les anglais, aux autres comme elles l'ont toujours fait dans l'histoire. Il suffit de la relire. Et ce sont ceux qui auront la charge de gérer les effets des inconséquences accumulées  qui seront dénoncés comme les salopards...

Rappelons-nous que ni les Feuillants, ni les Jacobins, les Décembristes, les républicains de Weimar,  n'ont trouvé grâce...y compris dans l'Histoire. Cela tombe bien une nouvelle compagnie aérienne low cost française permet de partir pour les Etats-Unis à un prix modéré...Les bonnes consciences seront les premières passagères des vols transatlantiques . Au nom des grands principes. Et en première classe, je vous en fiche mon billet.

Nous laissant avec la faillite du Droit qu'elles auront généré.Toujours en pleine impunité.

Tout cela me fait heureusement penser à un numéro de chansonnier par Jacques Maillot où il est recensé toutes les décisions qui auraient dû être prise depuis le premier choc pétrolier en 1974, et elles sont nombreuses. A chaque fois la réponse est: "Ah, oui, on aurait pu...mais on l'a pas fait." Le comique de répétition est irrésistible je vous l'assure. Effet garanti.  Mais je vois que vous n'avez pas le coeur à rire. "Ben pourquoi ?..."

Par gilles.huvelin le 11/09/15
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Il y a vraiment de quoi se délecter  en lisant la prose du Conseil Supérieur des Programmes (c'est comme cela s’appelle).

Jusqu'alors on frisait le ridicule maintenant on le dépasse !

 Ca me rappelle la phrase de je ne sais plus qui, en langage hexagonal : « La concierge a entamé  le dialogue avec le complexe hélicoïdal desservant le niveau d’habitation ». Traduisez « La concierge est dans l’escalier ».

Pour les éventuels septiques et soupçonneux qui douteraient de ces citations, je les renvoie au « Projet de programme pour le cycle 4 » en date du 9 avril 2015, mis à jour le 15 avril, dudit Conseil Supérieur  que l'on peut trouver à l'adresse suivante : http://cache.media.education.gouv.fr/file/CSP/04/3/Programme_C4_adopte_412043.pdf.

La recherche des textes ci-dessous vous permettra de découvrir d'autres perles du même tonneau....

Bref, Diafoirus et Trissotin seraient-ils de retour ? Mais, avant tout, on doit se poser la question de savoir si nos supers pédagogues actuels savent encore qui fut Molière :

En littérature, par exemple, il s’agira désormais de « mobiliser en réception et en production les connaissances permettant d’analyser les propriétés d’un élément linguistique et son degré d’acceptabilité ».

En bon français : faire de l'étude de texte.

En langues vivantes, on va « se familiariser avec des mobilités virtuelles, se préparer à des mobilités physiques et communiquer pour devenir médiateur entre les cultures ».

En bon français : apprendre une langue étrangère.

Mais la médaille revient sans doute à l’éducation physique et sportive. Les élèves devront ainsi apprendre à « se déplacer de façon autonome, plus longtemps et plus vite dans un milieu aquatique profond standardisé »

En bon français : nager dans une piscine.

et

« coopérer pour s’adapter collectivement à la confrontation adverse et s’exercer au duel médié par une balle dans le but de remporter un match »

En bon français : pratiquer un sport collectif.

De chose l’une ou nous avons à faire à des personnes très intelligentes bourrées d’humour ou à des crétins prétentieux, ou encore à des responsables lambda de l’administration. Ils se reconnaîtront et nous donnerons la réponse.

Rions de bon cœur en imaginant que ces conseillers ministériels sont interchangeables et passeront donc peut-être au ministère de la Justice ou auprès du Premier Ministre.

Pourquoi vous ne riez plus ?

"Cela vous interpelle quelque part au jour d'aujourd'hui au niveau de la problèmatique ?"

Par gilles.huvelin le 10/09/15
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Les sujets d’actualité aux conséquences juridiques sont nombreux. Nous apprenons que le Premier Ministre britannique a annoncé qu’un drone militaire armé de l’aviation de son pays a tué deux chefs de l’Etat islamique (E.I.) autoproclamé. Tollé  chez les ONG, et non des moindres, qui réprouvent cette condamnation à mort sans forme de procès. Les britanniques sont-ils en guerre et le sommes-nous ? L’E.I. n’est pas reconnu de jure, comme de fait. Déclarer la guerre à un pays qui n’existe pas est donc compliqué.  Les islamistes qui ont conquis une grande partie des territoires de l’IRAK et de la SYRIE n’ont pas le statut de combattants au sens de la convention de Genève.  C’est donc un conflit sans définition juridique. Le « SUN », quotidien populaire qui n’a pas son équivalent en France « tire » à plusieurs millions d’exemplaires. Il a félicité « CAM » pour son action qu’Amnisty International a condamné .Nos aéronefs font des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie ce qui constitue une violation de son espace aérien. L’ONU n’a donné aucun mandat à qui que ce soit de remettre de l’ordre au Moyen-Orient, ce qui serait ouvrit une boite de Pandore dont personne ne veut. Nous ne sommes pas pour autant dans une situation de non- droit. Nous sommes dans une situation dans laquelle le droit n’est pas appliqué. Le choix final sera-t-il de laisser les russes se débrouiller avec l’avenir de la Syrie, leur seul point d’appui en Méditerranée, tandis que l’immigration permet de lutter contre le vieillissement de l’Europe ? C’est un autre débat et il n’est pas juridique pour le coup mais les personnes intéressées par ce dernier aspect du débat pourront écouter Robert Badinter grâce au lien du "post" précédent.

Pendant ce temps beaucoup de banques centrales émettent de la monnaie pour soutenir le cours de Bourse et la valeur des titres, notamment en Chine, ce qui est une manipulation boursière déjà en soi douteuse.  Le but serait ainsi de relancer indirectement la croissance en panne. Incidemment il est loisible de se rappeler que cette façon d’injecter d’énorme quantité de liquidité crée des bulles spéculatives, ou les maintiennent, mais qu’elles finissent toujours par exploser. En plus l’argent ainsi distribué devrait finir par provoquer des tensions inflationnistes. Curieusement le chômage baisse partout dans la zone euro sauf en Autriche, en Finlande et en France, qui connaissent respectivement des taux de 5,8%, 9,7% et 10,4% de chômage…qui reste stable en Belgique et en Roumanie. C’est tout de même 23 pays sur 28 qui redonnent du travail à leur population. L’Espagne et l’Italie ont pour leur part créé plusieurs centaines de milliers d’emplois.

Notre situation est la conséquence de choix économiques persistants, qui vont à l’opposé des préconisations anciennes de l’OCDE, dont les effets sont catastrophiques pour de très nombreuses personnes. Depuis des dizaines d’années maintenant nous attendons des réformes structurelles de l’Etat, une législation allégée et mieux écrite, des réductions des dépenses et de la dette publiques, et depuis un assouplissement - pour le moins- du marché du travail,…en vain.

Pour autant la responsabilité économique qui met des millions de personnes au chômage doit-elle rester uniquement politique, y compris lorsqu’il s’agit de persévérer dans la mauvaise direction consciemment ?

Benoîtement nous apprenons que l’Humanité vit sur Terre comme si elle avait l’équivalent de trois fois sa planète car elle est trois fois trop nombreuse. Quelle découverte !   Et… ?  Et rien, nous aurons 9 milliards de terriens vers 2050, soit l’équivalent d’une planète en plus. Rien qu’en Europe 970 millions de tonnes de sol sont perdus par « la faute de l’érosion pluviale ». Clairement par la faute du déboisement, mais cela aussi il ne faut pas le dire, car cela impliquerait des responsabilités. La COP 21 qui va coûter 170 millions aux contribuables pour le rayonnement de la France ne prendra bien entendu aucune décision qui plus est contraignante, sur la déforestation (15 000 000 000 arbres disparaissent chaque année) et encore moins sur la démographie catastrophique de l’Humanité qui est la cause de tout le reste.

Je recommande, à propos de « tout le reste », la lecture d’un passionnant article paru dans la revue hebdomadaire « LE POINT » de ce jeudi 10 septembre 2015 (n°2244) pages 74 et 75, intitulé « Cauchemar en cuisine – Beurk ! Christophe Brusset était trader dans l’agroalimentaire. Dans un récit épicé, il raconte les pratiques vomitives des industriels. »

Il ressort de ce témoignage accablant, et bien à vomir, que tout le monde est au courant mais que les organismes de contrôle et les responsables à tous les niveaux ferment fermement les yeux, leur nez, et leurs oreilles. Cette bande de singes (pardon aux singes) au nom du fric légitimé par une concurrence acharnée et la nécessité de nourrir tout l’hexagone sont capables des pires horreurs… en toute impunité.

Monsieur le Procureur, vous respirez et vous mangez la même chose que vos enfants et nous…vous attendez quoi au juste pour une vaste enquête préalable ? Une autorisation ?

« La peur du gendarme » n’existant plus (quand soixante personnes peuvent bloquer pendant plus de 15 heures l’autoroute A1 et détruire la chaussée impunément, il n’y a plus guère de limite) dans plus beaucoup de domaine, nous pouvons avoir des craintes légitimes sur ce qui va bien pouvoir se passer dans un avenir même proche.

S’il y a une responsabilité pénale ou/et  civile potentielle des politiques pour ne pas avoir protéger les populations contre le sang contaminé, ou contre l’usage de l’amiante, tout en ne prenant aucune disposition sérieuse pendant des décennies contre l’émission des particules fines qui tuent toujours des dizaines de milliers de personnes chaque année, force est de constater que nous avons dans notre esprit bien ancré que les responsables politiques disposent toujours d’une immunité, qui n’est pas de mise dans une démocratie, qui plus est dans une république, y compris dans le domaine de la santé publique.

 

Considérons qu'il faut entre 4 et 12 mois selon la région où nous habitons pour avoir une consultation d'un ophtalmologiste. Que les 3/4 de ces spécialistes ont plus de 50 ans ce qui annonce à moyen terme une situation catastrophique dans la filière des soins de la vue. Cette situation de pénurie ne s'est pas révélée en un jour. Il y a forcément des responsables des conséquences sur la vue de milliers de patients. Il n'est pas juridiquement acceptable qu'ils continuent à faire des bulles et à nuire à leurs contemporains  dans des bureaux ministériels. Et pourtant. ..