gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 05/09/15
Dernier commentaire ajouté il y a 5 années 4 mois

Un jeune entrepreneur a un projet porteur qui le conduit  à faire des aller-retour transatlantiques. De l'autre côté de l'océan il est exploitant individuel nomade et il n'a pas eu de difficulté pour ouvrir un compte bancaire et trouver un financement en même temps. Ici, culture différente il a dû trouver une vitrine commerciale et il a acheté un fonds de commerce qui a une activité complémentaire à celle qu'il lance. Ledit fonds a une valeur et les trois derniers bilans tiennent la route. Le business - plan  de notre héro aussi. Il cherche 50 000 euros pour son lancement. L'activité qu'il a mûrement pensé a une clientèle jeune qui adhère. Il fait un dossier. La première banque sollicitée lui demande un petite semaine pour la réponse... Négative sans trop d'explication,  et comme elle a perdu le dossier il doit en refaire un autre. Deux, trois établissements financiers démarchés. Réponse enthousiaste de gens dynamiques :" bof, oui ...mais vous n'avez pas d'expérience, 5 ans ce serait bien, ce serait mieux pour nous si vous aviez des associés...et des garanties. .etc...revenez nous voir."
Donc ledit jeune cherche une autre solution,en écartant le crowfunding trop onéreux et parce qu'il n'envisage pas de s'associer. Donc il pense limiter ses frais. Là, il m'a fait la totale: payer son expert - comptable en partie au noir, son salarié pour 35 h et le reste de la main à la main...ne pas payer la TVA à des fournisseurs qui peuvent ne pas émettre des factures. Mettre sa voiture sur son activité professionnelle , se faire régler en espèce par ses clients. Je lui ai donc expliqué que non. Je lui ai exposé  les conséquences d'une fraude à la TVA, l'inspection du travail, le travail dissimulé, les conséquences sur les cotisations sociales, les sanctions de toutes les sortes qui lui pendaient au nez s'il voulait courir le risque de masquer son chiffre d'affaires. Je le vis considérer que son avenir était peut-être ailleurs au fur et à mesure que je lui exposai les contraintes du droit social, du droit des sociétés s'il voulait constituer une personne morale.
Nous devisions sur notre un modèle social, ce qui se faisait en matière commerciale et dans le domaine du travail au Danemark, Suisse ou Belgique. Lorsque nous abordâmes les États - Unis je savais que je perdais un client et que la France gagnait un expatrié.
Et comme tout le monde il y a deux jours, au matin, hilare, j'apprends qu'au même moment nous avons un nouveau ministre du travail et que notre administration se fait remonter les bretelles par l'inspection générale des Finances etc....pour avoir 50 000 personnes non déclarées, payées au noir ou hors TVA...dont 40 500 par le seul ministère de la justice. Cerise sur la pièce montée, le rapport souligne que la pratique est très ancienne. En cas de poursuites le coût de la seule régularisation serait d'un demi - milliard d'euros. Tout cela est bien sûr pénal et je ne doute pas que le Parquet démontrera sa totale indépendance en poursuivant les responsables....ben voyons tiens. 
Ça fera plaisir à tous les entrepreneurs et DRH qui sont noyés sous la législation sociale et encore pire pour s'y retrouver en cas de litige. Machiavel a fait école dans le domaine du droit du travail. Quant on considère comment ont le droit de se comporter les députés vis - à-vis de leur assistants parlementaires et les contraintes absurdes imposées au secteur privé par le législateur...
Cela veut dire quoi ? Que le gouvernement  se rend compte qu'il n'a plus les moyens soit de payer ses employés comme n'importe qu'elle entreprise, ou qu'il ne sait plus comment appliquer sa propre réglementation...et que dans un cas comme l'autre il va se rendre compte enfin de l'aberration sclérosante de ce qu'il nous impose, cause du chômage. Peut-être que les députés seront dessillés et qu'ils comprendront enfin que ce qui est bon pour eux est bon pour nous...y compris en ce qui concerne leur régime de retraite. ..je vous gêne ?  Et bien il ne fallait pas me provoquer. Concrètement les ministères ont employé des vacataires en dehors du statut de la fonction publique en violation également des dispositions du doit du travail. Certains conseillers sont ainsi conseillers spéciaux pour des missions de plusieurs mois, voir largement plus d'un an, renouvelables bien sûr parfois dans d'autres ministères.
L'Etat, ses institutions, se sont mis au-dessus de tout. Et en fait, lamentablement,  l'Etat et ses institutions sont en dessous de tout.
En plus ils nous étranglent et ils nous reproche les conséquences de leurs politiques.
Cela me rappelle une histoire qui courait sur les scientifiques: l'un d'eux observe une puce. Il lui retire les pattes une à une et après chaque ablation, il observe son déplacement. Après lui avoir retiré la dernière patte, il note: "la puce ne saute plus." C'est exactement ce que font nos énarques avec les entreprises.
Nos médias dits d'information  ne sont plus lus ou regardés. Ils subsistent pour beaucoup que grâce à des aides publiques.  La popularité de nos journalistes après l'affaire du livre acheté ou vendu pour ne pas être publié se situe quelque part entre celle des politiciens et celle de vendeurs des voitures d'occasion, dont la dernière affiche pour la promotion de la revente de voitures d'une marque de luxe montre une jolie femme dans une pose esthétique avec le slogan:" Vous n'êtes pas le premier mais est-ce important ?"
Il nous est dit cette semaine sans rire que les 40 500 employés du ministère de la justice non déclarés commenceront à l'être l'année prochaine... Vous vous rendez compte de la désinvolture et le mépris impunissables que cela représente ? Et comment ces "vacataires"ont-ils et sont-ils payés ? D'où vient l'argent, ce qui est certainement la meilleure question? Comment cela apparaît dans les comptes publics ? Comment se fait - il que depuis des lustres la Cour des Comptes n'ait rien vu ?

La prochaine fois qu'un de vos clients se verra reprocher de ne pas avoir signaler une embauche dans les 24 h vous pourrez lui conseiller de faire à  l'inspecteur du travail la réponse du Garde des Sceaux: ce sera fait l'année prochaine. Bien sûr ne vous attendez pas à entendre parler de la moindre sanction même disciplinaire au sein de l'administration ou des chefs de Cour voir, scandale d'y avoir songé,  à la Chancellerie. Je commence mieux à comprendre pourquoi le latin et le grec ne seront plus étudier comme les langues vivantes dans les collèges. Nos têtes blondes risqueraient d'y apprendre comment étaient nettoyées les écuries d'Augias. Et les avocats qui ont fait leurs humanités pourraient  se rappeler comment Augias finit pour ne pas avoir payé Héraclès pour  ses travaux. Mme Taubira n'est pas Augias et l'A.J. n'est pas une écurie mais la leçon pourrait être  la même en nous rappelant que ce sont les gens de robes qui firent la révolution française et que les avocats y prirent une part prépondérante, nous pourrions songé au moins à mettre bon ordre dans la justice du XXI ième siècle. A l'aune de l'Histoire tout cela est  une joyeuse billevesée et sujet de blogs. Mais pour être sage il faut avoir été fou. L'avons - nous été assez ? Quand je pense que non seulement ils n'arrivent pas à diminuer le nombre de fonctionnaires qui pèsent sur le budget plus que partout dans les autres pays de l'OCDE mais qu'en plus ils masquent les effectifs en faisant travailler des personnes en toute illégalité en nous jurant la main sur le coeur que la réforme de l'Etat est en route...

Par gilles.huvelin le 04/09/15
Dernier commentaire ajouté il y a 5 années 4 mois

Les agriculteurs sont venus de toute la France...même si la télévision s'est plu à  nous montrer les drapeaux bretons. 4000 paysans,ceux qui avaient encore les moyens et la possibilité de quitter leurs exploitations 5 jours, 1000 tracteurs et 74 bus,sont "montés" à Paris ce  jeudi 3 septembre 2015. Beaucoup de franciliens avaient déposé un jour de congé et les bouchons ne furent pas beaucoup plus importants qu'à l'habitude...ils sont un vrai scandale mais un autre sujet. Ce que l'on ne vous a pas dit c'est qu'il y avait des manifestations d'agriculteurs ailleurs car c'était une journée européenne de protestation , y compris à  Bruxelles. Ce que l'on pas dit non plus c'est que nous sommes largement en surproduction agricole et que nous pourrions baisser les rendements à l'hectare. Les agriculteurs pourraient aussi se constituer en centrale d'achat pour se débarrasser des grossistes pour alimenter les quatre opérateurs de la grande distribution et donc fixer leur prix. Mais cela n'aurait de sens et de portée que si notre économie était en vase clos. Or il nous faut exporter pour rentrer des devises pour acheter ce que nous ne produisons pas. Et rien jamais n'empêchera un distributeur d'acheter moins cher une moins bonne qualité à des producteurs soumis par ailleurs à des normes moins contraignantes. Résultat moins visible: la biodiversité dans nos zones rurales en compétition internationale à coups d'engrais et de pesticides est en chute libre. 40% des papillons ont disparu et dans des proportions aussi dramatiques les populations d'insectes et d'oiseaux ont chuté. Les scientifiques considèrent qu'à partir de 2020 nous aurons de graves problèmes de pollinisation.  Nous pouvons nous poser des questions de fond qui nous étaient annoncées comme déjà urgente et essentielles il y a plus 40 ans par le Club de Rome. Mais les réponses sont devenues des exigences. Les profits à court terme qu'il est encore possible de faire et la possibilité de piller un peu plus la planète tout en nous faisant manger des larves, des sauterelles ou des algues  élevées de façon industriellle  nous conduiront - ils à  passer outre pour demain exister dans un monde que nous pensions appartenir à la seule bande dessinée de science-fiction ?

Les responsabilités ne peuvent pas être seulement politiques.

La destruction de l'environnement est  la conséquences de la surpopulation et donc du refus de prendre des décisions sur ce sujet. Cela porte atteinte à tous et à chacun d'entre - nous.

 

Par gilles.huvelin le 03/09/15
Dernier commentaire ajouté il y a 5 années 4 mois

"Une seule question: êtes -vous là où pas ?"
"Pour chaque angoisse, chaque peine, chaque difficulté, il s'agit de ne rien faire."

"Votre problème est un pain de glace. Attendez qu'il fonde."

Emmanuel Carrière raconte un dialogue avec le thérapeute à propos de son envie de suicide. Après un silence, il lui dit que "c'est une option". Silence. Puis: ".. l'autre c'est la vie." Emmanuel Carrière fût sauvé par le choix de la vie.

Cf page 59 et 60 Le Point 3 septembre 2015 numéro 2243.

Lire: "Jamais contre d'abord" Éditions Odile Jacob.

Par gilles.huvelin le 02/09/15
Dernier commentaire ajouté il y a 5 années 4 mois
Installation d'une crèche de la nativité dans une mairie : pas de violation du principe de laïcité

Ref. : TA Montpellier, 16 juillet 2015, n° 1405625 (N° Lexbase : A8251NMK)
L'installation d'une crèche de la nativité dans une mairie ne constitue pas une violation du principe de laïcité, précise le tribunal administratif de Montpellier dans un jugement rendu le 16 juillet 2015 (TA Montpellier, 16 juillet 2015, n° 1405625 N° Lexbase : A8251NMK). La crèche de la nativité sur laquelle porte la décision contestée est constituée de sujets représentant Marie et Joseph accompagnés de bergers à côté de la couche de l'enfant Jésus. Une telle crèche constitue l'exacte reproduction figurative de la scène de la naissance de Jésus de Nazareth, telle qu'elle est décrite dans l'évangile selon Saint Luc. Ainsi, elle a une signification religieuse parmi la pluralité de significations qu'elle est susceptible de revêtir. Cependant, l'installation de cette crèche dans l'hôtel de ville a constamment été présentée, que ce soit auprès du conseil municipal, du préfet ou du public, comme une exposition s'inscrivant dans le cadre d'animations culturelles organisées à l'occasion des fêtes de Noël dans le coeur de ville, sans qu'aucun élément du dossier ne vienne révéler une intention différente et/ou la manifestation d'une préférence pour les personnes de confession chrétienne, au détriment du reste de la population. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, l'installation de cette crèche ne peut être regardée comme ayant le caractère d'une présentation revendiquée de symboles de la religion chrétienne. Par suite, elle n'entre pas dans le champ de l'interdiction posée par l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905, concernant la séparation des Eglises et de l'Etat (N° Lexbase : L0978HDL), alors même qu'elle ne se rattache pas à un particularisme local. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à invoquer la méconnaissance de cet article, ni la méconnaissance du principe de liberté de conscience ou du principe de neutralité du service public.

Nous avons eu chaud. Un peu plus et après la disparition des  saints sur l'agenda de la météo de France 2, les santonniers allaient se retrouver au chômage. Personnellement mes rapports avec dieu sont simples : Il m'ignore et c'est réciproque. Je ne peux pas  en dire autant des Eglises quelqu'elles soient, qui me ..(..je ne trouve pas le mot publiable) pour la simple et bonne raison qu'il s'agit en fait d'expression psychiatrique d'une forme de communication avec un ami invisible dont nous sommes pas prêt par pure complaisance intellectuelle, de nous débarrasser. Ceci étant l'art religieux trouve en moi un admirateur et l'illustration de l'équinoxe par la naissance d'un enfant dans un crèche ne me dérange pas, j'aime bien la représentation de l'âne et du boeuf  comme les petits santons provençaux en général.  Cela fait partie du folklore. Comme dirait Bernard,  si tu me lis je t'envoie mon bonjour, cela fait partie de notre identité culturelle. Il n'y pas de quoi en faire un plat.
 

Par gilles.huvelin le 01/09/15
Dernier commentaire ajouté il y a 5 années 4 mois

Faute d'avoir su prévoir, ce qui est la base même de la raison d'être d'un gouvernement, que les dictatures  laisseraient  place à une chienlit ou une  guerre civile peu à peu générale au Soudan, en Afghanistan,en  Lybie,  en Irak, en Syrie et dans toute la corne de l'afrique de l'Érythrée à la Somalie, l'ONU et Union Européenne ont fait comme si tout allait de soi. Les conflits tribaux et religieux se résolveraient d'eux-mêmes... Mais après tout,  les instances internationales n'avaient déjà pas fait mieux à  l'époque de la chute de Saïgon ou des Khmers rouges. Là aussi des dizaines de milliers de personnes s'étaient noyées en mer. Nous pourrions remonter dans l'histoire pour dénombrer le nombre de conquêtes qui ont provoqué des déplacements de population qui sont encore déplacées ou encore dans des camps; mais l'exercice pourrait porter atteinte à des réécritures faite maintenant dans le marbre. Donc nous devrions être "vaccinés". Goût  amer parce que les récents événements sur la A1 et un ferry de Sea France montre que l'autorité de l'Etat est abandonnée et en déliquescence.  Amer parce cela est à l'image du reste. Pas de réforme par ce qu'il ne faut ni vagues ni affrontements. Le droit international bafoué, l'ordre public bafoué...et l'impunité. Et pendant ce temps il faut acheter les codes déjà millésimés 2016 dont on sait qu'ils sont déjà obsolètes (cf le droit des obligations, la loi sur la justice du 21ième siècle, la loi numérique, un loi de finances qui va encore bidouiller le droit fiscal, des décrets d'application en attente... notamment).
Immobilité des pouvoirs publics et inefficacité de la loi. Il y a encore peu nous pensions que l'Europe nous tirerait vers le haut. Mais elle n'a toujours pas d'autorité politique. Pas de compétences fédérales, pas d'autorité fiscale, économique, pas d'armée. Et pendant ce temps la presse soutient deux journalistes qui avouent avoir monnayé leur silence...comme si cela était normal. Ce qui en dit long sur le silence sélectif des médias ou au contraire la désinformation  selon les sujets. Que dire des vraies raisons de polémiques malhonnêtes suscitées ou de l'absence de questions de fond posées aux politiciens ? Et je sais de quoi je parle pour avoir été l'avocat de l'un des protagonistes d'un scandale politico-financier du siècle passé, pour lequel j'ai vu et lu les plumes les plus respecter écrire n'importe et de la façon la plus malhonnête. Les journalistes doivent être protégés par le droit de la presse. Nous savons mieux pourquoi un peu plus aujourd'hui. Reste à savoir si c'est encore légitime dans la forme et le fond de la Loi du 27 juillet 1881. J'ai dans l'idée que les hommes politiques ne sont pas prêts à s'attaquer à ce totem au nom de la liberté de la presse. C'est toujours sous couvert des grands principes que les plus grandes vilénies sont commises.
C'est notre rentrée et soyons joyeux,  le cynisme de nos politiciens aux larmes de crocodiles et aux promesses mensongères sur ce qu'ils auraient dû déjà  faire depuis 40 ans pour réformer l'Etat, entre autres sujets brûlants,  n'atteignerons pas nos conversations de café du commerce sur les matchs à venir. "Patron, remettez - nous ça...y-a des cacahuètes avec les nouveaux Codes ?"