gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 22/11/15
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Selon le mot du Général Jacques Saunier, bien connu de certains de nos juges, "quel que soit le nombre de concours que l'on fait passer à une population pour la sélectionner le pourcentage de c.. reste à peu près le même, mais ils sont d'autant plus dangereux qu'ils sont soigneusemement choisis".
Concrètement, une preuve nous en est apportée: le juge Marc Trévidic a été nommé pour des raisons administratives Vice - Président du TGI de Lille...en charge des affaires familiales.
C'est consternant.
"Nous sommes coincés entre les cons et ceux qui nous prennent pour des cons, en plus c'est souvent les mêmes, et comme on nous propose que ça..."(J.M.D.)

Commentaire: Pour le coup, les concernés sont bien des abrutis en état de siège, ce qui contredit la fameuse citation de Pierre Dac qui émettait l'espoir que cela pouvait ne pas être le cas systématiquement.

Éclat de rire: Si tous les concernés voulaient bien se donner la main...

J'en profite pour plagier Desproges: "les cons sont bêtes. Ils croient que c'est nous les cons alors que c'est eux les cons qui le sont."

 

 

Par gilles.huvelin le 20/11/15
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Cette blague m'est rapportée par un médecin:

« Bonjour ! C'est la réception ? J'aimerais parler avec quelqu'un à propos d'un patient qui se trouve chez vous. J'aurais souhaité connaître son état de santé, savoir s'il va mieux ou si son problème s'est aggravé.

- « Quel est le nom du patient ? »

- « Il s'appelle Jean Dupont et il est à la chambre 302. »

- « Un instant je vous prie, je vous passe l'infirmière. »

Après une longue attente : - « Bonjour, ici Françoise, l'infirmière de service. Que puis-je pour vous ? »

- « J'aimerais connaître l'état du patient Jean Dupont de la chambre 302. »

- « Un instant, je vais essayer de trouver le médecin de garde. »

Après une plus longue attente : - « Ici le médecin de garde, je vous écoute. »

- « Bonjour Docteur, je voudrais savoir quel est l'état de Monsieur Jean Dupont, qui se trouve chez vous depuis 3 semaines à la chambre 302. »

- « Un instant, je vais consulter le dossier du patient. »

Après encore une autre attente : - « Huuuummm, le voici : il a bien mangé aujourd'hui, sa pression artérielle et son pouls sont stables, il réagit bien aux médicaments prescrits. Et normalement on va lui enlever le monitoring cardiaque demain. Si tout continue comme ça encore 48 heures, son médecin signera sa sortie d'ici le week-end. »

- « Aaahhh ! Ce sont des nouvelles merveilleuses ! Je suis fou de joie. Merci. »

- « Par votre façon de parler je suppose que vous devez être quelqu'un de très proche, certainement de la famille ? »

- « Non, Monsieur ! Je suis Jean Dupont soi-même et je vous appelle du 302 ! Tout le monde ici entre et sort de ma chambre.Et personne ne me dit rien… Je voulais juste savoir comment je me porte ! Merci bien ! »

 

Il a joute à propos de l'hospitalisation de son épouse la relation d'une petite mésaventure:

"La semaine dernière, ma femme qui doit se faire opérer se rend à l’hôpital pour une consultation d’anesthésie. Après avoir attendu son tour, elle entre dans le bureau du médecin, qui lui explique qu’il ne va rien pouvoir faire : « Tout le système informatique de l’hôpital est en panne. Je ne peux pas créer votre dossier, vous comprenez ? »

Eh bien, justement, ma femme n’a pas tout de suite compris ! Une consultation d’anesthésie, cela sert à examiner le patient et s’assurer qu’il ne présente aucune contre-indication. A priori, il n’y a pas absolument besoin d’ordinateur. Au pire, s’il faut enregistrer les informations quelque part et que l’ordinateur est en panne, un stylo et un papier pourraient suffire en attendant. Mais non, il a fallu reprendre rendez-vous – et poser une autre demi-journée d’absence.

Hier, donc, elle retourne à l’hôpital pour une nouvelle consultation. Cette fois, le système informatique fonctionne. Résultat : durant toute la « consultation », le médecin restera le dos tourné, face à son écran qui est placé contre le mur de son bureau. Il posera des questions sur notre adresse, la date de naissance de mon épouse, son numéro de sécurité sociale, sa mutuelle, un numéro de téléphone en cas d’urgence, etc. Pour comble, ma femme présente une contre-indication rare à certains types d’anesthésie. Elle essayera en vain d’alerter le médecin à ce sujet : peine perdue, ça ne l’intéressait pas, sans doute la case n’était-elle pas prévue dans le questionnaire généré automatiquement par l’ordinateur ? "

Commentaire: tiens cela me rappelle quelque chose à propos du RPVA...

Par gilles.huvelin le 20/11/15
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Toutes les armes retrouvées l'ont été parce que l'état d'urgence permettant les perquisitions administratives sans autorisation d'un juge ont été possibles. J'ai découvert la situation était devenue telle qu'une famille pouvait se livrer à des trafics et des vols sans être inquiétée parce des gendarmes la savaient lourdement armée. La doctrine est qu'il ne faut pas intervertir si faire cesser le trouble peut en provoquer un plus grand. Exemple: soixante personnes de la communauté du voyage bloquent l' autoroute A1 un week-end de retour de vacances et détruisent son revêtement . Les forces de l'ordre ne vont pas recevoir l'autorisation de faire respecter la loi.

Dans le nord de Paris tout commence par un vol de moto. La victime voit sa moto entrer dans un pavillon occupé par un père et ses trois enfants appartenant à une minorité visible française. Plainte à  la gendarmerie. Pas de suite. La victime trouve sa moto sur un site de vente en ligne et le signale à la gendarmerie. Pas de suite. L'état d'urgence survient. Perquisition administrative. 40 fusils d'assaut trouvés. 

Maintenant la question est de savoir pourquoi les cités sensibles, perclus de trafic de drogue que la détention d'armes accompagne toujours, ne sont pas systématiquement passées au crible.

La question est aussi de savoir à quoi peut bien servir d'assigner une personne à résidence s'il n'a pas l'obligation de porter un bracelet électronique et s'il faut son accord pour cela, comme le prévoit la loi qui vient d'être votée prolongeant de trois mois l'état d'urgence, si il s'agit d'un militant extrémiste fiché comme tel ?

Vous voyez le dialogue:
- "Tu vas commettre un attentat "
-" Je ne peux pas, je suis sous le coup d'une assignation à résidence."
-" Caramba !"

Parallèlement nous apprenons que depuis huit ans des militants des droits de l'homme qui défendent la liberté de circulation s'opposent au croisement des fichiers qui permettrait de savoir où les personnes fichées se trouvent.

Dans le même fil l'Union Européenne n'a pas voulu permettre que les États membre mettent en commun leurs fichiers S.  Nous connaissons le résultat les belges savaient et nous pas: les terroristes ont été contrôles mais nous ne savions pas qu'ils étaient fichés chez nos voisins.

De toutes les façons la réalité est plus triviale. En France, chacun de nous consacre dix fois moins d'argent que les américains à notre sécurité  (hors opex).

La totalité de nos impôts sur le revenu depuis belle lurette sert à payer les intérêts de la seule dette publique de l'Etat.

Un État endetté et déficitaire n'est plus un État de droit, tout simplement parce qu'il n'en a pas les moyens.

Chercher à comprendre comment après  et depuis 1974 nous en sommes arrivés là est le minimum.  Quels sont les dogmes, les symboles, que l'on a voulu préserver plutôt que d'avoir des budgets en équilibre ?

Et posons - nous la bonne question de savoir si nos bons sentiments qui sont les fondements de notre modèle  social, carcéral, de notre accueil territorial ne constituent pas l'alpha et l'oméga de la situation budgétaire,  pénale et sociale de notre pays et principalement en ce qui nous concerne, celle de notre justice post-soixante huitarde qui ne finit pas de se dégrader et n'est même plus dissuasive.

Et faute de moyens, nous  n'avons pas pu éviter le désespoir puis la révolte de jeunes coincés entre la bêtise, la violence et l'ennui.

Une addition de fautes élémentaires, de laxisme, finit  par se payer au prix fort. La note commence seulement à nous être présentée.

Par gilles.huvelin le 17/11/15
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Cela ne sert à rien de revoir la légitime défense des policiers s'ils ont des pistolets non létaux contre des fusils d'assaut tenus par des kamikazes chargés de drogue. Cela ne sert à rien de calquer la légitime défense des policiers sur celle des gendarmes si vous donnez aux gendarmes des pistolets au lieu de révolvers plus rapide à mettre en oeuvre et si les  pistolets ne tirent pas quand vous appuyer sur la queue de détente mais que lorsque vous la relâchez. Cela ne sert à rien de changer la légitime défense des policiers pour celle des gendarmes si des personnes en hermine et toge dans des bureaux ou salles d'audiences aux portes capitonnées jugent que la légitime défense doit être celle de droit commun du droit pénal ou proportionnée, ce qui n'a de sens que dans les livres et pas dans l'action. Bien sûr cela fait des lustres que nous attendons que ceux qui ont le droit de porter une arme en service puissent la porter en dehors. Nos militaires officiers de réserve ou non devraient être éligibles.

Notre pays est empêtré, dans les dogmes, les symboles, les principes. Nous n'avons pas à accepter de culpabilisation. Les barbares ne sont pas recevables à nous demander à bénéficier des Droits de l'Homme qu'ils n'appliquent pas. J.-F. DENIAU expliquait très bien dans "Mémoire de 7 vies" comment on perd une guerre lui qui a fait celle d'Indochine: en refusant d'employer les méthodes de votre ennemi.  

La guerre ne se fait pas avec un Code de procédure pénale. Il y a 4000 personnes a "neutraliser" nous dit -on.  Comment ? Je vous le donne en mille : avec une assignation à résidence et plus grave éventuellement un arrêté d'expulsion. Avec tous les recours de la procédure judiciaire et administratives.  Si vous avez envie de pleurer, faites - le, cela a déjà fait 130 morts et plus de 300 blessés... Parce que nous sommes administrés  par des hommes d'appareils. 

Qu'auraient fait Louis XIV, Bonaparte,  Clémenceau, De Gaulle ?  Un homme d'Etat aurait fait les réformes nécessaires et se serait donné les moyens de "neutraliser" nos ennemis en appliquant l'article 16 de la Constitution.

Nous avons eu droit à  la réunion du Congrès.

Nous avons vu nos parlementaires arriver tout sourire devant les caméras en  se tapant sur le ventre, attendant le Président qui a fait un discours terne, technique fait de replâtrages législatifs, lu...et plutôt mal. Cela manquait d'envol et pour tout  dire de majesté.

Mon pays m'a paru étriqué, petit, vieux, et à  bout de souffle.

Le droit n'a rien à faire dans une guerre asymétrique contre des tueurs sociopathes.

Il est temps que les juristes acceptent que le droit n'a pas réponse à tout.

Par gilles.huvelin le 17/11/15
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Petit rappel rien que pour rire ...mais pas seulement

https://www.facebook.com/Jean.Claude.Brdx/videos/1092138774152075

Par gilles.huvelin le 15/11/15
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Vendredi soir je suis rentré juste à temps pour regarder l'opéra de Mozart sur la Arte, après avoir déposé mon téléphone et mon portefeuille dans le  vide poche de l'entrée. Les deux premiers actes seulement, le final du deuxième est fabuleux. Puis je me suis  couché serein, et comme d'habitude sans mon téléphone si je n'ai pas besoin de le programmer en réveil-matin. Donc le lendemain j'ai découvert des sms, des messages et des mails. J'ai répondu que tout aller bien en suivant une chaîne d'information en continue pour découvrir l'horreur totale d'un carnage inacceptable.
J'étais décalé. La première question qui vient est: pourquoi avons - nous la bombe atomique tactique ?  Puis pourquoi nous n'avons pas un brevet de secourisme obligatoire au programme du Lycée et pourquoi ceux qui ont le droit de porter des armes ne sont toujours pas autorisés à la porter en permanence ? J'ai le sentiment que pour cette guerre comme les précédentes, nous sommes mal préparés, mal gouvernés, mal commandés... il suffit de voir nos militaires du plan vigie pirate, sans gilet pare balles ni casque, alignés sur le même rang devant une synagogue et à découvert  pour se poser des questions.

Peut-on éviter la dictature pour lutter contre la barbarie ? Comment se fait - il que seuls les idéologues et dogmatiques bien pensants qui se sont toujours trompés puissent encore avoir seuls voix au chapitre et la une des médias ? Pour plagier Audiard: Sans doute parce que c'est à cela que nous pouvons les reconnaître...Hormis le fait qu'ils sont façonnés par la même culture.

Notre confrère Thibault de Montbrial, le juge Marc Trévidic et bien d'autres avaient, depuis des années, prévenu. Et parfaitement analysé les causes. La DGSI aussi. Passons sur Éric Zemmour et Houllebecq que les médias désavoués par les nombreux  lecteurs de leurs livres présentent comme sulfureux.

La DGSI attend toujours des moyens pour mettre en oeuvre une législation encore insuffisante pour laquelle l'U.E. est toujours à la traîne au nom des bons sentiments et des grands principes.   Si vous saviez où nous en sommes vous seriez légitiment  aussi furieux autant que je le suis devant autant d'incompétence et d'ignorance de l'étendue des missions nécessaires.

Nous cherchons des moyens. Et nous attendons toujours la réforme de l'Etat En attendant supprimons les départements et le millefeuille administratif. Disposons de huit régions cohérentes économiquement au lieu des treize dessinées pour des raisons politicardes. Cela fera beaucoup d'argent mieux employé entre-autres bienfaits.

Nous sommes en complet décalage par rapport aux réalités. Nous sommes dans la communication: déplacements sur place alors que les secours et les forces de sécurité ne savent pas où donner de la tête,  jours de deuil, réunion du congrès, minute de silence, déclarations solennelles et comme d'habitude dans les annonces faites aux médias . Nous savons trop ce qu'elles valent. Nous sommes dans les symboles. Un procédé de réducteur de têtes.

Si nous avions un homme d'Etat il appliquerait l'article 16 de la Constitution, parce que nos institutions ne fonctionnent pas pour faire les réformes indispensables attendues depuis 35 ans, et ferait par Ordonnances ces réformes recommandées par l'OCDE depuis plus de temps encore...Il faut retrouver des ressources pour avoir des moyens afin de se défendre.

Clémenceau disait:" Ma politique interieur: je fais la guerre. Ma politique étrangère: je fais la guerre..."

Mais on en est encore à se payer notre tête. Des dizaines de blessés sont morts d'hémorragie. De quoi devenir terroriste ou d'avoir une  vocation de dictateur.

Philippe Dessartines a écrit  un excellent livre intitulé "Le fantômes de l'Elysée" qui explique l'incurie qui nous gouverne. Notre république n'a rien à envier à l'ancien régime. Hollande et Louis XVI même  absence de combat...

N'oublions pas que c'est de la responsabilité de chacun d'entre - nous.

Car c'est sur nous que des crétins de croyants  tirent au nom de la foi, faute pour la communauté internationale de n'avoir pas éteint le conflit du Moyen-Orient lorsqu'il en était encore temps et d'avoir fermé les yeux sur ses conséquences, les provocations et trois générations de culpabilisations.

La guerre est chez - nous parce qu'elle a été exportée et importée par des communautaristes de toutes les confessions qui confèrent des identités manipulées dont nous sommes les victimes expiatoires. Les responsabilités intellectuelles ne sont pas des moindres.

Car à l'origine les responsables sont ceux qui réecrivent l'Histoire ou écrivent l'histoire, la commentent complaisamment en pleurant des larmes dégoulinantes de beaux principes en se demandant comme avec autant de bons sentiments nous pouvons leur en vouloir d'autant de bêtise accumulée depuis mai 68 voire depuis 1945. Ils se reconnaîtront car ils n'ont aucun remord. Normal: ils sont le sel de la Terre.

Les autres sont de dangereux salopards parce qu'ils auront la charge de leur héritage.

Ils ont fait le lit de l'extrême droite.

Par gilles.huvelin le 14/11/15
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De la seule interdiction de la publicité des avocats par voie de tracts, affiches, films cinématographiques, émissions radiophoniques ou téléviséesRef. : CE 1° et 6° s-s-r., 9 novembre 2015, n° 386296 (N° Lexbase : A3621NWZ)
Est annulé le deuxième alinéa de l'article 15 du décret du 12 juillet 2005 (N° Lexbase : L6025IGA), qui prévoit que la publicité permise aux avocats s'opère "dans les conditions prévues par le décret du 25 août 1972" (N° Lexbase : L6642BHH), en ce qu'il renvoie à l'intégralité du décret de 1972 sans prévoir que ce renvoi ne porte pas sur l'article 2 de ce même décret. Telle est la solution d'un arrêt du Conseil d'Etat, rendu le 9 novembre 2015 (CE 1° et 6° s-s-r., 9 novembre 2015, n° 386296 N° Lexbase : A3621NWZ). En effet, selon le Haut conseil, si l'article 3 du décret du 25 août 1972 ne s'applique pas aux avocats et si son article 4, dans sa rédaction désormais applicable, ne prohibe plus, pour les avocats, le recours à la sollicitation personnalisée mais se borne à encadrer le contenu des communications commerciales en prévoyant que celles-ci ne doivent contenir aucune indication contraire à la loi, ne pas méconnaître la discrétion professionnelle, ne pas porter atteinte à la vie privée, ne pas contenir des renseignements mensongers, inexacts ou fallacieux, son article 2 interdit cependant la publicité en vue de donner des consultations, de rédiger des actes ou de proposer une assistance en matière juridique par voie de tracts, affiches, films cinématographiques, émissions radiophoniques ou télévisées. Alors que le Garde des Sceaux n'indique pas en défense de raison impérieuse d'intérêt général justifiant une telle interdiction générale faite aux avocats de recourir à la publicité dans les modes de communication mentionnés ci-dessus, il en résulte que de telles dispositions sont incompatibles avec l'article 4 de la Directive 2006/123/CE du 12 décembre 2006 (N° Lexbase : L8989HT4). En revanche, le Conseil d'Etat estime que les dispositions combinées des articles 3 bis et 66-4 de la loi du 31 décembre 1971 (N° Lexbase : L6343AGZ), dans leur rédaction issue de la loi du 17 mars 2014 (N° Lexbase : L7504IZX), autorisent désormais, par principe, les avocats à recourir à la publicité ainsi qu'à la sollicitation personnalisée, dans des conditions fixées par décret ; par suite, et sans qu'il soit besoin de saisir la Cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle, le moyen tiré de leur contrariété à la Directive 2006/123/CE doit être écarté. De même, ces dispositions législatives renvoyant à des dispositions réglementaires pour fixer les conditions du recours à la publicité et à la sollicitation personnalisée par les avocats, les restrictions ainsi prévues par ces dispositions réglementaires, qui relèvent du pouvoir d'appréciation laissé aux Etats membres, sont proportionnées aux raisons impérieuses d'intérêt général de protection de l'indépendance, de la dignité et de l'intégrité de la profession d'avocat, d'une part, et de bonne information du client, d'autre part. Ces dispositions réglementaires ne sont donc pas non plus incompatibles avec la Directive du 12 décembre 2006 (cf. l'Encyclopédie "La profession d'avocat" N° Lexbase : E1789E7E).

Commentaire: Dommage, nous sommes encore en retard sur les anglo-americains. Nous savons être en retard. Cela fait partie des choses que nous savons faire le mieux...et dans tous les domaines.

Par gilles.huvelin le 14/11/15
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Ref. : Cass. com., 3 novembre 2015, n° 14-26.051, F-P+B (N° Lexbase : A0254NWC)
Les cautionnements ayant été souscrits pour garantir des emprunts d'un montant déterminé qui seraient consentis ultérieurement par la banque, la dette garantie est déterminable à la date de signature des actes de cautionnement. Tel est l'un des enseignements d'un arrêt rendu par la Chambre commerciale de la Cour de cassation le 3 novembre 2015 (Cass. com., 3 novembre 2015, n° 14-26.051, F-P+B N° Lexbase : A0254NWC). Dès lors, est cassé au visa des articles 2288 (N° Lexbase : L1117HI9) et 2292 (N° Lexbase : L1121HID) du Code civil, l'arrêt d'appel (CA Paris, Pôle 5, 5ème ch., 13 mars 2014, n° 12/01185 N° Lexbase : A7038MGR) qui, pour rejeter la demande en paiement de la banque à l'encontre de la caution solidaire, retient que les deux cautionnements souscrits le 30 avril 2007 n'étaient à cette date qu'hypothétiques et sans objet, puisque les prêts cautionnés n'ont été consentis qu'ultérieurement, par contrats des18 juillet et 17 août 2007,et qu'il faut se placer à ces dernières dates pour déterminer si les engagements sont disproportionnés. Par ailleurs, la Cour de cassation rappelle que la disproportion du cautionnement s'apprécie en prenant en considération l'endettement global de la caution au moment où cet engagement est consenti, sans avoir à tenir compte de ses engagements postérieurs (déjà en ce sens, cf. Cass. com., 22 septembre 2015, n° 14-17.100, F-D N° Lexbase : A8428NPT). Dès lors est également cassé, au visa de l'article L. 341-4 du Code de la consommation (N° Lexbase : L8753A7C), l'arrêt d'appel en ce que, pour prononcer la décharge de la caution au titre du cautionnement du 30 avril 2007, l'arrêt prend en considération d'autres cautionnements que cette dernière a souscrits les 18 mai et 14 juin 2007 (cf. l'Encyclopédie "Droit des sûretés" N° Lexbase : E0814A8N et N° Lexbase : E8923BXR).

Commentaire: je suis d'accord pour dire que cela va mieux en le disant.

Par gilles.huvelin le 13/11/15
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Premier découragement: le greffe du tribunal de Basse-terre nous téléphone...nous lui avons envoyé un chèque de 4,02 euros au lieu de 2,08 pour un K-bis...ils ne peuvent pas l'encaisser donc ils vont nous le retourner pour que nous leur adressions un nouveau chèque...l'appel téléphonique plus le timbre...cela doit représenter la différence...on est en France, beau pays...

Il y a des jours comme cela où il vous vient que rien n’a d’importance dans une profession où dix mille confrères ne sont pas ou plus à même de payer un euro de cotisation ordinale… sur trente mille inscrits. A côté de cela une requête en modification de pension alimentaire déposée le 28 février dernier  à Pontoise vient de faire l’objet d’une convocation que nous recevons ce matin pour le 27 janvier prochain. Evidemment le client dont nous n’avons plus de nouvelles, a dû choisir un autre avocat entre-temps en se disant que nous le menions en bateau.

Jusqu’au 15 novembre c’est ParisPhotoFair, exposition qui ira à Los Angeles en mai prochain. Ce qui explique sans doute que tout ce qui concerne la photo à Paris du 12 au 15 de ce mois est uniquement en anglais. Erwin Geiss  est un formidable photographe d'art allemand  que j’ai rencontré à ArtKarlsrühe cette année. Il m’a proposé d’y retourner l’année prochaine. Il habite Munich et il est au Grand Palais aujourd’hui avec son galériste Walter Zettl. Ils parlent très bien l’anglais.  Heureusement que la loi Toubon n’est pas appliquée…Sinon ils n’y comprendraient rien.  Heureusement en Iran et en Roumanie, ils parlent encore le français… parce qu’ici cela devient difficile.

Ah...dernière minute: sur le site internet de cette manifestation artistique, le programme est maintenant lisible...en français. Victoire...

Par gilles.huvelin le 12/11/15
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Le Prix du Livre politique 2015 du Barreau de Paris est décerné à Mme Corinne Lepage pour son livre « Les Mains propres » aux éditions Autrement.

 

 

L’Ordre des Avocats de Paris et ses 28 000 avocats ont remis pour la deuxième année consécutive le Prix du livre politique du barreau de Paris qui a pour vocation d’encourager la réflexion, le discours et la pensée politique.

Ce Prix est décerné à un auteur appartenant ou ayant appartenu au milieu juridique et judiciaire pour un livre traitant d’un sujet politique.

Ont été sélectionnés par le jury 5 ouvrages qui par leur sujets et leur qualité méritaient d’être primés cette année :

 

- Le Travail et la Loi de Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen, Fayard

 

- Les Mains propres de Corinne Lepage, Autrement

 

- Justice et politique, le couple infernal de Patrick Maisonneuve, Plon

 

- Justice et politique : la déchirure de Bertrand Mathieu, LGDJ

 

- Avocats et politique en Tunisie, 1887 – 2011 de Chawki Tabib, SOTEPA

 

- L'indéfendable de Alex Ursulet, L’Archipel

 

Le jury du Prix s’est finalement accordé à la majorité des suffrages et au troisième tour pour décerner le Prix du livre politique du Barreau de Paris à Corinne Lepage pour son livre « Les Mains Propres ».

 

Le Prix du Livre politique lui a été remis lors d’une cérémonie à l’occasion du Salon du livre organisé par l’Ordre des Avocats de Paris à la Maison du Barreau, le mercredi 12 novembre 2015.

 

 

Pour tout renseignement : prixdulivrepolitique@avocatparis.org