gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 28/07/16
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Je ne m'attarderai pas sur les raccourcis et les simplifications outrancières que nous pouvons lire sur la blogosphère sur les développements de l’actualité au Moyen- Orient de la part de soutiens indéfectibles du gouvernement de Monsieur POUTINE, ancien du K.G.B. et prolongateur du monde soviétique au nationalisme provocateur.

Qui n’a pas encore compris que les relais d’influence, de désinformation dans les domaines politiques, culturels et médiatiques ont été réactivés au profit d’une politique étrangère  qui souhaite la victoire des populistes ? Voilà qui laisserait à Monsieur POUTINE sous couvert de réconciliation avec l’Europe une main mise sur le dépeçage de la Géorgie et de l’Ukraine et à son autre main la liberté du geste  sur la Syrie.

Rappelons que Monsieur ERDOGAN pour imposer sa dictature sort son pays de l'application de la CEDH et procède à un renversement d'alliance en se rapprochant de cet autre grand démocrate, Monsieur POUTINE qu'il rencontrera début août. Pendant ce temps, clairement le pouvoir en Turquie fait la guerre aux Kurdes en Irak qui sont les principaux ennemis de DAESH au nord de ce pays. S'il y a une alliance c'est bien dans le but de donner à Monsieur ERDOGAN la possibilité de fonder son califat ce qui donnera satisfaction aux nationalistes turcs. Il semble que l'influence de ce califat englobera la Syrie pour complaire à Monsieur POUTINE qui souhaite conserver ses bases militaires en Méditerranée orientale. Si nous pouvons tous envisager qu'un axe sunnite se dessine, il partirait de Mossoul au nord pour se terminer à Ryad au sud, mais personne ne peut concevoir l'Iran rester isolé à l'Est alors qu'il a toujours eu des rapports plutôt favorables avec la Russie et la Turquie.

Que nous assistions à moyen terme à une alliance Turquie-Iran sur le dos de l'Arabie Séoudite est vraisemblable, ce qui devrait conduire à un partage d'influence dans le Moyen-Orient assez rapidement après la défaite sur le terrain de DAESH. Mais du coup, plus personne n'est pressé que la guerre contre ce dernier; et tous les prétextes sont bons, y compris humanitaires pour protéger les civils des combats urbains; se termine.
Il faudra attendre un accord entre les puissances régionales avec la bénédiction des russes et des américains sur le passage sécurisé des gazoducs au nord d'une part et par l'Irak et la Syrie au sud d'autre part. Tout le monde se tenant par la barbichette, tout le monde aura intérêt un jour ou l’autre à trouver un bon accord.

Mais la paix faite sur le partage d'influence au Moyen-Orient se ferait évidemment contre Israël qui reste l'ennemi commun dans la zone. Ce qui n'est l'intérêt du coup de personne, y compris de Monsieur Poutine qui n'en demande pas tant, et encore moins des américains.

Pour l'instant il est utile de ne pas se presser. Mais sachons que personne n'est de bonne foi dans cette affaire et que les militants de DAESH, héritiers des tueurs du vieux de la Montagne sont manipulés autant que les démocrates turcs, les factions syriennes, libanaises et palestiniennes dans une vaste partie d'échec….le leur.

En continuant de construire sa "barrière de sécurité", Israël, de son côté, cherche à refiler une bonne fois pour toute le problème Cisjordanien à la Jordanie qui jusqu'ici, un peu comme la Savoie entre la France et la future Italie, entre le XVIIième et le XIX siècle, a réussi un jeu d'équilibre admirable. 

Il ne faut pas rêver, il n'y aura pas de reversement d'alliance en Syrie. ASSAD, ERDOGAN et POUTINE ont bien tous intérêt à ce que l'émigration syrienne, mais pas seulement, perdure vers l'Europe.

Nous voilà encore pour longtemps empêtrés dans un état d’urgence qui finira par devenir d’une façon ou d’une autre notre législation ordinaire renforcée pour la lutte contre toutes les formes de terrorisme.

De même le flux de migrants continuera de submerger le contentieux administratif et mobilisera longtemps les bonnes volontés et notamment celles du Barreau.

Par gilles.huvelin le 21/07/16
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Chers Confrères, Chers Amis, 

Je vous prie de trouver ci-joint, notre nouvelle revue dont les 2 titres se sont unis :   Le BARREAU de FRANCE n°362 - M@G DES AVOCATS N° 29 (Avril - Mai - Juin 2016)

Vous pouvez consulter les autres numéros dans l'onglet "PUBLICATIONS" sur le site Internet  http://www.anased.fr

Vos articles sont les bienvenus (sous format WORD) avec votre photo couleur (haute définition, format jpg, en indiquant, le cas échéant, le nom du photographe).

En vous souhaitant bonne lecture, recevez toutes mes amitiés.

Jacqueline SOCQUET-CLERC LAFONT
Directrice de la Publication,
http://www.anased.fr/publications/le-barreau-de-france-le-m-g-des-avocats.html

Avocat à la Cour de Paris
Ancien Membre du Conseil de l'Ordre
Ancien Membre du Conseil National des Barreaux
Présidente  de l'ANASED
36, rue de Monceau
75008 - PARIS
Tél. 01 42 25 30 22  - Tlc. 01 45 63 69 66
avocat@socquet-clerc.fr
www.anased.fr

Par gilles.huvelin le 20/07/16
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Voilà ce que nous lisons en ouvrant la page d’accueil du site de l’Ordre du Barreau de Paris. Le communiqué égraine des statistiques peu flatteuses. D’autant plus que des dispositions de l’état d’urgence avaient été amputées et qu’il était quasiment impossible à la police de trouver un substitut ou un préfet pour l’autoriser à appliquer les mesures d’exception. C’est un peu comme lorsqu’il nous est montré à la télévision un rang de CRS devant des casseurs alors qu’il leur a été donné l’ordre d’attendre l’ordre d’intervenir. Le temps que la question remonte la chaîne de commandement jusqu’au ministère et redescende…

Cela rappelle ce qui est arrivé à deux Jaguars de l’armée de l’air française au-dessus du Tchad qui avaient repéré une colonne de véhicules chargés d’hommes lourdement armés descendant à toute vitesse vers le sud. Le temps que Paris donne l’ordre de « neutraliser » l’ennemi, un missile sol air avait abattu l’un des deux avions…

Le jacobinisme borné a ses limites d’efficacité. Une tardive prise de conscience des autorités semble se faire jour. On passe du « Ben qu’est ce qui se passe… ? » par le « Ben on n’y avait pas pensé… » à « Nous allons agir depuis le terrain avec tous les moyens possibles »…Pas trop tôt. Il n’a fallu que quelques centaines de morts après tout.

J’exagère ? Non.

La preuve en est dans la commission du massacre qui a eu lieu à Nice. Outre que personne n’avait relevé que le camion interdit de circuler sur le front de mer en raison de son tonnage avait déjà fait les jours précédents des repérages, puis était revenu le 14 sans être inquiété, personne, alors même que depuis plusieurs semaines la DGSI avait annoncé des risques d’attentats à la voiture piégée, n’a pensé à faire poser des plots en béton ou/et des herses pour interdire les accès aux attroupements autorisés.

C’est simplement effrayant d’avoir à se poser la question de savoir qui fait quoi…

Samedi dernier à Strasbourg, seule la rue des Hallebardes qui conduisait à la foule qui assistait aux illuminations de la Cathédrale était entravée par une voiture de la police municipale. Rien n’était prévu pour empêcher un véhicule d’accéder à l’artère principale qui mène directement au parvis…quant à la place Gutenberg, même pas la peine d’y songer.

C’était jouer à la roulette russe.

Non seulement nous n’osons pas nous donner les moyens légaux permettant de lutter contre le terrorisme au nom de nos valeurs, mais en plus lorsque nous les avons, même de façon insuffisante, nous ne les mettons pas en œuvre, soit pour des raisons administratives, soit pour ne pas y avoir pensé.

Nous faisons du droit pendant que nos ennemis nous font la guerre,.Nous nous opposons les droits de l’homme face aux terroristes qui nous massacrent.

Nous en sommes arrivés au point que ceux qui sont pour l’état d’urgence méritent l’excommunication aux yeux des petites coteries des droits de l’homme du Barreau. Bientôt, un internement administratif ?

Personnellement les petites sectes complaisantes envers le politiquement correct qui gravitent au sein du Barreau drapées dans les robes, dénaturant de façons malveillantes sur les réseaux sociaux les propos de nos confrères Thibault de Montbrial et Arno Klarsfeld, entre autres, en instruisant à leur encontre des procès d’intentions présentées comme nauséabondes, me font vomir.

Ce 20 juillet 15 personnes sont entre la vie et la mort à Nice. Il y a eu 84 morts. Comme d'habitude nos élites intellectuelles et donc nos médias ne parlent plus des centaines de blessés qui resteront invalides et dont les vies sont brisées. On va nous parler doctement des droits de l'homme des assassins et de peaufiner ce qui pourra nous empêcher de les combattre. Regarder ce qui se passe aux Etats-Unis ou en Israël en matière de sécurité publique serait la première démarche à accomplir. Pendant ce temps il nous est répété que nous sommes en guerre contre Daesh. 

Si nous étions en guerre nous ne ferions pas de minute de silence.

Ceux qui laissent d’autres périr au nom de leur conception de la liberté auront des comptes à se rendre.

En fait, cela n’aura jamais lieu : Ils sont le sel de la Terre. Intouchables car ils défendent des principes. Donc ils sont irresponsables. C’est confirmé, ma colère froide contre les terroristes s'étend à ceux qui leur permettent de l'être ou de le devenir.

Il est de notre devoir au delà de la défense, de contribuer comme tout citoyen à la protection de son prochain contre la violence. Il est pour le moins curieux que des membres du Barreau puissent se préoccuper de la violence que lorsqu'ils en font éventuellement l'objet, sans en prendre garde lorsqu'ils imposent la leur par des pratiques de terrorisme intellectuel. Etant entendu que tout ceux qui ne respectent pas leur conformisme militant sont évidemment d'affreux fascistes.

Ce qui en dit long sur la dictature au moins morale qui n'est pas exactement celle que nous redoutions avant qu'ils investissent les réseaux sociaux.

Ils n'ont jamais vu une flaque de sang sur un trottoir et ils se croient faire de l'esprit d'une rare élévation sur le net. Qu'ils aillent au diable... auquel malheureusement je ne crois pas non plus.

Et qu'ils regardent la photo ci-dessous pour penser à l'après de leur légèreté que je ne préfère pas qualifier....

Et surtout qu'ils ne viennent pas s'excuser, ce serait trop insupportable au lendemain des derniers événements.

Par gilles.huvelin le 11/07/16
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La synthèse des entretiens que j'ai pu mener librement au cours du mois de juin 2016 avec des patrons emblématiques du Barreau de Paris et d’autres moins, à raison d’une rencontre par jour ouvré, dans toutes les disciplines du droit et quelle que soit la taille de leur Cabinet, m’a permis fait ressortir ci-après des commentaires et deux constats que nous allons étudier d’abord .

La première tendance dominante est qu'à force de définir toujours plus de droits qui aménagent de façon un peu réglementaire le temps des collaborateurs, ces derniers ne demeurent libéraux que de nom, ce que la dépendance économique ne peut que renforcer dans certains cas. Dans ce droit fil l'acquisition d'un esprit d'entrepreneur qui ne se fait ni à l'Université ni à l'E.F.B,. pour l’instant,  reste difficile à acquérir par la suite pour les jeunes avocats dont une large majorité ne souhaitent pas devenir associés ou s'installer.

C’est la raison pour laquelle beaucoup ne souhaitent pas forcément avoir de dossiers personnels et donc  de clientèle propre. Le voudraient-ils que le contexte ne s'y prête ou ne l'autorise pas.

Il faut donc trouver les actions qui permettent de donner une formation de manager à nos nouveaux confrères et une perspective d'évolution compatible avec l'intérêt des Cabinets dans lesquels ils travaillent.
Le deuxième constat est que les collaborateurs ont souvent intellectuellement  pour premier client le Cabinet de leur Patron.

Par ailleurs, la spécialisation des activités juridiques rend plus difficile la  constitution d'une clientèle personnelle. Enfin la structure économique de notre société rend, avec la tendance forte à la spécialisation des activités des avocats, pratiquement impossible une activité de généraliste, voir même la pratique d'une spécialité dans son ensemble, leur déclinaison en mentions ou en activités dominantes étant déjà souvent trop larges.

Il s'ensuit un effet ciseaux. La compétence transversale appartient à  une génération d'avocats qui a dépassé largement la cinquantaine tandis que les jeunes confrères sont souvent recrutés avec un profil de spécialisation au niveau minima d'un Master 2.

Cependant, ils ne souhaitent pas faire l'acquisition d'un certificat de spécialité pour autant.

Ils délaissent la connaissance de la procédure civile et commerciale ou des voies d'exécution.

Les petits Cabinets ne subsistent en règle générale que  par une activité de niche exigeant un nombre d'heures de travail et un stress importants pour un résultat matériel limité encore que quelques confrères réussissent brillamment dans des domaines où l'expertise est un plus incontournable.

Les obstacles au regroupement sont trop souvent insurmontables pour les petites structures.

En plus au moins 1500 officiellement, d’autres pensent  5000 confrères, sont en état de cessation des paiements, étant entendu que 30% des inscrits au tableau de Paris sont dispensés de payer leur cotisation ordinale, ce qui est pour le moins, un signal fort pour une situation qu’il est absurde de ne pas traiter en recherchant les voies qui peuvent donner à ces derniers du travail.

De l’autre côté de la lorgnette apparait les Cabinets d’affaires qui sont très éloignés de la perception de l’existence de l’Ordre autant que du mode de fonctionnement et des revenus du reste du Barreau. La concurrence dans ce secteur d’activité est très importante entre les Cabinets. La gestion du stress peut être un problème et le travail pour l’atteinte des objectifs un enjeu autant entre les Cabinets qu’en leur sein.

L'ensemble de ces constatations compliquent le choix des décisions à  prendre pour faire en sorte que la relation intergénérationnel au sein du Barreau soit conforme à ses idéaux. En même temps il faut trouver une méthode  pérenne qui permette à tous d'acquérir des qualités de manager, de permettre de travailler, et d'avoir une perspective de carrière d'avocat libéral.

Tout cela remet en cause la pertinence de la formation initiale et de son contenu. Des confrères souhaitent le retour du stage en Cabinet, pour deux ans avec une formation de 250 heures à réaliser pendant ce délai par exemple, sous la houlette d’un patron  qui ne serait pas obsédé par la rentabilité de collaborateur dont la rémunération pourrait équivaloir celle d’un ingénieur sorti d’école. Le tarif UJA étant inapproprié à ce stade.

Ce retour à la formation sur le tas en temps partagé avec une forme d’école d’application est particulièrement sollicité par les pénalistes.

L’annonce d’un examen d’entrée national à l’EFB s’inscrit sans doute dans la perspective de la création d’une Ecole Nationale du Barreau que notre confrère EYDOUX appelle de ses vœux.

 De même il faut repenser la pertinence de la valeur pédagogique de la formation continue, la notion même de collaborateur, la façon de permettre  à tous les confrères d'accéder à une compétence actualisable d'entrepreneur tout en assurant une forme de solidarité entre avocats, alors même que le statut d'associé n'est pas l'alpha et l'oméga de la profession et que des confrères ne souhaitent pas partager leur clientèle.

Retenons aussi comme donnée que tous les Cabinets ne peuvent pas supporter l'absence d'un collaborateur ou n’ont pas la possibilité de disposer d’un collaborateur à plein temps ou même à mi-temps.

 

Le problème étant ici posé, ce n’est pas pour autant la quadrature du cercle.

Ces approches et ces dominantes autorisent à constater que la période de collaboration comprise dans les trois premières années d'ancienneté  d'inscription au tableau de l'Ordre reste une période de formation pratique. Qu'au-delà les jeunes avocats ne sont pas satisfait de leur statut et les patrons trouvent qu'ils ne sont pas assez impliqués.

La qualité de la formation continue pose (parfois /souvent) des problèmes évidents de qualité et souvent d’absence de programme pédagogique, sans compter l’absence de travail préparatoire sérieux.

L’e-learning, les MOOC et la formation à distance ne sont pas très pratiqués. Les jeunes confrères lisent peu des traités de droit et ils trouvent les réponses à leurs questions au fur et à mesure qu'elles se posent à  eux dans les banques de données en ligne. Ils sont peu abonnés à des revues juridiques et en règle générale ils en lisent peu pour se former dans les domaines en dehors de leur spécialisation, ou même de leur hyperspécialisation.

Force est également de constater que le  site de l'Ordre et le Bulletin du Barreau ne sont pas beaucoup consultés et que la vie du Barreau ou l'activité syndicale ne passionne pas outre mesure de façon dominante au sein de notre Barreau, sauf à l’inverse et principalement dans des Cabinets où il s’agit d’une tradition.

 La formation se fait soit en interne dans les grandes structures professionnelles ou dans les Cabinets spécialisés, soit dans les autres cas souvent pour" faire son nombre d'heures", faute de trouver un matériel pédagogique à la hauteur des spécialisations très poussée de nombre de jeunes confrères.

 A l’occasion de la mise en œuvre du nouveau droit des obligations, un programme de formation par des Universitaires en amphithéâtre serait sans doute bien vu. Le retour à ou de l’Université pour la formation continue serait  un gage de qualité.

 Globalement ceux de la génération des patrons (génération X) relèvent que ceux de la génération Y ne s’inscrivent pas beaucoup dans l’avenir et ne souhaitent pas prendre de responsabilité, ni ne veut devenir associée, et encore moins ouvrir leur propre Cabinet d’avocat libéral.

Il y aura  forcément des confrères qui resteront  des collaborateurs à vie.

Par ailleurs il faut considérer deux réalités doivent être prises aussi en compte. La première est que le coût d’une installation est beaucoup plus onéreux aujourd’hui. La seconde est que si la population est passée de 56 à 60 millions d’habitants dans notre pays, le nombre d’avocats a été multiplié par 10 pendant le même temps. Il faut aussi acter d'une juridisation de tous les actes de la vie et une demande accrue des demandes de conseil par les TPE-PME et des particuliers.

Une solution  peut fournir plus de travail au Barreau et notamment au plus jeunes. Elle se trouve selon notre Confrère Jean-Yves LE BORGNE dans un double régime d’exercice pour les avocats. Il y aurait des confrères libéraux et des avocats conventionnés.

Ceux-ci seraient payés par des fonds privés alimentés par des versements faits par les employeurs qui garantiraient la participation financière du risque juridique de leurs salariés jusqu’à un plafond. La prospection  entreprise dans cette direction donne de bons retours, les entreprises y voient un moyen d’évacuer une cause de stress de leurs employés qui perturbe leur travail et celui de leurs collègues.  

 

Il existe une vraie demande d’outil d’évaluation des collaborateurs notamment dans les petites et moyennes structures par ailleurs en manque de tableau de bord et d’une comptabilité analytique par dossier ou /et client.

Les patrons disent que le passage des avocats dans l’entreprise est une façon pour les collaborateurs qui ont entre 3 à 5 ans d’ancienneté de quitter le métier, alors que des juristes d’entreprise en fin de carrière s’inscrivent au Barreau, beaucoup ayant passé le CAPA et sont généralement cooptés dans les Cabinets d’avocats comme « counsel ».

L’idée  de l’avocat en entreprise fait par conséquent son chemin, même si comme toujours avec le Barreau,cela se fait au pas de sénateur. Il y a une demande aussi des Entreprises qui souhaitent avoir la possibilité de recourir à des avocats au lieu de juristes salariés.

L’idée que le statut de collaborateur ne satisfait plus personne après la période de formation est généralement  acquise.

L’accession a un statut de «of counsel », situation intermédiaire entre collaboration et association repose à la fois sur un partenariat et un partage.

Ce partenariat gagnerait à faire l’objet d’une Charte permettant l’élaboration de conventions et de clauses adaptables à toutes les possibilités que l’évolution des Cabinets commande.

 

Parallèlement une plateforme mise à disposition par l’Ordre permettant de mettre en relation, selon un même tarif par demie journée, des confrères qui ont des disponibilités et ceux qui ont trop de travail, ou pourquoi pas des entreprises, soit de façon ponctuelle ou pour faire face à une absence, tout en permettant de susciter des relations stables et des partenariats, est aussi un moyen également de satisfaire à un souci de partage du travail avec les confrères installés ou associés, ou encore simplement momentanément débordés et d’ œuvrer dans le sens d’une solidarité bien comprise. Et à propos de solidarité je considère que l'idée de notre confrère Avi Bitton de faire souscrire l'assurance perte de collaboration non par chaque collaborateur mais par l'Ordre au profit de nos jeunes confrères est une excellente idée . Elle aura pour effet comme le souligne notre confrère de diminuer le montant des cotisations et de majorer les indemnités car un contrat de groupe est toujours plus profitable lorsqu'il est élargi au plus grand nombre. Avant de rédiger cette synthèse j’avais déjà écrit sur le  « partenariat » qui est une « bonne idée » (ce qui en soi finit de la discrédité vraisemblablement dans notre métier) deux textes sur mon blog à propos du lancement des Etats Généraux de la Collaboration et l’appréhension des rapports Patrons/ Collaborateurs.

Je ne trouve rien à y changer sauf sur un point : la projection que nous nous devons de faire face à la montée en puissance de la robotisation des taches intellectuelles dont il faut prendre rapidement conscience:

Aux Etats-Unis des jeunes avocats pourront d'ores et déjà ne plus trouver de travail.
Ceci parce que l'ordinateur Watson de IBM peut donner un avis légal en quelques secondes, pour des causes plus ou moins compliquées, le tout avec 90% de justesse en comparaison de 70% pour les humains, donc si vous étudiez le droit, pensez qu'à l'avenir, il y aura peut-être  beaucoup moins d'avocats et que seulement ceux qui seront spécialisés survivront bel et bien...

Je vous invite à lire ces articles grâce aux liens ci-dessous, afin de mieux comprendre notamment l’articulation et le  contenu du partenariat  mais aussi comment les Etats Généraux de la Collaboration se conçoivent, au moins de mon point de vue:

Source URL ;

 https://blogavocat.fr/space/gilles.huvelin/content/les-%C2%AB-etats-g%C3%A9n%C3%A9raux-de-la-collaboration-%C2%BB-sont-lanc%C3%A9s_

Sources :URL:

https://blogavocat.fr/space/gilles.huvelin/content/l%E2%80%99interg%C3%A9n%C3%A9rationnalit%C3%A9-au-barreau-dans-l%E2%80%99%C5%93il-des-etats-g%C3%A9n%C3%A9raux-de-la-collaboration%E2%80%A6_

 

 

 

Par gilles.huvelin le 11/07/16
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En 1998 Kodak avait 170'000 employés et vendait 85% du papier photo au monde
En quelques années leur modèle d'affaire a disparu et ils sont tombés en faillite.
Ce qui est arrivé à Kodak va arriver à de nombreuses compagnies dans les 10 prochaines années et la plupart des gens ne le voit pas venir.
Les magnétoscopes ne sont plus produits en 2016 alors qu'ils 'en vendait plus de deux millions par an dans les années 90.En 1998 auriez-vous pensé que 3 ans plus tard vous ne prendriez plus jamais d'images sur du papier film?
 
Les cameras numériques ont été inventées en 1975. Au début elles avaient une résolution de 10'000 pixels, elles ont maintenant plusieurs millions de pixels.
Comme avec toutes les nouvelles technologies, elles furent décevantes pendant longtemps, avant qu'elles deviennent de beaucoup supérieures et chef de file en peu d'années.
Le même phénomène se produira avec l'intelligence artificielle, dans le monde de la santé, les autos électriques et autonomes, l'éducation, l'impression 3D, l'agriculture et le monde du travail. 
 
Bienvenue dans la 4° révolution industrielle.
Dans les 5 à 10 prochaines années, les logiciels vont transformer la plupart des industries traditionnelles.
Uber est tout simplement un outil logiciel, même s'ils ne possèdent aucune voiture, ils sont devenus la plus grosse compagnie de taxi au monde.
Airbnb est présentement la plus grosse chaine hôtelière au monde, même s'ils ne possèdent aucun établissement.
 
À propos de l'intelligence artificielle: les ordinateurs sont meilleurs, de façon exponentielle, pour comprendre le monde.
Cette année, un ordinateur a battu le meilleur joueur de Go au monde, 10 ans plus tôt qu'on s'y attendait.
 
Aux États-unis, de jeunes avocats ne trouvent pas de travail.
Ceci parce que l'ordinateur Watson de IBM peut donner un avis légal en quelques secondes, pour des causes plus ou moins compliquées, le tout avec 90% de justesse en comparaison de 70% pour les humains.
Donc si vous étudiez le droit, laissez tomber à l'instant.
À l'avenir, il y aura 90% moins d'avocats, seulement ceux qui sont spécialisés survivront.
 
L'ordinateur Watson aide déjà à diagnostiquer le cancer avec 4 fois plus de précision que les humains.
Facebook a déjà un logiciel de reconnaissance des visages supérieur aux humains.
En 2030 les ordinateurs seront devenus plus intelligents que les humains.
 
Voitures sans conducteur: en 2018 les gens auront accès aux premières autos sans conducteur.
Vers 2020, toute l'industrie automobile sera bouleversée.
Vous n'aurez plus à posséder une automobile. Vous n'aurez qu'à appeler une voiture avec votre téléphone, celle-ci arrivera où vous êtes et vous conduira à destination. 
Vous n'aurez pas à stationner, vous n'aurez qu'à payer pour la distance parcourue et pourrez être productif pendant le trajet.
Nos enfants n'auront jamais besoin de permis de conduire et n'achèteront plus jamais d'automobile.
Tout ceci va transformer nos villes parce que nous aurons besoin de 90-95% de voitures en moins.
On pourra transformer les stationnements en parcs.
Chaque année dans le monde, 1,2 Million de personnes meurent dans des accidents d'auto.
Actuellement il y a un accident tous le 100'000km. Avec les autos sans conducteur, il y aura un accident tous les 10mkm.
On sauvera ainsi 1m de vies chaque année.
La plupart des fabricants d'automobiles feront faillite.
 
Les compagnies traditionnelles cherchent à évoluer et fabriquent de meilleures voitures. Pendant ce temps, les nouveaux Tesla, Apple, Google ont une approche révolutionnaire et construisent des ordinateurs sur roues.
Nombre d'ingénieurs chez Volkswagen et Audi admettent être complètement terrifiés par Tesla.
 
Les compagnies d'assurance se retrouveront dans un immense pétrin. Sans accidents, les assurances vont devenir 100 fois moins dispendieuses. Leur modèle de commerce d'assurance-automobile va disparaître.
 
L'immobilier va changer. Parce que vous pouvez travailler pendant que vous voyagez, nombreux sont ceux qui vont s'éloigner pour vivre dans un meilleur environnement.
Les autos électriques arriveront en tête d'ici 2020. Les villes deviendront moins bruyantes.
 
L'électricité va devenir incroyablement propre et peu dispendieuse.
Depuis 30 ans, la production solaire se développe de façon exponentielle. On commence seulement a en voir l'impact.
L'an passé, dans le monde, il y a eu plus d'énergie produite de source solaire que de source fossile.
Le prix de l'énergie solaire va devenir si bas que toute les mines de charbon vont cesser d'être exploitées d'ici 2025.
 
L'électricité à bas prix signifie de l'eau abondante et à bas prix.
La désalinisation n'a maintenant besoin que de 2kWh par mètre cube.
Dans la majorité des cas, l'eau n'est pas rare, c'est l'eau potable qui est rare.
Imaginez ce qui serait possible si tous pouvaient avoir de l'eau propre à volonté pour presque rien.
 
Domaine de la santé: on doit annoncer le prix du Tricorder X cette année.
Il y a des compagnies qui produiront un instrument médical appelé Tricorder X qui sera contrôl é par votre téléphone qui prendra un scan de votre rétine, analysera votre respiration et votre sang. Il analysera 54 marqueurs biologiques pouvant identifier presque toutes les maladies.
Ce sera peu dispendieux et ainsi dans quelques années tous sur la planète auront accès presque gratuitement à une médecine de pointe.
 
Imprimantes 3D: en 10 ans, le prix des imprimantes 3D de base est passé de 18'000$ à 400$. En même temps elles sont devenues 100 fois plus rapides.
Tous les grands fabricants de chaussures ont commencé à imprimer des chaussures.
Dans les aéroports, des pièces de rechange sont déjà imprimées en 3D.
La station spatiale a une imprimante qui élimine le besoin d'avoir un grand nombre de pièces de rechange comme avant.
À la fin de l'année, les nouveaux téléphones intelligents auront des possibilités de numériser en 3D. Vous pourrez alors numériser vos pieds et imprimer vos chaussures parfaites à la maison.
En Chine, ils ont déjà imprimé en 3D un édifice de 6 étages complet.
En 2027, 10% de tout ce qui sera produit le sera en 3D.
 
Monde du travail: dans les 20 prochaines années, 70-80% des emplois disparaitront.
Il y aura beaucoup de nouveaux emplois, mais ce n'est pas sûr qu'il y en aura suffisamment en si peu de temps.
 
Agriculture: il y aura un robot agriculteur de 100$ dans l'avenir. Les fermiers du tiers monde pourront alors gérer leurs champs plutôt que d'y travailler à longueur de journée.
La culture hydroponique nécessitera beaucoup moins d'eau.
La viande de veau produite en labo est déjà disponible et deviendra moins dispendieuse que la naturelle dès 2018.
Actuellement 30% de toutes les terres agricoles servent au bétail. Imaginez si nous n'en avions plus besoin.
Plusieurs nouvelles compagnies mettront bientôt des protéines d'insectes sur le marché. Elles sont plus riches que les protéines animales. Elles seront étiquetées source de protéines alternative.
 
Il y a une application appelée moodies qui peut déjà dire dans quelle état d'esprit vous êtes.
D'ici 2020 il y aura des applications qui pourront établir par vos expressions faciales si vous dites la vérité. Imaginez un débat politique où on démontre si on dit la vérité ou non.
 
Durée de vie: actuellement l'espérance de vie augmente de 3 mois par année. Il y a 4 ans, l'espérance de vie était de 79 ans, actuellement elle est de 80 ans.
En 2036 l'espérance augmentera de plus d'un an par année. Aussi nous vivrons probablement bien plus de 100 ans.
 
Education: les téléphones intelligents les moins dispendieux sont déjà à 10$ en Afrique et en Asie.
D'ici 2020, 70% de tous les humains auront leur téléphone intelligent. Ce qui signifie que tout le monde aura le même accès à la même information totale !
 

Bon, ceci étant dit , je retourne boire ma bière devant ma TV pour regarder après  la finale de L'Euro, le Tour de France avant de terminer l 'été avec les Jeux Olympiques ! Après ..? Le championnat de foot  en Ligue 1 avec l' ASNL et le FC METZ m' occupera jusqu 'au printemps 2017.

 Tiens , au fait , il faut que j 'aille racheter 1 pack de bières avant que la technologie m' en empêche... !  Et des pizzas...      

 

 

 
 

Par gilles.huvelin le 05/07/16
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Vous trouverez ci-joint en libre consultation en 335 pages tout ce que vous devez savoir sur le nouveau droit des obligations.

Je vous souhaite une bonne joyeuse lecture estivale !

Par gilles.huvelin le 04/07/16
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D’abord parce qu’elle s’est montrée rétive à incorporer les Conseils Juridiques à leur métier.  Puis à se considérer comme composée d’entreprises, appellation pour des Cabinets jugée par trop mercantile. Ensuite elle nie encore la réalité d’un marché du droit. Mais comment pourrait-il en être autrement alors qu’elle a résisté au-delà du raisonnable contre la possibilité pour les avocats de faire de la publicité et du démarchage… Et qu’aujourd’hui encore il existe des répugnances consternantes de conservatisme contre l’idée même d’avocats en entreprise.

Cet aveuglement constant se double d’un sentiment las que les Ordres ne font pas respecter la déontologie assez rapidement et fermement, et que lorsqu’ils exercent leur mission c’est lieu de copinage, de prébendes et de favoritisme.  Notre Ordre parait se perdre dans des actions internationales de défense de la défense dans le monde tandis que le quotidien des confrères est de plus en plus difficile. L’incompréhension est totale.

En même temps il y a dans le monde deux mouvements généraux. L’un va vers la reconnaissance par les Etats, dans leur Constitution ; poussé par la jurisprudence des plus hautes Cours Suprêmes ; de l’Avocat indépendant, défenseur incontournable des justiciables. L’autre tend à dispenser les avocats d’adhérer à un Ordre, et d’étendre la protection qui leur est due à tous les juristes.

Et notre organisation professionnelle est redondante, dispersée et s’égaye dans des actions toutes à son honneur mais  hors de toute cohérence dans la méthode ou la stratégie, du moins largement en apparence.

Elle est redondante parce que forte de 164 barreaux, elle est chapeautée par la Conférence des Bâtonniers, qu’elle est représentée pour un peu moins de la moitié de la profession par le Barreau de Paris, qui enfourche tous les chevaux de bataille qui se trouvent à moins de 5 000 lieues à la ronde, et un Conseil National des Barreaux perdu dans un habit encore trop grand.

Ajoutons que le Conseil Consultatif des Barreaux Européens s’est arrogé le rôle de représenter les avocats du continent dont certains lui contestent la direction, et l’Union International des Avocats dont l’œuvre de droit comparé, les travaux préparatoires aux grandes réformes législatives et conventions internationales ne lui suffisent pas car on ne compte pas ses efforts également pour la défense des confrères menacés à travers le monde. Un  observatoire a été créé à cet effet avec également le Barreau de Paris.

Toutes les institutions génèrent des administrations, des technostructures et des dogmes. Chacun par la force des choses étend son pouvoir ou son apparence de pouvoir au-delà de ce qu’il ou elle devrait atteindre. Et tout cela donne un paysage confus, une politique de gribouille, un manque d’unité, de direction.

Faute d’un Barreau national, organisé de façon pyramidale, nous disposons d’un amas de superpositions qui s’est écrasé sous son propre poids auquel celui des egos s’ajoute et divise.

D’éminents confrères ont été élus pour représenter les avocats à la tête de leur Ordre, auprès de la CARPA, la CNBF, au sein de syndicats et d’organisations professionnelles diverses, dont ils sont devenus pour certains des permanents.

Ils ont une haute opinion de leur mission, souvent bénévoles, qui ne sont faites que de devoirs.

De sorte qu’ils sont persuadés trop souvent d’une légitimité et d’une autorité qui les portent à des niveaux où une remarque devient un grief ; une suggestion, une attaque personnelle ; une critique, une injure ; et une discussion vous rend l’objet d’un procès en sorcellerie.

On ne touche pas impunément au temple, à la robe devenue toge, et la haute idée que tous doivent, de façon unanime, se faire du rôle que s’est forgé  votre interlocuteur portant au-delà de toute attente l’élévation de nos institutions loin de la perception de la vie quotidienne des avocats dont beaucoup sont modestes, ou à l’opposé, ne doivent rien au métier tel que notre profession le conçoit.

D’où pour les premiers le sentiment d’une rancœur doublée de soupçons qui conduisent à l’expression de malveillances ou de ragots, et pour les seconds l’expression d’un mépris et d’un éloignement de nos institutions, ainsi que de tout ce qui tournent autour.

Tous appellent à plus de pragmatisme, de rigueur et d’humilité.

A titre principal, de façon générale, les confrères souhaitent, au-delà des fonctions statutaires comme par exemple l’établissement du tableau pour les Ordres, qu’ils se contentent, au moins mais pour bien le faire, de veiller à la saine application sans faillir de notre déontologie, de la qualité de la formation des avocats, d’un minimum de solidarité lorsqu’elle est nécessaire, d’assurer les bonnes relations avec les juridictions de leur ressort et une défense sourcilleuse du périmètre du droit.

Ce n’est qu’au prix d’un recentrage sur des priorités acceptées qu’il n’apparaitra plus que les candidats aux fonctions ordinales ne le sont pas que dans l’intérêt de leur carrière, aux yeux de ceux qui estiment que les réunions, les cocktails, les remises de médailles favorisent d’abord l’entre soi et ensuite l’autosatisfaction.

Si nous percevons bien que nos élus font beaucoup, leur communication reste déplorable. La publicité des réunions du Conseil de l’Ordre du Barreau de Paris a disparu depuis le 24 mai. C’est uniquement pour des raisons de changement de prestataire, ce qui est totalement méconnu, et laisse donc à penser que la censure est revenue.

Les Etats Généraux de la Collaboration est une chance pour élever le Barreau de Paris autour du partage et du partenariat intergénérationnel plutôt que de rester dans la conception étriquée de « collaborateur libéral »  qui peut l’être que de nom. Que les "E.G.C." deviennent les Etats Généreux de la Collaboration en faisant du partenariat intergénérationnel  la base du développement des Cabinets !

Je gage que le rendez-vous ne sera pas manqué car souvenons-nous : « La vie est trop courte pour être petite » !

Cela vaut pour les confrères installés comme pour les collaborateurs.

Par gilles.huvelin le 04/07/16
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Le Conseil national des barreaux, réuni en assemblée générale les 1er et 2 juillet 2016,

Connaissance prise du rapport du groupe de travail relatif à la protection des magistrats remis à Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, ministre de la Justice, le mardi 28 juin 2016 par les Directions des Affaires Criminelles et des Grâces, des Affaires Civiles et du Sceau, et des Services Judiciaires,

CONTESTE le constat sur lequel se fonde ce rapport qui croit pouvoir relever « la montée en puissance de tentatives de déstabilisation émanant de la défense » et l’adoption par les avocats d’« une défense beaucoup plus agressive avec l’institution judiciaire, dans un but évident de perturber le cours normal de la justice » ;

NE PEUT ADMETTRE que ce rapport puisse faire état de « stratégies de tension » qui se diffuseraient « désormais largement, y compris dans des barreaux qui n’étaient pas adeptes d’une défense de rupture, sous l’influence d’une part de quelques cabinets qui interviennent sur l’ensemble du territoire national, et d’autre part d’une nouvelle génération d’avocats qui n’hésitent plus à s’attaquer directement aux magistrats », stigmatisant et diffamant ainsi la profession d’avocat.

CONSIDERE que ce rapport n’est pas objectif en ce qu’il dénonce des avocats trop spécialisés lorsqu’ils interviennent en défense et trop peu spécialisés lorsqu’ils assistent un magistrat dans le cadre du dispositif de la protection statutaire ;

RAPPELLE que la liberté d’action et d’expression de l’avocat est consacrée par les textes internationaux et européens, la Cour européenne des droits de l’homme ayant eu à plusieurs reprises l’occasion de rappeler que les avocats occupent une « position centrale dans l’administration de la justice » et que « leur qualité d’intermédiaires entre les justiciables et les tribunaux » les conduit à jouer un « rôle clé pour assurer la confiance du public dans l’action des tribunaux, dont la mission est fondamentale dans une démocratie et un Etat de droit » ;

RAPPELLE que les avocats sont soumis à une stricte déontologie, y compris dans leurs rapports avec les magistrats, dont le respect est sanctionné par les conseils de discipline sous le contrôle des cours d’appel et de la Cour de cassation, les poursuites relevant de l’initiative des bâtonniers et des procureurs généraux.

CONSTATE la nécessité d’approfondir un dialogue régulier d’ores et déjà mis en œuvre entre les juridictions et les instances représentatives de la profession d’avocat afin d’évoquer les comportements susceptibles de caractériser, de part et d’autre, des manquements aux principes déontologiques et d’y apporter une réponse appropriée ;

MANDATE le président du Conseil national des barreaux aux fins de rencontrer le garde des Sceaux, ministre de la Justice, pour lui faire part des protestations fermes de la profession et lui rappeler que toute mise en œuvre de mesures de bonne conduite réciproque doit procéder d’une concertation constructive et respectueuse.

Ces mesures devront être proportionnées et conformes aux principes de liberté et d’indépendance des avocats.

Fait à Paris, le 1er juillet 2016

Par gilles.huvelin le 01/07/16
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Mes Chères Consoeurs, Mes Chers Confrères,

 

Ne cherchez plus !

 

Nous sommes là !

 

Halte aux errances au travers du dédale des services de l'Ordre, votre Ordre.

 

Dès la fin du mois de septembre prochain, Un Guide de l'avocat sera mis à votre disposition.

 

Un Guide de l'avocat destiné à vous présenter de façon pragmatique les différents services de l'Ordre : horaires, coordonnées de vos interlocuteurs, localisation.

 

Un Guide de l'avocat dont la publication sera concomitante à l'ouverture du «Service Accueil» dont les objectifs seront similaires mais déclinés de manière interactive.

 

Ainsi, vous revêtirez l'habit de Thésée qui grâce au fil d'Ariane retrouve son chemin au fond d'un labyrinthe à la recherche du Minotaure.

 

Vos bien dévoués Confrères,

 

Frédéric Sicard

Bâtonnier de Paris

 

Dominique Attias

Vice-bâtonnière de Paris

Par gilles.huvelin le 01/07/16
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Deux colonnes du Barreau de Paris animées par des MCO multi-rôles débordés de missions diverses ont été convoquées en même temps dans la salle de la bibliothèque de l'Ordre.  J’avais pensé que les MCO devaient s’entourer de confrères pour les aider à préparer leurs travaux. J’ai toujoursconsidéré aussi, sans esprit de lucre, que des délégations devaient pouvoir être confiées à des confrères pas forcément MCO ou AMCO. L’idée ne doit pas être bonne, mais je ne sais pas pourquoi.

Je croyais qu'il s'agissait d'une obligation déontologique d'assister aux réunions de Colonnes. En plus il était prévu d'allouer deux heures de formation continue  aux confrères qui viendraient participer à la séance de psychothérapie collective. Une poignée a fait le déplacement…consternation ?

Il est aisé de constater qu'aucun des grands Cabinets de la place n'a fait le déplacement. Les confrères venus sont des individuels.

Divers sujets sont abordés. Si le périmètre du droit attaqué impunément par les Compagnies d'assurance regroupées en GIE avec impudence est une préoccupation des avocats, le peu de chaleur manifestée à  étudier sérieusement le dossier et même d'en prendre connaissance de la part des élus est déconcertant… mais est-il pour autant l’annonce d’un empressement las à l'enterrer ? Reste à savoir quelle est la part qu’il convient de faire entre la préoccupation de ne pas faire de vagues  et d’un éventuel conflit d'intérêts quelque part, tellement c'est sur le coup, choquant.  Ne désespérons pas cependant de leur bonne volonté. Cependant l’idée de demander au confrère qui a saisi la CRED d’autres pouvoirs donnés à la barre  pour pouvoir justifier qu’une personne morale exerce illégalement notre métier démontre une méconnaissance au moins partiel du fonctionnement des greffes…Il va lui falloir trouver des complaisances…

Je ne doute pas que les assureurs puissent faire du lobbying auprès de leurs conseils habituels. L’indépendance des avocats est bien celle d’un Barreau, pour paraphraser le titre de la célébration du 95ième anniversaire du CNA qui a eu lieu  ce 1er juillet à la Maison de l’Avocat, notamment devant un aéropage de Bâtonniers.

Le RPVA est toujours un sujet d'actualité. Le 1er août la postulation des confrères du Barreau de Paris s'étendra à tous les TGI du ressort de la Cour. Il est annoncé que l'informatique sera prête. Il resterait un arrêté à paraître. Personne n'aborde la réforme de la procédure prud'homale devant les Cours d'appel, or le décret pose des problèmes d'interprétation. Il est fait état de "constitution" et de "postulation" dans le texte. Ce qui voudrait dire que les représentants syndicaux pourraient se présentaient devant toutes les Cours d'appel et que les avocats ne pourraient comparaître que devant la Cour d'appel du ressort de leur Barreau alors qu'ils pouvaient suivre leurs procédures en appel sur tout le territoire.
L'Ordre n'a rien à dire à l’occasion de cette réunion de Colonne et ne trouve rien à redire… Apparemment aucun « prud'homaliste » n'a fait le déplacement pour cette réunion de Colonne.

 

Vient sur le tapis le RPVA et les tribunaux de commerce. Personne ne connaît la question ni les problèmes techniques et procéduraux et les intervenants peuvent énoncer des âneries sans que les MCO ne bougent sauf pour botter en touche en disant que les choses vont évoluer avec le temps.

Un confrère raconte que devant le Tribunal de Commerce de Versailles  (qui a un greffe pilote en matière d'informatisation) les deux avocats ont adressé un fax pour demander un renvoi et scandaleusement la procédure a été radiée.  Évidemment ils auraient pu envoyer un mail ou un pigeon voyageur cela aurait été tout aussi inopérant. La procédure est orale. Cela veut dire qu'on n’écrit pas au tribunal. Il dit que c’est un scandale…Le scandale réside peut-être dans sa méconnaissance de la procédure orale qui est pratiquée, excusez du peu, devant toutes les juridictions de première instance sauf le T.G.I.

Les RPVA ne change pas les règles de procédures. Ce n'est qu'un outil de communication. Il est possible de l'utiliser devant les juridictions orales que dans les cas où le Code de Procédure Civile le permet.

 Cela n'arrête pas la vindicte, on s’attend à voir dresser un bûcher sur place en entendant un réquisitoire fait de bêtises et d’absurdités déversées pêle-mêle contre les avocats commercialistes autant que contre le greffe du Tribunal de Commerce !

La méconnaissance du Code de Procédure Civile n’est pas  déjà acceptable en soi et l’absence de pratique devrait conduire à moins de simplifications et d’outrances.

Mais il est vrai que ni l’AVCO qui est l’association des avocats praticiens des procédures commerciales, ni le greffe du Tribunal de Commerce de Paris ne font de communication, ni de formation pour faire toucher du doigt la réalité.  Reste que les contestataires ne veulent rien d’autre que de contester…

A propos d’incompréhension, je peux faire un parallèle avec l’action internationale de l’Ordre en faveur des avocats menacés, parfois tués… ou embastillés comme nos confrères turcs par exemple.

Souvent des confrères membres également de l’U.I.A ou du CCBE, bénévoles, se chargent des missions d’observation autant que des protestations et du lobbying.

Le problème c’est que ces actions finissent par dominer dans la communication d’une part les autres actions de notre profession et notamment de notre Ordre à propos des problèmes matériels ou déontologiques quotidiens de milliers de confrères à la peine dans leur vie professionnelle, d’autre part trop de com’ tue la com’ et finit par détourner les confrères jusqu’à engendrer un rejet.

Par ailleurs les menées les plus tapageuses aussi légitimes soient-elles peuvent entraîner des réactions rigides jusqu’aux dérapages les plus graves pour affirmer des pouvoirs contre la résistance des confrères opprimés qui luttent pour le respect du droit de défendre dans leur pays.

Il faut rappeler que la fin de la seconde guerre mondiale a trouvé son véritable épilogue le 7 mai 1945 dans une école de Reims, celle de  Corée sous une tente, et celle du Vietnam dans une rizière…Et plus d’un confrère a été sauvé d’un sort peu enviable par une démarche personnelle d’un Président du CCBE, dont beaucoup d’entre nous garde le nom en mémoire, où l’entremise d’un militant charismatique d’Amnesty International.

Ceux qui ont vu le film  « Quai d’Orsay » se souviendront des illustrations de ce commentaire.

Je sais que cela ne fonctionne pas toujours mais les postures sont souvent des impostures.

J’ai eu le tort d’évoquer sur les réseaux sociaux ce que j’avais entendu sur l’incompréhension d'un bon nombre d’avocats à propos de l’ omniprésente de l’action de l’Ordre à l’international et que trop de com’ commencer à devenir contreproductif vis-à-vis des confrères que leur quotidien tient loin de ces préoccupations.

Sur tweeter, une remarque devient immédiatement une attaque personnelle. Une suggestion est considérée comme une insulte. La discussion tourne en quelques échanges en procès en sorcellerie.

Sur ce média, il n’y a place que pour le slogan, l’anathème et la vérité immanente. Le pire étant l’entre soi qui y sévit.