gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 30/06/17
Dernier commentaire ajouté il y a 10 mois 1 semaine

Chers adhérents, chers amis,

 

J'ai le profond  regret de vous faire part du décès de notre collègue et ami Claude BREZILLON, Président de chambre honoraire au Tribunal de commerce de Paris, survenu le 27 juin dernier.

 

Il a été Président de l'AFFIC de 1992 à 1994

           

La cérémonie religieuse sera célébrée mardi 4 juillet à 10h30 en l'église Saint-Sulpice - Paris 6ème

 

Les condoléances peuvent être adressées à l'AFFIC qui transmettra à ses enfants.

 

Nous tenons dans ces moments douloureux, à leur assurer de nos sentiments de profonde sympathie.

 

Bien cordialement,

 

Marie-Hélène HUERTAS

Président

AFFIC - 1, quai de la Corse - 75181 Paris cedex 04
Tél. + 33 1 44 32 83 54 - Fax + 33 1 44 32 84 30
Email: affic@wanadoo.fr -  www.affic.fr

Par gilles.huvelin le 26/06/17
Dernier commentaire ajouté il y a 10 mois 1 semaine

L'Histoire, celle qui façonne notre humanité nous apprend qu'il y a toujours des mouvements culturels, sociaux et politiques, de balancier. Un excès engendre des retours plus sévères dans une direction opposée. L'équilibre est toujours difficile à trouver et les causes de renversement du trébuchet nombreuses, et à posteriori,  affirmées comme prévisibles.
Aujourd'hui , nous savons  bien que la sommes des intérêts individuels ne constitue pas l'intérêt général.  La formule selon  laquelle le silence de chacun est le repos de tous est une règle de respect de ce dernier qui s'oppose à ce certains fassent la foire après 22 h. Et l'on voit bien là que cet intérêt général au sommeil réparateur est battu en brèche dans les grandes villes. C'est pour cela que l'individualisme que notre société libérée de formes de contraintes fondées sur des pratiques de solidarité et de production a fait à la fois s'atomiser la vie sociale et a permis de créer des comportements différenciés dans tous les domaines pratiquement. Ils se sont imposés en se corporatisant et en affirmant paradoxalement que leur avènement était d'intérêt général,  alors même, bien sûr  qu'il s'agissait d'imposer un fait ou un mode de vie  ou des revendications catégorielles de fractions de la population, voire de minorités au sein de minorités. Ce qui est passionnant c'est que des minorités invisibles ont inventé l'appellation de minorités visibles pour d'autres, en voulant ainsi apparaître comme faisant partie de la majorité, ce qui était inexact. Elles sont apparues ainsi d'une part comme ce qu'elles voulaient cacher et d'autre part se sont vues sommées, en quelque sorte, d'assumer qu'elles étaient des minorités...et que comme telles, elles pompaient, comme les autres, par définition, l'air à la majorité. Ce qui est frappant, parfois au sens propre, c'est que ces minorités n'ont pas su s'identifier ou se justifier autrement qu'en opposition avec la majorité ou/et souvent d'une voire d'autres minorités. Il a fallu souvent qu'elles s'inventent des adversaires et s'érigent en victimes d'injustices sociales, culturelles, ethniques, politiques et que sais-je d'autre encore. L'individu ou des groupes paraissent plus que jamais n'exister que par affrontements philosophiques ou idéologiques alors que l'intérêt général passait par dessus ces postures. Toutes les manipulations sont dans ce cadre légitimes, pour ne pas respecter que l'intérêt général pragmatiquement conçu l'emporte . On défile pour proclamer son existence et c'est une agression clairement pour s'imposer aux autres.
La revendication pour des groupes de vouloir être reconnus différents par la majorité ou au contraire, être admis au sein de la majorité , toujours au nom des droits de l'homme a modifié la perception de ceux - ci comme d'abord le droit de nuire à autrui.
En même temps la perception de l'intérêt général y compris dans l'exercice de la mission régalienne de la Justice dans laquelle s'affrontent politiquement des acteurs qui devraient être neutres et tendus vers le seul but qui vaille:une justice honorable pose malheureusement des problèmes de postures insupportables
Nous sommes arrivés à une situation tellement ubuesque que la plus grande confusion intellectuelle existe quand au sens même de l'intérêt général au nom des "valeurs" qu'il faut redéfinir tant les dérives intellectuelles les ont mis à  l'aune de revendications opportunistes autant culturelles que politiciennes.
Pour le domaine de la Justice que est le sujet de ce blog je vous invite à lire le livre de notre Confrère Jean-Yves Le Borgne intitulé "Changer la Justice" qui est paru le 1er mars. Son remarquable travail de réflexion dont je partage les constats autant que les conclusions est la somme de l'expérience professionnelle acquise tout au long de plus de quatre décennies de pratique. Il y a beaucoup de lucidité et je trouve, pour partager son analyse, de bon sens quasiment terrien, tellement ce qu'il énonce me parait évident, alors même que tout ce qui se passe est aujourd'hui assez éloigné de ce qui devrait être appliqué au nom d'un intérêt général bien compris de l'oeuvre de justice, autant sur le rôle de l'avocat, la fonction du Parquet, la formation et la mission des magistrats, entre autres sujets abordés comme celui de la disparition du juge d'instruction pour un juge de l'enquête et des libertés, garantissant les droits de la défense face à un procureur au rôle repensé. Livre excellent, cohérent et logique...totalement savoureux.
Pour vous tenter davantage à lire cet ouvrage court et dense je vous invite à entendre, en ouvrant le lien suivant, l'interview de l'auteur par Philippe Bilger :
https://youtu.be/lCZniLpjST0

Par gilles.huvelin le 26/06/17
Dernier commentaire ajouté il y a 10 mois 1 semaine

Certaines citations ci-dessous sont connues, mais réviser est utile parfois, d'autres pas et compte -tenu de leur qualité c'est surprenant...ou elles ont été tues car elles concernent trop de personnes. Le plus surprenant est que leur auteur sont restés anonymes. Si vous les connaissez n'hésitez pas à nous les révéler. Ceci dit, ne prêtant qu'aux riches certaines phrases peuvent être imputées sans trop de risques de se trouver démenti. Vous pouvez vous livrer à ce petit jeu de style. Bonne lecture.
 

Il ne faut pas avoir peur des chevaux sous le capot mais de l'âne derrière le volant.

Belle mère à l'arrière, voyage en enfer.

Ce ne sont pas les enfants sur la banquette arrière qui font les accidents mais bien les accidents sur la banquette arrière qui font des enfants.

Il ne faut pas boire au volant, il faut boire à la bouteille.

Quand tu t'adresses à une femme, il faut un sujet, un verbe et un compliment.

 Les femmes qui se vantent d'être courtisées par beaucoup d'hommes ne devraient pas oublier que les produits à bas prix attirent beaucoup de clients.

Les hommes sont comme les arbres : avec l'âge ils deviennent dur de la feuille et mou de la branche.

 Si un homme ouvre la portière de sa voiture à sa femme, c'est que l'une des deux est neuve.

Pour les riches : des couilles en or. Pour les pauvres : des nouilles encore.

Le suppositoire est une invention qui restera dans les annales.

Un comprimé n'est pas forcément un imbécile récompensé.

Dites à quelqu'un qu'il y a 300 milliards d'étoiles dans l'univers et il vous croira. Dites lui que la peinture n'est pas sèche et il aura besoin de toucher pour en être sûr.

Certains jouent aux échecs, d'autres les collectionnent.

Quand le sage pointe la lune, l'idiot regarde le doigt.

Il n'a pas inventé la poudre, mais il n'était pas loin quand ça a pété.

Mieux vaut se taire et passer pour un con que de l'ouvrir et ne laisser aucun doute sur le sujet.

 C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air con.

Par gilles.huvelin le 23/06/17
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 1 mois

Monsieur Toubon est le Défenseur des Droits. Le seul fait que l'Etat soit obligé d'avoir un Défenseur des Droits prouve que les avocats ne font pas leur boulot. C'est eux qui devraient remplir ce rôle. La profession devrait s'interroger et se remettre en cause.  Comment a-t'elle pu accepter un tel camouflet ?  60 000 avocats n'ont pas songé à s'organiser pour remplir cette mission et comble de l'indignité, une avocate ont dû saisir le Défenseur des Droits pour faire respecter les siens contre une discrimination au sein de notre profession du fait de sa grossesse. Pendant ce temps nous nous élevons contre l'établissement d'une annexe du TGI de Bobigny pour statuer sur 5000 cas d'entrées illégales par an sur le territoire à Roissy. Nous élevons un  symbole de dignité des justiciables qui n'est pas menacée en un slogan vengeur pour en réalité réclamer que notre confort de plaider dans le Palais de Justice soit reconnu plutôt qu'à nous voir comme les magistrats et personnel du greffe, se rendre à Roissy. Nous réclamons qu'il est préférable de faire faire des aller - retours  aux justiciables pour leur honneur plutôt que l'inverse. C'est parfaitement ridicule. La profession n'a-t'elle pas mieux à faire que de se regarder le nombril en prétendant se soucier de celui des autres ?  Il faut bien une voix dissonnante dans ce concert d'indignation unanime. Je déteste par dessus tout l'unanimisme. Quand je vois une foule courir dans un sens, c'est plus fort que moi, je pars dans l'autre sens. Ce doit être transmis dans mes gènes depuis des générations. Et en plus je suis prêt à faire assaut d'une pointe de mauvaise foi. Il en va de même pour la défense de trop de droits qui tuent à la fois le Droit et désarment l'Etat de droit.  Je ne suis pas plus content de la formule que ceux qui utilisent la dialectique marxiste pour justifier l'injustifiable. C'est pour dire à quel point je jubile.  Je soutiens que nous sommes arrivés à un moment où notre société se tire une balle dans le pied tous les matins à force de se paralyser dans toutes ses actions. Calais est un exemple emblématique. Sous prétexte du droit fondamental dû à tout être humain à être nourri et abreuvé les migrants auraient par voie de conséquence celui de s'installer à Calais parce que l'Angleterre est en face. On voit bien la manipulation qui a pour but de recréer un camps autour des 600 personnes que déjà des associations permettent de séjourner en les ravitaillant contre la volonté des autorités qui ont dû démanteler un centre de 8000 personnes. Où commence l'humanité et où commence l'hypocrisie politicienne de créer un lieu d'affrontement sous prétexte de défendre des droits fondamentaux ?  L'alibi cache le mobile ou l'alibi n'est pas le mobile. J'ai bien conscience que vous me trouverez sans. Sauf que c'est de la pure tartufferie.  Beaucoup de ceux qui versent une larme sont les imbéciles utiles de militants marxistes de la pire espèce dont le but est de recréer une ZAD à la place de NDDL dont ils vont se faire virer. Ils ont besoin d'un nouveau lieu d'affrontements, de dénoncer des fascistes, des assoiffés de sang, comme ils se plaignent au nom des droits de manifester de recevoir une grenade offensive tout en trouvant normal de lancer des cocktails molotov sur les gendarmes, bras armé du grand capital. Je vous choque ?  "Il ne fallait pas me provoquer". Les réseaux sociaux et la médiasphère complaisante dégoulinent de propagandes d'extrême gauche auto-satisfaite de pensées politiquement correctes. Le terrorisme intellectuel est entrain à nouveau de s'étendre alors qu'ils ont reçu la défaite électorale la plus cinglante imaginable. Peu importe puisqu'intellectuellement les communistes sont le sel de  la Terre en France. Seul pays, le 23ième le plus corrompu du monde, où le mot "libéral" est une injure .Ce qui est pire que tout sur cette terre de larmes et de sang, depuis 1917, partout et sans interruption c'est l'expérimentation concrète par les hommes de la Théorie, ce pays où tout se passe bien, du marxisme. Le communisme n'a jamais produit que d'épouvantables dictatures toutes entre les mains de mafias qui les génèrent au nom des peuples. Pour exemple il y a encore la Corée du Nord. Pour exemple encore, regardons ceux qui idolâtrent ou soutiennent "Nuit ( gravement) debout". C'est une bonne leçon. Cela permet de ne pas oublier leurs méthodes, leur rhétorique et leur dialectique, leur technique de désinformation et leur but. Ils ne sont jamais de bonne foi. Ils utilisent la nôtre et jouent sur notre capacité de culpabilisation. Les autres sont des otages idéologiques. Ceux qui dessillés après Budapest en 1955 et le printemps de Prague, ne s'y feront pas prendre deux fois. Et comme le chante Eddy Mitchell," la Bastille on ne l'y reprendra pas deux fois " non plus. Il y en assez de ces dialectiques qui pour soutenir des dogmes ont besoin de s'inventer des monstres à combattre alors qu'elles en créent de plus horribles et sanguinaires.
Il y a une règle: les symboles sont convertis en slogans qui véhiculent des dogmes qui mènent à des dictatures intellectuelles qui asservissement physiquement et moralement les femmes et les hommes.
Espérons que nous en avons terminé au moins "ici et maintenant ".

Par gilles.huvelin le 19/06/17
Dernier commentaire ajouté il y a 10 mois 1 semaine

En médecine, à 79 % les robots trouve le bon diagnostic. Leur assistance pour les opérations chirurgicales les plus fines moins invasives ou nécessitant une grande précision sont une conquête incontestable pour les praticiens autant que leurs patients. Mais le flair d'un chien spécialement dressé pour percevoir l'odeur de la maladie offre une détection à 100% pour certains types de cancer.

Pour les professionnels du droit la compilation exhaustive de la jurisprudence offrira grâce aux algorithmes la possibilité pour l'Intelligence Artificielle (IA) de fournir la bonne solution pour un cas identique, sachant que c'est 3 000 000 de décisions "anonymisées" qui chaque année seront entrées dans la mémoire en plus des 1 500 000 actuellement répertoriées. Sinon le taux de réussite pour proposer une décision de justice conforme est actuellement, semble-t'il, de 79 % comme en médecine. Au delà les juristes estiment que leur flair mais pas seulement fait la différence.
Ce que je trouve intéressant c'est que les décisions de circonstance ou impubliables dont je pense que l'origine ne peut pas être dû à l'incompétence ou c'est à désespérer du 23ième pays le plus corrompu de la planète en 2015, devraient disparaître. En effet elles ressortiront avec une telle violence des données que leur aberration seront plus choquante encore. Vous connaissez ma mauvaise foi et mon humour. Je continue le fil de mon propos.
Jusqu'à maintenant l'IA est cantonnée dans nos esprits à  la fonction d'outils d'information. On fait un pas en avant en considérant que pour les petits litiges de masse il sera possible de normer et rationaliser le travail du juge. Personnellement je suis certain qu'un robot pourrait proposer un jugement pour les contentieux en recouvrement de cotisations d'organismes sociaux par exemple. Le robot pourra très bien constater une absence de justificatif de la demande comme le bulletin d'adhésion, signé ou pas, une erreur de calcul, etc...
D'ores et déjà aux Etats-Unis notamment on est passé de la prédiction avec 100 % de réussite des arrêts de la Cour Suprême à la rédaction de conclusions et de décisions. La première étape est bien entendu le remplacement des assistants judiciaires qui préparent les dossiers pour les magistrats par des robots. La logique veut que déjà les tribunaux fixent les dommages intérêts en fonction des tables établies par les assureurs et la jurisprudence. C'est ainsi que décès d'une nonne a son barème.
La question de la détermination de la faute parait plus subtil pour échapper à l'I.A. Cette affirmation est une pétition de principe qui est un combat d'arrière - garde au cours duquel l'avocat et le juge auront la gloire de faits héroïques d'où rejaillira une vérité judiciaire ou l'erreur sera encore évitée. Mais pour combien de temps vivra le pilotage automatique doublé d'un pilote d'abord nécessaire puis utile avant que l'on s'apercoive que lorsqu'il absent, ça se passe très bien ?
Nous sommes aux balbutiements du trans-humanisme et à la veille du post-humaniste. En fait dans les banques les robots exécutent les tâches d'exécution et le scoring permet d'ores et déjà de remplacer les agents pour l'octroi des prêts. Rien et notamment notre pente naturelle à la facilité ainsi que la poursuite de la baisse des coûts ne peut arrêter l'AI à la porte des salles d'audience. En plus de la rationalité de la source du droit la Justice gagnera en objectivité.
Cela me rappelle un dessin paru il y a plusieurs décennies au sujet des magistrats alors percus comme complaisants à l'égard du gouvernement. Il était déjà envisagé l'intervention d'ordinateurs pour remplacer les tribunaux. Le dessin représentait un magistrat censé être un procureur dans sa toge herminée portant une toque à cinq liserés, grade de colonel. Il tapotait le dessus d'un ordinateur un peu agité,  posé sur un fauteuil Louis XV en lui disant: "Allons, allons..." L'appareil avait deux bobines de bandes magnétiques lui faisant des yeux et par une fente figurant sa bouche, il crachait des fiches en faisant "Beurk".
Tout dépendra de ce que contiendra les données.
D'ores et déjà la gendarmerie teste un programme de prédictivité des crimes et délits, inspiré d'un programme utilisé aux Etats-Unis, mais dans lequel des informations concernant la couleur de peau ou l'origine éthique des auteurs a été omis, pour des quartiers "pilotes"...ce qui implique que toutes les plaintes soient enregistrées et que tous les faits punissables commis dans ces quartiers tests soient connus.
Même avec un chiffre noir pour l'heure incompressible, la circulation des patrouilles et actions de surveillance peuvent être gérées en donnant 70% de résultats conforme à la prédiction.
Inutile de vous dire que la révolution intellectuelle qu'annonce l'entrée des robots dans le monde judiciaire est loin d'avoir été comprise par notre profession.
La question est de savoir qui va prendre en charge la collecte des données, les programmes de traitement et analyser les restitution.
L'égalité des armes impose que les avocats, les juges et magistrats aient les mêmes sources, les mêmes outils, mais le stade d'après, l'I.A. ne fera que de nous rendre des comptes...ou pas.

Par gilles.huvelin le 18/06/17
Dernier commentaire ajouté il y a 1 mois 3 semaines

[Brèves] Modération, délicatesse : de l'inscription du nom des associés sur la façade des locaux du cabinet

Ref. : Cass. civ. 1, 9 juin 2017, n° 16-15.637, FS-P+B (N° Lexbase : A4264WHE)

par Anne-Laure Blouet Patin

La double inscription du nom des avocats membres de la SCP sur le bandeau de la façade avant et sur la façade vitrée d'un bâtiment, en excédant ce qui est strictement nécessaire à l'information professionnelle du public, porte atteinte aux principes essentiels de la profession, et notamment aux principes de modération et de délicatesse. En outre, ne relève pas de la publicité et de la sollicitation personnalisée, le fait de vouloir poser une plaque ou un bandeau sur la partie arrière de l'immeuble, après avoir constaté que le bâtiment dans lequel la SCP exerçait son activité d'avocat disposait d'une seule entrée située sur le devant et non à l'arrière de l'immeuble.
Tels sont les enseignements d'un arrêt de la première chambre civile de la Cour de cassation rendu le 9 juin 2017 (Cass. civ. 1, 9 juin 2017, n° 16-15.637, FS-P+B N° Lexbase : A4264WHE ; cf. CA Montpellier, 17 février 2016, n° 15/05722 N° Lexbase : A3573PLW).
Dans cette affaire, une SCP d'avocats a saisi son conseil de l'Ordre d'une demande portant sur l'emplacement et le contenu de plaques professionnelles afférentes à ses nouveaux locaux. Le conseil lui interdit d'apposer, outre la mention "SCP D'AVOCATS", le nom de chaque associé, à la fois sur le bandeau de la façade, sur la façade vitrée et sur la façade arrière du bâtiment en cause. Ainsi, pour la Haute juridiction, la cour d'appel ne s'est pas contredite en énonçant que la SCP était autorisée à faire figurer sur la façade, outre son nom professionnel matérialisé par un bandeau situé au-dessus de celle-ci, le nom de chacun des avocats associés de la SCP, ainsi que la spécialisation dont ils sont titulaires, avant de confirmer, dans le dispositif de l'arrêt, la décision du conseil de l'ordre, en ce qu'elle avait autorisé la SCP à faire figurer la mention "SCP D'AVOCATS" sur le bandeau de la façade avant, sans faire mention des noms qui étaient déjà inscrits sur les façades vitrées, dès lors qu'il en résulte que la SCP s'était vu reconnaître le droit d'installer, sur la partie supérieure de la façade de l'immeuble, un bandeau portant la seule inscription "SCP D'AVOCATS", au motif que les noms des avocats associés se trouvaient déjà inscrits sur la partie inférieure vitrée de la même façade (cf. l'Encyclopédie "La profession d'avocat" N° Lexbase : E1788E7D)

Commentaire: Nos voisins anglais, car les écossais sont plus proches de nos pratiques, encore que..., doivent se rouler par terre. Eux qui n''hésitent pas à mettre des bandeaux, des néons, et publicités sur les fenêtres et façades de leur immeuble. Car aucun Cabinet digne de se nom ne serait contenu sur un pallier. Le droit rémunéré est une activité marchande et s'exerce partout en Corner Shop dans un garage pour les accidents de la route ou une grande surface pour le droit de la consommation. Bien entendu là où nous sommes encore surpris que le Cabinet Gide fasse de façon ciblée et mesurée en France quelques spots publicitaires sur une chaîne de télévision, nous ne comprenons pas qu'une pratique tapageuse ait cours outre manche.
Le droit y est désacralisé. C'est un service courant car le droit c'est tout le temps de notre vie. Il se doit donc d'être accessible et banalisé comme l'électricité. Ce qui ne veut pas dire que la Commun Law ne soit pas d'un exercice difficile pour autant. Reste que nous n'avons pas encore assimilé que le Droit devrait être le droit pour tous, n'importe où et tout le temps pour tous. Ce qui s'imposera lorsque nous serons 120 000 avocats ?
Lorsque tout le monde aura le même accès au judiciaire par l'octroi obligatoire d'une clé ou d'un code, notre monopole auréolé aura évidemment disparu. Et c'est pour demain. Nous serons banalisés et nous ne pourrons faire valoir aucun privilège d'exercice. Déjà nous pensons que les écoles de commerce doivent pouvoir être la porte d'entrée du métier puisque le droit des contrats se résumera à une technique de rédaction de clauses empilées validées par la Cour de Cassation et que pour le surplus il suffira de compiler grâce aux robots la jurisprudence. Les mêmes robots vous prédiront d'ailleurs ce que la Justice dira du résultat de leur. .."travail".
Bienvenus dans notre avenir.

Par gilles.huvelin le 13/06/17
Dernier commentaire ajouté il y a 10 mois 1 semaine

La nouvelle équipe sous la houlette du nouveau Président n'a pas d'eau sous la quille malgré le blocage et report des budgets mis en place par l'équipe sortante dont 2,7 milliards pour les armées. D'où l'augmentation "ciblée" de la CSG notamment sur les "grosses" retraites. Ceci dit  il vaut mieux payer une augmentation de 1,7% de CSG avec Macron plutôt que de plus avoir de retraite avec Mélenchon comme en Grèce ou au Vénézuela. D'ores et déjà le Premier Ministre annonce que le budget pour 2018 sera plus déficitaire que prévu. Pour tout entrepreneur une telle perspective de business plan le rendrait malade. Normalement il faudrait entamer immédiatement la réforme de fond de l'Etat préconisée par l'OCDE à tout les gouvernements successifs depuis le premier choc pétrolier, soit il y a 50 ans, pour retrouver des marges permettant de diminuer les prélèvements et donc de relancer l'économie pour obtenir une progression du PIB puis une capacité d'investissement.  Croire comme depuis Mitterrand que c'est la croissance extérieure qui va nous dispenser de refondre notamment la fonction publique et de relancer notre production tout en alourdissant les contraintes sur les entreprises est une..."erreur."
Il ne suffira pas de sortir, entre autre chose, de la sclérose du droit du travail. Il va falloir sur tous les chapitres sortir des dogmes, des symboles et des slogans qui les véhiculent pour imposer la règle du pragmatisme qui jusqu'ici a été confondue avec la compromission et la lâcheté ("le ciment de l'humanité").
Nous sommes dans la bonne direction si nous considérons que l'histoire de la pensée politique, que plus personne n'apprend, vient de se fracasser contre le bouleversement politique actuel.  Bien entendu ce qui reste de la classe politique n'a de considération que pour l'effondrement de son financement par bulletin de vote obtenus (1,4 euro par vote par an pendant 5 ans) compte-tenu du niveau record d'abstention au premier tour des législatives et par députés élus affiliés (37000 euros par an pendant 5 ans)...alors que toutes les projections promettent une baffe monumentale au système autosatisfait des anciens partis et des mouvements extrémistes.
Le score de ces derniers, excellents à la présidentielle est lamentable aux législatives ce qui permet d'imaginer que si un scrutin national attire les votes protestataires, les électeurs ne souhaitent pas avoir un député ringard véhiculant des conceptions archaïques pour les représenter ou soutenant un gouvernement qui ruinerait le pays de façon certaine.
Peut-on espérer que deux cent vingt-neuf ans après la révolution la fracture qui oppose montagnards,  girondins et feuillants passe par pertes et profits. Va-t-on pouvoir reconnaître que Louis XVI, Turgot, Necker, Calonne, Vergennes ont été empêchés de faire la moindre réforme du fait principalement du Parlement de Paris et des castes de la société du 18ième siècle ?  Accepterons-nous de faire savoir que ce sont les jeunes nobles qui ont rédigé la Déclaration des Droits de l'Homme alors que l'image d'Épinal en fait l'oeuvre de Robespierre. Regardons que la 1ère république a mené à la Terreur et le 1er Empire; la 2ième au Second Empire et la perte de l'Alsace-Lorraine; la 3ième à la boucherie revancharde de 14-18, la défaite ignomineuse de 40 et au régime de Vichy; la 4ième, aux guerres de la décolonisation et 13 ans d'instabilité politique due à un régime parlementaire fondé sur la représentation proportionnelle que certains incultes ou amnésiques voudraient même partiellement voir resurgir. Vous ne voulez pas de députés Mélenchon, ou Le Pen, et bien on va tout de même vous en coller une vingtaine de chaque...
En 230 ans nous avons connu 13 régimes constitutionnels fondés sur les clivages idéologiques issus de la révolution française. Ce vieil affrontement, cultivé par des prébendiers et des partis, continue de nous racketter en se finançant sur le Budget de l'Etat et fige notre société dans des schémas qui nous ont posé, en 40 ans de déficits publics accumulés et d'absence de réforme structurelle de fond, devant un gouffre économique et donc social.
A-t-on compris qu'il va falloir se sortir les doigts...nous dirons... du nez, en cessant de se demander ce qui se passe. Ce qui implique de s'attaquer immédiatement aux causes des blocages et pas seulement à leurs conséquences. Les électeurs ont fait leur part en virant toute une génération de polititocards qui ont passé leur temps à nous le faire perdre.
Maintenant il faut que le gouvernement s'attaque au plus dur sans retard pour parvenir à la fin à la disparition du statut de la fonction publique, des privilèges de juridiction pour l'Administration, et donc à la disparition du droit public, fin de l'ENA, ne pas la remplacer par Sciences Po., appliquer les méthodes d'administration et de gestion du privé pour l'Etat, ses services et toutes les collectivités territoriales...qu'il va falloir réformer en cohérence avec le rôle du Sénat. Et tout le reste qui va avec ce résumé.
Bon appétit ministres intègres. Il en va des budgets de l'Etat à venir, et donc d'une relance intérieure de notre économie sans laquelle il n'y aura pas de travail pour tous, ni de solidarité. On ne fait pas de social durablement avec des dettes.
On ne fait pas de social en tuant le secteur économique privé sous le poids du secteur public.
Ceci dit il est possible de s'inspirer de cette diatribe pour adapter les objectifs et les budgets de nos instances professionnelles autour de leur fonction régalienne. Soutenir Paris pour les jeux olympiques, c'est bien, par exemple, mais ce n'est forcément ce que les avocats parisiens attendant de leur Barreau. On peut multiplier les remarques désobligeantes de la sorte, assez aisément en considérant que tout ce qui sort de l'administration du Tableau et du respect de la discipline, sont du ressort d'autres organisations comme le CNB et le CCBE notamment. Le rayonnement du Barreau de Paris est une chose, les préoccupations de ses avocats en est peut-être une autre.