gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 28/10/17
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Comme souvent le jeudi soir je regarde "LGL" animé par François Busnel. Son émission rassemble 600 000 téléspectateurs, soit autant que "le Jour du Seigneur", ce qui place Busnel au même rang que dieu dans le classement de l'Audimat. La discussion, en deuxième partie de l'émission,  entre les divers intervenants dont la modestie souffrirait si je citais leur nom, portait notamment sur la nécessité de faire comprendre le sens des mots et d'apprendre à les manier tout en expliquant l'intérêt intellectuel à posséder un ensemble culturel permettant de comprendre la littérature et donc l'expression de notre  langue. Le tout s'inscrivant sur le sens social de la modernité et du conservatisme, le rapport des auteurs à leur rémunération et la façon dont ils avaient abordé le thème de l'argent dans leur oeuvre. Profond, léger, ciselé, la conversation était plaisante. L'émission se termina sur l'interprétation par deux virtuoses mondialement  reconnus pour leur talent de deux extraits de l'oeuvre de Bach, puis vînt l'inutile générique.
C'était fini. C'était bien. Mais je n'ai pas pu songer que cela pourrait  exister encore longtemps. J'avais le sentiment d'avoir vu une civilisation défaite en train de former joyeusement  ses derniers carrés inexpugnables. "On maintiendra."
Le monde bascule vers tout autre chose, qui n'est plus culturel. La #CNDA2017 nous a adressé un message clair. L'identité s'estompe comme les frontières et l'Histoire n'a plus de sens. Les anciens ne sont plus dans ce paysage des expériences ou une bibliothèque valides. C'est encore un marché dit argenté, pas de la couleur de leurs cheveux, mais après quel sera leur intérêt social lorsque les petits-enfants seront gardés par des robots plus véloces et pertinents ?  L'intelligence aura ses luxes culturels mais ils seront de plus en plus privés et privés d'objet car le beau fondé sur l'harmonie classique n'a déjà plus cours dans la création contemporaine. Ce qui explique que la France est visitée d'abord pour son patrimoine créé par l'Ancien Régime  et ses Empires honnis.
Cela n'a plus d'autre importance qu'un parc à thèmes dans une société  annoncée numérisée, digitale et robotisée. L'excellence de l'esprit cultivé  sera une joie personnelle sans rapport avec l'intelligence de la société qui se transforme sous nos pas; tandis que pour le sort du français, le Ministre de la Justice étant devenu la Garde des Sceaux, et les Président.e.s de Société désirant que les réunions de travail comme nos audiences de Paris Place du Droit se déroulent en anglais, il semble dépassé. Passons sur l'anachronisme au moment du Brexit car c'est pour nous préparer à vivre la constitution du grand marché Europe-Amérique du Nord et de l'ASEAN. La mutation n'est pas d'aujourd'hui. Elle est lancée depuis les années soixante et n'a jamais été du ressort de la démocratie et même de nos politiques. C'est un mouvement de fond économique et technologique qui impose très logiquement à la fois le transhumanisme,  un nouveau bas latin mondial et le numérique universel. La GPA n'est même pas un sujet.
Le mobile du changement climatique, qui n'est pas dans notre pouvoir de modifier, habille la nécessité de créé de nouveaux marchés économiques qui imposent une nouvelle forme d'organisation sociale.
Le vrai défi est la surpopulation galopante de la planète qui se déverse d'un continent à l'autre plus que d'un pays vers un autre. Pour Mayotte et la Guyane, la résistance à la migration,  c'est déjà un cause perdue, reste à maintenir le calme pendant la transition nécessaire. La chute de l'Empire romain nous a tout enseigné, je ne vais donc pas vous l'expliquer.
Les porteurs de principes et donneurs de leçons ne nous disent pas comment, avec quoi, pour quelles solutions pérennes on peut se mobiliser pour arriver a cette nouvelle Amérique que sera le monde numérisé.
C'est toujours plus pratique quand on n'a pas de réponse d'hurler sur les conséquences des problèmes pour ne pas traiter des causes car pour les résoudre celles-ci, les principes ne valent plus rien. Le fond de commerce , pas seulement intellectuel, des bonnes consciences, tiendra jusqu'au moment où son objet et sa cause ne feront plus qu'un. Le Moyen-Age avec l'électricité et les kalachnicovs ailleurs tant que nous pourrons lire Rimbaud, cela n'a pas d'importance. La question en suspens est de savoir si Richard Fleischer a vu juste en écrivant "Soleil Vert" ou pas. Le bio est un combat d'arrière-garde somme toute assez émouvant sur une planète pourrie par la dioxine et d'autres saloperies atmosphériques ou de toutes autres sortes.
Pour l'instant personne n'arrive à m'expliquer où Fleischer s'est trompé.
Imaginer que le tabou de la démographie notamment de l'Afrique que seul Emmanuel Macron a osé écorner dans un propos que l'Empire du Bien a étouffé, sera traité par les leaders politiques africains est encore largement du domaine de la blague. Nicolas Hulot peut toujours prétendre vouloir défendre les éléphants, il ne peut ignorer que ce ne sera que pour un temps dans les parcs animaliers de l'hémisphère Nord dans le contexte actuel qui ne peut qu'empirer. De même au rythme actuel les requins auront disparu avant la dernière sardine sauvage. La défense de la planète est une escroquerie tant que la surpopulation ne sera pas éradiquée, sachant que la Terre ne peut selon les scientifiques, supporter qu'un milliard cinq cent millions d'humains et que nous sommes déjà  plus de 3 fois trop nombreux et bientôt selon les plus récentes projections, 7 fois... Donc lorsque l'on me parle d'un monde robotisé et numérique en 2040 dans ce contexte je prétends que le combat de l'intelligence s'est perdu quelque part en route pour y arriver sérieusement, sauf à le réserver à quelques centres d'affaires.
"Le monde numérisé sera notre nouvelle Amérique". La question n'étant plus pourquoi mais comment l'atteindre comme une porte de secours économique un peu trop loin et déconnecté (ce qui est drôle) du problème de fond du devenir de l'humanité.
L'Empire du Bien des porteurs des droits ont-ils une idée pour parvenir à quel avenir pour leurs enfants et petits enfants ? Les vingt années à venir de disruption numérique sur fond de surpopulation universelle et de chômage institutionnel vont être passionnantes.

Par gilles.huvelin le 27/10/17
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Gros débat sur la réforme de la législation du Travail. Fallait-il fixer pour la rendre prévisible l'indemnité de licenciement, ce que la jurisprudence aurait déjà fait ?
Cela ne servait à rien de prendre un texte pour avaliser la jurisprudence  coutumière qui avait plutôt la main plus lourde et aléatoire tout de même. Reste à savoir combien de temps par application d'une lecture sociale des nouveaux textes la jurisprudence les détricotera comme la Chambre Sociale de la Cour de Cassation l'a fait pour le Code du Travail antérieur. S'il était devenu si lourd, dans tous les sens du terme, c'est qu'à deux tiers, il était écrit par les juges. Ce qui n'est pas tolérable mais que le Barreau à largement appelé de ses voeux. Retour en somme au pratique de l'Ancien Régime sous lequel le Parlement s'était érigé en législateur.
Ce barème est d'autant plus justifié que l'assurance chômage est plus accessible quelque soit la cause de la rupture et qu'elle est la plus généreuse qui soit en Europe. La réalité est de soulager les entreprises percluses de charges dans une économie atone alors qu'elles doivent muter et de préparer à une forme de revenu pour tous ceux que la 3ieme révolution technologique va laisser sur le carreau. Et en attendant de repenser le système monétaire et le rôle de banque de monopoly géant des banques centrales qui devront avoir un gouvernement mondial.
Mais soyons honnêtes. Si le débat agite le Barreau, c'est surtout que les réformes successives tarissent le contentieux. Le reste lui est invisible.
On veut de la sécurité juridique et un droit simplifié mais on veut poursuivre un combat social de plaids et bosses tout de même. On veut saluer l'avènement des modes alternatifs de règlement des litiges, mais continuer à se plaindre des nouvelles législations qui permettent le recours aux accords et transactions un peu forfaitairisés.
Bref, pour plagier Bossuet, on se plaint des effets de ce que l'on souhaite.
Autre sujet d'actualité qui fait polémique, les économies sur le financement de la Santé publique qui est une vraie pompe à finances pour le secteur médical et pharmaceutique avant d'être une asurance de soins pour les malades. Je fais vite et ne m'arrête qu'à un sujet. Le gouvernement ne s'attaque pas aux 35 heures dans les hôpitaux ni leur recours à l'intérim et mal à leur pratique de medecine ambulatoire. Mais en règle générale aux arrêts de travail. Le ministère de la santé estime qu'il y a des abus. Tout employeur qui est évidemment de parti pris le dira.  Certains même soutiennent que des médecins sont connus notamment dans des villes moyennes pour leur laxisme car il paraît que l'octroi d'arrêts maladie est un moyen de concurrence entre les Cabinets de praticiens. Accusations aussi insupportables que mal fondées pour porter atteinte à la liberté de prescription des médecins !
Rappelons que les pouvoirs publics pour lutter pour la surconsommation reconnue d'antibiotiques en France, avaient mené une campagne demandant aux patients de dire à leur docteur: "Les antibiotiques ce n'est pas automatique". Attendons-nous à voir une nouvelle campagne pour demander aux patients de dire à leur médecin: " Les arrêts de travail, ce n'est pas obligatoire." Je vois le tollé syndical chez les fonctionnaires ou les salariés. Remarquons que les professionnels libéraux sont moins souvent en arrêt maladie que les autres sans autre explication que le coup de pied au fesses qu'ils se donneraient chaque matin.
Un autre sujet d'actualité: la loi qui met fin à l'état d'urgence. Vous vous rappelez du battage. Bon...bien sûr tout le monde l'a lue. Il n'y avait que 4 des mesures de l'état d'urgence en débat qui sont passés ainsi dans le régime du droit commun, avec contrôle préalable du JLD ou contrôle à posteriori du juge administratif dont l'indépendance est incontestée. Le vrai débat était de savoir si nous voulions empêcher la commission des attentats ou arrêter les auteurs après l'acte. C'est un choix de société qui a été encore éludé malgré des centaines de morts et de blessés marqués à vie. Au nom de quoi ?
Maintenant on ne parle plus non plus des 5 euros de baisse de l'APL et bientôt la hausse de 1,7% de la CSG pour 60 % des retraités. Tout cela est imposé par le fait qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses et durablement, ce que beaucoup veulent faire semblant de ne pas savoir notamment, reconnaissons -le dans le domaine judiciaire.
C'était donc bien de la communication "polititocarde" que la médiasphère impose. La preuve en est que les pavés des rues n'ont pas été transformés en barricades. La Bastille on ne l'y reprendra pas deux fois.
Dans le faisceau également momentanée de la com' il y a l'I.S.F. Grand moment d'indignation de l'Empire du Bien car il n'y a aucune raison autre que dogmatique de vouloir taxer l'épargne après avoir imposé les revenus et les revenus de l'épargne. La preuve en est que nous sommes le seul pays aux abois budgétaires pour le faire au nom du scandale que constituerait l'argent qui produirait de l'argent en dormant. Sauf que c'est faux parce que les taux sont bas et que l'argent ne dort en réalité jamais, car même sur un compte bancaire il est recyclé en prêt ou investissement dans l'économie réelle ou en emprunt d'Etat. Alors même que le luxe est soumis à un taux de TVA très majoré, taxer les yachts, voitures et maisons de prestige revient à détourner de les faire réaliser ou acheter chez nous, ce qui est absurde. Il ne reste, comme souvent, que le symbole pour les uns et pour les autres un slogan. Et une réalité: l'État a besoin d'argent. Encore et toujours plus parce qu'il ne sait pas se réformer. C'est devenu une tumeur cancéreuse qui pousse sur le secteur privé. Il se tuera de le tuer.
Mais tout cela ce n'est que l'écume des jours sur laquelle les concitoyens s'étripent sur les réseaux dits sociaux.
Regarder avec un peu de recul le tapage permet d'en constater l'hypocrisie et d'en dénombrer les alibis moraux à des fins politiques du plus bas niveau, celui auquel on s'adresse. Il suffit de lire entre les lignes ou de tendre l'oreille, ou encore de constater que l'image ne correspond pas au commentaire pour s'en convaincre.

Par gilles.huvelin le 17/10/17
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  Il s'agit d'une grille d'analyse qui permet d'identifier les personnes dangereuses et donne à la police la possibilité de travailler de manière plus ciblée.

 

la police, qui croule sous la masse d'informations compte beaucoup sur le système suisse. Image: Keystone
11.06.2017

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Depuis quelques semaines, la police criminelle allemande utilise une méthode mise au point en Suisse pour mieux détecter les terroristes potentiels, notamment les djihadistes. Il s'agit d'une grille d'analyse qui permet d'identifier les personnes dangereuses.

Sur la base d'une série de questions, auxquelles la police peut répondre avec les informations dont elle dispose, le système nommé «RADAR-iTE» évalue le risque qu'un suspect commette un attentat, a indiqué dimanche l'Office fédéral allemand de police criminelle (BKA), confirmant une information de plusieurs journaux. Ce risque peut être «modéré», «supérieur à la moyenne» ou «élevé».

Cette méthode d'analyse a été développée par Jérôme Endrass, qui est responsable suppléant du service psychiatrique et psychologique à l'Office d'exécution des peines du canton de Zurich et professeur à l'Université de Constance (D). Ce scientifique, qui s'attelle depuis des années à identifier les djihadistes dangereux, a collaboré avec le BKA.

Le système de filtrage est élaboré de telle sorte que les deux dernières catégories - risque «supérieur à la moyenne» et «élevé» - représentent un nombre de personnes suffisamment restreint pour que des investigations plus poussées puissent être menées sur chacune d'entre elles. Ce filtrage permet à la police, qui croule sous la masse d'informations, de travailler de manière plus ciblée.

Profil des personnes dangereuses

S'agissant du profil des personnes dangereuses, Jérôme Endrass et ses collègues sont arrivés à un constat surprenant: le facteur déterminant n'est pas le lien avec l'extrémisme ou la religion, mais la relation de l'individu avec la violence.

Pour identifier les cas à risque, le système d'analyse va ainsi prendre en compte une série d'informations qui pourraient indiquer une propension à la violence. Par exemple les éventuels délits violents déjà commis, le fait qu'une personne a été confrontée à la violence dans son enfance ou durant une guerre, des pulsions sadiques ou la fascination pour les armes.

Si l'un de ces critères est rempli, il ne suffira alors que d'une légère affinité avec l'extrémisme religieux pour que le système catégorise une personne comme extrêmement dangereuse. Les maladies psychiques constituent un autre indice de la dangerosité d'une personne.

Poser les bonnes questions

Pour trouver le futur auteur d'un attentat parmi 1000 djihadistes, il faut poser les bonnes questions, explique M. Endrass dans une interview publiée par plusieurs journaux dominicaux. «Si l'on s'en tient à l'âge ou à la religion, on n'ira pas très loin».

Et le scientifique d'illustrer son propos par un exemple: «La police de New York définit des critères comme 'jeune, sexe masculin, musulman et condamné pour de petits délits'. Le résultat de ce modèle sans nuances est une surveillance en masse de la population musulmane de New York».

Interrogé sur l'efficacité des critères de son modèle, Jérôme Endrass répond que «même s'ils permettent d'identifier correctement une personne à risque et que la police la surveille en permanence, on ne pourra rien faire si cette personne décidait soudainement de foncer dans une foule avec sa voiture».

90 personnes «à risque» en Suisse

Pour rappel, en Suisse, quelque 90 personnes sont considérées comme «à risque» dans le contexte du djihadisme. Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a introduit cette nouvelle catégorie dans son rapport annuel 2017, publié début mai. En Allemagne, 570 personnes sont actuellement considérées comme «à risque», d'après les évaluations du BKA.

Quant à savoir si les autorités suisses envisagent d'utiliser elles aussi la nouvelle méthode d'analyse...

 

Commentaire:

Les défenseurs des Droits vont adorer ! 

Choisir d'empêcher un acte terrorisme plutôt que d'arrêter le coupable une fois l'acte commis est un choix de société.
 

 

 

Par gilles.huvelin le 13/10/17
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Ce billet qui n’est pas que d’humeur est la suite du précédent intitulé : « L’avenir de la profession en clair ». J’aurais pu donner pour titre à celui-ci : « L’avenir de la profession en sombre ». Aujourd’hui, je voudrais faire tomber un bon nombre de tabous, rien que pour constater le silence assourdissant que cela va produire, au même titre d’ailleurs que l’article précédent.

On y va.

J’ai déjà dit mon émerveillement devant la capacité que des confrères ont de participer activement aux colloques traitant de sujets à la mode, de publier parfois en quantité, d’avoir une fonction élective dans nos institutions,d'exercer un sport ou un art, de militer dans une ou plusieurs associations de défense des droits, ou syndicat, et parfois tout cela en même temps, en ajoutant une activité sur les réseaux sociaux, commentant leurs sorties. Certes, certains d’entre nous dorment peu, juste 4 heures, nous ne sommes pas tous égaux et nous ne disposons pas tous de la même capacité de travail. Reste, pour le commun des mortels que 7 h de sommeil est la règle minimum, pour 12 heures de travail quotidien plus des empiétements sur le week-end, auxquels s’ajoutent une vie de famille. Je veux bien tout ce qu’on m’expliquera sur la capacité de disponibilité dans un métier où plus on en fait et plus on peut en faire, mais je crois aussi qu’il y a d’un côté des gérants de Cabinets, des avocats dont la mission est de gérer un carnet d’adresses, des confrères qui sont avocats sur leurs cartes de visite, et ceux qui sont au charbon avec un passeport pour le burn out.

Ces derniers à qui personne ne demande leur avis, sauf pour ne pas en tenir compte ou l’éluder, forment les bataillons d’abstentionnistes à chaque élection professionnelle ou constituent la base d’un vote protestataire contre des institutions de plus en plus éloignées de leur quotidien, donnant par ailleurs un porte-voix à une "élite" hors sol.

On voit bien la distance entre ceux qui représentent des Cabinets dans les réunions et ceux qui travaillent pour ces structures d'exercice d'importance ou de niche et la rupture d'avec les libéraux indépendants individuels. La séparation est cruellement consommée.

Force est de remarquer que le gentil confrère souriant, attentif, candidat plein de bonne volonté, est devenu un MCO ou élu au CNB qui s'est fait phagocyter rapidement. Outre le travail en commission et la lecture de nombreux rapports dont les conclusions sont soumises à des débats clivants, nos élus sont happés par des sujets sociétaux stratosphériques qui laissent pantois leurs électeurs. Leurs activités bénévoles et chronophages leur laissent peu de temps pour un métier que nous savons tous, dévorant ; de sorte qu’ils ne peuvent guère avoir de recul sur leurs travaux ni le temps pour une remise en cause qui leur parait superfétatoire de leur fonction autant que des mobiles et des objectifs de l’institution à laquelle ils participent.

Quant à l’idée que chaque institution ne doit pas aller sur les plates-bandes de sa voisine, ce n’est pas encore ancré dans des esprits parfois carrieristes et syndicaux. Le déchirement de la profession y trouve ses sources aggravées par la fin de l’unicité du Barreau au delà de ce que j'ai dit plus haut. La spécialisation et même l'hyper spécialisation a eu un effet centrifuge.Les clubs sportifs du Barreau n'étant pas la panacée pour améliorer les choses. Les commercialistes ne fréquentent pas les civilistes, pas plus que les publicistes, et réciproquement, tandis que les pénalistes laissent paraître qu’ils forment un Barreau à part de tous les autres confrères en leur laissant croire qu'ils les considèrent comme des larves laissant d’autant plus indifférent que les feux de la rampe ne les atteindront pas. On ne passe pas entre les stars et la lumière. Je force le trait, ce n’est même plus de la caricature me direz-vous. Sauf que n’ont grâce dans le métier que ceux qui pensent comme les médias et inversement, sachant que seul le bon ton lénifiant d’idées dogmatiques sur les Droits et l’Etat de droit est seul permis comme seul le bon mot avait cours à Versailles sous Louis XVI, à peine d’excommunication, sauf rares protections médiatiques parcimonieuses. Une part de notre Barreau exerce une forme de terrorisme intellectuel de bon aloi, donc de gauche, voire d’extrême gauche. Ce ne serait que drôle si en définitive, ne se préoccupent plus du sort du métier et de ses institutions que de petites coteries de cour de quelques milliers de personnes se répartissant entre conservateurs bornés, modernes indigents ou présomptueux et des défenseurs de prés carrés, ensemble d’où partent des attaques malveillantes contre notre Bâtonnier à qui quelques-uns reprochent d’avoir tenté de réformer le mode de pensée du métier, le fonctionnement de l’Ordre, tout en défendant nos valeurs cardinales, sans laisser faire n'importe quoi à quiconque. Pardon aux rares intelligences et esprits brillantissimes qui ne font pas partie du marigot sus décrié tout en se dévouant pour la profession aux dépens de leur Cabinet et de leur vie personnelle ; ils se reconnaitront. Je les salue bien bas et les en remercie.

Tout cela est sans intérêt, sauf comme je le fais, pour me faire des amis, si la profession ne se donnait la mort avec entrain. Je passe sur quarante années pendant laquelle elle a, chronologiquement ou pas, nié que nos Cabinets étaient des entreprises, nous a interdit de nous rendre chez nos clients, de faire de la publicité et du démarchage, d'avoir une formation commune avec les magistrats, de se constituer en société commerciale, de travailler en entreprise, toute chose pour lesquelles il existe encore bien des réticences. Dans le droit fil de cette ringardise l’interdiction de constituer des structures professionnelles d’exercice avec les Commissaires aux Comptes, sachant qu’ils sont aussi experts-comptables, ce qui revient à vider la réforme de son objectif, toujours au nom des grands principes et de la déontologie car c’est toujours comme cela que nos instances guère représentatives en définitive se sont opposées à tout. Laissons la liberté de leur choix à ceux qui veulent entreprendre. Une pensée en passant à notre Confrère Arnaud LIZOP ! Les anciens Bâtonniers et les AMCO qui n'ont eu de cesse de lui mettre les bâtons dans les roues lorsqu'il a créé AVOCAP se reconnaîtront. Merci à ceux qui depuis lui ont prodigué leur soutien....tout en maintenant la "Pépinière" ou son avatar sans autre objectif que de lui laisser un caillou dans la chaussure et plus encore sans doute pour ne pas désavouer ce que leurs prédécesseurs ont commis...Insupportable démarche intellectuelle que de considérer que ce qui ne vient pas de l'Ordre est un désordre. Heureusement ce temps semble s'amender sous l'impulsion de notre Batonnier Frédéric SICARD, ce qui lui vaut certainement des inimitiés dissimulées car ce métier est hypocrite, et  ses institutions des paniers de crabes pour des apparences de pouvoir, à la gloire d'egos démesurés. Seul ce triste constat et quelques petits intérêts sordides, peuvent expliquer la bassesse des attaques injustifiées dont notre confrère Frédéric SICARD est l'objet depuis le premier jour de son mandat.

Le combat actuel est la négation du marché du droit comme un marché de prestations de services malgré l’affirmation de Bruxelles qui ne veut plus entendre parler de monopoles ou de privilèges corporatifs tout en nous poussant à accepter d’être aussi avocat en entreprise, ce qui se fait ailleurs en Europe depuis belle lurette.Là encore nous sommes très en retard.

Si nous affichons 67 000 avocats sur le papier en France, je fais remarquer qu’un bon nombre devraient être omis faute d’exercer le métier du tout, ou peu, puisque rien qu’à Paris 10 000 confrères n’ont pas assez de revenus professionnels pour que l’Ordre leur demande de payer leur cotisation. La réalité est donc que le marché du droit ne répond pas aux besoins d’activité de toute la profession et que parallèlement des entreprises commerciales viennent en concurrence frontale dans l'attente de la libre prestation juridique sur un marché que l'U.E. veut ouvrir.

Je passe sur les confrères qui ont une mission permanente indispensable auprès de l’Ordre à plein temps et sont en réalité des juristes d’entreprise au même titre que les juristes des Caisses Sociales sont des avocats en entreprise qui plaident régulièrement devant les juridictions de première instance. Que dire des représentants syndicaux qui exercent bel et bien notre métier ?

En résumé notre statut craque de partout et le numérique impose un marché commercial du droit que Bruxelles entend dérégulariser. On peut s’y opposer mais pour cela il faut s’en donner les moyens intellectuels et matériels. Il faut avoir un modèle économique, reprendre la défense des plus démunis à notre seule charge, et séparer clairement l’activité judiciaire, du juridique…autrement dit, revenir à ce qui se faisait avant la loi de 1971, le numérique en plus. Ce "numérique" dans lequel s'engouffrent intellectuellement ceux qui nous parlent aujourd'hui de Bordeaux comme d'autres parlaient depuis New-York pendant le dernier conflit mondial en date, en théorisant un avenir informatisé qui n'existe encore que dans les "incubateurs" des principaux Barreaux que l'on fédéralise pour leur donner une vitrine, mais surtout  sur le papier...ce qui est un comble. Ceux qui se sont lancés doivent avoir recours à des emprunts importants. Pour l'heure, investir dans une plateforme, c'est un peu le canal de Panama sans les moustiques. D'ailleurs à ma connaissance, aucun des ténors bateleurs de notre avenir ne s'est lancé...pour l'heure il s'agit de discours pour campagne électrorale à venir.

On peut ne pas être d’accord sur cette conclusion, et j’attends vos commentaires ci-dessous, qui ne manqueront pas d'animer et d'éclairer nos élections professionnelles du mois de Novembre.

"Représenter les avocats n'est pas un jeu de pouvoir mais un devoir d'entraide au service de l'intérêt général" serait un excellent thème, mais pas seulement.

J'ajoute à la suite d'un échange à propos de cet article avec notre confrère Jean-Pierre Grandjean qui ne partage pas mon point de vue, que les visées de Bruxelles pour une dérégulation du marché du droit pourrait bien faire que l'adhésion à un Ordre ne pourrait plus concerner que les avocats consacrés au judiciaire, les autres pratiquant le commerce du droit n'y aurait pas d'obligation. En définitive même pour l'activité judiciaire l'adhésion à un Ordre pourrait être qu'une forme de label. A y bien réfléchir...les labels pourraient être délivrés aux adhérents de nos actuels syndicats. Je ne doute pas du coup de leur tentation. ..et de trouver là une nouvelle force centrifuge de désagrégation de nos institutions, à laquelle en définitive beaucoup semblent consciemment ou pas concourir à leur perte.

Le marché commercial du droit dérégulé voulu par Bruxelles sera la mort de notre métier et des Ordres établis. Fin d'une époque. Les professionnels de la profession auront enfin eu la peau de leur pré carré par l'implosion de la profession, dont ils s'étonneront...en disant qu'ils n'ont rien à se reprocher puisqu'ils ont défendu les principes et non leurs privilèges. Je les vois déjà dans les canots de sauvetage de la CNDA2017 d'où ils nous disent tout le bien de la Grande Profession du Droit et d'une interprofessionnalité réservée à ceux qui pourront rentrer dans le modèle concocté nécessitant des moyens ou d'être cooptés. C'est un peu comme l'histoire de l'avion qui continu de planer au-dessus de l'océan avec ses réacteurs en feu et dans la carlingue duquel une voix annonce..."Par les hublots sur votre gauche vous pouvez voir le radeau d'où l'equipage vous parle."

Par gilles.huvelin le 10/10/17
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Quel sera le modèle économique d'un marché commercial numérique juridique et judiciaire ? Revenons un peu en arrière pour mieux nous projeter dans notre avenir professionnel proche. Nous avions deux fois plus de dossiers à traiter et nous étions tous généralistes. Le droit était affaire de professionnels peu nombreux qui se connaissaient. Les brebis galeuses étaient connues de tous et l'entourloupe exclue car le renvoi d'ascenseur immédiat. Nous avions le temps de déjeuner à la buvette du Palais et les fast food n'avaient pas pris la place des restaurants. Pas de téléphone portable ni tablettes, le courrier postal était bien assez rapide et fiable. Nous disposions de personnel, secrétaires, dactylos, standardiste, clerc d'audience chargé des écritures et clerc du Palais, d'Aide-comptable alors même que la TVA ne nous était pas encore imputable. Nombre de confrères ne manquaient pas en semaine d'aller à une exposition, une vente à Drouot, ou suivre une course hippique... En deux décennies, tout le monde a basculé dans l'activité dominante puis la spécialité voire l'hyper spécialisation. Le responsabilité du Barreau face à cette dérive due à l'inflation des textes autant qu'à une jurisprudence legislative, notamment dans le droit du travail, est patente. Puis depuis 20 ans, les effectifs de la profession ont explosé alors que l'économie ne cesse de ralentir. Nous sommes en stagflation depuis plus de 10 ans. L'augmentation du chiffre d'affaires globale de la profession ne profite qu'aux grosses structures d'exercice selon le modèle anglo-saxon en général. C'est comme l'augmentation du PIB d'1,8% qui nous est annoncé. Il est le fait des entreprises du CAC 40. Pas que mais je suis polémiste pour faire remarquer la captation de l'économie. Le nombre de procédures de fond à diminué de 60% en un plus d'une décennie au Tribunal de Commerce de Paris. Ce qui est aussi largement la conséquence de la fusion des opérateurs économiques, des compagnies d'assurance et des Banques. Parallèlement les outils informatiques ont révolutionné le travail des Cabinets. Les avocats tapent leur courier qui sont devenus de simples mails, leurs actes et conclusions, et font leur café tout seul. Ils ont des robots pour standard encore que vous ne pouvez plus joindre qui que ce soit au téléphone et la buvette du Palais est devenu un lieu de stockage d'archives: qui a encore le temps de déjeuner ? Beaucoup d'avocats partaient deux mois l'été, puis ils fermaient leur Cabinet "que" le mois d'août, je n'en connais pas qui partent maintenant plus de quinze jours. Les journée de travail devenues intenses et stressantes se sont allongées, les week-end sont souvent amputés. L'externalisation des tâches est la règle. Soyons francs depuis la fin des années 70, le métier est incontournablement un métier à plein temps au sens premier du terme. Sauf à gérer un Cabinet ou un carnet d'adresses plutôt que d'exercer, faire autre chose que son métier revient à menacer son activité durablement. Les Cabinets les plus importants ne faisaient que des fusions, des absoprtions et méprisaient le contentieux, ignorant le judiciaire. Puis, la situation économique ayant basculé ils se sont emparé du contentieux et sous couvert de modernité, ont affirmé que le judiciaire, c'est fini, place à la médiation et au clic sur le mulot pour toutes les procédures. Pour l'heure ces Cabinets délaissent le recouvrement qui implique de maîtriser le judiciaire. En plus les marges se sont effondrées rendant ce domaine d'activité moins attractifs que les nouveaux parmi lesquels la fameuse "compliance" découlant de la poursuite de la complexification devenue mondiale du droit qui frappe les entreprises. Cette fuite en avant des Cabinets d'avocats de structures anglo-saxonnes dit d'affaires est la conséquence d'une baisse des prix induit par la baisse des coûts de production de la prestation de services, aggravée par une concurrence accrue, la perte évidente également du prestige de l'avocat dans la société, comme il en est pour le médecin et d'autres professionnels libéraux que nos politiciens d'ailleurs détestent ...car pour eux le monde du travail se divise en deux, les fonctionnaires qui peuvent faire grève d'un côté et de l'autre les salariés.

Il y a deux conséquences visibles immédiatement: la paupérisation de la profession. 30% de nos confrères parisiens sont dispensés de payer leur cotisation ordinale et 30% de membres de notre Barreau sont des collaborateurs libéraux.  Ces deux tiers ne se confondent pas. Par ailleurs l'unité de la profession n'existe plus. Il y a d'un côté les pénalistes qui seront appelés d'ailleurs à se regrouper massivement, de l'autre les grosses structures d'exercice, et le reste qui est déjà passé par pertes et profits, puisque seule la macro-économie du métier est une approche statistique concevable. Le numérique nous est annoncé comme notre avenir. Fintechs, plateformes, prédictivité, banques de données, cloud, blockchains et coffre-forts virtuels, le digital est partout mais bientôt il n'y a aura plus que cela. On nous le dit partout et tout le temps depuis cinq ans mais de plus en plus fréquemment et de façon plus urgente et pressante. Cela s'inscrit dans l'alignement de notre droit sur la modèle anglo-saxon dont nous absorbons les pratiques dans la perspective de la constitution d'une plaque économique tectonique absorbant l'Amérique du Nord et l'Europe. Donc l'exploitation du marché du droit dans cet ensemble sera commercial et doté d'une grande profession du droit soumis à la dérégulation en réalité parce que c'est l'objectif de Bruxelles. Et cette perspective est inscrite dans la révolution numérique. Mais vous avez remarqué que les colloques éludent toujours le modèle économique de la profession découlant du choix d'une industrie commerciale numérisée du droit et de la justice. Le seul modèle pertinent qui s'offre à nos yeux est celui des chauffeurs de taxi à Paris. Fini, bien sûr, les princes russes des années vingt puis les artisans qui connaissaient Paris comme leur poche, qui savaient vous emmener en sachant où étaient les travaux et à quelle heure il fallait éviter une rue. Ça c'était avant les couloirs de bus. Je passe sur une période de nullités professionnelles imposées par la Préfecture au grand' damme de la profession. Maintenant nous avons deux compagnies de taxis et des uberisés collés à leur GPS. La profession rapportent à ceux qui l'exploitent ou la dirigent dans des bureaux. C'est ce qui nous attend.

Déjà les avocats travaillent isolés chacun devant son écran. Pendant ce temps à longueur d'année nous voyons pérorer une poignée d'happy fews de sénacles dans tous les séminaires, conférences et colloques (le symposium se fait plus rare) qui nous expliquent ce que nous faisons déjà mais pas comment ils vont, à terme, exploiter le marché du droit...Entre-nous soit dit, chapeau bas, je ne sais pas comment ils trouvent la disponibilité avec un métier aussi exigeant que le nôtre.

Toutes les procédures seront sur le modèle de la procédure devant le T.A.. Nous ne verrons plus le juge. Nous ne plaiderons plus. Nous ne verrons plus les clients. Tout sera dématérialisé. C'est ce que veut Bruxelles et c'est déjà décidé. Seules les structures qui auront réuni les moyens exploiteront le marché du droit à leur seul profit avec ceux, pas tous avocats, qui sont actuellement sur les estrades à raconter les outils numeriques...qui vont leur permettre exploiter la profession juridique dérégulée pour chaluter le marché, mais ça, le fameux modèle économique, on ne nous en parle pas. On nous parle de management horizontale et qualité de la vie personnelle en rapport avec la vie professionnelle, pour l'emballage. En fait demain pour le métier ce sera "soleil vert" de Fleischer. Qui sera sur les tractopelles et qui sera sous la bulle en verre avec de l'air filtré au milieu des petites fleurs ? Est-ce que ce sera vous ? Pensez-y en votant au mois de Novembre aux élections professionnelles si vous ne voulez pas dans 5 ans vous retrouver devant les tractopelles et ne pas voir notre serment amputé du mot "humanité." Les avocats sans robes de demain ne sont que des avocats qui se dérobent aujourd'hui face au débat de fond. Il faut obtenir les moyens juridiques et matériels permettant à 75 % des confrères qui ne font pas partie des grosses strutures, de se regrouper pour le défi annoncé et s'approprier l'évolution du numérique. Seule cette solution permettra de maintenir de fait le rôle de l'avocat dans les principes fondateurs de la profession face à des praticiens uberisés dans un marché du droit capté et asservi par ceux qui auront seuls les moyens matériels de s'en emparer. Le choix est le suivant: le commerce du droit ou rester avocat. Être les esclaves des acteurs du marché ou non. L'avenir de notre profession se joue au mois de Novembre. « Le désintéressement, l’humanité, l’oubli de soi, c’est d’abord pour cela que l’on devient avocat »(Attias Dominique)
Pourquoi allez- vous le rester à l'heure du numérique dans le marché commercial du droit dérégulé ? Réponse dans les urnes ?

Par gilles.huvelin le 09/10/17
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Une relation me confie que le médicament indispensable qu'elle achète sur prescription médicale en France 17 euros, elle le paie 9 euros au Portugal. La différence entre les deux pays ?  Au Portugal il n'y a pas de Sécurité Sociale.
Pas de questions de la mediasphère. Le mondial du foot, c'est plus important
Un rapport scientifique incontesté  déposé au printemps, ce que l'on nous a caché, auprès de l'Agence de la Santé dénonce les effets de l'aluminium et son absence d'inocuité. Une idée établie est tombée: ce n'est pas une question de quantité. Or sur de petits enfants, dont le système immunitaire n'est pas achevé, la campagne de vaccination contre 11 maladies est toujours programmée à partir du mois de janvier prochain. Si les conclusions du rapport sont connues, le rapport lui même n'a pas été révélé. La Presse est taisante et ne pose pas de question. Parler des " mouvements sociaux" qui font "psssicht", c'est plus important.
Il a filtré pendant une journée que 50 médicaments anticancéreux bien qu'onéreux et remboursés sont sans effets. Et après, pourquoi voulez vous que les journalistes ne lâchent pas le sujet ? 
Le nouveau Levothyrox est un pur scandale et la gestion du retour nécessaire de l'ancien autant que sa mise à disposition en est un autre. Après quelques vagues médiatiques psychanalytiques les médias laissent tomber un pesant silence sur la situation de plusieurs millions de malades dépendants de ce médicament.
Depuis plus de 25 ans, "on" nous a dit que la graisse est à proscrire et que le sucre, c'est bon, puis "on" s'est aperçu que le sucre n'était pas aussi bon que les industriels le pensaient. Reste que les mesures d'allègement de la quantité de ces composants au même titre que le sel dont on ne parle plus des effets ne sont pas une action de nos "autorités" la plus dynamique pour utiliser un euphémisme. Coup de tonnerre ce matin, le gras c'est devenu bien à condition de privilégier toutefois les graisses végétales et le sucre que l'on trouve dans beaucoup d'aliments  (céréale, riz, féculents...) doit être évité.
Cela résulte d'une enquête qui a duré un quart de siècle sur plus de 35000 personnes dans 38 pays si j'ai bien suivi.
On reparlera-t-on demain ? Il faudrait parler des produits alimentaires transformés et de l'absence d'action de l'État notamment sur une question majeure de Santé publique.
Reste le Diesel que l'Etat a favorisé pour le combattre mollement par la suite sans vouloir l'éradiquer malgré 40 000 morts par an du fait de la pollution atmosphérique, en faisant tout pour interdire de fait les voitures de rouler à Paris au lieu d'interdire les moteurs diesel progressivement comme Tokyo y est parvenu en 10 ans !
Quant à avoir des espaces verts dans Paris...plutôt bétonner et si possible de plus en plus haut.
A quoi ça sert d'avoir une agence du Médicament, une agence de la Santé, un ministère de la Santé, un de l'Environnement, et des journalistes ?
Les organisations des droits de l'Homme s'occupent de quoi au juste ?
L'Ordre des médecins ? Le défenseur des droits se préoccupe de quoi aussi ?
Le droit à la Santé, qui le défend ?
Et cerise sur le gâteau...on apprend maintenant l'homéopathie est un placebo ! Au moins, si cela ne peut pas faire de mal, cela n'est pas remboursé par la Sécurité Sociale.