gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 23/03/18
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En droit pénal français, la garde à vue est définie par l'article 62-2 du code de procédure pénale comme étant :

« une mesure de contrainte décidée par un officier de police judiciaire, sous le contrôle de l'autorité judiciaire, par laquelle une personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d'une peine d'emprisonnement est maintenue à la disposition des enquêteurs.

Cette mesure doit constituer l'unique moyen de parvenir à l'un au moins des objectifs suivants :

1° Permettre l'exécution des investigations impliquant la présence ou la participation de la personne ;

2° Garantir la présentation de la personne devant le procureur de la République afin que ce magistrat puisse apprécier la suite à donner à l'enquête ;

3° Empêcher que la personne ne modifie les preuves ou indices matériels ;

4° Empêcher que la personne ne fasse pression sur les témoins ou les victimes ainsi que sur leur famille ou leurs proches ;

5° Empêcher que la personne ne se concerte avec d'autres personnes susceptibles d'être ses coauteurs ou complices ;

6° Garantir la mise en œuvre des mesures destinées à faire cesser le crime ou le délit.  »

Maintenant vous pouvez vous faire une opinion personnelle du respect de la loi dans un cas récent très médiatisé et vous interroger sur la légalité des 800 000 gardes à vue annuelles.

Et là vous n'avez pas vu les avocats défenseurs des libertés individuelles dans la rue, ni même voter une résolution de protestation...

Depuis des années la profession a laissé dériver l'usage de la garde à vue et elle s'étonne que la LPJ fasse le choix de la procédure accusatoire, un peu comme si le passage de la profession à la TVA n'avait pas annoncé le marché commercial du droit...

Par gilles.huvelin le 17/03/18
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En écoutant la musique d'Ennio Morricone (Il était une fois dans l'Ouest), j'ai toujours cru que c'était une voix de femme que  j'entendais
En fait, ce qu'on entend est un " thérémine "

Selon Wikipedia, le thérémine est un des plus anciens instruments  de musique électronique, inventé en 1919 par le Russe Lev Sergueïevitch Termen connu sous le nom de " Léon Theremin ".
Composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes,  l'instrument a la particularité de produire de la musique sans  être touché par l'’instrumentiste.
Dans sa version la plus répandue, la main droite commande la  hauteur de la note, en faisant varier sa distance à l'antenne verticale et l'antenne horizontale, en forme de boucle, est  utilisée pour faire varier le volume selon sa distance à la main  gauche.
Cela donne ça, ce morceau de la musique extraordinaire d'Ennio  Morricone " Il était une fois dans l'Ouest " joué sur un thérémine par Katica Illenyi. Un agréable moment musical pour se préparer au repos....Un bonheur:
https://www.youtube.com/embed/lY7sXKGZl2w

Par gilles.huvelin le 07/03/18
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Et bien, c'est tout simple, nos têtes pensantes consacrées aux grands principes les ont oubliés dans la perspectives du déménagement du TGI notamment dans les 3 boîtes superposés qui valent à ce chef d'oeuvre architectural d'être appelé affectueusement "Les containers".
Du coup ces trois services vont se retrouver dans des boîtes du plus bel effet au rez de chaussée en attendant au moins que le SVS (service des ventes et des saisies immobilières) soit installé dans la deuxième maison de l'avocat. Je ne dis pas seconde car je suis plein d'espoir. Bien entendu le projet comporte une crèche pour les personnels des greffes, les magistrates et les avocates ainsi que le public dont nous apprécions tant les cris et les pleurs des bambins dans les salles d'audience des TI...Non je blague. Pourquoi voulez-vous que ce soit prévu depuis le temps que ça fait partie des promesses de campagne au moment où on est capable d'oublier le Bureau Pénal ?
Au moins avec le Président Hayat nous nous réjouissons d'avance de disposer de toilettes publiques neuves et modernes. Avec un peu de chance il y aura des pateres pour accrocher ses affaires. Pour le reste retenons que nos intellectuels ont retenu le blanc plus blanc que blanc pour couleur du sol des murs et des plafonds du rez-de-chaussée par lequel 3 000 personnes par jour passeront. Pour l'instant je ne sais toujours pas si l'immeuble construit par Bouygues peut se connecter à Orange...
On peut rire de tout, non ?

Par gilles.huvelin le 06/03/18
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Sous une petite pluie fine, Je trouve tard le long du mur dans une rue proche du Cabinet, et de La Madeleine, un porte-cartes de marque en cuir fin. Il contient deux cartes bancaires. L'une est émise par un établissement francais très grand public et l'autre par une banque très prestigieuse de Londres auquel tout le monde n'a pas accès. Je recherche sur les réseaux sociaux si le nom qui me dit rien de particulier peut correspondre au titulaire des deux cartes. Il y a une liste d'homonymes assez longue pour me dissuader d'aller à la pêche. Parmi eux un chanteur de rap et un entrepreneur dans l'informatique pourvu d'une petite notoriété qui leur donne une visibilité sur Google mais sans référence permettant de leur laisser un message rassurant. Le lendemain je commence par me rendre à l'une de la multitude d'agences de l'établissement français émettrice de la première des cartes dont le personnel ressemble à celui du métro. Je remets au guichet leur carte bancaire et demande s'il est possible de faire restituer le porte-cartes à son propriétaire. En fait rien ne le permet dans la procédure du GIE interbancaire et de toute évidence le personnel n'est pas motivé pour se bouger. Je me remémore le temps pas si lointain où tout le monde se serait plié en quatre pour rendre service à un contemporain...On sellait son cheval pour moins que cela. L'époque des coups de cravache étant révolu y compris à l'égard des chevaux, ce qui me semble pertinent pour ces derniers, je n'insiste même pas, me disant que j'aurais plus de succès auprès de la prestigieuse banque anglaise qui est certainement aux petits soins pour ses clients vu le montant des frais de tenu de compte pratiqués. Pour vous donner une idée, bande de larves, lorsque vous appelez au téléphone un robot au menu déroulant uniquement en anglais sans accès possible à un conseiller, c'est d'entrer de jeu, 3 euros. Comme le Cabinet n'est pas très éloigné de l'adresse de la banque en question, et que mon état m'autorise la disponibilité, je me rends à pieds pas loin, mais sans rapport, de la Fondation Rothschild. Immeuble sécurisé et façade en marbre blanc comme l'intérieur. La Banque occupe un ou plusieurs niveaux aux côtés d'enseignes très connues du monde des affaires qui remplissent le reste du bâtiment. Après le sas de sécurité dans lequel je pourrais garé une limousine, j'accede à un hall vertigineux avec puits de lumière hollywoodien, murs végétalises et un comptoir d'un blanc immaculé derrière lequel sont installées deux gravures de mode sur papier glacé. "Bonjour Madame" et je raconte la raison de ma visite. Elle décroche son téléphone et s'entretient un temps avec un lampiste qui lui fait me dire que la banque n'a pas d'agences à Paris, ce que je savais, et que leur unique bureau ne traite que les investissements et rien d'autres. En revanche leur correspondant pour les opérations bancaires de leurs clients en France est une autre banque anglaise qui a ses bureaux dans l'avenue qui fait l'angle."Tournez deux fois à gauche en sortant". Je me disais aussi que ce ne serait pas simple, même à ce niveau, le fameux, "c'est pas moi, c'est l'autre" a cours. D'ores et déjà je me dis qu'ils viennent de perdre par avance mon hypothétique clientèle. Naturellement pour rejoindre la banque correspondante, c'était deux fois à droite. L'immeuble est totalement consacré à l'établissement financier. Sas plus modeste et une seule charmante hôtesse avec un très joli maquillage de nuit m'accueille. " Ah mais Monsieur, ici vous êtes au siège et personne ne peut pendre en charge ce problème. Cependant vous trouverez une agence clientèle..." Il fait beau et j'ai le temps d'autant plus que je vais dans la direction indiquée pour déposer un pli auprès de ma banque. Je fais preuve de patience en me disant toutefois que je comprends mieux pourquoi le traité de Lancaster n'aboutit jamais lorsqu'il s'agit de réaliser un programme d'armement. Arrivé à l'agence de la banque correspondante à deux pas des "Champs", je passe après une temporisation qui fait penser à un feu rouge de province dans le hall vitré qui permet de constater que tous les bureaux sont vides à part celui de l'accueil. Pour la énième fois je raconte, cette fois à un guichetier homme orchestre, ce qui m'amène. Il doit bien être possible de faire parvenir le porte-cartes au titulaire de la carte bancaire. Il ne fait même pas semblant d'approuver. Il repousse vers moi le porte-cartes, s'empare de la carte bancaire noire et or en me disant qu'il va l'adresser au GIE bien que vraisemblablement le "porteur" a dû faire opposition. Pour le reste il ne peut rien car si l'Agence fait bien les opérations bancaires pour le compte de sa consoeur, elle n'a pas accès pour autant à ses données. Il faudrait contacter le siège à Londres et le temps que quelqu'un s'en préoccupe...si jamais... Le "Brexit" s'impose. J'espère qu'il sera particulièrement sévère pour les banques anglaises. Je retrouve la mienne, pour y deposer mon pli, elle me chouchoute depuis 1976 et me suis à travers le monde 24h/24 et 7j/7. Le CIC. Quand au porte-cartes il attend aux objets trouvés. Bêtement, car j'aurais dû m'adresser à ma banque.

Par gilles.huvelin le 05/03/18
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Personne n'a de doute. Un jour l'humanité disparaîtra de la surface de la Terre. La seule question est: quand ? Ce qui est confortable est que nous n'en savons bien sûr rien. Nous ne pouvons faire un parallèle avec notre vie. Nous savons que nous disparaitrons mais pas quand, ni pourquoi, ni comment. Nous le découvrirons, le constaterons, le devinerons, avec un peu de chance pendant notre sommeil ou instantanément. Depuis l'apocalypse de Saint Jean, l'humanité n'a cessé de laisser son imagination galoper pour annoncer la "fin du monde". En faire l'inventaire serait tantôt drolatique tant les superstitions et l'ignorance ont été des sources prolixes, tantôt préoccupantes car scientifiquement plus solidement alarmantes. Les hypothèses les plus vraisemblables sont: l'explosion de l'un des cratères géants dont celui de Yellowstone est le plus connu, qui pourrait obscurcir le ciel pendant plus de deux ans, arrêtant la photosynthèse; la pollution de l'air et la modification de l'atmosphère du fait du réchauffement climatique, la modification du champs magnétique terrestre, le dérèglement de l'activité solaire, des épidémies, la collision avec une comète et d'autres potentialités liées à l'activité humaine. De tout temps, de la même façon les auteurs et les chercheurs ont imaginé la survie de l'humanité soit en concevant des sanctuaires bunkerisés ou sous-marins, soit une évasion vers une autre planète. Peu de gens se sont interrogés sur l'intérêt de pérenniser l'espèce humaine et encore moins me semble-t'il, ont conçu l'idée que sa disparition serait un non-évènement interstellaire. C'est pourtant une perception intéressante à beaucoup de point de vue. Mais peut-être que la marche suicidaire de notre espèce que constitue le pillage du vaisseau spatial qu'est notre Terre est logique. L'aboutissement d'une autodestruction qui est celle de tous les empires et de toutes les civilisations par la bêtise armant l'égoïsme est probablement une destinée chromosomique. Tout est voué à disparaître, et vouloir conserver est de mon point de vue assez irrationnel pour un monde voué à s'éteindre. Le propre de la matière organisée qu'est la vie, c'est la reproduction. C 'est aussi la seule justification de son adaptation. Tout cela a déjà été dit et bien mieux depuis des temps immémoriaux. Ici je veux dire que ce que l'humanité sait, nous devrions en tenir compte au quotidien. Le temps, qui n'est pas uniforme, est impossible à définir autrement qu'en creux. De tout cela il faut garder à l'esprit que la nécessité comme l'urgence n'est qu'une abstraction. Aussi, Monsieur ne Président je vous remercie de bien vouloir considérer ma demande de renvoi avec une particulière bienveillante sagesse...
Entre la naissance et la mort, il n'y a rien d'urgent. Et rien de sérieux.

Par gilles.huvelin le 02/03/18
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Le discours sur le respect dû aux autres mammifères et les animaux en général n'est pas nouveau. De Socrate à Montaigne à la création de la SPA à la fin du XIXième siècle, nous retrouvons tout au long de notre Histoire une évolution de nos rapports avec nos colocataires de la même planète. Certes, les guerres napoléoniennes ont fait massacré environ 800 000 chevaux. Un monument émouvant à Londres entre Mayfair et Hyde Park rappelle que les animaux ont pays un lourd tribut dans la guerre sans jamais avoir été volontaires. Reste qu'auprès la charge des dragons britanniques qui enlèvera l'Aigle d'un régiment d'infanterie à Waterloo, il sera dénombré pour l'Histoire, avec les 50% des cavaliers tués, autant de chevaux héroïques. Mais il faut savoir que rien ne se fait sans que des ressorts puissants soient actionnés dans leur propres intérêts. Exemple qui dessille: La SPA en 1890 a été créée parce que les chevaux étaient maltraités dans Paris. Ils tombaient morts dans les rues...provoquant des embouteillages. Il fallait donc fluidifier la circulation. Vous comprenez le mécanisme. Pas d'intérêts, pas d'humanité ni compassion autorisées ou soutenues. Ça marche le plus visiblement dans les rapports de notre société avec les autres mammifères. Comme la production de viandes de boucherie pose des problèmes en terme de consommation d'eau et de fourrage, captant ainsi beaucoup de surface cultivables, nous pouvons nous interroger sur les conditions d'élevage, de transport et d'abattage. Évidemment le but, qui est également sanitaire car la consommation "excessive" de viandes est contre-indiquée pour la santé, est de réduire la production de viande. Nourrir plus de gens et mieux favorise un discours de compassion à l'égard de animaux qui devient la justification médiatique du meilleur sort à leur réserver, ce qui limite la production, les cadences et les capacités d'abattage, surenchérit le prix de la viande et donc, freine la consommation de viande... et donc la production.
On va y arriver. La culpabilisation aidant. Cette recette vaut pour tous les problèmes et réécriture de l'Histoire, et regarder derriere les discours c'est comprendre la solution pragmatique qu'il faut parvenir à atteindre.