gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 11/04/19
Dernier commentaire ajouté il y a 7 mois 1 semaine

Il vaut mieux en rire:

 

Lorsque je donne quatre coups de pédale,   il y en a trois pour le fisc

Bernard Hinault

Le fraudeur fiscal est un contribuable

qui s’obstine à vouloir garder

un peu d’argent pour son propre usage

Philippe Bouvard

Si l’état créait un impôt sur la beauté,

je serais exonéré

Sim

Un millionnaire est un milliardaire

qui vient de payer ses impôts

Jean Rigaux

C’était un Français qui payait tellement d’impôts que le jour où il mourut … le gouvernement fit faillite

Roger Pierre

Les conneries c’est comme les impôts,

on finit toujours par les payer

Michel Audiard

L’impôt est un tribu prélevé sur le travail des uns pour entretenir la paresse des autres

Inconnu

Puisque les impôts ont une assiette,

pourquoi mangent-ils dans la nôtre ?

Alphonse Allais

Chaque contribuable est quelqu’un qui travaille au profit du gouvernement

sans être astreint à passer les

concours de fonctionnaires

Ronald Reagan

Réunion : L’administration française adore ça. Certains fonctionnaires poussent même le raffinement jusqu’à organiser des réunions pour fixer la date des prochaines

Jacques Mailhot

Mon père était fonctionnaire et ma mère ne travaillait pas non plus

Coluche

Un ministère est un lieu où les fonctionnaires qui arrivent en retard croisent ceux qui partent en avance

Clémenceau

Les fonctionnaires sont les meilleurs maris :

quand ils rentrent le soir à la maison, ils ne sont pas fatigués et ont déjà lu le journal

Clémenceau

Les fonctionnaires sont comme les livres d’une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins

Clémenceau

>  La France est un pays extrêmement fertile :

on y plante des fonctionnaires

et il y pousse des impôts

Clémenceau

Et je terminerais par celle dont je ne me

rappelle plus l'auteur :

            Le fisc, c'est l'inverse de l'école : c'est quand tu travailles bien que tu es puni  !

Et n'oubliez pas de regarder la pièce jointe. Humour d'avocat.

Par gilles.huvelin le 11/04/19
Dernier commentaire ajouté il y a 7 mois 2 semaines

En ce tout début de mois d'avril, je me suis interrogé. Le Premier Ministre dévoilait une plaque pour l'inauguration du Tribunal de Grande Instance de Paris qui est ouvert depuis 10 mois.  Évidemment j'ai considéré qu'il s'agissait d'un poisson. D'autant que le CNB annonçait le même jour le passage du RPVA ; cette brouette numérique qui transforme en plus les avocats en greffier ; d'une capacité de 4 à 10 Mo, à partir du 1er septembre. Et puis l'information sur la pose de cette plaque inaugurale étaient cependant relayée par le Cabinet de l'architecte, le Barreau, la Chancellerie, avec force photos. Par ailleurs le même jour, la Bibliothèque Robert Badinter au sein du TGI était également inaugurée en sa présence. Un syndicat avait également diffusé une prise de vue montrant une trentaine de fonctionnaires du Greffe et autant de banderoles, devant un cordon de CRS aussi dense, qui manifestaient dans un espace non loin de l'événement émouvant du dévoilement.
J'ai encore douté de la réalité parce que sur la photographie de la plaque, on y lit que le nom du Premier Ministre, celui du Garde des Sceaux, du Ministre de la Culture et de l'architecte. D'habitude on y voit inscrit également dans le marbre le nom du Maire, du Président du siège, celui du Bâtonnier et du Greffier en chef. Et puis j'ai trouvé sur Facebook de nombreux témoignages de personnalités inconnues du grand public attestant de l'honneur qu'elles avaient vécu en participant à cette séquence cardinale de la vie sociale, au même titre que les remises de médaille: le fameux dévoilement d'une plaque commémorative.

Il a bien fallu que j'accepte de considérer que ce gag, n'était pas une blague.

Or, rien ne se fait à la légère pour ce genre de cérémonie. Il y a donc une signification.  Cet immeuble ne serait pas celui des acteurs de la Justice, dont aucun de ceux qui les incarnent ou les dirigent ne verront leur nom gravé sur cette plaque, contrairement aux usages, et ce serait alors qu'un outil de l'Etat, bâti accessoirement à la gloire de son architecte talentueux. Le pouvoir régalien de la Justice se montre ainsi du ressort du seul domaine de l'Etat, et seule la beauté de la construction qui est une oeuvre, explique que le Ministère de la Culture autant que son concepteur soient associés à la conservation de la mémoire collective de l'évènement. La Justice devient une administration comme une autre, encore que lorsque le siège d'une Caisse d'allocations familiales ou un cité HLM sont inaugurées,  la plaque commémorative comporte le nom du directeur de l'organisme.  Ce ne sera peut-être plus le cas, après tout et pourquoi pas, à l'avenir.
Il est là clairement affirmé la prééminence de l'Etat. La Justice appartient à l'Etat. Et ce dernier en fixe les règles comme il l'entend en toute liberté et sous sa seule responsabilité. Ainsi trois containers architecturaux symbolisant les trois degrés de juridiction, alors que les deux derniers sont restés dans l'île de la Cité, devient le symbole de l'affirmation d'une volonté politique: La justice, c'est l'État. Il en fixe l'organisation, les objectifs et les moyens pour y parvenir. Par la même occasion, il notifie aux avocats, aux magistrats, aux greffiers, qu'ils n'ont droit à aucune manifestation d'une reconnaissance collective, et qu'ils n'ont aucune flatterie individuelle à attendre de la puissance publique pour faire leur boulot. De là à considérer qu'ils feront les frais des prochaines distributions des colifichets de la République, il n'y a qu'un pas. Cela leur notifiera qu'ils doivent faire rentrer dans le rang leurs ouailles, ou que le temps des gadgets est passé. Ce monde nouveau apparaît déjà en Estonie. Ce pays met en place une Intelligence Artificielle qui jugera les petites infractions. La réforme pour la Justice du 21e siècle, comme par ailleurs le développement récent de l'accession des particuliers dans la procédure numérique de la Justice administrative,  ne font plus des avocats, ni des magistrats ou des greffiers, une élite sociale, des membres exceptionnels de notre société, qui nécessitent encore un statut ou des hommages particuliers. La Justice se banalise. Ses acteurs sont banalisés. L'intérêt général et la prééminence de l'Etat impose l'humilité qui comprend la culture des violettes. Une forme de corruption purement intellectuelle prend fin.