gilles.huvelin

aoû
30

Désolant...

Par gilles.huvelin le 30/08/19
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Évidemment, ça se passe dans une province Perse.
Un quidam a décidé de faire construire sur un terrain dont il a hérité. Il emprunte à une banque locale qui lui propose un prêt à taux variable conforme à son taux de solvabilité au moment de la souscription, le tout sur 30 ans et avec une hypothèque. Le dispositif financier toxique bien connu maintenant l'a conduit à ne plus pouvoir rembourser ses mensualités quelques années après. Pas moyen de négocier car entre-temps son emprunt a été cédé à un autre établissement financier. La convention de prêt et l' hypothèque ayant été passées devant notaire, l'emprunteur se retrouve avec un commandement valant saisie de son bien immobilier. A l'audience constatant la validité du commandement valant saisie , l'avocat du créancier produit la mise en demeure emportant déchéance du terme dont l'avocat du débiteur omet de demander la copie. Son client l'informe qu'il n'a jamais reçu la mise en demeure. La décision du juge est rendue et l'avocat de l'emprunteur fait appel de la décision au motif que la prise d'acte de la déchéance du terme n'a jamais été reçue par son client et donc le Commandement valant saisie immobilière est nul. Le moyen invoqué pour la première fois devant la Cour est rejeté.
Ayant réclamé à cor et à cris la communication de la fameuse lettre. Elle est communiquée en photocopie. Il apparaît qu'elle n'a pas été oblitérée, n'a pas été envoyée par conséquent, ce que confirme la poste qui ne connaît pas le numéro de code du suivi de la LRAR, le gribouillis sur un formulaire non conforme présenté comme un accusé de réception n'est pas une signature et certainement pas celle du destinataire. En plus l'adresse du destinataire est erronée: le code postal est faux. L'enveloppe produite (!) fait apparaître l'adresse rayée par une croix, ce qui voudrait dire qu'elle serait revenue à l'expéditeur, mais il n'y a aucune mention du motif. Tout est absurde.
Le débiteur change d'avocat, celui-ci s'empresse de mener un combat judiciaire de retardement de la vente forcée mais ne peut éviter la décision d'adjudication...au profit du directeur de la Banque prêteuse. Bien sûr entre gens de bonne compagnie, il n'a jamais été question pour le nouvel avocat du débiteur de porter plainte pour escroquerie au jugement, ni poursuivre le premier conseil en responsabilité pour faute professionnelle pour ne pas s'être inquiété de la réalité de la mise en demeure. Donc pas de perspective potentielle d'action en révision dont la réussite dans ce contexte a d'ailleurs aucune chance de prospérer, soyons juste.
Tout le monde comprendra pourquoi la Justice en Perse est particulièrement mal perçue et pourquoi 3/4 des clients des avocats persans disent avoir été déçus.
Qu'importe puisque 65% des sondés ont une bonne opinion du Barreau Persan.
Demain il prendra une motion de soutien des droits de l'homme en Arguestiskan oriental et y enverra une mission.
Le débiteur floué de son bien lira cette précieuse information tout à fait réconforté.
Le juge persan qui ne s'est ni aperçu du non respect du contradictoire, ni de la réalité de la mise en demeure a poursuivi sa carrière à l'ancienneté à la proportion de la capacité de nuissance dans le fonctionnement de la Justice de son organisation professionnelle dans la défense de son intérêt général.
Nous pouvons être heureux de ne pas être persans.

Par gilles.huvelin le 19/08/19
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Prise entre les démagogues, les nationalistes et les dogmatiques, la majorité silencieuse a "peur de déplaire, peur de se faire des ennemis, peur de ne pas penser comme tout le monde, peur de peindre la réalité, peur de dire la vérité. Résultat : le mot d’ordre national : Pas d’histoires ! ; la maladie nationale : l’inhibition. » Henry de Montherlant

C'est la raison toujours contemporaine qui fait que le terrorisme intellectuel des conservateurs et des populismes a pris le pas sur les réseaux sociaux et sur les plateaux de chaînes d'information en continue..Le dogmatisme domine encore idéologiquement la communication alors même que les partis politiques et les syndicats qui y ont leur source ont été balayés par la recherche du pragmatisme et de l'efficacité ménageant un équilibre social et budgétaire.

Cela n'a été jusqu'ici possible parce que la majorité est restée silencieuse en laissant le champs de la communication aux plus radicaux de minoraités trotskistes ou des populistes.

Je constaste qu'un mouvement de balancier existe sur les réseaux sociaux. Les libéraux ne laissent plus les doctrinaires et les dogmatiques raconter n'importe quoi pour manipuler l'opinion.

Reste les plateaux de télévision où face aux porte-parole gauchistes et de la pensée unique aux discours rodés sont encore opposés à des timorés convenables qui se laissent en plus couper la parole.. 

La radicalité violente des conservateurs l'est d'autant plus qu'elle est minoritaire et elle le sera d'autant plus qu'elle est de plus en plus minoritaire au point de devenir un repoussoir. A ce stade, les manipulateurs des concepts qui ont mené à la dictature au profit de mafias partout dans le monde et de tous les temps vont avoir du mal à garder leur prébendes politiques.

On ne parlait de leur vivant que de Sartre qui a toujours eu tort et on vouait aux gémonies Raymond Aron qui a très souvent eu raison. La postérité a donné raison à Ryamond Aron. Et Sartre a reconnu que Raymond Aron avait raison: on ne peut pas sacrifier les droits de l'homme sur l'autel du communisme. 

L'effort, les devoirs, la responsabilité, sont les piliers d'une démocratie lucide fondée sur l'éducation. Il est impossible de réformer notre pays sans que l'action soit portée sur ces fondamentaux accompagnés d'une volonté commune de les défendre.  Il n'y a pas de République sans respect de la loi et un pouvoir régalien fort, déterminé à la faire appliquer.

Tout le reste aujourd'hui, au moment où nous sommes arrivés à l'absolue nécessité de redresser les comptes de la Nation, éradiquer les déficits structurels et redresser la balance commerciale de notre pays par la réindustrialisation et le travail de chacun, n'est que commentaire de chroniqueur en mal de copie et programmes politiciens électoraux.

Ne nous y trompons pas: l'écologie est une nouvel frontière économique. Il ne peut exister qu'un écologie rentable sur un marché sovable. Si elle est subventionnée, elle génère des déficits qui mènent une politique ruineuse et celle-ci conduit toujours au chaos économique, par conséquent également social. C'est la raison unique pour laquelle le nouveau Rouge est le Vert.

"Ce n'est pas parce que des fascistes, des altermondialistes ou des gauchistes délirants s'emparent de l'écologie que les problèmes environnementaux ne seraient pas légitimes. Il faut bien séparer science et idéologie, bien distinguer les idéologies folles des problèmes réels qui pèsent sur notre monde. Cela étant posé, je ne suis pas surpris une seconde par ces discours, le point commun entre l'extrême droite et le gauchisme étant l'anticapitalisme. Il s'agit moins pour ces gens-là de protéger la planète que de détruire le monde libéral chargé de tous les péchés." (Luc Fery)
N'oublions pas de relire Bertrand de Jouvenel, le premier écologiste politique, c'est lui.

 

Par gilles.huvelin le 10/08/19
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Seriez-vous pour un système de retraite unique pour tous, plus juste, égalitaire et plus fort ? 96% des sondés ont répondu oui avec enthousiasme. Je trouve le procédé merveilleux. "Une lessive plus efficace !" Vous êtes pour ? Le slogan devrait obtenir 100% d'approbation, parce que c'est ce qui est demandé, approuver ou pas un slogan sur un produit de consommation le plus large. Finalement 96% d'approbation sur un slogan pour une réforme de la retraite, cela démontre que 4% peut-être savent de quoi on leur parle...
Sommairement, il y a 4 catégories de régimes de retraite. Le régime des salariés, celui de la fonction publique, ceux des régimes spéciaux (RATP, SNCF...) et ceux des professions libérales. Ce sont 42 caisses de retraite différentes dont une bonne part sont déficitaires. Évidemment, c'est aux déficits et aux déséquilibres financiers structurels des caisses de retraite auxquels le gouvernement doit s'attaquer tout mettant fin aux régimes de retraite qui servent des pensions insuffisantes, faute de cotisants, car ces situations financières et sociales ne peuvent pas perdurer. Tout le monde le comprend. Sauf que ce simple constat est justement trop simple. Il masque six problèmes majeurs, il y a en d'autres mais, arrêtons-nous déjà à ceux-là:
Il faut savoir que si les fonctionnaires paient des cotisations comme le font les salariés, les primes qu'ils perçoivent et qui peuvent constituer une part importante de leur traitement n'entrent pas dans l'assiette sur laquelle est calculée leur cotisation pour leur retraite. Il faut savoir aussi que l'Etat en qualité d'employeur ne verse pas de cotisations de retraite. Aussi, à raison de 60 milliards par an, l'Etat verse à ses fonctionnaires en retraite une pension dont le financement est assurée à 50% par l'impôt. Évidemment si nous passons à un régime de retraite universel avec une caisse unique, cela veut dire que 30 milliards de retraite dus aux fonctionnaires seraient supportés par les cotisations et non plus par l'impôt. Abracadabra !
Toutes les caisses ne sont pas déficitaires structurellement. Il y a des caisses qui ont un déficit technique mais elles ont des réserves qui leur permettent de servir les pensions normalement à leurs adhérents. Elles ont la possibilité d'augmenter aussi le montant de leurs cotisations pour retrouver l'équilibre.
Les caisses bénéficiaires existent. En particulier la Caisse Nationale des Barreau Français. Elle verse une retraite de base de 17 000 euros par an, bien supérieure au régime des salariés, dispose d'une assurance complémentaire de retraite par capitalisation par tranche bien géré, dispose de deux milliards de réserve garantissant 40 ans d'équilibre, et offre une aide sociale d'assistance aux avocats en cas de difficulté. Elle participe à la solidarité en versant aux régimes déficitaires dont notamment le régime agricole, un peu plus de 1300 euros par avocat par an, sachant qu'il y a 60 000 avocats environ, c'est grosso modo 85 millions d'euros reversés par le Barreau au titre de la solidarité, chaque année.
Il est facile de considérer dans ce contexte que les avocats s'opposent à la réforme. Elle impliquerait de contribuer à la prise en charge de la part de l'Etat dans le financement des retraites de ses fonctionnaires, mais aussi de payer plus de cotisation en s'alignant sur le régime général, c'est le doublement à minima des montants qu'il faut prévoir. Et puis, et ce n'est pas rien, le coût de gestion de la CNBF, bien géré est de très loin inférieur à celui du régime général. Toute proportion gardée si les frais de gestion étaient les mêmes, le régime général pourrait économiser 3,5 milliards. Excusez du peu.
Le coût annuel de l'ensemble des retraites est de 316 milliards par an. Soit 14 % de PIB de la France. Soit un peu près le PIB de l'Autriche. Nous avons 1 retraité pour 4 actifs aujourd'hui dans notre profession. Que propose la réforme ? Il est dit que chaque euro cotisé donnera à tous le même montant de retraite. Ce qui est d'emblée inexact. Car le nouveau système n'est pas un système universel par capitalisation mais un régime de répartition. Ce qui veut dire que le prix d'achat du point sera le même pour tout le monde, soyons clairs, mais le prix de revente du point sera déterminé chaque année par la masse des cotisations qui flucturera chaque année, divisée par le nombre de points souscrits. On est toujours dans le mécanisme qui est concrètement une chaîne de Ponzi. On ne comptabilisera plus des trimestres mais des points. C'est plus juste mais la réforme ne fait que retarder les effets de la chaine de Ponzi en mutualisant le risque d'insuffisance de cotisants ou/et des cotisations, en augmentant lourdement à terme le montant des cotisations avec le projet toutefois de prendre en compte les cotisations des retraités actifs pour leur pension contrairement au dispositif actuel.
Il est dit également que les métiers pénibles, les handicapés, par exemple, les mères de famille,.etc... auront des compensations pour leur permettra d'obtenir une retraite à taux plein. Comme toujours le principe énoncé, très vendeur, est un principe. Il y a le principe et les exceptions, les aménagements. Par ailleurs les régimes spéciaux vont subsister. Les militaires ne partiront pas plus tard par exemple à la retraite. Donc à somme égale cotisée, les droits acquis à la retraite ne seront évidemment pas les mêmes. La péréquation avec les régimes déficitaires et les compensations de carrière, considérées globalement vont forcément désavantager ceux qui sont adhérents à des caisses de retraites bénéficiant d'une démographie en hausse, prudentes et bien gérées, au profit des cotisants de caisses qui voient le nombre de leurs membres diminuer et dont éventuellement la gestion n'a pas été des meilleures. Sauf notamment à mettre sur pied une formation professionnelle obligatoire qui conduise les cotisants des carrières courtes à faire une seconde carrière pour leur permettre de travailler jusqu'à l'âge d'équilibre qui sera de fait plus sérieusement 70 ans comme en Allemagne, la réforme ne va pas atteindre son but.
C'est donc un tour de passe-passe, au détriment notamment de la CNBF que l'on annonce, mais à bien y regarder, il peut même s'agir d'un hold-up.
Il peut même être double. D'abord que deviendront les droits acquis ? Il est affirmé que les retraites liquidées ne seront pas diminuées. Retenons que déjà l'augmentation des cotisations sociales et de la fiscalité les ont entamées. Constatons que ces retraites n'ont pas été indexées sur l'inflation aussi minime qu'il est dit, et encore moins sur les salaires. On le promet, mais cela n'engage que ceux qui l'on entendu. Pour les futurs cotisants du regime universel annoncé, en cours de carrière, le gouvernement n'a pas pris l'engagement de ne pas convertir les points acquis de notre régime de base et complémentaire en points du nouveau système universel par répartition, dont on sait que la valeur de vente dépendra chaque année du volume des cotisations versées qui pourra grandement évoluer s'il y a une crise économique, financière ou monetaire, par rapport au nombre de points acquis.
Les réserves de la CNBF sont évidemment vouées à tomber dans le régime global. Ce sera confiscatoire et une atteinte au droit de propriété de la Caisse. Mais si elle est absorbée par la volonté de la loi dans le nouveau régime universel, qui sera le propriétaire des réserves de la CNBF ?
La réforme pose le principe que les caisses de retraites des professions libérales doivent se prémunir des conséquences de la baisse de la démographie de leurs cotisants. Il est vrai que plusieurs d'entre elles sont sur le déclin notamment parce qu'elles ont salarié leurs membres. Pour les avocats, la profession est dans le déni. Statistiquement, nous ne sommes pas assez nombreux. Les avocats allemands, italiens etc...sont proportionnellement plus nombreux que nous le sommes. Apparemment la hausse démographique de notre profession est assurée pour longtemps. Si on y regarde de plus près, rien n'est moins sûr. Le statut de collaborateur libéral est une impasse. Il est exceptionnel dans le paysage du droit social. Le salariat finira par lui être imposé et à terme, si la réforme de la retraite ne se fait pas, il ne faut pas se raconter d'histoire: lorsque les avocats salariés seront nombreux, le régime général demandera au législateur de les affiliés à la caisse des salariés et non plus auprès de la CNBF. Les avocats en entreprise seront salariés. Bruxelles ne veut plus de monopole. Il veut que les justiciables puissent s'adresser directement à leurs juges. Les réformes dans ce sens progressent partout. Si les avocats libéraux qui exercent dans le domaine judiciaire resteront vraisemblablement dans le giron d'un Ordre, ceux dont l'activité est dans le domaine juridique seront confrontés directement à terme à une concurrence commerciale déjà en marche qui les en dispenseront, basculant dans d'énorme structures professionnelles dans lesquelles le statut libéral n'a pas de sens. C'est sans doute en pensant à cela que le gouvernement considère que notre profession et la CNBF connaîtront le même sort que les agriculteurs et leur caisse de retraite. Aujourd'hui, les avocats en moyenne accède à leur première inscription au Barreau à l'âge de 30 ans.
Dans ce contexte, alors même que la CNBF a la maitrise de la revalorisation de son régime d'assurance complémentaire, elle devrait disposer de ses réserves avant que l'on les lui confisque.
Cette reflexion en conduit à d'autres sur le sort réservé à la capitalisation dans la réforme envisagée.
En considération de l'augmentation des cotisations dû à la prise en charge de la part qui était réglée par le Budget de l'Etat pour les retraites de ses fonctionnaires et l'égalité du coût d'achat du point de retraite, les cotisations des avocats vont devoir s'aligner sur celles des salariés. C'est carrément au doublement des cotisations auquel il faudrait s'attendre. Nos syndicats prédisent des dépôts de bilan sachant que 30% de la Profession vont mal. Les avocats feront-ils comme les experts comptables et deviendront-ils les salariés de leur structure d'exercice ? Entre ceux qui déposeront leur bilan et ceux qui préféreront passer avec armes et bagages dans le salariat, est-on sûr que notre Caisse de retraite a un avenir ?
Mais faisons le point concrètement de la réalité financière de ce que sera la retraite de base universelle proposée par le projet. Pour être sérieux, il faut aussi faire une comparaison avec ce qui existe dans un pays comparable.

En U.K. la retraite complète prise à 68 ans est de 750 €. Ici le minimun vieillesse est de 868,20 €. La réforme prévoit une pension minimum de 1000 € pour tous ceux qui auraient insuffisamment cotisé pendant le temps nécessaire à un retraite à taux plein et donc jusqu'à 64 ans.

Les salariés cotisent 40% du taux à 28,12%. Le reste (60%) est payé par l'employeur.
Ce qui veut dire que les avocats supporteront 11,25% sur la tranche à 40 000 euros de recette nette car le rapport expose que les libéraux ne payeront que la part égale à celle des salariés jusqu'à 40 000 euros et 12,94 % au-delà (jusqu'à 120 000 euros).
Sachant que pour 100 euros cotisés, il est acquis 5,50 euros de pension annuelle, vous pouvez faire votre simulation.

En ce qui concerne notre profession, l'idée du gouvernement selon Mme le député Vignon, serait d'user des réserves de la CNBF pour permettre au membres du Barreau aux revenus les plus faibles d'y puiser une aide proportionnée pendant une période de transition qui se terminerait avec l'épuisement desdites réserves. Je ne suis pas très content de ce projet de détournement qui est une véritable politique de gribouille. En effet, ces réserves, j'ai contribué à les constituer pendant mon activité. Je trouve "fort de café" qu'il soit décidé de m'en spolier. Par ailleurs la constitution des réserves d'une Caisse de retraite est faite pour garantir le paiement des retraites et pas pour subventionner les cotisants défaillants ! Le montant des cotisations aura une assiette calculée par tranche égale au montant du plafond S.S., dans la limite de 3 fois le plafond de la Sécurité Sociale, soit plus de 9 000 euros de revenus mensuels. Concrètement, ceux qui cotiseront le plus paieront pour ceux qui cotiseront le moins. Ce qui veut dire également que la capitalisation ne sera accessible dans le nouveau système qu'à ceux qui pourront cotiser sur la part de leur revenu au-delà de 9 000 euros. Soit 1% de la population active. Parallèlement, une défiscalisation de l'épargne sera la bienvenue...on peut vouloir un régime posant le principe de responsabilité pour les assurés, mais il faut le permettre.
Il me paraît évident que cette réforme est d'ores et déjà ficelée. Elle est certainement dans les cartons depuis des lustres au même titre que le destin de la Profession est ficelé depuis longtemps tandis que nous perdons notre temps à faire de la psychothérapie de masse depuis la loi de 1971 sur une évolution de la Profession qui nous ne maîtrisons pas.
La preuve que la réforme des retraites est actée, c'est que tous les directeurs des Caisses de retraite ont reçu une lettre les informant que dorénavant c'est la Sécurité Sociale qui sera en charge du recouvrement des cotisations. Et la loi n'est pas votée. Soyons honnêtes: avoir un seul organisme collecteur est pragmatique et nous serons sûrs que les cotisations impayées seront effectivement mises en recouvrement avec fermeté.
Ce que la loi contiendra renverra à une Ordonnance et celle-ci s'en remportera à des décrets dits "techniques". En clair, les énarques vont s'en donner à coeur joie...
Cependant, il est évident pour moi que cette réforme globale est un pas de plus vers la disparition des statuts et pour l'avènement généralisé du salariat. Ce qui en soit n'a rien extravagant. Comme je le disais, les experts-comptables ont sauté le pas depuis longtemps.

Certains prétendent que la réforme des retraites pourrait ne venir devant le Parlement qu'après les élections municipales et pourrait même être enterrée. Ce serait une erreur, il faut dire la vérité. Il va bien falloir réformer le dispositif actuel reposant sur 42 caisses aux régimes différents. A terme, la réforme de la répartition à points en capitalisation sera facilité. Cette refonte à venir est indispensable. L'échéance de la chaîne de Ponzi créée en 1945 au profit d'une génération qui n'avait jamais cotisé arrive à son dénouement, celui de la charge insupportable des cotisations pour un nombre de cotisants insuffisant. Ce qui est certain, c'est que cette annonce de réforme structurelle va provoquer un mouvement psychologique de départ à la retraite avant 2025 ou 2029 selon la date d'effet qui sera fixée pour l'application du régime universel.

Par gilles.huvelin le 08/08/19
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L’AFFIC RECEVRA LE MERCREDI 16 OCTOBRE 2019

 

 

 

Julien SORTAIS

Directeur restructuring

KPMG

 

Pascal BONNET

Associé restructuring

KPMG

 

Antony MARTINEZ

Avocat associé

Cabinet Archers

 

Débat animé par Elisabeth DUVAL

Juge au tribunal de commerce de Paris,

 Administrateur de l'AFFIC

 

Modérateur : Marie-Hélène HUERTAS

Président de l’AFFIC

 

Sur le thème :

le plan de cession : Comment améliorer l’efficacité de cette procédure ?

 

KPMG vient de publier une étude inédite sur les reprises à la barre du tribunal, et plus spécifiquement une analyse statistique des pratiques en plan de cession. Réalisée sur 458 des 483 plans de cessions arrêtés au profit d’entreprises de 20 salariés ou plus en 2017 et 2018, l’étude met en exergue des chiffres éloquents, certains même interrogent.

 

Il apparait que le plan de cession est un formidable outil, permettant notamment de préserver un grand nombre d’emplois menacés, mais que celui-ci nécessite un nombre suffisant de candidats repreneurs pour garantir son efficience.

 

En effet, celle-ci repose notamment sur la concurrence entre les repreneurs, principale garante d’une reprise massive des salariés et d’un prix de cession permettant de désintéresser au mieux les créanciers. Faute d’une concurrence suffisante, il ressort que les prix de cession sont globalement faibles et que le sort réservé aux créanciers n’est pas satisfaisant.

 

La question à laquelle les organes de la procédure vont donc devoir répondre est la suivante : Quelles sont les actions à mener afin d’accroître l’attractivité des entreprises en plan de cession et d’attirer plus de candidats repreneurs ?

 

 

 

                                                                                                                Cercle des Juges Consulaires (2ème étage)

Petit Déjeuner Débat                                                                          Tribunal de commerce de Paris

de 8h30 à 10h00                                                                                       1, quai de la Corse - 75004 PARIS

 

Des attestations de présence sont à retirer sur place et ne seront pas adressées par courrier.

L'AFFIC n'est  pas un organisme de formation.

 

BULLETIN D’INSCRIPTION A RETOURNER AVANT LE 11/10/2019

AFFIC - 1, quai de la Corse – 75181 PARIS CEDEX 04

 

PETIT DEJEUNER DEBAT DU MERCREDI 16 OCTOBRE 2019 

 

le plan de cession : Comment améliorer l’efficacité de cette procédure ?

 

NOM : ..............................................................................................  Prénom : ......................................................

 

Fonction :………………………………………………..........................................................................................

 

Adresse : ..................................................................................................................................................................

 

Tél. : ...................................................  Email :  ……………...................................……………………………

 

Ci-joint règlement à l’ordre de l’AFFIC :

 

r  ADHERENT :      40 €                         r  NON ADHERENT :      50 €

Par gilles.huvelin le 07/08/19
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L'émotion est palpable. Un pont du moyen-âge avec de hauts parapets, composé de trois arches portant deux tours carrées enjambait un canal. L'une des tours ressemblait à une tour d'artillerie du XVe siècle tandis que l'autre avait un aspect renaissance avec des fenêtres à meneaux. Il a été sacrifié sur l'autel de la compétitivité du canal ! Le patrimoine détruit pour le profit économique. Tout est dit. Nos collectivistes revolutionnaires s'emeuvent de la cruauté de notre société européenne rapace. La perte d'un témoin architectural de notre histoire continentale les ravage d'émotions. Un regard même rapide sur l'Histoire nous montrent qui sont les tartuffes !
Ce serait un crime, la destruction de ce pont ? Découvert bien tardivement. Ça fait un bout de temps que nos voisins belges en discutaient et la décision prise, la déconstruction du pont était réalisée quand les consciences médiatiques françaises se sont insurgées contre le triomphe du mercantile sur la culture. De quoi s'agit-il ?
Le pont a été détruit en 1945 sous un bombardement. Il a été reconstruit. Les arches étaient en béton. Le canal était entravé par les piles du pont dont le tablier était trop bas pour les chalands modernes. Le monde est ainsi fait que comme pour Grèce antique et l'Empire romain ou byzantin, il ne restera que des vestiges du moyen-âge. Il reste que quelques maisons du XVe siècle à Paris. Le pont Valentré à Cahors est du XIVe. Nous comptons en France et dans toute l'Europe de beaux châteaux et de belles fortifications, des cathédrales, abbayes, églises et autres bâtisses, de cette époque qui s'étend sur six siècles. Le patrimoine de l'Ancien Régime, honni, sans lequel il n'y aurait plus grand chose à venir voir chez nous si on devait retenir pour les montrer aux touristes, que les monuments érigés sous la République, passera aussi. C'est une question de un ou deux millénaires. Le pont de Tournai érigé en symbole de la destruction au seul profit de l'économie est une posture politicienne. Comme telle, c'est une imposture dialectique. Qui peut soutenir que le développement doit s'arrêter sous prétexte qu'il doit d'abord être économique (pour accéder à une meilleure éducation et une meilleure santé et permettre tout le reste) ? Devinez.