gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 31/10/19
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Les grèves dans la SNCF et la RATP annoncées sont de grandes manoeuvres dont les motifs officiels sont un écran de fumée. Au delà de la réforme des retraites, des syndicats veulent conserver leur prébendes dans la gestion des régimes spéciaux. C'est pour cela aussi que le système social dans son ensemble est difficilement réformable. Sachons que dans le domaine de la Santé , les Mutuelles sont aussi contributives. Tout le monde le sait mais ni les médias, ni le gouvernement n'en parle.

Des syndicats de la SNCF nourrissent le conflit social également pour imposer que la Convention Collective du rail reprenne les terme du statut évincé par la loi et bloquer la concurrence. On a fait déjà l'erreur avec les dockers ce qui explique que malgré la réforme de leur statut, nos ports sont toujours aussi peu compétitif que possible. Va-t-on recommencer avec les cheminots, par lâcheté afin d'acheter la paix social ? J'ai envie de dire à la SNCF et au Gouvernement ne signez rien. Le code du travail, rien que le code du travail !

Si les régimes spéciaux du secteur public et le régime général de retraite des salariés étaient gérés comme la Caisse de retraite des avocats , il y aurait une économie de 3 milliards par an. Je comprends pourquoi des syndicats s'opposent à la réforme. Ne pas chercher l'erreur surtout, chers médias, chers ministres.

Il faut que les syndicats, les partis, les ONG soient uniquement financés par les cotisations des adhérents. La démocratie ne se subventionne pas. Sinon les corps intermédiaires en question ne sont que des prébendes. C'est évidemment l'une des causes avec la corruption pour laquelle les réformes sont bloquées dans ce pays.

Assainir et contrôler le financement des "corps intermédiaires" est devenu indispensable pour faire sauter les verrous qui protège la sclérose de notre société. Il n'y a rien à concéder dans ce domaine.

En Suède, les autorités disposent de moyens d'investigations pour lutter contre les fraudes, trafics et la corruption. En France, les mêmes mesures sont considérés comme des atteintes aux Droits de l'Homme. Plus le pays est corrompu plus les militants des Droits sont virulents et moins l'Etat volontaire pour se doter des moyens modernes pour combattre le crime organisé. En regardant la carte de l'Europe, plus le pays est éloigné vers le sud de la Suède et plus ils sont considérés par les observateurs internationaux comme corrompus. Et là France est située juste avant l'Italie. Maintenant, vous avez tout compris.

Et pour faire bon poids politique, tout ces organisations font flèche de tout bois, y compris en invoquant le sort de la planète ou notre santé pour nous vendre leur discours anti-libéral et demander une alternative, sans dire que celle-ci est le collectivisme sous lequel notre pays croule. Le montant de l'endettement de l'Etat, de notre Sécurité Sociale, des régimes spéciaux est faramineux. La masse des impôts est la plus lourde des pays de l'OCDE. Idem pour le taux de redistribution qui est de 55% du P.I.B.

Tout cela pour que 1/3 de la population travaille comme quatre pour supporter les 2 autres tiers, que le pouvoir d'achat ne puisse pas augmenter et constituer un motif de rebellion urbaine. La seule façon de s'en sortir est d'adopter le système social portugais ou suisse. Il consiste à payer les rémunérations en brut et laisser la responsabilité de chacun d'assurer ses risques auprès d'organismes privés. Et ça coûte moins chers aux cotisants. Ce qui a pour effet de remettre tout le monde au travail. Pas de cotisation, pas d'assurance.
Je constate que les pays qui pratiquent ainsi ont un taux de chômage très bas. Il suffit de comparaît par exemple ce qui en est des îles de la Réunion et de Mayotte comparées à l'Ile Maurice. Nous n'avons plus les moyens de faire autrement. Au delà, c'est le sort du Venezuela qui nous attend.

Donc d'urgence, il faut maintenant chasser les prébendiers syndicaux ou pas d'ailleurs, des marchés de la Santé et des retraites.

Aujourd'hui les syndicats de cheminots ont trouvé de nouveaux mots d'ordre pour rendre plus sexy leur grève: ils veulent des augmentations, une prime et l'amélioration des conditions de travail. La SNCF est largement déficitaire. Les contribuables ont épongé tout récemment 50 milliards de dettes !
Il est inconcevable d'augmenter la masse salariale alors que son compte d'exploitation est dans le rouge, comme il est impossible d'octroyer la prime demandée, ce qui reviendrait en réalité, à indemniser les jours de grève. Quant à l'amélioration des conditions de travail, c'est largement une tarte à la crème. En premier lieu il faut savoir que des jeunes recrues se barrent parce que prenant leur métier à coeur, ils ont reçu des menaces, travaillant "trop vite". La hiérarchie le sait parfaitement. En plus, les syndicats ont exigé des protocoles pointilleux pour chaque fonction et tâches. Ils veulent en remettre une couche ?

"L'inquiétude légitime des cheminots", c'est de la flûte qui relève de l'exercice de style obligatoire, préalable à l'ouverture de toute discussion. Sauf qu'il conviendrait de dire qu'elle n'a rien de légitime et qu'ils fassent leur boulot. Que l'on puisse faire la grève lorsque l'on travaille pour un monopole de transport public est inacceptable par principe. Que les politiciens l'acceptent est insupportable de lâcheté. Déjà qu'ils ont reculé sur le service minimum garanti organisé par la loi constitue un scandale.

Par gilles.huvelin le 30/10/19
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Fabuleuse discussion pour le droit aux transgenres de participer au concours de Miss France. Il y a longtemps qu'ils sont admis dans des concours de beauté féminin chez nos voisins européens et avant eux, aux États-Unis. C'est un non sujet. Le règlement prévoit que les candidates ne doivent pas avoir eu recours à la chirurgie esthétique. Il y a longtemps que d'autres pays ont écarté cette règle. Le sujet est la beauté, pas la façon d'y parvenir. Et puis soyons sérieux. Il faut faire sauter nos carcans intellectuels. Tout ce qui peut destructurer nos modes de pensée est bienvenu. Je suis très optimiste. Ce qui doit pourfendre la cohésion de la société est une bouffée d'oxygène mentale. Depuis plus d'un siècle, les défenseurs des droits visent la destruction des Etats Nations (à l'Ouest) fauteurs de conflits, et passe sous silence les devoirs du citoyens, ce qui révolterait le petit père Combes, ainsi que l'intérêt général, servitudes d'esclaves moyenageux, au profit de la défense absolue de l'individu (sauf dans les pays communistes). Ce qui implique la nécessaire promotion de toutes les minorités si elles peuvent remuer les majorités mouvantes et de circonstances, parfois réunies autour de l'efficacité et du pragmatisme budgétaires, ce qui est une préoccupation de comptable. Les droits sont des munitions politiques. En fait, je me moque du concours de Miss France. Une femelle Golden Retreever l'emporterait que j'applaudirais. Pourquoi distinguer entre les mammifères ? Il n'y plus de races, pourquoi resterait-il des espèces ? Depuis longtemps les mariages et unions libres interreligieux ou interethnique ont lieu. C'est devenu banal au même titre que les naissances hors mariage, les familles recomposées ou encore les unions entre personnes du même genre. Des artistes et pas des moindres, ont vécu des histoires d'amour passionnées avec des guenons, et beaucoup de gens vivent de très belles amitiés avec leur animal de compagnie. Dans le monde anglo-saxon, des animaux héritent déjà du patrimoine de leur maître. Demain , on pourra les épouser et la zoophilie ne sera plus un tabou. Tous les mammifères sont sensibles et ont une conscience. D'ailleurs, peu sont capables de commettre des saloperies, même un poil comparable, avec ce que peuvent faire les humains. Les "anti-species" ont philosophiquement raison. La beauté animale n'a pas de frontière autre qu'intellectuelle. Comme telle, condamnable. Tout nous porte à perdre nos repères sclérosant notre cerveau. Allons plus loin, imaginons un instant un monde sans nationalité, ni identité et sans, justement de frontière, dans lequel un "blanc" peut entrer  dans un pays africain sans papier par conséquent et donc y séjourner, puis travailler au noir  (On peut rêver, non ?). Imaginons un monde déculturé, parlant l'inglish, dans lequel personne ne connaîtrait son histoire et ses racines, choisirait son genre, ne s'identifirait pas dans une appartenance quelconque, politique ou religieuse. C'est vers cet avenir merveilleux vers lequel le vent du progrès intellectuel fondé sur les Droits avec lesquels on nous piétine l'aorte pour y parvenir, au nom de l'égalité, se construit. Balayons les entraves ! Quand le Japon organisera-t-il un coucours de beauté feminin avec des robotes androïdes, des transgenres et des femmes ? Concevons 10 milliards de terriens, dont 99 %, se partageant 50% du PIB mondial; vivant fraternellement chacun avec 2 $ par jour, une couverture sociale complète et gratuite; gouvernés mondialement par un réseau d'ordinateurs quantiques bienveillants, gérant un univers de robots nous laissant oisifs et libres, en harmonie avec le monde animal et végétal. Notre activité sera la pratique du Yoga. Un monde d'amour et de paix. Ce que j'aime bien avec le boeuf braisé aux carottes, c'est le bouillon.

Par gilles.huvelin le 29/10/19
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Si les économistes constatant que la croissance de la macro-économie ralentit, commencent à se préoccuper du comportement de la majorité des acteurs de la micro-économie, les médias ne se préoccupent toujours que des minoritaires qui sclérosent la société par leur conservatisme.

Concrètement les médias sont soupçonnables d'utiliser les minoritaires comme des lobbyistes au profit des politiques ou de budgétivores et autres prébendiers du secteur public ainsi que d'acteurs économiques qui directement ou pas les subventionnent. Le mot d'ordre est: pas de vague ! Que rien ne change. Continuons à voir réclamer plus de moyens et maintenir les mêmes errements.

Ces lobbyistes doivent être favorisés par les médias car ils sont fournisseurs d'actualités en continue et remplissent les talks shows. Brasser du vent évite de se pencher sur des problèmes de fond qui remettent en cause la doxa de la pensée dominante. C'est beaucoup plus facile pour une pseudo élite qui ne se remet pas en cause et n'a donc pas intérêt à changer quoi sur ce soit puisqu'elle veut rester en place le plus longtemps possible. Ce qui convient parfaitement aux plus réactionnaires qui veulent voir perdurer le collectivisme rampant qui ruine le pays. Ils veulent en profiter le plus longtemps possible. Peu importe que le monde change, que le système social doit être réformé complètement. Travailler le moins possible et surtout ne pas avoir de responsabilité définit l'ambiance actuelle. Sauf que ce n'est plus possible. On a donc mis en branle des rideaux de fumée médiatiques légitimés par le militantisme sur les réseaux sociaux. Le plus conséquent est la "lutte" pour le Climat et la décroissance. Peu importe les absurdités que les scientifiques dénoncent. Ils sont inaudibles, puisque cela ne permettrait pas de remplir les écrans.

1/4 des lobbyistes auprès des institutions européennes sont des ONG. Un moment de réflexion, peut-être ?

La majorité a répondu avec 70% des sondés qu'elle voulait une laïcité dure et à 75% ont repondu que le mouvement des Gilets Jaunes était néfaste... Ce n'est pas que la majorité est silencieuse, elle est en réalité boycottée par les médias et la classe politique qu'elle dérange.

A ce petit jeu, la démocratie y perdra parce que la République ne fait pas son boulot.

Par gilles.huvelin le 24/10/19
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"...Charles de Foucault a été aidé dans sa conversion par l'abbé Henri..." Je décroche de ce passionnant colloque sur la foi et la vie. Une citation de Jacques Le Goff me revient en tête : "Nous sommes plus manipulés et déterminés par les faits, les événements et les pouvoirs que nous ne sommes capables de prendre en main notre destin et celui de la société." Je laisse mon attention en berne pour la laisser divaguer. On ressasse la chute du mur de Berlin sans rappeler que les occidentaux se sont précipités dans les pays communistes, ce paradis dogmatique de la misère sous le joug de la dictature que les syndicats de la SNCF veulent nous imposer comme modèle économique et social. Je connais un jeune qui a été menacé parce qu'il travaillait "trop vite" et a préféré partir dans le privé. Mon stylo fait des arabesques sans que j'y prenne garde. Notre société me fait penser à cette blague sur l'Enfer. Un type meurt et monte au ciel, trouvant Dieu le nez dans ses registres qui lui dit: -"Vraiment vous n'avez pas été sympa. Je dois vous envoyer en Enfer. Vous préférez lequel ? L'Enfer allemand ou l'Enfer français ?" Évidemment le type lui demande quel est la différence entre les deux. Et Dieu de lui répondre: -"Dans l'Enfer allemand, rien n'est laissé au hasard et toutes les tortures sont soigneusement appliquées selon des protocoles précis de façon extrêmement méthodique...dans l'Enfer français, c'est le bordel, un jour le matériel est en panne ou ils perdent le mode d'emploi ou ils sont en grève ou ils s'en foutent, parfois ils laissent le feu s'éteindre." Je sais que l'on peut me reprocher de râler souvent. Mais tout s'y prête. D'abord une escapade en Ardèche. Il y a une charmante station thermale qui porte le nom de Vals les Bains. Sachez que tous les hôtels et restaurants étaient fermés dès les premiers jours du mois d'octobre. Renseignements pris, il ne semble pas que le personnel en profite pour faire la saison d'hiver en station de ski. Essayez de visiter un site architectural en basse saison en France pour voir. Les établissements font donc leur saison en quatre mois, si je comprends bien. Au moins, plus personne ne nous bassine avec l'étalement des vacances et, après tout, cela est à l'image du pays. Ce qui me conduit à conter une anecdote sur le sort réservé à une association locale de Tennis qui gère un terrain communal. Dépôt de bilan, avec un petit passif, devant le Tribunal Judiciaire. Plus d'activité possible car le moniteur-animateur est parti après le dépôt de cessation des paiements du fait du nombre insuffisant d'inscrits au club, comme annoncé en Chambre du Conseil. Normalement, la liquidation judiciaire aurait dû intervenir immédiatement, ce qui aurait permis à la commune d'organiser la location du cours de tennis. Les magistrats ont décidé le renvoi du dossier à l'enquête. Mais pourquoi faire, grands dieux...Trois mois pendant lesquels les adeptes ne pourront avoir accès au terrain qui reste pendant ce temps sous contrat avec l'association. Je n'aurais pas la cruauté de vous donner le nom du Tribunal Judiciaire qui n'est pas pourtant le moindre de l'île de France. Vous comprenez que je milite pour un Tribunal consulaire commun à toute la région parisienne rassemblant toutes les compétences liées à l'activité économique, commerciale, agricole, indépendante. En France, la sclérose s'oppose au travail le dimanche et la nuit. La seule ville monde où le couvre feu économique est à 21 heures. En Asie les escalators et les ascenseurs sont entretenus 24/24 et 7/7, ici ils sont en panne de la même façon. Et encore ça s'est amélioré. Mais il y a toujours 1 personne pour en regarder 1 travaillant. En tous les cas, là où je vois un lameneur pour un navire dans tous les pays nordiques, il y a six dans nos ports vides pour un bateau. Comme tout le monde, j'ai reçu avec gourmandise mes avis des impôts locaux. Avec les élections municipales proches et les annonces des baisses d'impôts, j'ai ouvert l'enveloppe, le sourire aux lèvres. La taxe d'habitation est majorée de 2,5% et la foncière de 3,5...Pour une inflation officielle de 1,7 ! En plus ma retraite n'a pas été réévaluée depuis 5 ans et je me suis pris 1,7% de CSG sur le brut, en plus. J'aime bien donner, je n'aime pas que l'on me prenne (qui plus est pour ce que je ne veux pas). Ceci étant, bonne nouvelle, Ile de France Mobilité vient m'offrir l'abonnement "Navigo" à 37,60 euros pour 5 zones. Quelle politique globalisée de Gribouille ! Je ne suis certes pas à plaindre, et comme beaucoup de francais, je proteste la bouche pleine. Cependant je considère que l'on se paie mon bulletin de vote dans la grande largeur. Car pour autant ma ville est déguelasse et peu sûre le soir. Ce n'est pas Levallois. Pendant ce temps, alors que l'on répand du bitume gris, qui fait sale immédiatement, ou noir sinistre; partout pour empêcher les voitures de rouler; on nous parle que d'espace vert et de biodiversité tout en bétonnant toujours plus. Le souci pour l'environnement est aussi crédible de la part de nos élus que lorsqu'ils nous parlaient d'étalement des congés ou de la pollution venue de Tchernobyl. Ce n'est que du bararin pour justifier leur existence sur Terre ou nous faire croire au Père Noël pour masquer leurs limites sinon leur incapacité, ce qui n'est pas exactement ce que nous leur demandons. J'en veux pour preuve le discours en faveur des transports en commun, meilleurs pour notre santé. Sauf que la pollution dans le métro est mesurée à un seuil de 14 fois celle de la surface. Prenez le bus, vous ne mettrez que 4 à 5 fois plus de temps. Pendant ce temps la chasse à la bagnole bat son plein. Lorsque je vois la Police dans la rue, c'est pour s'en prendre à des conducteurs, pas aux vendeurs à la sauvette ni aux fumeurs de cannabis et leur trafic ou la prostitution tapageuse sur la voie publique. La Police Municipale s'intéresse quant à elle, aux problèmes de stationnement, et pour qu'elle s'apercoive d'une "incivilité", ce qui ne m'a pas été donné de voir, il doit falloir leur pisser sur les chaussures. Je veux une Ville propre et sûre comme beaucoup, si j'en crois les propos de habitants de mon quartier. Je suis certain du coup que si les époux Balkani se présentaient dans ma ville administrée par des humanistes belants, ils seraient élus. Après tout, ils ont été relaxés des poursuites pour corruption et détournement d'argent public, tandis que dans ma commune, j'ai le sentiment très net de l'inefficacité de l'autorité municipale. Il n'est pas normal notamment d'attendre deux ans pour voir boucher un trou dans un trottoir, six mois pour changer une porte dans une école primaire, etc... Mais comment font-ils à Singapour ? Il faut dire que nos intellectuels des Droits font tout pour imposer de couper les cheveux en quatre en exigeant en plus le rapport d'une commission ad'hoc de cooptés pour décider quelque chose...alors pour le faire..."Avec les Droits on peut se contenter d'avoir des échecs, ce sont nos justifications." La discussion interminable sur des évidences est la spécialité de notre culture de la réunionite car le but en réalité de nos militants est d'élever le droit de nuire au rang des libertés publiques. Celui qui pisse contre votre porte doit être pris en considération et un tag sur une devanture fraîchement repeinte, une oeuvre d'art qui doit être protégée comme telle. Où le droit de manifester sans autorisation prime sur la liberté de circuler pendant 4 jours dans le centre ville. C'est aussi pour cela que le retour des coups de pieds aux fesses est certainement souhaitable. On connaissait le secret de l'enquête et de l'instruction dont curieusement le recel et la violation par les médias n'est jamais réprimé, ce qui fait que dans notre État de droit au profit des seuls de militants, la présomption d'innocence est méprisable si ça peut permettre aux mêmes d'arriver à leurs fins qui est la destruction de la cohésion de la société. Quant à l'interdiction de divulgation du secret des négociations dans les procédures collectives des entreprises en difficulté, de beaux esprits toujours de la même veine, estiment qu'il doit laisser place au droit à l'information dans l'intérêt général du public, l'important est toujours de flatter le voyeurisme. Dans le droit fil de l'exercice consternant de l'élévation de la pensée, les Compagnies aeriennes Aigle Azur et XL Airways n'ont pu être sorties de l'ornière par les procédures collectives parce qu'il est impossible de procéder chez nous à des licenciements économiques sans que se succèdent des rapports d'expertise demandés par les instances sociales des entreprises et des procédures évidemment judiciaires inadaptées à la vie des entreprises. Le but de corps intermédiaires n'est pas de sauver les entreprises. Ils ont eu gain de cause: elles ont été liquidées. Maintenant l'E.U. pense à mettre en place un fond pour l'indemnisation des passagers dans l'avenir en cas de nouvelles défaillances de Compagnies aériennes. Toujours traiter les conséquences et jamais les causes, ce qui exigerait d'avoir le courage politique de remettre à plat les procédures collectives pour sauver les entreprises sans se prendre les pieds dans le social. Il faut dire que le combat contre le "travail nuisible" a laissé des traces au point que la vie privée passe aujourd'hui largement devant la vie professionnelle au même titre que l'individualisme et les droits de l'homme priment sur l'intérêt général et les devoirs du citoyens, perçus comme des contraintes à la limite de la servitude moyenâgeuse. Sauf s'il s'agit de faire dans l'écologisme et dans le socialisme à charge, bien sûr, des autres et surtout des entrepreneurs. C'est ainsi que l'Etat profond qui nous le met bien, n'a rien trouvé de mieux que de rédiger la loi "Pacte", qui est un innommable inventaire à la Prévert qui ne simplifie pas grand chose puisque le but et de faire semblant de faire quelque chose vers le but titre pour en réalité plomber l'économie. Le plus beau est certainement de vouloir imposer aux créateurs d'une société de déterminer dans les statuts sa "raison d'être" sociale et environnementale. On applaudit. J'imagine Daniel Prévost , un poil sadique, dans le rôle incarnant l'Etat profond auquel le secteur privé qui veut travailler et les politiques qui veulent réformer ce pays se heurtent. Jouissif. Il crée de nouvelles personnes morales: société à mission, des fonds de pérennité, alors que nous avons des sociétés qui peuvent prendre fin avec l'épuisement de leur objet, des fondations et l'équivalent des trusts... rien que pour rire. Le pragmatisme et l'efficacité tenu en échec par les corps intermédiaires, l'administration et l'obscurantisme dogmatique tout à la fois. Ceci dit, comme Michel Rocard, plus qu'au complot, je crois à la bêtise. Dans un article précédent intitulé "on est les meilleurs", j'ai fait un inventaire de l'actualité récente en la matière. Merci aux ministres de l'économie et du budget... Je voudrais bien le retour de Bonaparte pour l'autorité, de Mustapha Kemal Ataturk pour la laïcité et voir cesser les ambiguïtés destructurantes de notre société. Heureusement il y a des inventeurs. D'abord, il nous est annoncé que nous serons livrés par des drones, non pas volants, en ville, mais roulants sur ses trottoirs. A partir de là, on peut concevoir que ces drones terrestres pourraient emportés des passagers. Ben non...tiens donc... Autre bonne nouvelle, le Président de la République a déclaré à Rodez qu'un séjour en EPHAD coûte 1850 euros par mois. Ce prix de séjour a été analysé, rappelé et confirmé au cours d'une émission médicale à la télévision. Mais pourquoi est-il facturé 3200 euros ? On se demande pourquoi nous avons un ministre de la Santé et de la solidarité. Toujours dans les bonnes nouvelles, les énergies renouvelables dispendieuses et peu performantes ont le vent de la démagogie en poupe. Et là Géothermie fournit une chaleur gratuite. Donc on ne va toujours pas la développer...Et puis quoi encore. Autant de micro exemples de mauvaise politique au quotidien qui explique que les émeutes explosent un peu partout, provoquées par des gouttes faisant déborder les vases de la patience de 8 milliards de terriens. Au passage, sachons que le Nigeria va voir prochainement sa population devenir la troisième du monde, après celle de la Chine et de l'Inde. On ne peut penser qu'au film "Soleil Vert" de Fleischer. Vous entendez le bruit des tractopelles en ouvrant votre pot de confiture rouge ? Moi, j'ai acheté une planche à découper. Autrefois, elle aurait été coupée dans un seul morceau dans un tronc d'arbre. J'ai eu le choix avec un plat en plastique bleu qui se délite et se fend, ou des morceaux de bois collés qui se décollent à l'usage. La prochaine fois, je manifeste pour avoir une place au volant d'un tractopelle pendant qu'il est temps d'opter pour le bon côté de la pelleteuse. Cette réflexion intime me fait relever la tête... "Parlons de Pierre Teilhard de Chardin, un homme qui s’est fait connaître pour sa croyance selon laquelle l’homme est en évolution constante vers une unité spirituelle finale." Oups, pardon, j'avais laissé mon esprit vagabonder.

Par gilles.huvelin le 13/10/19
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"Si la vérité vous choque, faites en sorte qu'elle devienne acceptable, mais ne bâillonnez pas celui qui en dénonce l'absurdité, l'injustice ou l'horreur."
Et retenons:
« Il y a deux histoires, l’une que l’on enseigne et qui ment, l’autre que l’on tait parce qu’elle recèle l’inavouable » (Honoré de Balzac)
Bien, nous sommes à même de lire maintenant un florilège à propos de la révolution annoncée de la voiture électrique.

Carlos Tavares (patron de PSA):

"Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d'aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.

Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n'est pas aussi beau que ça en a l'air, sur le recyclage des batteries, l'utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge?

Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?

Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?

Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?             

Comment trouver suffisamment de matière première rare pour faire les cellules et les chimies des batteries dans la durée ?

Qui traite la question de la mobilité propre dans sa globalité ?

Qui aujourd’hui est en train de se poser la question de manière suffisamment large d’un point de vue sociétal pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres ?

Je m'inquiète en tant que citoyen, parce qu'en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible.

Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels."

 STÉPHANE LHOMME: 
(Directeur de l’Observatoire du nucléaire) 

"- Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique.

Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.

La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique …. Pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique.  Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !"

DANIEL ROLAND/AFP

"Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.

Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe),ignorées délibérément par le gouvernement (Élaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, (novembre 2013)

Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint.

De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre.

Alors qu’il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ».

 La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu'elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !

Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique.

L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié.

Or, il s’agit de sommes astronomiques :  

– Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros.

Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;

– Le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse       

10 000 € par véhicule, souvent complété par une prime de la région.

La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années.

Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.

Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture ; l’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale.

Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

C'est une très bonne analyse démontrant que nos politiques (et les verts) nous font du spectacle:
La paranoïa du diésel ne concerne que les automobilistes !
Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus !

 Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diesel,  il faut leur révéler les données de l’industrie maritime qui a démontré qu'en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’'automobiles de la planète.

Vous savez, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd’hui, ils brûlent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe.

Ces malheureux 40 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brule environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.

Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France et les milliers d’avions qui sillonnent le ciel.

Pour compléter cette petite fable, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d’énergie est de 101 litres de fuel par hectare."

J'ajoute que produire des voitures avec des batteries fournies par des pays asiatiques revient à désindustrialiser le nôtre. On a toujours été les meilleurs lorsqu'il s'agit de se tirer une balle dans le pied. Nous sommes tellement devenus doués que nous parvenons à nous en tirer une dans les deux pieds tous les matins.

Ce seul dossier économique et environnemental prouve que les journalistes ne sont pas achetés par le pouvoir pour la boucler et nous laver les cerveaux, mais seulement que beaucoup d'entre-eux ne travaillent pas et qu'ils vont vers le plus facile qui assure la meilleure audience, sous la pression du mal de notre monde, à savoir la précipitation liée à la négligence.

Par gilles.huvelin le 12/10/19
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Un nouveau sous-marin lancé contre le libéralisme, confondant sur fond d'ignorance et de bêtise, causes du réchauffement climatique (axe et orbite terrestres) et causes de pollution (8 milliards d'humains sur la planète) pour prôner la retour à la diligence, a bloqué la rue de Rivoli, la Place au Châtelet, le Pont au Change pendant plusieurs jours et nuits.
Imaginez le cardo maximus de Paris "occupé" par trois tondus et deux pelés lapins crétins genre Nuit Gravement Debout recyclés. Sous les fenêtres du Palais de Justice, à 150 m de la Préfecture de Police et 500 m de l'Hôtel de Ville. Les embouteillages, rive droite, ont prospéré ainsi jusqu'à La Madeleine plusieurs jours; les secours, ambulances des pompiers et les bus ne pouvaient plus circuler. Les quais rive gauche étaient saturés.

On s'est moqué de qui ? A la barbe de toutes les autorités de la Capitale s'est installé ce mouvement "mondial", néanmoins absent de la Place Rouge et de celle de Tiananmen, mais évacué dès le deuxième jour de l'occupation illégale des voies de circulation de Londres. Ici, béa devant une manifestation de rue pacifique, nos journalistes ne se posent pas la question de savoir pour qui roule tout ce cirque de ballots de paille, de tentes, de panneaux solaires et de toilettes sèches. Il n'y a que quelques militants (voir la photo prise depuis le Tribunal de Commerce de Paris ) dont, je l'ai constaté, une poignée de traîne savattes au RSA, d'arrêts maladies, zadistes, d'étudiants qui en 1970 auraient été maoïstes, d'artisans de nom et des habituels intermittents du spectacle, tous ayant besoin de justifier leur existence, ce que personne ne leur demande, menés par des cadres chevronnés des organisations habituelles d'extrême gauche dont on retrouve la rhétorique et la dialectique réécrites en Vert, le nouveau Rouge post élections 2017.
Le Venezuela a perdu 50 % de son PIB en 5 ans et 15 ans de longévité de sa population. Bienvenue "Rébellion Extinction" dans la décroissance imbécile.
Il n'y a pas d'écologie dans les pays sans croissance. Nulle part. Il faut une offre rentable sur un marché solvable.
Ce "nouveau" mouvement n'a rien de neuf. Il s'agit seulement d'un avatar anti-libéral supplémentaire. Les médias et les intellectuels de gauche les adorent.
Greta Thunberg habite le pays le moins pollué de la planète. L'U.E. est la zone économique qui pollue le moins. Mais curieusement les militants verts ne sont pas là où sont les mauvais élèves. La pollution à Rio de Janeiro est une vraie catastrophe. "Extinction et Rebellion" n'y est pas. Greta Thunberg non plus. Mais qui les anime pour quelle finalité ? Ils n'ont pas de chef, ni dirigeants, ni direction. Le mouvement reçoit des dons pourtant. Qui les encaisse, les distribue, paie les factures ? Qui organise ce mouvement mondial et coordonne ses actions ? Nos journalistes ne sont vraiment pas curieux.

Par gilles.huvelin le 11/10/19
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(Enquêtes de l'institut Montaigne et de la Fondation Jean-Jaurès)

-"Il a été tué parce qu'il était arabe et musulman".
-" Il a été tué parce qu'il avait tué quatre personnes, blessé une autre et qu'il n'a pas voulu se rendre aux injonctions du policier qui l'a neutralisé."
-" C'est ce que je dis."
-" Ben, non."
-"Tu raconteras ça dans les banlieues où les femmes ne peuvent plus sortir sans mettre un voile."
-" Ils savent que c'était un radical schizophrène devenu djhadiste passé à l'acte."
-" C'est toute la question. Tant qu'il n'était pas passé à l'acte, il était absolument impossible dans notre bel État de droit de le neutraliser. Le fait qu'il soit passé à l'acte ne change pas le fait qu'il était djhadiste dans sa tête, avant. Et s'il s'est radicalisé c'est parce qu'il n'avait pas la place qu'il devait avoir dans la société. Il est donc allé voir ailleurs pour trouver la reconnaissance dont nous avons tous besoin."
-" Il entendait des voix, le problème est toujours dans ce que l'on a entre les deux oreilles et ce que l'on y met. Y compris le "besoin" de reconnaissance et de justifier son existence, ce que personne nous demande en réalité. En ce qui concerne une politique de sécurité, il est juridiquement impossible d'interner quelqu'un avant qu'il passe au stade de la tentative de l'acte terroriste parce que nous on a les droits de l'homme contrairement aux djhadistes."
-" Il se laisse pousser la barbe, ne serre plus la main des femmes pour leur dire bonjour, porte des habits religieux, fait cinq prières par jour, respecte le ramadan, et fait le voyage à La Mecque. Tu vas le signaler aux autorités et tu vas te faire rembarrer: C'est conforme aux droits de l'homme. Il s'est converti, et même s'il se radicalise intellectuellement entre ses deux oreilles, tu attendras qu'il passe à l'acte."
-"Tu veux quoi ?"
-"J'ai le choix ?"
-" Ben, non. Tu vois que tu as tort depuis le début de notre conversation. En fait, tu vas rapidement t'entendre dire que tu es un islamophobe qui ne veut pas se l'avouer."
-"Ton propos m'explique pourquoi les démocrates ne changeront pas de conception de la laïcité et pourquoi la dictature va frapper à la porte un beau matin. Elles beleront ces belles âmes molles qu'elles n'y sont pour rien. Ceci étant, je ne voterai jamais pour Marine Le Pen, elle n'est pas assez à droite. Bonaparte, reviens !"
-"Je préfèrerais Mustafa Kemal Ataturk. qui lui savait ce que laïcité veut dire. Patron, la même chose, c'est ma tournée."

Par gilles.huvelin le 09/10/19
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Antienne que nous connaissons bien. Les avocats la reprochent aux magistrats, titre réservé au juges professionnels et Juges, dénomination attribuée aux juges élus pour les distinguer des professionnels, les justiciables aux robins et aux tribunaux. Soyons un peu sincères et lucides. Les tribunaux veulent aller plus vite. Sauf en fin d'année lorsqu'il faut passer le cap des vacations de Noël car il faudra attendre la rentrée solennelle du Tribunal ou de la Cour et la nouvelle composition des Chambres qui peuvent fluctuer tardivement. Renvoyée de fin novembre à une autre chambre au mois de février suivant pour suivre un juge ou un magistrat, une procédure ne sera pas sur la liste pour être plaidée et sera renvoyée. Cela tombe bien parce qu'en dehors des vacations, les contraintes des avocats qui doivent recevoir leurs clients, se former, assurer les audiences auxquelles il faut concrètement se présenter bien davantage qu'avant la dématérialisation, mal conçue matériellement (et contra legem dans les procédures orales) et qui seraient utiles devant le Conseiller de la Mise en Etat, les avocats ont peu l'occasion de bloquer une journée ou deux sur une affaire. En considération des contraintes pesant sur les transmissions et l'engorgement des greffes, le lancement des procédures, traiter le fond d'un dossier un peu difficile nécessite du temps qui n'est possible que pendant les vacances judiciaire ,sinon la nuit ou le week-end (cause de divorce). Mais le client est en vacances aussi, puis c'est l'avocat qui prend quelques jours de congés, ou qui en a profité pour déménager son Cabinet, installer un nouvel outil informatique, fait une bonne grippe ou un zona. Ce qui arrive aussi aux juges et magistrats. Qui n'a pas eu une surcharge de travail du fait de la maladie, une maternité, d'un accident, qui a interrompu l'activité d'un membre de sa Chambre, de sa formation de délibéré ou de son Cabinet. Et puis il y a les normes de travail. Les P.M.E qui travaillent à l'export ou qui font partie d'un groupe international sont soumises à des contraintes que connaissent aussi les Cabinets d'Avocats dit « Anglo-saxons ». Sauf que les contraintes s'additionnent et que pendant ce temps là, le tribunal se pose la question de savoir pourquoi vous insistez pour avoir au moins douze semaines pour conclure. Soyons clairs : la seule application respectueuse du Décret fixant la déontologie et les obligations des avocats (Décret n°2005-790 du 12 juillet 2005) dans le cadre des principes essentiels de la profession suffit largement à paralyser en amont, à coté et après le procès, le travail d'un Cabinet sur n'importe quel dossier. Depuis ce texte, Dalloz a édité un Code de l'Avocat plus épais que le Code des Impôts. C'est bien fait pour les membres du Barreau. Reste que si votre client est une importante société ou dans un groupe structuré, votre interlocuteur est le Directeur Juridique qui attend que le Directeur Commercial et le Directeur Financier lui répondent, ce qui peut mener un comité ad'hoc à se tenir sous réserve que la question n'implique pas une décision de gestion...trois mois de plus. Pour un peu que vous deviez faire sortir les documents d'archives en province, au bout de six mois vous attendez toujours les éléments complémentaires et l'imprimatur de six personnes qui portent bretelles, ceinture et parapluie, qui s'attendent les uns, les autres. Vous avez réussi à mettre en forme des conclusions dont vous êtes un peu fier. Vous attendez la signature du représentant légal et vous vous entendez dire : « Et le commissaire aux comptes il en pense quoi ? ». Si la direction effective est à l'étranger il va vous falloir prévoir d'adresser la traduction des conclusions reçues pour qu'elle n'y comprenne rien car le droit local du siège effectif n'a rien à voir avec celui du for : Essayez-vous à expliquer le droit social français à une direction américaine ou italienne...où la notion de rupture brutale d'un contrat d'approvisionnement, un bulletin de paie, un bail commercial et j'en passe. Mieux, vous allez affronter l'évolution permanente de la jurisprudence dans tous les domaines, et un bonheur n'arrivant jamais seul, justement dans le dossier sur lequel vous aviez travaillé. Sans compter l'arrêt qui est annoncé et que vous attendez, que votre contradicteur ne veut pas attendre. De tout cela retenons que le gros dossier entre des entreprises d'assurances ou assurées peut attendre. La durée des mises en cause successives de sociétés étrangères qui imposent des délais d'ajournement de deux mois et quinze jours avec des actes traduits en serbo-croate ou en coréen ne sont pas exceptionnels en transport international maritime par exemple. Il lui faut, à l'avocat, du temps et du recul. Un travail repris et recommencé plusieurs fois. Si le Client comprend mal que vous n'ayiez pas que son dossier, les juridictions ne le comprennent pas toujours non plus. Que le petit recouvrement; qui n'est pas forcément simple pour autant : j'ai eu des injonctions de payer avec deux contrats successifs, des avenants, un carton de correspondances, mails, factures et avoirs. -« Maître c'est une injonction de payer qui porte sur 4 234 euros... » -Oui mais c'est le solde contesté de cinq ans de relation commerciale, et le gérant a changé...); peut être urgent et vital pour la trésorerie d'une micro-entreprise. Ceci dit le référé provision existe toujours et je note qu'il n'est pas autant employé qu'auparavant. C'est donc qu'il existe une contestation sérieuse et dans ce cas ce n'est pas aussi simple qu'il y paraît à ceux qui prétendent vouloir aller vite. Tout est affaire de circonstances, d'où l'importance d'une adaptation pragmatique qui permet de faire du cas par cas dans le déroulement des procédures. Pendant ce temps les délais des tribunaux et ceux des greffes, des avocats et celui des entreprises qui ne sont pas les mêmes se heurtent et ajoutent à la perte de temps. Une décision de renvoi, dont la date peut avoir été changée par le greffe après l'audience du Juge chargé d'instruire l'affaire, motivée, n'est pas encore distribuée, mais la procédure revient, hors liste, à l'audience d'un Tribunal de Commerce. Il est possible de s'entendre dire : "Où en êtes-vous Maître ?"... Bonne question je vous remercie de l'avoir posée, je ne savais même pas ce que vous aviez fait de la procédure...pourrait-on murmurer. Il faut savoir qu'un court renvoi, sauf exception en accord avec toutes les parties, est contre-productif en fin de compte et que la partie la plus pressée n'est pas forcément celle de bonne foi. Que les moyens dilatoires sont vite détectables, même fondés en droit. Ne perdons pas de vue que la longueur d'un procès c'est aussi une psychothérapie pour les débiteurs malheureux et de bonne foi. La justice déléguée a été instituée pour favoriser la paix et les relations sociales. La longueur du procès y contribue aussi. Et qu'une dette commerciale doit être provisionnée, ce qui permet de la payer, ce qui implique de passer l'écriture dans un bilan, et donc du temps. J'ai fait "soft" car je n'ai pas évoqué la complexification des lois dans tous les domaines : y compris les procédures pénales, civiles, celle des voies d'exécution -un comble il faut être spécialisé en droit de l'exécution -un code spécifique existe...largement adapté par la jurisprudence d'ailleurs ! pour obtenir l'exécution d'une décision de justice..., des conventions internationales, du droit européen, des Q.P.C....Pour le droit commercial je laisse le soin aux lecteur du BRDA et de la Revue Fiduciaire les éclats de rire nerveux. Une consultation d'un professeur de droit ou un certificat de coutume, cela vous aiderait ? Comptez trois mois. Il m'a été rapporté que le Parquet a pris des réquisitions lors des rentrées solennelles de certaines juridictions consulaires pour souligner que les procès étaient trop longs. Outre que les tribunaux de commerce n'ont pas à rougir de leurs délais pa rapport aux T.G.I., je souligne au passage que le Parquet met souvent, même en matière pénale, beaucoup de temps pour prendre ses réquisitions, ou au Civil, communiquer ses pièces, partie jointe ou principale et qui'il n'est pas mieux placé en effectifs, comme en moyens disponibles pour dire aux autres acteurs de la justice qu'ils peuvent faire mieux. La cerise sur la tarte à la crème qui fera rire tous les avocats du barreau de Paris: Des Premiers Présidents de Cours d'appel déclarent habituellement que les procédures devaient aller plus vite pour permettre la célérité de la Justice...Maintenant nous savons qui se moque du monde lorsque nous regardons les délais dont la Cour a besoin pour vider son rôle. Les parties doivent boucler leurs conclusions et communication de pièces en trois mois, puis la plaidoirie est fixée 16 mois plus tard, la clôture 1 mois avant, ce qui donne la joie de recevoir les nouveaux éléments adverses qui ont été déloyalement gardés en réserve, au dernier moment. Quand une clôture proposée 12 mois avant la date des plaidoiries pour assurer un débat contradictoire en cas de nouveaux éléments ? Il suffit d'un toilettage de texte ou même d'une nouvelle pratique après tout, un peu de courage... Je suis pour une gestion dynamique et pragmatique des procès. Et contre le formatage. Si votre cliente est une petite PME, son dirigeant est un homme orchestre. Il n'a pas le temps de s'occuper du contentieux. Il faut faire le siège pour avoir les éléments du dossier. Le Tribunal ou la Cour sont trop souvent dans la tenue des audiences à des kilomètres des contraintes pratiques de la vie de ses justiciables et de leur avocat. Le bon sens est la seule solution applicable au code de procédure civile. Un procès n'est pas un produit industriel. Mais pour parvenir à l'efficacité du cousu main, il faut faire de la mise en état à la Barre des audiences de procédure. Ce qui exige plus de travail et de temps que tous les acteurs de la Justice ne peuvent s'accorder. Je ne connais pas un avocat digne de ce nom dont le Cabinet survit à moins de 12 heures de travail effectif quotidien. Ou il fait travailler. Ce qui n'est pas exactement conforme à l'idée que je me fais du métier, mais je suis vieux jeu, n'est-ce pas ? Baste, les ordinateurs quantiques ne vont pas tarder à balayer tout ça...En attendant que les juridictions fassent un peu plus confiance à leurs auxiliaires de justice: si le client n'est pas content, ils le perdront. Et ce n'est pas le but des Cabinets d'avocats bien au contraire. Ce sont aussi des entrepreneurs. Les justiciables sont leurs clients et pas ceux des juridictions. A qui il est courtoisement demandé de rendre des jugements et des arrêts. Chacun ses responsabilités. Et tous, nous devons avoir présent à l'esprit que la conciliation qui est gratuite, donne d'excellentes résolutions des différents, notamment dans les contentieux les plus importants. La Cour ne la pratique pas. Elle préfère la médiation qui est payante. Cela n'est pas, à mon avis, normal dans le cadre du fonctionnement d'un service public, ni nécessaire alors que la conciliation est une solution amiable opérationnelle, accessible, efficace et gratuite. Ça gêne qui ? Rappelons que la confidentialité y est une règle d'airain respectée autant que dans les autres formes de mode amiable de résolution des différents

Par gilles.huvelin le 04/10/19
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Chers confrères,

Voici le lien pour lire ou télécharger le dernier numéro du M@g des avocats qui vient de paraître :

https://www.anased.fr/publications/mag42/index.html

Recevez toutes mes amitiés.

Jacqueline SOCQUET-CLERC LAFONT
Avocat à la Cour de PARIS
Ancien Membre du Conseil de l'Ordre
Ancien Membre du Conseil National des Barreaux
Présidente de l'ANASED
36, rue de Monceau - 75008 PARIS
Tél. 01.42.25.30.22 Tlc. 01.45.63.69.66
avocat@socquet-clerc.fr
www.anased.fr

Par gilles.huvelin le 04/10/19
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Nous avons beaucoup réagi après les premières lectures du rapport Delvoye puis sur les commentaires et des propos tenus par des parlementaires peut-être envoyés en mission commando pour nous sonder les reins. Je confesse être tombé dans le panneau en rédigeant un article le 10 août dernier, même si en le relisant, je ne le trouve pas si à côté de la plaque que ça. Soyons honnêtes:
"On n’est jamais mieux déçu que par soi-même." (Jean-Marie Poupart)
Sur des non-dits, des approximations et une perception floue d'une réforme qui objectivement paraît dans ses buts cohérente, j'ai participé au rassemblement des professionnels libéraux Place de l'Opéra. Là, les militants syndicaux des métiers concernés de toute part, ont monté un soufflé politique avec des arguments que nous avons tous en mémoire, et donc je ne vais pas en faire l'inventaire par charité due peut-être à un fond subsistant de civilisation chrétienne. En effet, las de voir de faux débats se répandre avec des analyses au niveau du triangle d'or de la pensée préférée de nos chaînes d'information, situé quelque part entre Gilets Jaunes, Verts- le nouveau Rouge, et Sud Rail, le Président de la République a pris la parole ce 3 octobre 2019. Ça s'est passé devant 600 personnes, salariées, artisans, agriculteurs, fonctionnaires, la Presse régionale et le Bâtonnier de Rodez, où la reunion s'est tenue, qui est une femme intelligente, dynamique. Elle a posé clairement les bonnes questions sur le sort de notre régime de retraite. La réponse du Président a été aussi claire:
Pas question de toucher aux réserves. Le taux de cotisation est à discuter. La profession aura 4% de moins de CSG. L'entrée dans le nouveau régime pourrait se mettre en place en 15 ans. Il a dit que le rapport actifs/retraités dans la Profession est tombé de moitié en 40 ans passant de 9 pour 1 à 4 pour 1. Il a ajouté que beaucoup de confrères quittaient le métier dans les 10 premières années, souvent des femmes. Notre régime n'a pas d'avenir certain. Beaucoup de revenus dans notre profession sont bas et beaucoup de femmes dans notre métier sont les premières en charge de l'aide Juridictionnelle. Qu'il y avait un problème d'inégalité au détriment des femmes dans l'exercice de notre métier. Ajoutons pour prendre la mesure du côté inadmissible des déclarations du Président de la République qu'il a dit que toutes les simulations "C'est de la flûte" parce que la définition de la valeur du point n'est pas fixée. "On va en discuter aussi". Et cela jusqu'en janvier. Horrible.
Pour terminer, je me souviens qu'il a dit aussi que les droits acquis ne seront pas remis en cause. Tout cela est clairement inadmissible. D'autant qu'il a osé faire la comparaison de l'évolution de notre démographie professionnelle avec celle des agriculteurs dépendants aujourd'hui pour leur retraite de la solidarité nationale. Nous allons redescendre dans la rue. Personnellement, j'ai bien aimé la Place de l'Opéra..
En effet, tout aussi clairement, les réactions militantes sur twitter sont sans équivoque: "on ne lâchera rien". La profession ne se remettra pas en cause. Elle ne s'interrogera pas sur ses modes d'exercice, ni sur son futur, son statut social et sa pérennité de son modèle économique. L'appel à l'immobilisme face à l'innovation technologique, la concurrence et la nécessité de l'excellence que même les chauffeurs de taxi ont maintenant compris, est en marche. Lors des derniers États Généraux de la Profession, les absents étaient les gros Cabinets. Ceux qui ont pris la parole ont défendu un avocat qui n'existe déjà plus. L'idée d'une adaptation de notre profession à un nouveau mode de production n'est même pas envisagée alors que les médecins, qui sont réputés pour leur conservatisme, ont sauté le pas des nouvelles technologies du 21e siècle.
"La réforme des retraites, c'est une réforme aussi de notre rapport au travail et son organisation." Il est évident que le message est révolutionnaire.
Je connais la réponse de nos militants politiques des forces de progrès:
"Tous ensemble, tous ensemble, tous !" contre tout ce qui bouge.
Je n'oublie pas que qu'ils se sont battus depuis 1976 contre le divorce sans juge, entre autres choses, notamment et pas seulement.
Qu'ils ne s'y trompent pas: je les aime bien nos opposants militants pour leur intérêt général à l'immuabilité. Nos institutions aussi. Et ça n'a rien de condescendant. C'est bel et bien le sort de notre métier qui est en jeu.