gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 25/11/20
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Ou "Autain-Lepetit, tout est dit." L'élection de Julie Couturier et de Vincent Nioré à la tête du Barreau de Paris a confirmé le bien bien-fondé de ma lettre ouverte au binôme mené par Xavier Autain dès le 30 septembre dernier sur ce blog. Nos élus ont obtenu les 2/3 des suffrages. C'est malgré la candidature parasite que j'ai dénoncée, un vrai plébiscite. Les interlocuteurs de notre Barreau savent aujourd'hui que celui-ci est massivement reuni derrière ses Bâtonnier et Vice- Bâtonnier élus après un scrutin qui a jamais autant mobilisé d'électeurs alors que nous subissions un confinement sanitaire sans pareil dans nos mémoires. Nous sommes plus forts aujourd'hui après cette élection emblématique.

Par gilles.huvelin le 24/11/20
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Cette épidémie a fait découvrir que nous avions en France :

-Le Ministre de la Santé

-Le directeur général de la Santé

-La direction de Santé Publique France

-Le Directeur de la Haute Autorité de Santé

-les Directeurs des Agences Régionales de Santé

- Le Directeur de l'Agence Nationale Sanitaire

- La Direction de l'Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé : Épidémiologie-France

- Le Centre National de Recherche Scientifique en Virologie Moléculaire

-L'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et de la Santé.

- Un nombre d infectiologues parisiens incroyablement et anormalement élevé, probablement lié au fait que les virus et bactéries descendent de l'avion à CDG et ouvrent leur siège social près de la place de l'étoile.

Mais comme tout cela ne suffit toujours pas. Il va donc être créé :

- le Haut-Commissariat de Lutte contre les Épidémies

- Le Haut Conseil de Veille Sanitaire

- L'Agence Nationale de Sécurité de Logistique Médicale.

Et 5 000 fonctionnaires en plus.
Où ça ?

La médecine française croule sous l'administratif (30% de plus que partout ailleurs toute proportion gardée) gérée par des technocrates qui ouvrent des parapluies en cascades.

Et si vous pensez que ce genre de gabegie n'existe que dans le domaine de la santé, je vous recommande de jeter un coup d'œil sur l'organigramme du ministère de la Justice.

Par gilles.huvelin le 19/11/20
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Ce matin dans le nord de Paris, je constate que bien 1/3 des piétons ne portent pas de masque dans la rue. Je sors du métro, station Madeleine. Bien en évidence, deux policiers sont en haut des escaliers. Autrement dit, ceux qui n'ont pas d'attestation continuent dans le souterrain trouver l'une des quatre autres sorties, où là, il n'y a pas de contrôle. Les deux policiers ne sont pas dupes. Ils sont là en dissuasion. En France on fait dans la dissuasion.
Juste de l'autre côté de la rue, une famille de roms stationne sur une bouche d'aération du métro sans masque évidemment et au carrefour suivant une concentration de livreurs en scooter bavardent bruyamment entre entre-eux sans masque non plus comme tous les matins. On est à 300 mètres du ministère de l'intérieur et autant du Palais de l'Élysée à vol d'oiseau. Vous imaginer dans le 18e arrondissement de Paris ce que ça donne. Mais je suppose qu'il ne faut pas stigmatiser une population d'une part et comment d'autre part réprimer ceux qui militent contre la société ? Genre je suis un rebelle contre l'État fasciste.
Faut-il revenir aux coups de bâton ? Que l'on ne viennent pas me dire que les français acceptent les gestes barrieres. Devant une librairie du boulevard Malesherbes qui pratique le "clic and collect" pour ne pas dire la vente à emporter, il y a un attroupement d'une dizaine de personnes. Évidemment ça ne va pas arriver Boulevard d'Ornano. D'ailleurs il n'y a pas de librairie sur cet axe amputée de deux voies de bus et autant pour les vélos afin de favoriser les embouteillages jusqu'à la Porte de Clignancourt. Nous sommes les meilleurs. C'est un pays formidable. On est dans le symbole et le slogan. Tout va bien.

Par gilles.huvelin le 18/11/20
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Planck énonçait un principe fondamental ainsi:

« Une nouvelle vérité scientifique ne triomphe jamais en convainquant les opposants et en leur faisant voir la lumière, mais plutôt parce que ses opposants finissent par mourir, et qu’il arrive une nouvelle génération à qui cette vérité est familière. »

C’est vrai aussi en politique mais aussi dans les autres domaines concernés par les « sciences humaines » appellation qui à mes yeux constitue un oxymore comme nos intellectuels en sont capables d’inventer sans frémir, comme à chaque fois qu’ils créent une escroquerie intellectuelle ou un délire mental. Ils le font aussi en créant des idéologies en prétendant avoir trouver des concepts nouveaux qu’ils abritent derrière une forme de terrorisme intellectuel dont la seule discussion est considérée comme au moins une attaque personnelle, ou un acte de racisme si l’auteur fait partie d’une minorité qu’elle soit visible… ou pas, ce qui serait une circonstance aggravante d’une inconséquence totale face à autant de manipulations souvent d’abord médiatiques qui créent des savonnettes autant politique ( rappelons-nous comment les journalistes nous ont informés sur Mitterrand, nous ont imposé la candidature de Ségolène Royale à la présidence) qu’intellectuelles…pensons à Roland Barthes par exemple.

Regardons ce qui reste de l’œuvre d’intellectuels longtemps inattaquables, comme Derrida, Bourdieu, Foucault, Marx, Sartre et sa vision politique, Madoff et son génie financier et bien d’autres, je pense à Pierre Boulez par exemple ou des psychanalystes à problèmes personnels par définition géniaux. (Les neurologues n’ayant aucun intérêt car ce sont des scientifiques.)

Ce qui est perceptible pour toutes les évolutions est bien sûr vrai pour le Barreau. Il a fallu attendre deux générations pour faire admettre que les Cabinets d’avocats sont des entreprises, que le droit est un marché de prestations de service, l’inter- professionnalité (que le Barreau empêche par tous les moyens et prétextes sous couvert de déontologie) et je n’ose pas parler des avocats en entreprise… 50 ans de retards accumulés.

Alors mettre en œuvre la réforme de la résiliation des baux professionnels, mixte ou commerciaux pour faciliter et même permettre pour tout dire, le regroupement des professionnels libéraux…on en rêve !

Or il est indispensable de permettre aux professionnels libéraux de résilier leur baux sans pénalités financières pour qu'ils puissent souscrire un bail commun pour exercer ensemble sous forme ou non d'une société. Est-ce si difficile à faire une réforme utile devenue nécessité ? Efficacité et pragmatisme. A défaut d'avoir le courage de réformer l'État, on peut concevoir qu'il reste possible de faciliter le sort des entrepeneurs, fussent-ils professionnels libéraux ? Non ?

Par gilles.huvelin le 13/11/20
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Les publicités nous interpellent. Quand vous achetez des marchandises vous devriez penser à l'environnement et où va votre argent. Donc, elles sont réalisées avec des matières premières renouvelables, en bois ou en plastique d'origine végétale par exemple et en tout état de cause, le matériau doit être recyclable. La fabrication doit s'intégrer dans une stratégie de marché équitable. Les "p'tits nenfants" bénéficient ainsi d'une formation selon le mode de l'apprentissage. Ils sont rémunérés correctement selon le mode de vie et le pouvoir d'achat local et travaillent dans des normes sanitaires établies dans le respect de la législation locale. Voilà, on nous vend des produits bas de gamme idéologiquement pur à des prix pas toujours intéressants avec des coûts de fabrication qui maintiennent les marges du marché habituel d'avant le bourrage de mou. Mais vous avez bonne conscience et c'est en fait ce qui vous est vendu. Toute discussion est une injure faite à l'humanisme et une attaque personnelle à l'endroit des personnes impliquées. C'est aussi interdit que l'était de discuter le génie de Boulez tapant sur une aile de DC3. C'était s'attaquer aux mécanismes des subventions du Ministère de la Culture, la création d'une Cité de la Musique déficitaire, la technocratie intellectuelle prébendière aux cocktails dispendieux surfant sur la mode qui était, et reste, la déstructuration des Arts majeurs, de la culture.en général, de notre histoire et de notre langue au nom de l'avènement d'une société du bonheur fondée sur l'ignorance, la destruction de l'Éducation Nationale et le collectivisme. Dans la Douane de Mer à Venise, le musée d'art moderne vous montre trois étrons en plastique sous globe et vous êtes invités à crier au génie, sinon vous êtes un cuistre.
Le commerce équitable, c'est simplement moralement inattaquable puisqu'on aide les "ptits nenfants" ou des pauvres paysans défavorisés des pays corrompus qui crèvent de faim. En plus on vous chuchotte à l'oreille que cela participe à tarir l'immigration en Europe en fournissant du travail au tiers monde. Sauf que ce baratin ne permet pas à celui-ci de passer le cap de la transition démographique puisqu'elle nécessite pour exister pour une population donnée de parvenir à des seuils politiques, économiques et culturels qui n'ont rien à faire de l'exploitation de la main d'oeuvre pour l'exportation. Et l'œuvre dictatoriale sur la musique contemporaine de Pierre Boulez, elle est passée dès son décès à la trappe, plus vite que les autres délires post-soixante huitards de la pensée déstructurante de Foucault et consorts que des psychanalystes ne pouvaient renier sans se remettre en cause. Elle fait encore des dégâts. La féminisation des noms de métiers et l'écriture inclusive font partie par exemple de ses multiples conséquences "sociétales" de la bienpensance imposée, comme toujours par une minorité piétinant l'aorte des autres, avec l'aide des médias complaisants trouvant l'information du jour à promouvoir dans le caniveau des réseaux sociaux. L'étalage du voyeurisme autour de l'affaire Daval est un modèle du genre. Plus c'est lamentable ou débile et plus les médias flattent la bassesse ou la bêtise de leur public.
Évidemment on pourrait faire fabriquer ici avec des produits renouvelables ou recyclables en réduisant les marges, les impôts et les prélèvements sociaux pour avoir des prix compétitifs. Mais il faudrait s'attaquer à l'incompétence, la gabegie, la fraude, et ça depuis 50 ans, c'est chaque jour de moins en moins possible. Notre élite de penseurs psychanalytiques abscons anti Etat/Nation (mais qui ne comprennent rien à la mondialisation qu'ils vomissent également) et les technostructures en vivent. Ce n'est pas un complot, c'est simplement le résultat de la somme d'intérêts s'auto-congratulant qui réclament pour financer leur incompétence toujours plus de dépenses, ce qui écrase les revenus, d'où la nécessité de trouver des prix bas en gardant les marges. La survivance de ce système passe par la construction d'une médiocratie manipulable dépendant toujours plus de la redistribution de subsistance et de prébendes, le tout sous anti-depresseurs.
Elever le débat moral en faveur de la mobilisation de l'effort de chacun dans l'intérêt général est exclu.

Pour sortir de la spirale des prix bas pour sauver les marges par le nombre d'articles vendus mais fabriqués par les pauvres d'ailleurs, là ou soudainement, ça devient légitime, il faudrait d'abord réformer l'État dont le poids s'alourdit tous les ans un peu plus depuis le Front Populaire.
Autant que je me souvienne, Emmanuel Macron a été élu pour cela. Et personne sur l'échiquier politique n'est capable de le faire. Il faudrait un dictateur avec les pleins pouvoirs. Pour cela il faudrait que la démocratie se rende compte qu'elle est stérile et impuissante. Dans notre Histoire que l'on cherche à ne plus nous apprendre, la remise du pouvoir à un dictateur ou la mise en place d'un régime pour le moins autoritaire a toujours été la transition nécessaire pour remettre le pays sur les rails dont les idéologies sorties des événements qui ont suivi 1789 l'ont, par leurs faillites à répétition, fait sortir régulièrement.
On a eu Bonaparte, Napoléon III, Adolphe Thiers, la remise par le Parlement de la IIIe République des pleins pouvoirs à Pétain, puis à De Gaulle en 1945, puis en mai 1958, avec par la suite "le coup d'État permanent". Si nous voulons éviter un nouveau dérapage de l'Histoire, les démocrates doivent regarder leurs dégâts et se donner les pouvoirs de les réparer pour éviter de laisser à un dictateur l'autorité dont ils n'ont pas su se doter. Mais est-il encore temps de faire une réforme libérale pour éviter une dictature de droite ou une tyrannie de gauche (l'inverse historiquement n'existant pas) ?

Par gilles.huvelin le 09/11/20
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Avocat en Entreprise, Ordre National, Tribunal de l'économie, la société civile dans la magistrature, pourquoi stagne-t-on sinon parce que la Chancellerie regarde ailleurs ?
La réforme pour l'avocat en entreprise ne se marchande pas contre une revalorisation des indemnités de l'aide Juridictionnelle par exemple. Elle s'impose d'elle-même. D'abord par le bon sens. Il est nécessaire que le juriste ait dans l'intérêt même de sa pratique, la protection du secret professionnel de son client. Et son client est l'Entreprise dont il est le conseil salarié. Ensuite parce qu'il doit disposer de la protection de son indépendance. C'est la raison pour laquelle il est utile que la protection du statut de la profession réglementée s'étende aux juristes en entreprise lorsqu'il est avocat. Par le fait même, je considère qu'étant avocat, quelque soit le mode d'exercice, tous doivent cotiser à la CNBF et à leur Ordre. Pourquoi d'ailleurs ne pas accepter que l'avocat en entreprise perçoive un honoraire forfaitaire plutôt qu'un salaire ? Pourquoi le serait-il à temps complet et pas partiel ?
Enfin, cette réforme s'impose par pragmatisme. Il est absurde que pour avoir un juriste garant de la confidentialité, les dirigeants des sociétés inscrites au CAC 40, notamment, soient contraints d'embaucher des avocats allemands, hollandais ou espagnols.
Je sais que l'argument de l'absence d'indépendance de l'avocat en entreprise est opposé. D'une part, c'est un mauvais procès car l'avocat dépendant économiquement d'un client unique ou dominant est confronté au même écueil, au même titre que l'avocat salarié d'un Cabinet ou un collaborateur libéral, le médecin salarié etc. L'indépendance est une question de personne et non de statut. D'autre part, il est admis que l'avocat en entreprise ne doit pas plaider pour elle. Cette interdiction entre dans la logique de l'évolution même de la profession d'avocat pour laquelle le conseil juridique est la part majeure de son activité. Elle est bien plus importante que la pratique du judiciaire. Et cette réalité fait bien apparaître la nécessité de distinguer les deux activités l'avocat qui existent en réalité dans la pratique, le conseil juridique et le processualiste.
Il est important que les avocats restent unis dans une institution professionnelle. Il convient que le modèle de l'organisation pyramidale, qui a démontré son efficacité, adopté par nos autres professions réglementées juridiques, notaires, huissiers de justice, soit maintenant celui des avocats, ce qui consacrera la fin de l'opposition structurelle entre le Barreau de Paris et ceux de Province. Je suis pour un Ordre national des avocats car la vrai césure dans notre métier est entre les activités de conseil et le judiciaire. Les compétences nécessaires, les contraintes ne sont pas les mêmes dans ces deux métiers de la profession qui sont pour autant totalement interdépendants. Il n'est pas question rétablir les Avoués mais bien de reconnaître les deux modes d'exercice des avocats. Il y a ceux qui assurent le fonctionnement des juridictions avec les juges, magistrats, greffiers et leurs confrères qui n'ont pas les Codes de procédure comme livres de chevet. Même s'il reste aisé de percevoir que pour autant des processualites font du contentieux et que des spécialistes du conseil rédigent assignations, conclusions et que tous ou presque plaident, ce qui revient actuellement, surtout, en dehors du pénal, à deposer son dossier. J'exagère à peine.
Regardons bien que si les médias sont captivés par les décisions rendues par les juridictions pénales, les jugements qui tranchent les conflits des relations économiques et sociales sont rendus pas les Conseils des Prud'hommes et par les Tribunaux de Commerce. Et là encore le pragmatisme doit s'emparer du débat sur l'efficacité de l'application de la loi.
Il n'est pas cohérent que le Grand Paris qui réunit sa région à la Capitale de notre pays, l'une des rares villes qui fait référence dans le monde au même titre que New-Yok, Londres, Tokyo, Shanghaï etc., ne soit pas pourvu d'un Tribunal de l'économie. Dans ce bassin d'activité essentiel, les entreprises, les commerçants, les artisans, les professions libérales et les agriculteurs travaillent quotidiennement ensemble. Il est logique que tous ces acteurs puissent avoir à leur disposition une seule juridiction pour statuer sans à rechercher la bonne compétence territoriale ou materielle pour résoudre leur contentieux et disposer d'un Tribunal qui puisse répondre à toutes les questions juridiques en rapport avec l'ensemble de leur activité: baux commerciaux, agricoles et libéraux, concurrence, dessins et modèles, contrefaçons, Bourse, procédures collectives etc. Il faut en finir avec les querelles de chapelles, les egos, la défense des statuts des juges et des greffiers. L'exigence est la qualité du service rendu à l'activité économique qui doit être appréhendée dans son ensemble. Outre qu'il s'agit d'une opportunité de disposer d'une plateforme judiciaire complète pour l'économie de la région, ce Tribunal permet de réformer la magistrature en faisant entrer dans celle-ci des praticiens, juristes d'entreprise, Conseils en brevets, des professionnels libéraux d'expérience qui après une judicature en première instance devront pouvoir accéder aux chambres spécialisées de la Cour d'Appel puis à la Chambre commerciale de la Cour de Cassation. De même, les magistrats professionnels doivent participer à cette juridiction de l'economie. Il n'est plus normal que nos juges consulaires qui avec les Conseillers des Prud'hommes prononcent 60% des décisions de justice en France, ne soient pas rémunérés. Il faut grâce à cette reforme, en même temps, faire entrer dans la magistrature, la société civile et assurer un vaste brassage, y compris dans les tribunaux répressifs. Nous disposons aussi de suffisamment d'excellents confrères pénalistes ou de Commissaires de Police pour cela. Il faut ouvrir des passerelles pour que les juristes puissent changer de carrière. Qu'un notaire expérimenté puisse devenir magistrat d'une Chambre Civile d'un Tribunal Judiciaire serait une aussi bonne chose que permettre à un huissier de devenir juge de l'exécution. Et s'il nest pas aberrant qu'un magistrat passe du siège au Parquet, il est tout aussi intéressant qu'il devienne avocat ou qu'un professeur de droit devienne Conseiller à la Cour de Cassation.
Ceci dit, ce serait bien aussi de mettre nos théoriciens des droits les mains dans le cambouis des comparutions immédiates et des centres de rétention par exemple. On resterait un peu moins dans la théorie des principes qui ne servent à rien pour solutionner les problèmes concrets que leur mise en œuvre a provoqué.
Pourquoi attendre pour revitaliser, dynamiser, rendre plus attractif et efficace le monde du droit ? Qu'est-ce qui vous arrête, Monsieur Eric Dupont Moretti pour prendre les textes utiles ? De quoi a-t-on donc peur en permanence dans ce pays qu'aucun pas en avant ne puisse être fait spontanément par nos ministres pour le bien commun sans avoir à attendre le consentement de l'immobilisme des corps intermédiaires et des syndicats de la sclérose ? Vous avez le pouvoir. Exercez-le. A défaut retournez au Théâtre, j'ai manqué votre dernière performance.

Par gilles.huvelin le 07/11/20
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J'ai l'habitude de rappeler que  lorsque nous sommes jeunes, 5 ans est une éternité. Lorsque vous avez 20 ans, c'est un quart de votre vie. A 50, ce n'est plus qu'un dixième, alors après, ce passé est un peu dérisoire, en revanche les cinq ans à  venir ont une importance inestimable.

Aujourd'hui, arrivé au terme d'une existence, un siècle c'est hier. Au début des années soixante du siècle dernier j'appris que la dernière charge de cavalerie  contre les apaches avait eu lieu en 1907. Géronimo, qui ne fût  pas responsable de cette dernière rébellion, est décédé en 1909 en Oklahoma. Il avait eu le temps d'apprendre à conduire une voiture. Je compris combien le temps était à la fois court et rapide. Le Far-West était mort seulement depuis cinquante ans !  A cette époque, pas si lointaine pour mes contemporains, la Grande Guerre  était un sujet de conversation aux tables familiales.  Ceux qui avaient combattu à  la première bataille de la Marne et survécu à la boucherie que fût ce conflit,  avaient  entre 65 et 70 ans.

Le capitaine qui reprit le fort de Vaux est mort à 104 ans.

Louis XIV est décédé  le 1er septembre 1715. Entre la mort du Roi Soleil et Waterloo il y a juste 100 ans. Autrement dit rien du tout. Un claquement de doigt. Et pourtant une somme d'événements colossaux pour notre pays.  A l'époque la longévité moyenne ne dépassait pas trente ans.

Un siècle plus tard c'était la première guerre mondiale. Un troisième siècle de plus et nous sommes dans l'Union Européenne avec un monnaie continentale, l'euro.

Les événements que nous commentons sont à cet aune, dérisoires.

Je tiens d'un grand-père un ouvrage de Louis Tripier, avocat décédé en 1877, intitulé "Codes Tripier".  Toute la législation applicable au début de la IIIième République est contenu dans un livre de 6 cm d'épaisseur dans un format in quarto de 12 cm sur 6 environ. Maintenant nous avons Légifrance....et soixante-dix Codes, chacun aussi épais que l'ouvrage de Louis TRIPIER.

 Dans peu de temps des robots ne diront peut-être pas le droit, encore que je ne le jurerai pas, mais donneront des solutions juridiques.

Les astronomes découvrent grâce au satellite  Hubble des centaines de planètes qui potentiellement peuvent développer une forme de vie. Avant peu la surface de la Terre sera encore changée et pour une nouvelle fois une extinction massive des espèces aura abouti, mais par le fait de l'homme . Je la verrai. Au même titre que la fonte du thermofrost dont les conséquences sont encore, officiellement,  imprévisibles.

Le temps et la dimension historique nous expliquent  comment Clémenceau ou Churchill ont pu imposer autant de sacrifices  et pourquoi certains chefs d'Etat ont été si consensuels. La relation à l'importance des personnes et des choses est question de regard sur le monde. Ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont pas d'importance pour les personnages qui nous gouvernent.  Mais celle-ci s'inscrit dans une abstraction de l'Histoire et de l'idée que l'on s'en fait. Et donc du regard que l'on pose dessus, ce qui est un question d'âge et d'expérience autant que de culture. La grandeur et le dérisoire se confrontent en permanence.

La rentrée à  l'école si angoissante pour un jeune enfant n'est qu' importante pour son enseignant. Elle est anecdotique pour le Chef de l'Etat, un symbole pour les commentateurs, un enjeu pour d'autres. Imaginons ce qui restera de notre époque dans les livres d'histoire car il ne restera rien de nos vies. Je dis cela pour que nous prenions le temps de nous élever et que nous acceptions de ne pas nous perdre. Ce qui n'est possible que si nous convenons de tenir compte de l'importance de toute chose pour chacun  d'entre - nous. Ce qui nécessite de l'humilité, du respect, et d'attention et infiniment de tact envers son prochain. Autrement dit une forme d'intelligence élégante que je n'ai pas et que je n'ai guère l'opportunité de rencontrer de sorte que j'en souffre peu. Cette humanité a été remplacée dans notre mode de vie dévorant par des importances qui n'importent qu'à ceux qui sont importants. Le bonheur est peu de chose et demande que nous lui consacrons du temps. C'est encore la collision entre notre temps quotidien et le temps historique qui crée un choc politique, économique et social. En même temps, c'est la domination de l'individualisme et l'urgence du présent qui font loi. La promotion sociale se réalisait en trois générations puis en une, puis en 20 ans, maintenant la réussite sociale  doit être atteinte en 10 ans. Le monde sera globalement en récession dans un avenir proche. La notion  même de réussite va muter. Notre quotidien  se ralentira. Le rapport au temps va changer.

Le temps historique perdra définitivement son sens parce que le passé comme l'expérience n'auront plus d'intérêt face à  l'accélération des applications des conquêtes scientifiques et la sollicitation des moyens de communication toujours plus performants, rapides et renouvelés. C'est ce que nous disent les réformes scolaires depuis 1960:  les exigences d'une éducation qui est de masse ne sont plus les mêmes. Les besoins de réactivité de la part des responsables politiques ne feront qu'augmenter. Or  "la France est toujours avance d'une révolution et en retard d'une réforme" disait Edgar Faure. Cette impertinence est toujours pertinente.

Par gilles.huvelin le 07/11/20
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Un peu surpris j'avais vu un reportage sur Jean d'Orléans, descendant des rois de France. Une monarchie au XXI ième siècle. C'est un peu surréaliste non ? Et puis j'ai considéré avec un peu de recul que nous devions depuis 1789 en être à notre quatorzième régime politique, et que la question méritait autre chose qu'un haussement d'épaule si nous acceptons de regarder ce qui se passe en Europe actuellement, juste au-delà de nos frontières.

 

Posons-nous la question au moment où certains demande une VIième République : Pourquoi faire ? Notre système politique est-il mieux ou moins bien adapté à nos contraintes ?

 

La Suède, la Norvège, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, l'Espagne, j'allais oublier la Grande-Bretagne, sont des monarchies. Le « souverain », incarnant la nation, le pays, la pérennité des institutions, représente l'Etat. Il n'a pas de pouvoir politique sauf à Monaco et au Liechtenstein.

 

Dans tous ces pays le pouvoir exécutif est exercé par un premier ministre.

 

Tout observateur honnête peut voir dans ce dispositif constitutionnel un double avantage.

 

En premier lieu la place du chef de l'Etat étant occupée statutairement les ambitions sont sans objet et ce n'est pas rien. En effet il n'y a pas lieu de trouver 50 % des voix plus une pour élire un candidat à l'ego surdimensionné. Plus besoin de s'accrocher à des doctrines révolues pour constituer une majorité, plus d'affrontement, de pays coupé en deux.

 

Place au pragmatisme et à l'élection à la majorité relative à travers les élections législatives. Les premiers ministres britanniques ont été en règle générale portés au pouvoir avec 20 à 30% des voix qui lui ont donné une majorité en sièges au Parlement. Et c'est souvent la même chose dans les autres monarchies. Personne ne conteste la règle du jeu : Elle permet de gouverner avec humilité et recherche de solutions pragmatiques. A défaut le Premier Ministre perd la confiance et le soutien de sa majorité sans attendre les prochaines élections qu'elle demeure libre de perdre ou de gagner en fonction de la satisfaction des électeurs les plus nombreux.

 

Nous sommes loin de ces solutions institutionnelles qui mènent à l'équilibre et l'appaisement. Les conflits et les affrontements pour ou contre le fait majoritaire constituent le pain quotidien de notre vie politique.

 

En second lieu j'avoue préférer pour chef de l'Etat le destin qui fait roi un homme qui n'a rien à prouver ni à lui-même ni aux autres que l'ambition d'un chef de parti préoccupé de sa réélection à la tête du pays, qui le conduit évidemment à écarter ou écraser les autres du fait de son élection indispensable à la majorité absolue des votants sans laquelle il n'a pas de légitimité.

 

Enfin il y a une certaine élégance morale de faire quelque chose « pour le roi », qui incarne la nation, autrement dit gratuitement, pour la beauté du geste en quelque sorte, puisqu'en aucun cas cela n'est partisan ni à la gloire d'un homme politique. Je veux dire par là que la vie politique et sociale en sont chez nos voisins en quelque sorte plus détendues, on s'y prend moins au sérieux.

 

A regarder de plus près, quitte à accéder à une VIième république autant choisir une monarchie parlementaire. Vous allez me dire que nous en avons fait l'expérience entre 1830 et 1848, mais la loi fondamentale était déséquilibrée et les données politiques, économiques, sociales, ont changé.

Et puis un pays, c'est une terre, un peuple, un roi. A l'heure du débat sur l'identité nationale, il convient de rechercher où sont nos racines historiques et de réduire la fracture de 1789.

 

Aussi, songeons que nous n'aurions plus à choisir entre Sarkozy ou Royale, comme je l'écrivais il y a quelques années, pour incarner la nation.
Le roi, c'est inutile ? Oui. "C'est plus beau quand c'est inutile." (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac)

Concrètement nous avons un régime républicain sous les ors de l'ancien régime et un système présidentiel au protocole et aux méthodes parfois monarchiques au sens où nous l'entendions sous l'ancien régime à l'époque de Charles X par exemple.

Une monarchie parlementaire au 21e siècle calquée sur le modèle des pays nordiques serait plus démocratique.

Par gilles.huvelin le 05/11/20
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"Guy Fawkes Night, qui peut être considéré en français par la nuit de Guy Fawkes, est un événement qui est célèbré chaque année, principalement en Grande-Bretagne, l'anniversaire de la Conspiration des poudres le 5 novembre 1605, journée au cours de laquelle des catholiques anglais menés par Robert Catesby, accompagné de Guy Fawkes et 11 autres conspirateurs, tentèrent de faire sauter le Parlement. Le complot échoua et les conspirateurs furent arrêtés et exécutés. La Bonfire night, comme on l'appelle également, commémore aussi le fait que le roi James Ier échappa à l'attentat."
(Wikipedia)

Par gilles.huvelin le 03/11/20
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Nous avons constaté que les ministres ne gouvernent plus leur administration. Pas plus la police, l'Éducation Nationale, que la Santé. Le Grenelle de la Santé n'a fait que de répandre de l'argent que nous n'avons pas. Aucune réforme de son administration pléthorique évaluée à plus de 30% d'effectifs en excédant par rapport à la moyenne des autres pays de l'OCDE pour un budget équivalent à 11% du P.I.B., ce qui est le pourcentage consacré par tous les pays comparables au nôtre. Le secteur public ne parle guère secteur privé ni aux médecins libéraux, qui eux ne répondent plus aux appels de nuit, ne travaillent plus le week-end et ne rendent plus visite à leurs patients en règle générale. Nous avons les personnels de santé les plus mals payés et une couverture sociale la plus déficitaire. Où passe le fric ? Dans la gabegie et la fraude que permettent avec les conflits d'intérêts l'opacité de la fixation des prix des médicaments, bien plus cher ici qu'en Italie et au Portugal par exemple ou le versement les yeux fermés de remboursement d'actes inutiles et encore le versement de prestations indues.
Le mot d'ordre contre la Covid-19 est de ne pas submerger les services de réanimation au prix d'une politique anxiogène qui provoque un million de consommateurs supplémentaires de tranquillisants et d'anxiolytiques alors que notre pays était déjà le plus gros consommateur d'Europe.
Sur le fond de la discussion à propos du confinement, je suis d'accord avec le philosophe André Comte-Sponville.
( https://youtu.be/2RZHmnigEaM )
Par ailleurs, la pandémie est instrumentalisée n'importe comment en plus par les opposants chroniques à tout et à son contraire selon le gouvernement en place mais toujours contre l'intérêt général, symbole d'oppression.
Dans ce cadre, à l'image de notre merveilleuse inefficacité respectueuse des droits, nous avons été incapables de vaincre la pandémie comme l'ont fait la Nouvelle Zélande, l'Australie, Taïwan, la Corée du Sud. La Suède qui ne compte que sur l'auto-discipline de ses citoyens a des résultats comparables aux États-unis, qui toute proposition gardée ne font pas pire que l'ensemble de l'Europe. Trump n'y est pour rien car la politique sanitaire dépend des gouverneurs. Mais dans ce domaine comme les autres, notre médiasphère fait de l'information comme je suis capable de célébrer la messe.