gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 23/08/21
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Dès la chute de Kaboul, des confrères ont manifesté leur préoccupation pour le sort de les avocats afghans. Ils ont appelé à la solidarité de la profession à leur endroit. Nos institutions ont répondu en se mobilisant. Elles ont saisi les ministères de la Justice et des Affaires étrangères de leur demande à laquelle il a été répondu très favorablement. Promesse est faite d'accueillir nos confrères afghans, de leur trouver un logement, une prise en charge momentanée ou plus longue si nécessaire afin de les insérer dans notre société. Évidemment cette générosité n'éteint pas l'action en faveur de tous les avocats en danger dans le monde. Les organisations professionnelles et des Barreaux européens sont joints à cette dynamique.
J'ai suggéré dès avant sur twiter que cette politique puisse trouver un financement accessible auprès des 70 000 avocats français en augmentant de 100 euros par mois la cotisation du CNB, ce qui permettrait de mobiliser 84 000 000 d'euros par an. Il suffirait, à 10 euros et plus le paquet de cigarettes, de fumer moins, ou d'éviter deux, trois soirées bières charcuterie fromages tous les mois, pour faire face à cette dépense tout en améliorant sa santé. Lue près de 300 fois, ma proposition n'a pas fait l'ombre d'une remarque, ni de retwit ajouterai-je. Encouragé, j'ai proposé d'approuver ou de rejeter par un sondage ma proposition.  Même nombre de vues, 8 votants, 85% d'approbation !
Et pour tout commentaire, le même vide. Que dire de plus ?

Plus personne ne parle de nos confrères afghans à part le CNB qui mène une action qu'il faut saluer pour le personnel judiciaire afghans et pas seulement nos confrères. C'est le principal. L'important dans ces dossiers n'est pas de faire du bruit.

Mais les appels à recevoir tous les afghans ici en prétendant qu'ils partagent nos valeurs ont surgi de tous les rangs militants de la bienpensance, quotidiennement depuis.
Et là, les chiens sont lâchés. On omet ne serait-ce que l'expérience depuis trente ans du nord de Paris en la matière. Des émigrés de l'Est utilisent des migrants afghans en ce moment même pour y vendre les cigarettes de contrebande (des dizaines de milliers de personnes meurent en France du tabagisme actif et passif). Délit douanier puni de cinq ans de prison remplacés par "connu des services de Police". On est dans l'émotion, l'effet d'annonce, la surenchère, l'aveuglement, l'inefficacité dans la posture. Sans regarder ce que les Républiques démocratiques font, nous pourrions nous inspirer d'Israël, du Portugal, de l'Australie, en matière d'immigration. Les Hmongs établis en France après 1975, personne n'en parle. Effectivement, il n'y a pas de raison de le faire. Les problèmes liés à l'immigration sont bien une question de populations, de leurs comportements, des valeurs bien partagées ou pas, en terme de nombre et non de flux, de notre capacité réelle d'accueil, d'insertion et celle d'assimilation des arrivants. Quand tout cela sera-t-il mis sur la table sans tabou pour une politique qui ne s'enliserait pas dans le juridisme alibi pour justifier la lâcheté d'un État. L'État de droit, c'est le pouvoir. C'est lui qui fait la légalité.

"A un moment ou à un autre se posera aussi la question des équilibres entre nos ambitions et les ressources dont nous disposons".

Sauf que personne ne veut poser ces questions car sinon, il faudrait formuler des réponses et s'en donner les moyens politiques puis financiers. Ce que j'ai proposé.

Plus facile de laisser filer à charge des autres. C'est bien mieux que Ponce Pilate: j'ai des principes ou une lâcheté, débrouillez-vous avec.

Concrètement, nous sommes face actuellement à un phénomène connu: celui de l'escalade de l'engagement. C'est un comportement humain dans lequel un individu ou un groupe confronté à des résultats de plus en plus négatifs d'une décision continue néanmoins le même comportement plutôt que de le remettre en cause ou/et de changer de cap.

Nos administrations savent dans tous les domaines s'enferrer comme cela.
Nos intellectuels aussi. Tous détestent l'échec. Ce faisant, ils s'y enfoncent plutôt que de renoncer. Et nous savons tous que cela se termine en fiasco. "Ce n'est que le début, encore et encore, d'accord, d'accord."

Pour nos confrères afghans, soyons pragmatiques et responsables, faisons exception. Ne soyons pas dupes toutefois. La mobilisation financière que je propose ne suffira pas à recevoir tous les confrères en danger dans le monde et leur famille. Au moins les membres des Barreaux auront contribué personnellement aux conséquences de leurs principes.

C'est mieux de critiquer finalement l'inaction du gouvernement. Je prends les paris.

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Nous

Par gilles.huvelin le 19/08/21
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La rhétorique a un sens.
Ici nous entendons :
-" Le gouvernement a décidé de procéder à la vaccination des enfants à partir de l'âge de 12 ans, ce qui inquiète des scientifiques et les parents..."
Au Portugal, il est dit: -"Nous vaccinons les enfants à partir de 9 ans."
Point barre.
En France, l'État, c'est quelque chose à part. Ce n'est pas l'incarnation de la nation. D'où l'État peut payer. Ou la cantine scolaire, c'est gratuit, elle est payée par la commune. L'Etat, la commune etc., sont démembrés de la nation.
Dans les autres pays, c'est "nous". Que ce soit la Couronne ou la République, c'est la nation. En fait, délibérément, la dialectique imposée par le langage perverti de la révolution, a opposé notre relation à l'État et par conséquent à son autorité dételée méthodiquement de la conscience des citoyens. Le "bobby" anglais comme le policier portugais fait ce que son concitoyen n'a pas le temps de faire en faisant respecter la loi. Au Portugal, personne ne discute l'autorité du policier. Si après vous avoir demandé de reculer parce qu'au feu rouge vous empiétez sur le passage clouté, vous n'obtemperez pas, il frappe à coups de matraque sur votre capot de voiture jusqu'au moment où vous avez respecté la bonne distance. Et personne ne s'aviserait de discuter. Le non port du masque obligatoire y est sanctionné 950 euros d'amende. Soit plus d'une fois le salaire minimum. Et c'est appliqué. La rébellion est sévèrement puni. Le refus d'obtempérer vous expose à une réponse physique immédiate. Idem pour l'injure à un policier. Et tout le monde trouve cela normal.
Ici vous ne voyez plus de policier dans la rue, sinon en mission de dissuasion qui ne fonctionne plus depuis belle lurette. Récemment deux policiers contrôlaient Boulevard Sébastopol à Paris les conducteurs de deux roues pour leur signifier qu'il est interdit de porter des écouteurs en roulant. Pendant ce temps une voiture remontait le Boulevard à contre-sens, empruntant la voie des vélos pour contourner les véhicules venant dans le sens inverse. La vidéo est passée sur les réseaux sociaux. Ici les policiers font une chose à la fois et en plus tout le monde s'en fout car ils n'ont pas le droit de gifler ceux qui les insultent. On est les meilleurs. En plus il n'y pas de sanction certaine et immédiate. Aux États-Unis, où le refus d'obtempérer comme la moindre rébellion est un délit qui vous expose a minima à une contrainte violente immédiate, une contravention constatée vous conduit au commissariat. Un officier vous colle une amende qui est converti en détention immédiate après présentation au juge dans la foulée si vous ne la payez pas sur place. La reconduite à la frontière y est aussi une réalité. En Russie, en Chine ou tout autre pays "démocratique", c'est simple, vous n'entrez même pas. Essayez même d'entrer dans un pays d'Afrique et de vous y maintenir illégalement. Ici quand un policier arrive à maitriser un délinquant dans la rue, c'est un scandale d'un niveau près du génocide.

Pour le reste, les politiciens, les institutions qui tournent sur elles-mêmes, les corps intermédiaires qui s'admirent, les forces de progrès autoproclamées qui vivent en parasite sur le dos de notre société qu'elles vomissent, contribuent chaque jour à séparer "la société civile" (dénomination inventée par Rocard) du secteur public qui est devenu un champ clos ponctionnant son budget sur le privé.

A un moment ou à un autre se posera la question des équilibres entre nos ambitions et les ressources dont nous disposons. Pas temps que le privé ne gouvernera pas. Ce qui n'arrivera pas temps que les prébendiers de l'immobilisme n'auront pas ruiné ce pays. Entre irresponsabilité assumée et militante des uns, la lâcheté des autres, ce qui se passe chez nous en considération de notre rapport à l'autorité, ne s'imposent-elles à nos propres institutions et nos rapports professionnels ?

En résumé,  il n'y a qu'un cas où nous utilisons le "nous". C'est pour dire: "Nous sommes les meilleurs."

La France sombre mais quel panache.

Par gilles.huvelin le 18/08/21
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Et si vous faisiez votre rentrée chez Avocap ?

       

 

Fondé en 2006 par notre Confrère Arnaud Lizop, AVOCAP est un cabinet européen regroupant à Paris, Bruxelles, Lisbonne et Dakar 318 avocats indépendants, désireux d’intégrer une communauté et de développer des synergies.

 

Au sein d’AVOCAP, nos confrères bénéficient : 

D'une domiciliation, de locaux pour travailler et recevoir leurs clients et d’archives pour leurs dossiers, D'une gestion de leurs appels et de leurs courriers, D'un large éventail de bases de données (Dalloz, Lamyline, Case Law Analytics, Editions législatives), D'une assistance informatique,  D'un relai de vos publications sur nos réseaux sociaux, D'un service de sous-traitance de dossier entre confrères de confiance, De formations qualifiantes reconnues au titre de la formation continue des avocats,

 

Et surtout d’une communauté soudée de confrères, organisés en commissions par domaines d’intervention.

       

 

Au plaisir de vous recevoir pour une visite au 

222, Boulevard Saint Germain, 75007 Paris.

(M12 Rue du Bac, M4 Saint Germain)

       

 

 

 

RENSEIGNEMENT & CANDIDATURE : 

info@avocap.net

 

 

         

 

AVOCAP

01 42 60 04 31 / info@avocap.net

222, Boulevard Saint Germain 75007 PARIS

11, Bld Saint Michel, 1040 BRUXELLES

46, rue Antonio Pedro, 1000-039 LISBOA

 

       
Par gilles.huvelin le 17/08/21
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"La rente viagère est imposable pour le crédirentier, mais seulement pour une fraction de son montant, selon son âge, au moment du premier versement : 70 % s'il a moins de 50 ans ; 50 % de 50 à 59 ans inclus ; 40 % de 60 à 69 ans inclus ; 30 % s'il a plus de 69 ans." Évidemment Bercy vous présente cela comme tout à fait génial. Sauf que la rente, c'est une partie du prix de vente de votre immeuble. Il n'y a donc aucune raison que le versement du prix fractionné soit considéré comme un revenu ! Ce qui est par conséquent exposé comme un avantage fiscal est purement et simplement un racket fiscal !
Pire, il a été trouvé dans ce dispositif le bien fondé de l'idée selon laquelle le propriétaire de son logement ne payant pas de loyer devrait être soumis à l'impôt sur le revenu pour son montant.
Donc vous payez des impôts sur vos revenus et au moment de l'achat de votre bien. Et pour l'habiter, on va vous supprimer la taxe d'habitation pour la remplacer par un impôt sur la valeur locative de votre logement, mais calculer comme l'impôt sur le revenu ?
Partie de bonneteau. Pas seulement puisque l'IRPP aurait pour assiette la valeur locative du marché et coûterait largement plus cher que la taxe d'habitation.

Par gilles.huvelin le 16/08/21
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Nos âmes bienpensantes ont été une nouvelle fois désavouées par la réalité. On ne civilise pas une population plus vite que cela est possible à la nature humaine. Cela prend du temps. Beaucoup de temps. C'est aussi pourquoi il est difficile de faire avaler les évolutions technologiques au grand public occidental plus vite que les générations passent. Nous aurions dû être dessiller par l'expérience que nous avons de l'Afrique.  Nous sommes incapables de chiffrer le nombre de milliards déverser, même uniquement par la France, sur ce continent depuis seulement 1960, date de l'accession à l'indépendance de nos colonies, tellement c'est indécent, pour tenter de la faire entrer dans notre modèle politique et économique. Tout ce qui s'est passé depuis la chute de Shah d'Iran me donne raison. Vous trouvez cela cynique ? Les cyniques disent comment le monde est. Les idéologues nous disent comment ils veulent qu'il soit. Comme ils n'y parviennent pas, ils empruntent toujours les mêmes errements intellectuels qui les conduisent aux mêmes erreurs face à la réalité. Cela suffit. Laissons l'humanité à son sort, son obscurantisme et sa bêtise. Nous avons déjà assez de difficultés à nous prendre en main au quotidien sans avoir à donner des leçons ailleurs. Seul l'Empire Romain a pu exporter sa civilisation en annexant les territoires. Et nous savons comment cela s'est terminé. La barbarie a fini par le dévaster. René Cassin disait que le premier droit de l'homme était le droit à la dignité. Il l'a même fait inscrire dans l'article premier de la déclaration universelle des droits de l'homme. Sauf que l'homme n'est pas digne. Continuer de faire croire qu'il en va autrement, alors même que son comportement la plupart du temps ne l'est pas, revient à nous faire croire aux icônes.  Notez que si ça marche avec les icônes, pourquoi pas avec un slogan On nous prend simplement pour quelqu'un entre le crétin et l'imbécile, depuis des milliers d'années. On est passé de la foi dans les chamans, dans des amulettes, dans l'imploration des forces de la nature déifiées, puis à leur représentation pour accéder aux dieux uniques par civilisation et parvenir encore à celui contenu dans des livres aux textes apocryphes. Maintenant on veut nous faire croire que l'homme est digne. C'est encore et toujours la même lâcheté face à la réalité. C'est toujours la même eau qui nous mène, la stupidité incommensurable de l'humanité, étayée par le baratin de ceux qui en vivent en décidant de nous diriger. Toute l'histoire connue de la matière vivante que nous sommes en témoigne. Mais la perversion des droits sans devoirs est née en Occident avec le dogme de René Cassin.
Les dogmes politiques, philosophiques ou religieux ne sont jamais que des paravents, des alibis et des prétextes y compris les droits de d'homme. Ils sont véhiculés par des symboles. Je ne cesserai de répéter que sont des armes dont des enfants, des femmes et des hommes sont les munitions.
En prendre conscience, c'est le début de la lucidité et de la sagesse.

Par gilles.huvelin le 12/08/21
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"Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine."  - Teilhard de Chardin
À travers l'univers les acides aminés sont la source de la matière vivante. Il n'y a pas de raison que celle-ci accède plus au paradis que la matière inerte. A quelle moment la matière vivante accède à la spiritualité ? La conversion de Charles de Foucault démontre que l'être spirituel s'il est consubstantiel à la nature humaine, nécessite une révélation, qui ne née pas (seulement) d'une représentation. Elle a la même source que l'Art. Elle est issue de la nécessaire transcendance qui permet d'échapper à la réalité même s'il s'agit de la représenter. La spiritualité permet comme l'Art de se placer dans une autre dimension et d'accéder ainsi à une forme abstraction du réel permettant de ne pas l'affronter ou de la réécrire. Au mieux, c'est une forme d'autoprotection. Dans le même but il y a la drogue, l'alcool et toute autre forme d'addiction. Mais la foi et l'amour sont-ils un produit neurologique de la même nature ? Si l'amour correspond à une concordance entre deux êtres, la foi est le résultat d'une perception psychique universaliste. Dans un cas le mécanisme est hormonal dont le succès dépend d'une construction culturelle et sociale complémentaire, dans l'autre, le cerveau adopte une solution intellectuelle qu'il s'impose. La question est le choix de la foi par le cerveau parce que celui de l'amour a été analysé par les neurologues. Ce dernier "sentiment" suit naturellement un processus inscrit et inné. Cependant tout le monde ne tombe pas amoureux. Même si tout monde pratique. Tout le monde n'a pas la foi et personne ne pratique sans l'avoir. Nous sommes bel et bien dans deux dimensions et personne ne peut expliquer pourquoi il a la foi. C'est donc un mécanisme propre au fonctionnement du cerveau qui répond à un besoin d'accomplissement qu'il estime nécessaire. Elle résulterait d'un état psychique en demande.  En revanche, ceux qui déclarent avoir perdu la foi savent vous expliquer que c'est par la réflexion qu'ils ont perdu celle-ci. L'entrée dans la foi est inconsciente d'où l'expression de révélation alors que la sortie est réfléchie. Pour l'amour, il s'agit d'un état mental dans lequel le sujet se voit "tomber". Quel état neurologique provoque la foi ? La nécessité du repos intellectuel, la recherche de paix intérieure, la communion avec une harmonie apparente ? L'esprit qui se livre à la foi lui permet de balayer toute réticence face au mystère inventé par la civilisation. Nous sommes loin des superstitions de l'époque romaine, de la pratique des malédictions servant à dominer le réel. Se livrer à la spiritualité est un abandon. Comme tel, le renoncement est un confort même s'il implique le respect de règles. "Coincés entre l'infiniment grand et l'infiniment petit, nous sommes infiniment rien." L' art comme la spiritualité échappe à la mort. L'un comme l'autre est une synthèse qui dépasse l'individualité et apporte l'espoir dans une forme de communion inintelligible. "Si elle l'était son mystère n'existerait pas et le merveilleux disparu, il ne resterait que le ridicule et probablement un part d'instabilité mentale," pour ceux qui ne supportent pas la rationalité.
Mais le secret est qu'il n'y en a pas. Il n'y a que ce que nous ne comprenons pas. La porte ouverte à toutes les mystifications.

Je laisse la conclusion à Jean d'Ormesson:
« Nous n’avons après tout que quelques années à passer dans ce mystère qu’est la vie. Autant l’éclairer par un peu de beauté, de passion, d’amusement. »

Pour le reste, vivez comme vous le pouvez et mourrez comme le devez, si vous êtes de gauche. Faites le contraire si vous êtes de droite.

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Dictatures !

Par gilles.huvelin le 10/08/21
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Je tempête en vain. J'ai beau le dire au restaurateurs. La mode lancée autrefois par les Cafés Dupont de servir le vin glacé et le café brûlant a trouvé un relai médiatique avec la création du guide Gault & Millau. Il nous est toujours et encore servi le vin blanc quel qu'il soit, froid. Les recommandations des journaux professionnels qui ont popularisé l'utilisation de cave artificielle pour les bars, brasserie et restaurants préconisent la conservation des vins blancs à 8° et de les servir à 13°. Ce qui permet de conserver des bouteilles ouvertes et de les détailler au verre. Les bouteilles (qui ne sont plus cirées depuis belles lurettes sauf rares exceptions remarquables par leur qualité) sont servies dans les mêmes conditions. Un verre de Chardonnay arrivera dans un tel état qu'il mettra vingt minutes à retrouver une température normal pour en sentir le bouquet. Une bouteille de Condrieu m'a été servie glacée dans une Brasserie à la mode et le chef de rang a trouvé cela normal. Lorsque l'établissement a un sommelier, c'est simplement moins pire. Félicitations tout de même à celui de restaurant l'Epicure de l'hôtel Bristol à Paris qui m'a servi un clavelin de Château-Chalon à température pour accompagner le fameux poulet de Bresse aux morilles. Faut-il se rendre uniquement dans les restaurants deux étoiles également pour que le Champagne ne soit pas sélectionné à destination d'une clientèle japonaise, trop jeune, acide et trop vert ? Quant à revenir aux coupes et abandonner les flûtes, un combat de titan ! La Brasserie Le Vaudeville en face de la Bourse sert encore un excellent champagne choisi dans des coupes. On propose plus facilement un médiocre champagne dans une flûte et qu'importe qu'elle prenne moins de place à ranger, on ne peut pas faire de cascade de champagne avec ! Le Paris de la gastronomie des Brasseries sombre dans les portions de plus en plus réduites au prix augmenté devant l'absence des touristes afin de reconstituer les marges sur le dos de la clientèle locale. Quelques aveyronnais et courageux cuisiniers éthiques ne cèdent pas à la tentation, mais tous ont fait disparaître de leur carte, de plus en plus courtes, le traditionnel steak frites de mes années estudiantines au profit des Burgers. Il est quasiment impossible de trouver dans un Bar le fameux solide jambon beurre sans nitrites ni nitrates ne dégoulinant pas de flotte. Demander des cornichons pour ne pas déjeuner seul sur le pousse d'un sandwich infâme est devenu indécent. Si les terrasses sont vides, ce n'est pas à cause du passe sanitaire. C'est parce que les touristes ne sont pas venus. Et soyons nets, parce que les établissements ont augmenté leur prix en servant tous la même chose, oubliant en général les plats traditionnels de nos terroires. Quant aux nos fameuses frites, elles disparaissent comme les bons croissants parisiens "mietteux" d'antan y compris des boulangeries. Les pakistanais ou skrilankais de nos cuisines ne savent pas faire les frites. Ça commence par le choix des pommes de terre. Il restera bientôt que des "nourritures rapides" et des tables renommées. Mais aussi soulignons, comme partout, la classe moyenne disparaissant, leurs prestataires et fournisseurs se rarifiront. Il en va de même pour les métiers de bouche. Place de La Madeleine, Hediard et Fauchon n'ont pas fermé pour rien. Comme tous les établissements de luxe, c'est la fréquentation du plus grand nombre qui les maintenaient en vie. La paupérisation de la classe moyenne les a tué. La crise du Covid nous débarrassera des mauvais professionnels qui ne s'efforcent pas de satisfaire une clientèle qui apprécie une bonne table. Qui elle-même est en voie de disparition et c'est aussi un histoire de goût, une question de culture. Levons nos verres et en plus avec modération. Paris finira comme Londres qui dispose de deux chaines d'approvisionnement pour ses pubs proposant chacun l'une des deux cartes de plats standardisés. Même les petits pois bleus cubiques y ont disparu !

Par gilles.huvelin le 08/08/21
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"Un âne dit au tigre :
- L'herbe est bleue.
Le tigre rétorque :
- Non, l'herbe est verte.
La dispute s'envenime et tous deux décident de la soumettre à l'arbitrage du lion, "le roi" de la jungle. Bien avant d'atteindre la clairière où le lion se reposait, l âne se met à crier :
- Votre Altesse, n'est-ce pas que l'herbe est bleue ?
Le lion lui répond :
- Effectivement, l'herbe est bleue.
L'âne se précipite et insiste :
- Le tigre n'est pas d'accord avec moi, il me contredit et cela m'ennuie. S'il vous plaît, punissez-le !
Le lion déclare alors :
- Le tigre sera puni de 5 ans de silence.
L âne se met à sauter joyeusement et continue son chemin, heureux et répétant :
- L'herbe est bleue... l'herbe est bleue...
Le tigre accepte sa punition, mais demande une explication au lion :
- Votre Altesse, pourquoi m'avoir puni ? Après tout, l'herbe n'est-elle pas verte ?
Le lion lui dit :
- En effet, l'herbe est verte.
Le tigre, surpris, lui demande :
- Alors pourquoi me punissez-vous ???
Le lion lui explique :
- Cela n'a rien à voir avec la question de savoir si l'herbe est bleue ou verte. Ta punition vient du fait qu'il n'est pas possible qu'une créature courageuse et intelligente comme toi ait pu perdre son temps à discuter avec un fou et un fanatique qui ne se soucie pas de la vérité ou de la réalité, mais seulement de la victoire de ses croyances et de ses illusions. Ne perds jamais de temps avec des arguments qui n'ont aucun sens... Il y a des gens qui, quelles que soient les preuves qu'on leur présente, ne sont pas en mesure de comprendre. Et d'autres, aveuglés par leur ego, leur haine et leur ressentiment, ne souhaiteront jamais qu'une seule chose : avoir raison même s'ils ont tort.
Or quand l'ignorance crie, l'intelligence se tait."

(Ceci étant, l'honnêteté exige de rétablir la vérité: l'âne est un animal intelligent. Le malheur de l'avoir asservi nous a donné une honte que nous avons combattue en prétendant qu'il était bête pour ne pas être humain. A faire la bête, il a joué ses maîtres. Bien qu'en guenilles, il est devenu un animal de bonne compagnie. Le tigre quant à lui est bientôt éradiqué tout comme le lion. Faire l'âne pour avoir du foin reste un adage précieux. Nos ânes contemporains en ont gardé la leçon afin de recevoir le fameux picotin en échange de conserver le rôle d'âne. Rien ne change. -NDLR)

Par gilles.huvelin le 08/08/21
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« La décision la plus courageuse que vous prenez chaque jour, c’est d'être de bonne humeur. »
(Voltaire)

Par gilles.huvelin le 06/08/21
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Les fondamentaux du grand basculement de l'après Covid sont engagés. Nous pouvons les voir autour de nous. Je me suis promené benoîtement dans un Paris plutôt désert en ce début août. Les travaux publics en cours sont stoppés. Les chantiers du Bâtiment qui commencent ont attiré mon attention. Les véhicules sont immatriculés en Bulgarie ou en Pologne. Je croyais que nous avions un chômage important. En l'état de la paupérisation du commun des mortels ici, je comprends que la recherche des prix bas conduise à trouver des employés moins chers. J'entends aussi que les entreprises ne trouvent pas de personnel qualifié parmi nos chômeurs pour faire le boulot. Je vois aussi beaucoup de débutants et des étudiants en stage cet été en contact avec le public. Je sais aussi que nos salariés ont entassé des congés payés pendant les périodes de confinement et d'arrêt de travail pour causes de comorbidité. Or les congés, c'est beaucoup en France, entre le 14 juillet et le 15 août. Les entreprises ferment par conséquent et si elles doivent tourner, il leur faut trouver à boucher les trous comme il est possible. Toute commande de réparation ou de travail artisanal se heurte à la même réponse: ce sera en septembre, sans plus de précision et pour le devis, je finis par croire que ce sera la même chose.  Mais l'été n'empêche pas les manifestations contre tout, n'importe quoi ou le contraire, tous les samedis. Le droit de ne pas se faire vacciner est revendiqué, ce qui dans l'esprit de contestataires devraient leur permettre de rester chez eux en continuant de percevoir leur rémunération. Les virus idéologiques qui justifient les levés de boucliers de minoritaires bruyants changent régulièrement mobilisant les mêmes groupuscules qui ne font en réalité que flèches de n'importent quel bois uniquement pour détruit l'économie puisqu'elle est libérale, qualifiée de "néo", ce qui ne veut rien dire, mais c'est "smart". Il semble bien que le but à atteindre est de ne se soucier que de privilégier sa vie personnelle qui ne se trouve pas forcément dans un travail dans lequel de moins en moins de personnes semblent pouvoir se réaliser. "Je finis par penser que l'on devrait payer des gens à rien foutre afin qu'ils n'empêchent pas les autres de travailler", me disait un chef d'entreprise désabusé de devoir passer son temps à indemniser des gens pour qu'ils quittent sa boîte. "On ne démissionne pas, on cherche à se faire virer pour avoir des indemnités et le chômage." Le revenu universel est peut-être la réponse de gauche la plus adaptée à ce constat. Sinon, il y aurait le retour des coups de pied aux fesses, ce serait scandaleusement de droite mais une pratique acceptable si elle est mise en application par le Parti communiste chinois. Dès que c'est communiste, l'Orchestre rouge sort ses violons. Finalement, l'éventail des alibis dogmatiques politiques est très large pour résoudre notre problème, pardon, notre problématique. Dommage que Molière ne puisse plus nous faire une pièce de Théâtre sur notre monde du travail, ce serait à hurler de rire et je n'ai pas pensé à tous ni à tout. Réfléchissons bien, parmi les deux options que mon délire prosateur propose, quelle serait la moins onéreuse ? Le revenu universel est une idée qui fait son chemin et pour cause, le financement a été trouvé: les coûts cachés de la production du PIB sont évalués à la moitié de son montant. C'est très sérieux. Si nous étions capable de maîtriser les coûts cachés, qui résultent du facteur humain, notre PIB serait multiplié par deux, voire par trois. Un tiers d'entre-nous travaille, un tiers ne travaille pas et un tiers pietine l'aorte du premier tiers et pompe l'air au second en faisant n'importe quoi ou mal. Sans compter les erreurs du premier tiers. Si les robots et l'IA remplacent, mettons seulement, les agents de production jusqu'au niveau de Bac+4 comme ils en sont capables déjà pour beaucoup de fonctions y compris dans le secteur tertiaire, le financement du revenu universel est plus que largement couvert. On pourrait même largement faire plus de marge. Grandiose. Le travail forcé qu'une dictature peut mettre en place serait concrètement désastreux à tout point de vue, notamment en terme de productivité, et ruineux en terme économique car son inefficacité est déjà largement démontré historiquement. Socialement, c'est évidemment un échec. C'est bien le revenu universel qui sera la panacée. D'ores et déjà 20% de la population détiennent 80% des connaissances nécessaires à l'humanité. Le reste du travail, c'est de l'exécution. Bande de larves à l'ego démesuré. Je vous invite à visionner la vidéo ci-dessous pour comprendre que nous n'avons jamais été si près de cerner la solution économique, politique et sociale qu'offre le revenu universel: https://youtu.be/-dl9FlNkDTw La CGT va finir par obtenir ce qu'elle souhaite, une rente de situation pour tous. Elle n'aura plus d'objet. Ses derniers militants, je ne parle pas d'adhérents à jour de leur cotisation, constitueront par conséquent rapidement une espèce en voie de disparition. Concrètement nous allons bien à marche forcée vers la société que nous promettaient les auteurs de science-fiction, en premier lieu, assez rapidement, celui de "Soleil Vert". Ceux de "Holon" ont trouvé la concrétisation de leur vision terrifiante en Chine avec le compte social individuel à points et toute la technologie qui est mise en oeuvre pour y parvenir. Nous sommes bien d'accord par ailleurs que "Big Brother" est dépassé en 2021. Orwell ne s'est trompé que d'une trentaine d'années en définitive en choississant pour titre "1984". C'est grâce à la Chine qui a ouvert la voie d'ailleurs en premier. Magnifique. Saura-t-elle cependant choisir le revenu universel plutôt que le travail forcé ? Une dictature peut-elle perdre le contrôle du temps libre ? Son avenir passera-t-il pas les amusements contraints, les loisirs codifiés, imposés, régis par l'IA comme n'importe quelle production ? Et à l'Ouest ? Saurons-nous être encore plus à l'Ouest ? Quel challenge ! Ne nous y trompons pas. La fusion nucléaire et l'informatique quantique peut dominer notre monde de demain bien plus rapidement que nous le pensons aujourd'hui. Sans compter que les physiciens ont toujours nier que le temps existe. Je sais, c'est déjà difficile de concevoir une mémoire en trois D... mais le post-humanisme permettra à tous les cerveaux augmentés de le comprendre comme un enfant enfonce une cheville ronde dans un trou de la même forme. Et là encore, dans ce domaine la Chine a une longueur d'avance, faute de scrupule. Pour saisir comment fonctionne le monde selon Xi Jinping, notre complaisance occidentale et ce que sera le modèle social dominant, je vous invite à regarder cette autre vidéo: https://t.co/0eNFrYw3rZ Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. Tant pis pour vous. Si vous avez un vertige après tout cela, revenu universel et dictature new age, ce n'est pas bon signe. Vous irez dans un camp car c'est un signe d'incompréhension. En cela, en effet, c'est déjà une contestation d'un monde idéal. Vous pouvez toujours défiler demain contre ce que vous voulez avec la famille des Pierre à feu qui paradoxalement vient au soutien de ce monde promis. Nous parvenons déjà en haut de la rampe à crémaillère d'un grand huit ou d'une montagne russe dans des wagonnets que nous ne conduisons pas. Cet avenir matiné de réseaux sociaux libertaires, promesses de démocratie plus directe qui viendra le soutenir, s'écrit sans nous, quoique nous fassions car le progrès scientifique n'a jamais été enrayé et a toujours trouvé à s'appliquer: moins de travail permet plus d'investissement ! Ajouter les mécanismes sociologiques constants et c'est plié. Par conséquent je vous propose de mettre tous ensemble les pieds en l'air. Les autres pensent prendre leur sac à dos et aller vivre dans les Rocheuses en se nourrissant d'écureuils grillés, prétendant que c'est meilleur que les tablettes de protéines faites avec des insectes réduits en poudre parfumée à la vanille bio. Mais le pire n'est jamais certain dans ce domaine car les statistiques annoncent une baisse de la population mondiale en Chine et dans d'autres régions à partir de 2050 sauf en Afrique qui finira toutefois par connaître la même courbe des naissances ultérieurement. Et ça permettra de réduire le coût du chômage universel, euh, du revenu universel. 20% de l'humanité se préparent un avenir extraordinaire avec un QI de 160 transhumaniste en vivant à part, pendant qu'ils assureront, avec des technologies plus ou moins autonomes, aux 80% restant de pouvoir continuer à jouer sur des claviers sans mémoire propre, en mangeant des menus de régimes adaptés à leur condition physique, consultés vingt fois en mode démocratie directe par jour afin d'améliorer leur ghetto.