gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 28/09/21
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Les anciens savaient où il ne fallait pas construire. Zones d'avalanches, inondables. L'augmentation de la population a conduit à construire davantage et a imperméabiliser de ce fait toujours plus de surface au sol chaque année. Les dérèglements climatiques ont révélé que nous avons construit n'importe où avec les conséquences que nous savons. Il est malheureusement certain que les constructions dans les zones telluriques seront menacées. On joue là à la roulette russe en se disant que ça durera bien autant que nous. Il faudrait construire ailleurs sans attendre les ravages des tremblements de terre que l'on sait dans certaines zones parfaitement identifiées, inéluctables.
Afin de sauvegarder les terres agricoles et permettre l'écoulement des eaux pluviales en défendant le reboisement et la végétalisation, la nouvelle législation prévoit de geler les surfaces constructibles. Évidemment la démographie contraint de construire toujours plus de logements et par conséquent la seule solution est de densifier un peu plus les zones urbanisées en construisant toujours plus haut. Je gage que les centres de nos bourgs et villages vont s'en trouver esthétiquement modifiés d'abord par le rehaussement des immeubles existants puis par la réalisation de tours. Ce que nos élites pensantes n'ont pas pris en considération, c'est qu'après, sur la même surface, avoir augmenté le nombre d'habitants, il va falloir apporter plus d'eau, en évacuer autant, accueillir plus d'enfants dans les écoles qu'il faudra reconstruire, des terrains de sports, de loisirs. En même temps, il est prévu d'aggrandir les nouveaux logements car nous avons construit des habitations de plus en plus petites avec des plafonds également plus bas. Les prix, bien entendu n'ont pas baissé pour autant. Certes, l'objectif n'est pas de parvenir à disposer comme en Allemagne de logements spacieux, mais officiellement le discours est d'éviter de se retrouver comme au Japon dans des constructions étriquées. Donc l'objectif, c'est construire sur des surfaces plus petites, plus confortables et plus haut. (Depuis le XVIIe siècle la quadrature du cercle n'est plus discutée par l'Académie des Sciences mais les politiciens n'hésitent pas à poursuivre le défi ). Les conséquences sont bien entendu que les parcs et jardins dans les villes ne vont pas s'aggrandir, que les municipalités vont devoir trouver de l'argent pour réaliser les équipements collectifs nécessaires dans un millieu urbain contraint et exigeant. Le coût des terrains constructibles vont bien entendu flamber et je ne crois pas que le prix du mètre carré construit va baisser ni pour cela, ni parce que construire en hauteur serait moins cher, c'est, bien entendu, absurde.
Reste l'idée que nous devrions repenser notre modèle. Supprimons les allocations familiales, les autorisations de séjour, créons des fonds de capitalisation pour les retraites, développons la robotisation pour la production et les applications de l'Intelligence Artificielle. La stabilisation de la population, c'est aussi un modèle pour l'avenir écologique et la conservation de notre environment autant que de la qualité de la vie. Curieusement, le sujet est toujours tabou.

Par gilles.huvelin le 28/09/21
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Avant la création des intercommunalités, les villes avait à prendre en charge leurs équipements. Il y avait celles qui avaient renoncé au clientélisme en refusant d'embaucher du personnel surabondant, exigeant également qu'il travaille le temps légal effectivement, sans accorder des avantages sociaux particuliers. Ces villes avaient refusé également de subventionner des associations politico-sociales de la bienpensance. Ces communes ont bien investi en équipements sportifs, culturels, scolaires, le tout à l'égout, l'éclairage public, l'enfouissement des lignes électriques la voirie, le ramassage des ordures et la sécurité.  Des fourmis. Les cigales généralement de gauche ont donc demandé la création de l'intercommunalité dans le seul but de faire peser à l'avenir sur les villes bien gérées les investissements qu'elles n'avaient pas réalisé, au nom du socialisme dogmatique démissionnaire oublieux de l'enseignement responsable et en faveur des entreprises, de Jaurès, dont elles se réclament cependant. Le résultat a été de tirer vers le bas l'ensemble des collectivités vers la médiocrité de l'alignement en faveur des moins rigoureux, des moins entreprenants, des plus laxistes aux finances déficitaires consacrés à leur fonctionnement plutôt qu'à l'investissement.
Les fourmis ont été contraintes de financer les cigales. Beau résultat. Hilarant. Ils forcent les fourmis, non pas à prêter, mais à supporter le racket des cigales qui prétendent que leur gestion est la meilleure puisqu'elle permet de continuer de chanter. On a inventé les courmis et les figales ! Ce n'est que le résultat de la confiscation de l'argent des autres par les médiocres, qui plus nombreux, contrôle la décision.

Par gilles.huvelin le 27/09/21
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Qui a contribué dans le droit fil des pères fondateurs à pérenniser une Europe paralysante qui donne son indépendance à l'administration de Bruxelles ? Il a fait tout son possible pour permettre la sortie d'un état membre de l'Union sans trop de dommages à son endroit et en lui conservant un pied dans le marché financier communautaire. Peut-être avec l'objectif de conserver un partenariat informel puis structuré avec. Puis il est devenu un patriote convaincu, opposé aux juridictions supranationales qui imposent leur loi jurisprudentielle et contre l'immigration pour une candidature présidentielle qui n'a pour but que de diviser la droite de son pays et reconduire un exécutif d'énarques carriéristes bienpensants et inefficaces. Ce qui satifait sans doute tout autant l'aboutissement du même projet. Lequel et pour qui ? Si l'U.E. veut s'imposer dans le monde, elle doit devenir fédérale et consacrer 4% de son budget à sa défense. Une Europe forte avec des buts définis industriels, économiques, culturels et sociaux est un projet qui devrait enthousiasmer un continent. Ce n'est pas demain la veille vu le comportement des politiciens en général et des fonctionnaires de Bruxelles. Sans attendre nous pourrions avoir en France une dynamique retrouvée, fondée sur l'espoir d'un rêve à concrétiser. C'est ce que John Fitzgerald Kennedy a fait avec la conquête de la lune pour les américains. Nous avons en ligne de mire la fusion nucléaire qui est un extraordinaire objectif. Personne n'en parle. Nous avons des lois mémorielles et de la culpabilisation institutionnalisée perpétuelle dont on nous bassine en permanence au lieu de regarder l'avenir. Pourquoi sommes-nous aussi nuls enracinés dans une sinistrose ? Au lieu de se traîner de façon sado-machosiste nous ferions mieux de construire notre espoir. Notre excellence industrielle et les talents existent. Nous ne devrions pas disperser dans ces domaines là nos efforts. Impossible démarche dans un pays dans lequel la démission de l'autorité, la dépense incontrôlée de l'argent public inefficace sont des acquis républicains. Tant que nous n'aurons pas balayé ces problèmes de fond, l'espoir dans un rêve momentanément inaccessible ne peut pas être insufflé. La conséquence désastreuse ne sera pas seulement une élection présidentielle par défaut, mais la ruine intellectuelle d'une génération à statuts, enchâssée dans une société bloquée à qui l'inflation est infligée comme si cette manipulation était une panacée alors qu'il s'agit de ruiner davantage l'avenir.

 

Je me promène dans la ville. Plus de deux millénaires d'Histoire et d'histoires. Des millions d'ancêtres (en remontant seulement à François 1er nous en avons tous déjà un million) venus de toutes les contrées et qui ont tout connu. Notre patrie, littéralement la terre de nos pères, mérite sans doute mieux que ce que nous faisons de leur héritage. Il y a là dans ce que devient notre pays une forme d'indignité de notre part à tous. Nous valons bien mieux que cette société socialisante démissionnaire renonçant à l'esprit de responsabilité et proentrepreneurial de Jaurès. Rappelons-nous que l'humanité dont nous sommes chacun un infime chaînon s'est mise à marcher debout il y a sept millions d'années et que la galaxie dans laquelle notre système solaire figure est moins qu'une tête d'épingle proportionnellement dans cet ensemble; que l'univers connu est un million de fois plus vaste que la voie lactée.

Ce qu'engendrent les egos pendant ce temps ici est consternant.

Revenons aux réalités terrestres : ce sont les employeurs qui paient tout. Les charges, les revenus avec lesquels les impôts sont payés qui rémunèrent des fonctionnaires qui paient des impôts. Sans entreprises pas d'État ni de Sécurité sociale. Ce que nous avons oublié en France. Le résultat, nous le connaissons. 18 ans, notamment, de déficits commerciaux, 45 ans de déficits budgétaires, une dette qui a explosé, un sous-emploi structurel, des salaires nets faibles. La vache à lait se meurt et on taille régulièrement dans sa chair. On trouve curieux qu'avec 47 % de prélèvements et d'impôts sur le PIB, il ne soit pas possible de taper encore davantage sur les entrepreneurs et les entreprises alors que cela écrase les revenus nets de chacun. Pourquoi ne comprenons-nous donc pas ? Parce que nous sommes.les meilleurs.

Par gilles.huvelin le 26/09/21
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Nous enquêtons avec les critères factuels humoristiques de notre époque. L'I.A. répond :

1  :  Il y a 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Noir :

1) Il appelait tout le monde « mon frère »

2) Il aimait chanter la gloire de Dieu

3) Il n'a pas eu un procès équitable

 

2 :  Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était juif :

1) Il a repris l'affaire de son père

2) Il est resté à la maison jusqu'à l'âge de 33 ans

3) Il était sûr que sa mère était vierge, et sa mère était sûre qu'il était Dieu.

 

3 : Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Italien :

1) Il parlait avec les mains

2) Il buvait du vin à tous les repas

3) Il mangeait exclusivement de la cuisine à l'huile d'olive

 

4 : Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Californien :

1) Il avait les cheveux longs et il était toujours bronzé

2) Il aimait marcher pieds nus

3) Il a lancé une nouvelle religion

 

5 : Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Tzigane :

1) Il n'a jamais travaillé un seul jour

2) Il n'a jamais écrit une seule ligne

3) La police l'a arrêté dans un jardin public où il campait sans autorisation

 

6  :Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était un publicitaire :

1) Son livre est nº 1 au hit-parade depuis sa parution

2) Ses successeurs ont créé un paradis fiscal à Rome

3) Après 2000 ans de réflexion, personne n'est encore sûr d'avoir compris ce qu'il a dit !!!!

 

7 : Il y a enfin 3 bonnes raisons de penser qu’il était socialiste :

1) Il partageait le bien des autres (Ex : les 5 pains et les 2 poissons)

2) Il faisait croire aux lendemains qui chantent

3) Ses potes l'ont laissé tomber à la première occasion.

Ce qui démontre bien que Jésus Christ reste dans l'imaginaire collectif, universaliste, puisque tout le monde occidental peut à peu près s'y retrouver; tout en incarnant une vision sociale démissionnaire qui définit assez bien notre époque franco-française.

sep
23

Café ?

Par gilles.huvelin le 23/09/21
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"Profond est l'honneur de servir en silence." (Capitaine d'un sous-marin)

"Je préfèrerais regretter les choses que j'ai faites plutôt que celles que je n'ai pas faites."
(Lucille Ball)

« Il est difficile de juger de l'intelligence de quelqu'un qui a beaucoup lu, car la mémoire imite à merveille l'intelligence."
(Alain)

"La tolérance atteindra un tel niveau  qu'on interdira aux personnes intelligentes de penser pour ne pas offenser les imbéciles."
(Dostoïevski)

"La plaisanterie sert souvent de véhicule à la vérité."
(Francis Bacon)

"Celui qui sait se montrer patient peut obtenir ce qu'il veut."
(Benjamin Franklin)

"Nous n’avons après tout que quelques années à passer dans ce mystère qu’est la vie. Autant l’éclairer par un peu de beauté, de passion, d’amusement."
(Jean D’ormesson)

“La tartine tombe toujours du coté beurré. Si par le plus grand des hasards, elle tombe du côté non beurré, c'est que tu t'es trompé de côté en la beurrant.”
(Jean-Michel Guenassia)

"N'interrompez jamais un ennemi qui fait une erreur."
(Napoléon)

"La chose la plus importante dans la communication est d’entendre ce qui n’a pas été dit ."
(Thomas Jefferson)

"La fiscalité n'est pas faite pour réguler des disparités de revenus et patrimoine mais pour financer des investissements d'intérêts publics."
(Pascal Beuvelet)

«Commencez maintenant, pas demain. Demain est une excuse de perdant. »
(Andrew Fashion)

“Un homme qui ne lit jamais est plus cultivé qu’un homme qui ne lit que les journaux.”
(Thomas Jefferson)

Par gilles.huvelin le 22/09/21
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Ça devient grotesque. Nous apprenons enfin officiellement que la Chine mène une guerre psychologique et médiatique d'envergure et sournoise à travers le monde. Deux millions de personnes sont rémunérées pour diffuser des fausses informations et défendre la politique du Parti communiste chinois (PCC) tous les jours. Vous ajoutez les imbéciles qui relayent les trolls et les intellectuels en mal de copie, c'est un déversement constant de baratin en faveur de notre nécessaire ouverture en faveur du peuple chinois dont les aspirations et ses légitimes revendications se heurtent à l'impérialisme occidental. La mafia du Kremlin a montré l'exemple depuis longtemps et ses méthodes, toujours en pratique, sont amplifiées par les moyens de diffusion moderne. Je passe sur la "woke" culture, la méthode globale de lecture puis l'écriture inclusive qui sont mis en oeuvre par les courants philosophico-psychanalytiques de progrès qui nous font chuter constamment dans le classement PISA. Ça devient désolant que le snobisme de la destructuration puisse ainsi prospérer dans des sphères dites intellectuelles à des fins étrangères militaires de déstabilisation, car la guerre se fait autrement au 21e siècle qu'avec des tanks T56 dépassés.
C'est heureusement arrivé à un tel stade de perversion que cela en est grotesque. La bulle vient d'éclater avec les postures d'hommes et de femmes publics après l'épisode de l'annulation de la commande des sous-marins français par l'Australie.
Les orchestres prochinois et les prorusses ont joué chacun leur partition. Le premier pour dénoncer la persistance des américains à instaurer une guerre froide (personne ne relève l'impérialisme de Pékin en Mer de Chine, ni l'atteinte permanente du P.C.C. aux droits de l'homme, ni ses menaces constantes sur Taïwan.) Le second (qui est taisant sur le mépris de Moscou du droit international, des droits civiques et des personnes, ses annexions du Donbass, de la Crimée et le dépeçage de la Géorgie, ses menaces militaires constantes sur la Pologne et les États baltes) demande la sortie de la France de l'OTAN.

Personne ne cherche à savoir qui fournit à la Corée du Nord, l'un des États les plus pauvres de la planète, un arsenal militaire d'une telle ampleur et diversifié. Ça pose question tout de même, non , ce silence ?

Les pacifistes et les écologistes sont de plus en plus à l'Ouest et les missiles (devenues hypersoniques) sont à l'Est polluant (rien ne change à l'Est ). Regardons que la superpuissance militaire russe a le même PIB que la Belgique (11e rang) et que la Chine va en guerre est la 3ieme puissance économique après l'Union européenne mais uniquement parce que celle-ci et les USA utilisent cette dictature comme sous-traitant. Ce qui est possible uniquement parce que sa population (avec les russes d'ailleurs) n'est pas classée dans les trente premières du calcul du PIB par tête d'habitant. Les réseaux d'influenceurs sont visibles pour tous ceux qui regardent d'un peu près leurs manœuvres médiatiques en forme de vol d'étourneaux. On y trouve des leaders politiques ou non, des journalistes et des plumes.
La récupération des souverainistes, des anti science, sont tapageusement soutenus. Cela fait partie de la stratégie au même titre que la gestion des troubles de rue, le trafic de drogues et les activités mafieuses. Les actions de déstabilisation sont généralisées, qu'elles naissent spontanément, par effet de mode ou instillées comme autant de virus idéologiques, tout est bon.
La bêtise qui fait le buzz autant que la nécessité pour des médias de débattre de n'importe quoi pour faire de l'audimat sont les nouveaux imbéciles utiles des usines à trolls des mafias du Kremlin et du Parti communiste chinois. Maintenant vous rirez en débusquant les relais d'opinion et influenceurs en pensant à ces lignes. Il suffit de regarder la constance de leur production.

Par gilles.huvelin le 21/09/21
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La Juris'Cup s'est déroulée sur fond d'assemblée générale du Conseil National des Barreaux à Marseille et l'annonce de réformes portées par la Chancellerie contre le secret professionnel ainsi que le formatage des conclusions des avocats. A propos de la Juris'Cup, j'ai appris que le Barreau de Paris avait gagné la deuxième place après trois jours de régates, que Nice avait décroché la 4e, mais impossible de savoir qui est arrivé premier au classement et quel équipage est arrivé 3e. Les résultats sont occultés par des perspectives qui font trembler les colonnes du Barreau. 

En premier lieu, la remise en cause du secret professionnel dans le domaine de la fraude fiscale, corruption, du trafic d'influence et du blanchiment de ces délits. Tollé général car si cette atteinte vise l'activité d'une petite minorité d'avocats que sont principalement les fiscalistes, mais pas que, puisque la corruption, le trafic d'influence et le blanchiment de ces délits ne sont pas une spécialité d'exercice de la profession. Ce projet de réforme du secret professionnel est perçu comme un premier pas vers la destruction de ce qui est le fondement du métier. Nous avons aussi un problème avec notre conception du métier et son rapport à la société. Je crois que le rôle de l'avocat est d'être au meilleur stade possible de la compétence nécessaire pour que le droit soit correctement appliqué à un justiciable afin que la décision des juges soit fondée sur une motivation solide pour une solution la plus parfaite adaptée au problème posé. Je considère que l'avocat n'est pas là pour faire échapper le délinquant à une sanction. L'avocat est un auxiliaire de justice. Je ne suis pas sûr que mon propos fasse l'unanimité. J'estime en premier lieu que l'avocat n'a pas à mentir au juge et en second lieu que l'avocat n'est ni complice, ni receleur de son client. Je suis sûr que sur le premier point tous les membres du Barreau ne sont pas d'accord avec moi au nom du fait que leur client aurait le droit au mensonge. Mais d'où vient cette idée ? Dans tous les pays civilisés, le fait de mentir au juge est un délit d'outrage. Sur le second point, je constate un accord unanime qui ne mérite pas de s'étendre. Quel est alors le rôle du secret professionnel ?  De garantir la nécessaire confiance que le justiciable a dans son avocat en sachant qu'il peut tout lui dire sans crainte. Et c'est bien sûr essentiel tant pour garantir la qualité de la défense de ses intérêts que la bonne administration de la Justice ce que tout le monde comprend. La question de la fraude fiscale et du  blanchiment de l'argent provenant d'un délit pose la question du rôle de l'avocat lorsqu'il donne un conseil qui permet d'échapper au fisc par exemple. L'optimisation fiscale est permis par la loi. Elle est même organisée par elle. L'évasion fiscale consiste a utiliser "le trou dans la raquette" que la législation n'a pas traité. Il n'y a pas de faute à appliquer la loi. Ce qui n'est pas interdit est autorisé. Après, il y a l'abus de droit. Vaste débat, beaucoup de jurisprudence, mais nous ne sommes pas dans ce domaine dans un comportement intellectuement a priori pénalement répréhensible. On est dans l'existence d'une pratique soit de bonne foi soit face à un montage mis en place uniquement pour atteindre un but qui sans cela n'aurait pas pu être atteint.  Ça, c'est l'abus de droit. Il ne peut pas être atteint sans le conseil d'un technicien de la matière fiscale. Entre l'abus de droit et la fraude, la frontière peut être ténue mais la fraude peut être aussi délibérément recherchée. Masquer des revenus pour les faire échapper au fisc est aussi évidemment inadmissible. Nous comprenons bien qu'il y a une différence entre le rôle passif de l'avocat qui reçoit les confidences d'un délinquant, d'un époux qui veut divorcer, d'une victime d'un accident et celui d'un Conseil qui organise pour son client un carrousel de sociétés pour frauder la TVA au sein de l'Union Européenne. Il y a plus subtil. Par exemple, mettre en place un procès en concurrence déloyale d'accord entre les parties parce que les dommages-intérêts ne sont pas imposables contrairement aux royalties. Permettre de faire de la publicité à une artiste et lui procurer des revenus en lui permettant de faire un procès à un hebdomadaire portant atteinte à sa vie privée peut venir à l'idée d'un esprit inventif. Les sommes versées à titre de dédommagement ne sont pas imposables et sont déductibles fiscalement des résultats de la publication. Le bruit médiatique fera la promotion des belligérants judiciaires. Et il y a bien d'autres tours de passe-passe. En l'espèce mes deux exemples sont des escroqueries au jugement pénalement réprimé auquel en conscience si des avocats y prêtent la main, c'est évidemment à l'insu de leur plein gré. Le fisc peut très bien avoir eu vent de l'arnaque ou s'apercevoir de la redondance de faits qui le pousse à découvrir le pot-aux-roses. Quel que soit le montage, sa répétition ou la complexité de l'opération, le nom d'un avocat peut apparaître et la question va se poser de savoir si son Cabinet ne détiendrait pas des informations permettant de connaître le commanditaire, le bénéficiaire réel, le déroulé de l'écheveau des complicités qui a permis la fraude fiscale. Si le délit est constitué, ce que l'enquête ou l'instruction va révéler, il va falloir m'expliquer comment le conseil n'a pas permis sa réalisation dans un domaine comme la fraude fiscale ou le blanchiment. Il est bien sûr patent que le confrère qui a créé pour ses clients une société ne peut pas savoir qu'elle servira à émettre des fausses factures. L'enquête ou l'instruction doit permettre toutefois de trouver les complices ou les receleurs. Ce que l'avocat ne peut pas être, mais c'est lui qui détient des documents. Et c'est là que gît le lièvre: le législateur ne veut plus que, dans ce domaine où l'intérêt du Trésor Public est en jeu, on puisse lui claquer la porte au nez. Le secret professionnel ne protège pas l'avocat qui  aurait participé ou commis dans l'exercice de son métier un délit. Le secret professionnel doit-il permettre de protéger les auteurs d'un délit qui utilisent l'exercice professionnel de l'avocat pour le commettre ? Je réponds non. En conscience, peut-on répondre oui ? Le débat est ouvert par le projet soutenu par la Chancellerie.

Rappelons-nous que la France reste un pays de corruption, depuis 2015 au 23e rang parmi les pays les moins corrompus. Le Danemark est le pays le moins entaché par ces pratiques. Il est avec la Nouvelle Zélande, 1er du classement. Le trafic d'influence, n'est qu'une forme de la corruption. Le blanchiment de ces délits, la conséquence. Ces délits comme le fraude fiscale nécessitent des ingénieries autant financières que juridiques. Le secret du Cabinet de l'avocat doit-il être le sanctuaire de ces montages ?

La question est de savoir aussi pourquoi le gouvernement, le fisc, la Chancellerie et Parlement se trouvent contraint de ne plus faire confiance au Barreau. Non ?

C'est tout de même un ancien confrère pénaliste qui est Ministre de la Justice qui cautionne cette proposition du Sénat.

Vous voulez savoir ce qui se passe ? Et bien je vais vous le dire. Le consortium des journalistes d'investigation qui ont déjà sorti les "panama papers" viennent de révéler les "pandora papers" :

https://youtu.be/IUitTSj_KUA

C'est après le scandale HSBC et ça fait beaucoup. Mais depuis il y a aussi celui des "CumEx Files".

La Chancellerie a un autre projet. Il s'agit cette fois d'imposer aux avocats une méthode de travail dans la rédaction de leurs conclusions. Le but est de faire terminer les écritures soumises aux juges par un récapitulatif condensé en 1000 mots des moyens à l'appui des demandes en visant les pièces numérotées dans l'ordre du résumé. Le projet prévoit que les juges n'auront à répondre qu'aux moyens exposés dans le résumé. Concrètement ils liront le condensé final des écritures. Je propose que les avocats soumettent leur dossier de pièces aux magistrats avec les demandes de leur client. Les magistrats trouveront les moyens après lecture des documents versés au débat qui constitueront la motivation de leur raisonnement. À partir de là, ils établiront leur décision. En tant que de besoin ils pourront confronter leur étude du dossier à celle des avocats des parties. Cette solution devrait faire l'unanimité, puisqu'il revient aux juges de dire le droit. Allons jusqu'au bout du raisonnement par conséquent.

Je terminerai cet article en applaudissant le propos du Président du Conseil National des Barreaux qui a proclamé : "La lutte contre l'injustice est notre priorité". Évidemment me dira-t-on. C'est le rôle de l'avocat d'obtenir justice pour ses clients. En réalité, cela ne l'est pas, si évident. D'abord parce que l'une des parties perd toujours un procès, ce qui veut dire que celui qui l'a gagné a obtenu justice et que son contradicteur a tout fait pour que l'injustice triomphe. Ensuite, dans la négociation d'un contrat, c'est le rapport de force dans le cadre des dispositions rééquilibrantes de la loi qui l'emporte. La notion philosophique ou concrète de justice et d'injustice devient rapidement floue ou discutable au-delà du magnifique slogan lancé par notre excellent confrère. Par ailleurs, je relève que malgré 70 000 avocats, notre Barreau a laissé à un fonctionnaire la charge de Défenseur des Droits, qui dispose sur tout le territoire d'un réseau fourni d'équipes à son service. Je note au passage que les avocats en sont exclus. Je trouve que "ça devrait nous interpeller au jour d'aujourd'hui au niveau de la problématique du concept" de la lutte contre l'injustice par le Barreau, non ?

Par gilles.huvelin le 16/09/21
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Un policier regarde la foule à travers ses lunettes de réalité augmentée. Les rectangles verts encadrent les visages et donnent tous les noms. Si un papier est jeté par terre, la séquence permet de débiter la contravention directement sur le compte bancaire ou retenu sur salaire de l'auteur. On est en Chine.

Paris. Un policier municipal voit dans le nord de Paris un homme uriner sur la façade d'un immeuble. Comme il est avec deux collègues, il se sent autorisé à interpeller l'individu et à établir une contravention. Devant le déploiement de force, le contrevenant accepte de décliner son identité. Il déclare qu'il s'appelle Donald Duck, mais n'a pas ses papiers d'identité et donne pour adresse le 15 avenue de Suffren. Consciencieusement le fonctionnaire qui n'a pas le pouvoir de contrôler quoique ce soit, rédige son procès-verbal qui ira directement à la poubelle. Un peu plus loin, la police nationale verbalise un cycliste qui roule n'importe comment y compris sur le trottoir avec des yeux vitreux. Il est sympathique, il a accepté de s'arrêter. Il n'a pas de papier d'identité à présenter. Les policiers pourraient l'emmener au Commissariat pour vérifier qu'il s'appelle bien Robert Duchenne habitant à Gentilly à 10 km de là. Comme la protection des données interdit la mise sous fichiers croisés les personnes présentes sur le territoire, c'est beaucoup d'efforts pour rien d'autant que le quidam n'est pas obligé de dire quoique ce soit, donc les fonctionnaires font comme si. Il aurait pu avoir une quantité qualifiée de faible de cannabis sur lui que ce serait pareil en pratique pour la même raison. Si vous refusez ou si vous ne pouvez pas justifier votre identité, vous pouvez être retenu, sur place ou au commissariat de police, pour une vérification. La vérification d'identité ne doit pas dépasser 4 heures depuis le début du contrôle (8 heures à Mayotte). L'OPJ ou APJ sous son contrôle, doit vous donner la possibilité de fournir votre identité par tous moyens. Vous pouvez présenter de nouveaux papiers, faire appel à des témoignages. Vous avez le droit prévenir le procureur de la République et toute personne de votre choix. Si vous maintenez votre refus ou s'il n'y a pas d'autre moyen d'établir votre identité, le procureur de la République peut autoriser la prise d'empreintes digitales et de photos. Et puis c'est tout. (Refuser de se soumettre à la prise d'empreintes digitales ou de se faire photographier est passible de 3750 € d'amende et de 3 mois de prison.  Et là seulement ça devient un délit qui permettrait le déferment la comparution immédiate. ) Sachant qu'en France d'une part il est possible de refuser la prise d'empreintes digitales lors de l'établissement d'une carte d'identité et d'autre part que les autorités de Police ne peuvent y accéder directement pour identification. Seules les personnes recensés sur les fichiers légaux répertoriant des auteurs de crimes et délits ont des empreintes qu'elle peut comparer y compris à distance sur leurs tablettes, sous conditions d'ailleurs, mais vous pouvez refuser d'apposer vos empreintes tant que le Parquet ne vous l'a pas ordonner sous peine de sanction. La loi donne clairement aux délinquants le droit de se payer la tête des forces de l'ordre. Résultat ? Sur le terrain et concrètement, il ne se passe rien. J'en veux pour preuve ce dont étant piéton, je suis témoin.

Hier, c'était le top du genre au plus bas niveau du quotifien de l'inefficacité: Noeud gordien de circulation à une Porte de Paris. Quatre policiers nationaux font de la figuration à côté de leur minibus. Un livreur avec son gilet jaune, excédé descend de son camion et fait la circulation pour dégager le carrefour. Une ambulance en alerte essaye de se frayer un passage. Les fonctionnaires n'ont pas bougé un cil. Le gouvernement après le "Grenelle de Beauvau" se flatte de pouvoir sanctionner sur place des faits délictueux par une contravention, c'est en réalité par conséquent du pipo, (en plus les montants fixés sont dérisoires). Imaginez l'effet d'une contravention sur le consommateur, dans la rue ou le métro, de crack ou encore d'un drogué à l'héroïne ou à la cocaïne qui se l'injecte en public sur le trottoir ou dans le recoin d'une porte cochère. Alors que l'impact sur un vendeur afghan sans plus de papier que de domicile fixe proposant des cigarettes de contrebande à la sortie des tramways devant un collège, d'une menace d'une peine de 5 ans de prison pour ce délit douanier est nul, sans doute parce qu'aucune peine n'est prononcée et exécutée. Aucune expulsion non plus si j'en crois la permanence des trafiquants et consommateurs qui alignent trois mots de français.

Il fallait rétablir le délit de vagabondage et les "bleus" supprimés par Mitterrand. Il fallait rétablir le délit de mendicité aussi.
Il fallait non seulement correctionnaliser tous ces comportements aujourd'hui contraventionnalisés et appliquer la loi fermement également au fait de ne pas vouloir justifier son identité, avec à la comparution immédiate devant un OPJ de permanence comme aux États-unis dans certaines villes. Ces actes répréhensibles devraient être sanctionnés au moins par de lourdes amendes converties en jours de prison immédiatement à défaut de non-paiement sur le champ. Bien entendu, il a été fait le choix de l'inefficacité. Quel message cette démission envoie ? Le gouvernement renonce au rappel à la loi dont il ne fallait pas être grand clerc pour prédire l'inefficacité en se contentant de la liste des "connus des services de Police".

Les délinquants consommateurs de drogue sont passés au rang de contrevenants puis sont devenus des malades en quelques mois ! Partie de bonneteau qui ne résout rien. Notez que pendant ce temps les immigrants illégaux sont devenus des migrants et sont médiatiquement depuis appelés des réfugiés et enfin sans être devenus des "déplacés" sont maintenant des cas sociaux aux mains d'associations complices rémunérées de la démission du pouvoir régalien.

C'est se moquer du monde au seul profit de la lâcheté se défaussant davantage sur ces associations nombreuses rendues complices comme les services administratifs dédiés à masquer l'abandon de l'autorité. Cette politique ne résout rien, mais accumule les strates de problèmes depuis 40 ans de bons sentiments.

Et je ne parle pas ici du refus idéologique d'utiliser les technologies disponibles qui permettent de combattre les crimes et les délits autant que la plaie qui mine notre quotidien, les fameuses "incivilités". Tout cela est totalement lamentable dans une société à qui il est imposé la délinquance comme s'il s'agissait d'une redistribution sociale normale ou culturellement supportable.

Dans les pays où les sanctions sont promptes, lourdes, certaines et effectives, il n'y a pas de problèmes de sécurité, d'ordre et de sécurité, de propreté. La loi est respectée. Cherchez l'erreur: elle est en nous avec nos principes dévoyés.

Après on feint d'être surpris du succès de librairie d'un auteur qui signe de la pointe de sa plume un Z pendant que les policiers et gendarmes se font agressés dans la rue. Génial. Nous sommes des génies.

Par gilles.huvelin le 08/09/21
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Celui dont je parle d'abord relie le Turkménistan à l'Inde en passant par l'Afghanistan et le Pakistan. Raison pour laquelle sans doute le Pakistan entretient de bons rapports avec les Talibans qui assurent la sécurité d'une source d'énergie indispensable aussi au pays qu'ils dirigent maintenant. Il a aussi l'avantage de pacifier les rapports entre le Pakistan et l'Inde. Dans ce contexte, le départ de Kaboul des américains se comprend mieux. Les pays du gazoduc se tiennent par la barbichette. Retenons que la prolongation du gazoduc vers l'Iran et la Chine est prévu. Ce qui élargit considérablement son importance.
Un second gazoduc change la donne, cette fois en Europe. Il s'agit du "Nord Stream 2", partant, à travers de la Baltique, de la Russie pour parvenir en Allemagne qui en est dépendant, pour avoir délaissé délibérément peut-être même à des fins géopolitiques sous couvert d'un alibi écologique d'ailleurs très discutable, la production d'énergie issu du nucléaire. Très intelligemment Mme Merckel a détourné le débat géopolitique sur l'énergie propre, en évoquant que le gaz était plus propre que le charbon, ce qui est relativement vrai et du nucléaire, en mettant ses déchets dans la balance. Le débat en faveur du nucléaire dont la technologie évolue constamment permettant le retraitement des déchets avec le fonctionnement des EPR qui le démontre, ainsi que la perspective d'accéder à l'energie inépuisable qu'offre la fusion nucléaire, sans aucune production de CO2, ni déchet. Tout cela c'est de la technologie française.

Les États-unis sous Trump comme Biden, ainsi que la France se sont déclarés opposés à l'achèvement de ce gazoduc du fait des sanctions toujours nécessaires contre le pays de la mafia du Kremlin. Encore aujourd'hui elle menace les pays Baltes au mépris des conventions internationales sur les exercices militaires.
L'Allemagne aide malgré tout économiquement délibérément la Russie qui viole les droits de l'homme et le droit international avec un cynisme total. Mme Merckel sauve aussi politiquement M.Poutine chez lui. Un jour l'Histoire nous dira pourquoi. En attendant, ce gazoduc donne à la Russie la possibilité d'étrangler l'Ukraine dont un gazoduc passant par son territoire ravitaille l'Europe, lui assurant également une source d'énergie et un milliard de rente annuelle. Jusqu'au moment où M. Poutine pourra changer d'avis, les dictateurs russes ne respectant jamais leur engagement. Conséquence prévisible: l'Ukraine passe au nucléaire. Elle va construire cinq centrales. Ce sont les USA qui leur fourniront, le marché a échappé à la France. Le combat de Mme Merckel démagogique contre le nucléaire est donc une escroquerie politique mais pas seulement comme je viens de l'évoquer.

Le gaz est un cavalier du jeu d'échecs stratégique mondial. Mme Merckel est une amazone pas si inattendue puisqu'elle a toujours favorisé son "dialogue", en russe, qu'elle parle couramment, avec la nouvelle union soviétique. Là où le lecteur peut être consterné, est la découverte de la directive de l'U.E. favorisant le gaz comme une energie verte qui vient d'être publiée. Bruxelles a peur de la nouvelle URSS qui piétine ses opposants, truque les élections, dépèce la Géorgie et l'Ukraine, viole l'espace aérien de ses voisins européens, fait de ses pressions militaires constantes une règle comme la Chine également dictatoriale, impérialiste et de culture communiste. La Chine est la 3e puissance économique mondiale derrière les États-unis et l'Union Européenne. L'Europe a peur de Poutine alors que la Russie a un PIB très inférieur à celui de l'Italie. En 2021, la Russie est en 11e position , après la Corée du Sud. Dans les pays ayant le PIB les plus importants, la France est 5e devant le Royaume-Uni. La Russie est 73e rang des pays les moins polluants sur les 79 pays industriels de la planète, alors que nous avons la 4e place, parmi donc les moins nocifs par l'emission de CO2 notamment, la palme revenant à la Nouvelle Zelande, tandis que la Chine est 45e. Le Kremlin nous piétine l'aorte, mais c'est tout ce qu'il peut faire. Et nous le laissons continuer impunément, avec l'appui médiatique chez nous d'intellectuels qui n'ont ce nom uniquement parce qu'ils ne savent pas se servir de leurs mains, parmi lesquels des escroécologues verts.

Afin de permettre une meilleure lecture de l'état mondial de l'économie, vous trouverez ci-dessous le lien utile qui va vous ouvrir les yeux sur la réalité: les états libéraux se portent à tous points de vue beaucoup, beaucoup mieux que les pays communistes et que toutes les dictatures. Bonne lecture

https://www.journaldunet.com/patrimoine/guide-des-finances-personnelles/...

N'hésitez pas à faire des recherches vous-même sur le Net pour plus détails. Ni la Chine ni la Russie ne sont dans les 30 premiers pays dans le classement du PIB par habitant et autres surprises. Nous sommes mal géré, mal gouverné et mal commandé et malgré tout cela la France est enviable. Quel gâchis. Ce gâchis s'appelle le socialisme, la bureaucratie et l'incompétence.

La conséquence est tragique: nous avons laissé la prédominance du fonctionnement de Bruxelles, qui se retourne contre l'atome, à Berlin, en échange de sa complaisance pour nos déficits structurels permanents. Nous nous y enfonçons. En plus, comme si ce n'était pas déjà hors de prix et suicidaire, à notre barbe, l'Europe de l'énergie se livre au Kremlin par l'Allemagne interposée. Cette interposition a un prix qui hypothèque l'avenir du continent.
Je ne suis pas certain qu'en livrant l'U.E. de l'énergie carbonée poings et mains liés à Moscou, cela sorte cette dernière de l'influence de la Chine pour autant. C'est plus un jeu de go que d'échecs en définitive et le retour sur cet investissement géopolitique ne sera pas une manifestation par la nouvelle URSS du respect des règles internationales et des droits humains pour autant. Les pays communistes ne les ont jamais respectés. Nous attendons quoi de cette pantalonnade munichoise sinon pour Berlin l'assurance du marché russe pour ses exportations ?

Par gilles.huvelin le 07/09/21
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Auteur: Ivan Rioufol, éditeur: Pierre Guillaume de Roux, publié en janvier 2000. 18 euros. Il a raison Ivan Rioufol. Son pamphlet est un essai journalistique à propos du mouvement des gilets jaunes; armé d'une plume alerte, vive; il décape. Quel style et quelle voix. Il découpe, hache et pulvérise les " traitres" qui nous gouvernent et il dénonce haut leur rhétorique et leurs procédés. Son constat est terrible et rien ne peut le démentir. Ses propos sur l'immigration et nos intellectuels peuvent difficilement de bonne foi être contestés sérieusement. Nos "élites" autoproclamées et cooptées jouent un jeu inconséquent et intrinsèquement dangereux avec des médias en plus complaisants. A ses yeux nous avons au pouvoir au sens large des politiciens imbéciles et malhonnêtes que les gens des ronds-points ne peuvent plus supporter. Sauf qu'il a historiquement tort. D'abord, de tous les temps, ceux qui nous ont dirigé ont rarement été des génies, et rarement des hommes d'État, notre pays a toujours été la proie de carriéristes et d'opportunistes, des financiers dont dépend l'investissement dans lequel s'immisce l'argent du crime, ou à côté duquel constamment de nouveaux réseaux sont créés pour parvenir aux mêmes fins, aujourd'hui les crypto-monnaies, notamment. Par ailleurs cette société de petites gens besogneuses constituant de tous les temps les bataillons et même les armées de "Jacques", a toujours perdu leur combat politique. Sans exception. On ne prendra pas deux fois la Bastille. Depuis, il y a eu les six semaines de Commune de Paris et Adolphe Tiers qui a sauvé deux fois la République, contre la  "populasse" montmartoise et contre le retour de la Monarchie. Oui, ce "petit" peuple, ces fédéralistes, ces girondins, issus de la Province de nos terroirs aux solides traditions a raison. Et c'est pour cela qu'il a aucun avenir parce que le bon sens ne l'emporte jamais. La "classe moyenne" a toujours servi de piétaille à la bougeoisie qui lui a confisqué toutes nos révolutions. Y compris la contestation de mai 1968 qui n'était pas vraiment un soulèvement populaire. Ce n'est même pas un combat d'arrière-garde que nos gilets jaunes ont entamé. C'est le chant du cygne d'une population qui est économiquement moribonde, étrillée, politiquement marginalisée dans sa paupérisation et sa culture. Aujourd'hui le carburant est beaucoup plus cher que lors du début de leur mouvement mais leur épargne ne s'est jamais si bien portée. Leur pouvoir d'achat a augmenté.  Les protestataires actuels du samedi leur ressemblent, mais c'est un mouvement entretenu anti pouvoir à qui de nouveaux slogans sont régulièrement fournis pour entretenir le feu de la contestation. Il a un effet repoussoir. Et même si en 2022 Le Pen l'emportait, ça ne changerait pas le sort des "petites gens" de la première ligne. Pour la bonne et simple raison que notre pays n'en n'a plus les moyens depuis des lustres. Il ne suffirait pas de réaliser une réforme jusqu'aux racines de l'État, il faudrait ramener le pourcentage global des prélèvements sociaux et fiscaux sur le PIB à 30%. Ce qui impliquerait aussi une réforme du périmètre par défaut de l'État qui permettent des économies massives pour redonner du pouvoir d'achat. Évidemment que c'est perdu d'avance. Déjà que les réformes des statuts des dockers, de agents de l'EDF et de la SNCF a consisté à les sortir du giron du droit public pour leur donner les mêmes garanties et avantages effectifs dans des accords d'entreprise et de branche pour éviter toute concurrence sociale, vous imaginez faire disparaître la fonction publique non régalienne ? Alors même que les promesses de supprimer l'ENA et l'ENM n'a conduit qu'au changement de nom de la première et à nommer à la tête du conseil d'administration de la seconde un avocat. C'est comme vouloir parier sur l'intelligence. C'est voué à l'échec. Donc rien ne changera tant que l'effondrement façon grecque, puis vénézuélienne puis le chaos libanais ne seront pas réalisés, puisque ce pays a tout fait pour se scléroser. Et même, le pouvoir ne reviendra pas pour autant au peuple, il sera entre les mains de mafias tenant des gangsters chargés de les incarner. C'est le retour de l'Albanie du temps de la Yougoslavie qui nous sera garanti. Le "néo" libéralisme international que le peuple des gilets jaunes maudit, c'est lui qui lui apporte l'eau potable au robinet et tout un confort qui ne lui serait aucunement accessible sans activer ses défauts les plus criants qui sont incontournables pour y parvenir. Refuser de le comprendre, c'est admettre que des rouges repeints en vert manipulants des ayatollahs "escrologistes" pour tenter de permettre à Poutine et autres dictateurs de "pays démocratiques" de faire rattraper dans tous les domaines les retards de leur société, auraient une autre préoccupation que de vivre en parasite sur le dos des libéraux qu'ils font profession de vomir. Ce sont des violonistes souvent professionnels de l'Orchestre Rouge anti libéral de ce siècle qui ajoutent constamment à notre paralysie des prétextes, des procès en sorcellerie et leurs virus idéologiques. La sincérité d'Ivan Roufiol n'est pas en cause. Je dis que sa vision tonitruante est parcellaire et oublie que ses indignations sont dans un contexte historique, économique, social, culturel qu'il omet ou qu'il rejette, dans les deux cas par une pirouette. L'avenir de notre société est sombre. Mais ce n'est déjà plus la même société dont nous parlons. Le combat avec les banlieues est commencée, l'État de droit dévoyé remis en discussion. Les temps, aussi déplorables sociologiquement ou culturellement parlant, ont été fondamentalement transformés par la technologie. Ce qui a changé depuis la fin des trente glorieuses, c'est l'absence d'une capacité de rebond économique par l'arrivée d'un nouveau champ d'expansion. Seuls les ordinateurs quantiques et la robotisation qui forgeront une société que nos esprits épicuriens et individualistes refusent, feront basculer toutes les théories dans un monde inévitable de contraintes et de confort dont les dictateurs chinois bâtissent le modèle technologique. On peut se rouler par terre, ca ne changera rien. La liberté recule devant la possibilité du moindre effort, la sécurité et une garantie d'un mode de vie consensuellement admis sur ces fondements. Sans remise en cause de notre collectivisme, il n'y a aucun espoir d'y échapper. Sans une révolution libérale, le retour des coups de pied aux fesses et de la méritocratie, c'est bien l'inaptocratie qui régnera au profit des plus médiocres qui ne réclament que confiscations, subsides, du pain et des jeux. Seule la responsabilité de ses fins de mois impliquant la disparition de toutes les formes de statut peut encore sauver la culture, les traditions et l'intelligence de ce pays. Seule le libéralisme rend au peuple ses capacités. Nulle part le règne de l'argent ne peut être abattu sans être remplacé par celui de la misère. Il n'y a pas de règne de l'argent sans banques. La seule question reste alors de savoir si nous voulons faire disparaître l'argent sale du crime organisé en faisant disparaître l'argent liquide et l'anonymat. S'y opposer est un acte de complicité pur et simple. Une telle opposition disqualifie tous les autres discours qui ne sont que des diversions pour permettre la pérennisation d'un système que l'on prétend dénoncer ou combattre, fait de trafics, de corruptions et de blanchiment. Ce système là, a besoin de désordres, de pauvreté et donc d'immigration incontrôlée pour exister afin de mettre la main sur son environnement économique et indirectement ou pas, politique. Choisissez votre camp. Lisez le livre d'Ivan Rioufol, il donne des sujets de réflexion à propos du pourquoi et du comment de l'état de notre société. Et rappelons-nous, c'est le pouvoir qui fait l'État de droit. Jamais l'inverse. La vraie question est de savoir à qui cet Etat de droit sert d'alibi et à quel fin. Ce qui revient à se demander à qui il profite. Des indices sont dans le livre.