gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 20/04/18
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• POUR UNE NOUVELLE ORGANISATION DE LA JUSTICE

• POUR LA CRÉATION DES TRIBUNAUX DE L’ÉCONOMIE

• POUR LA PARTICIPATION DES AVOCATS AUX FONCTIONS DES NOUVEAUX JUGES CONSULAIRES DES TRIBUNAUX DE L’ÉCONOMIE

Un vrai projet constructif pour la Justice doit proposer la création des Tribunaux de l’Économie où les Avocats seront élus pour juger.

L’ANASED (Association Nationale des Avocats pour la Sauvegarde des Entreprises et leur Développement) unie à la CNA par un lien confédéral, tient à rappeler ses complets accords et participation pour un vrai projet pour la Justice, répondant véritablement aux besoins et attentes des citoyens français.

L’ANASED confirme pleinement les exigences du CNB (Conseil National des Barreaux) pour :

« - une Justice présente sur tous les territoires de la République,

- une Justice moderne où le numérique demeure un moyen et ne se substitue pas au juge,

- une Justice qui préserve les droits de tous, des victimes comme de la défense »

(Communiqué CNB 4 avril 2018)

y ajoutant, pour une véritable rénovation de la Justice, la création de grands tribunaux économiques couvrant l’ensemble des entreprises commerciales, agricoles, artisanales et libérales et jugeant les procédures collectives, les baux commerciaux et professionnels, les litiges de la concurrence déloyale, la propriété intellectuelle, industrielle, le droit boursier et celui de la consommation – avec représentation obligatoire par avocat.

Dans ces Tribunaux de l’Économie, les artisans, exploitants agricoles, professions indépendantes et libérales réglementées ou non et donc, les Avocats, seront appelées aux fonctions de juges consulaires.

Cette rénovation de la Justice correspond à la proposition n° 60, présentée par le sénateur Philippe BAS, Président de la Commission des Lois du Sénat, adoptée par celui-ci le 25 octobre 2017, ainsi libellé :

«Étendre la compétence du tribunal de commerce à l’ensemble des entreprises, pour en faire un réel tribunal économique et recentrer la mission civile du Tribunal de première instance et élargir en conséquence le corps électoral des juges consulaires».

Élaborée depuis plus de 10 ans par l’ANASED, cette proposition libérera la magistrature de métier, qui pourra compléter les secteurs en sous-effectifs des Tribunaux et Cours.

Une grande rénovation de la Justice ne peut passer par une déjudiciarisation ou par les seuls goulets d’étranglement de médiation imposée ou la suppression de la présence et de l’intervention nécessaires du juge : un vrai projet constructif pour la Justice doit proposer la création des Tribunaux de l’Économie (ou Tribunaux Économiques).

 Paris, le 19 avril 2018

Jean de CESSEAU
Premier Vice-Président de l’ANASED

Jacqueline SOCQUET-CLERC LAFONT
Présidente de l’ANASED

www.anased.fr

Par gilles.huvelin le 19/04/18
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Tous les entrepreneurs américains ou franco-americains installés aux USA se sont donnés le mot avant de me parler de Trump. Ils m'ont raconté la même petite histoire consternante: Trump est excellent pour l'Amérique, il baisse massivement les impôts, libère l'activité et c'est un boum économique pour le pays dont il prime la défense des intérêts commerciaux. Ils ont voté pour lui pour se débarrasser de l'establishment et contre l'insupportable Hillary Clinton adulée par nos intellectuels. Évidemment ce n'est pas de l'information. Nos médias nous la disent: Trump a été élu par les " cols bleus" aigris, les esclavagistes sudistes et les racistes, les anti-féministes et tout ce qu' Edwy Plenel impute à ceux qui ne partagent pas ses sentences contre le libéralisme et la responsabilisation de chacun.
L'image que nous renvoyons à l'étranger est brouillée. Nos amis voient un pays qui se redresse mais ils ne comprennent pas comment nous tolérons qu'une poignée énergumènes puissent bloquer une route, revendiquer des terres par la violence et blesser des dizaines de gendarmes sans être arrêtés et condamnés immédiatement à de la prison ferme. Pas plus qu'ils ne comprennent que la grève soit possible dans un service publique monopolistique. Chez eux, si vous n'êtes pas content de votre job, vous allez en chercher un autre ailleurs. Et si vous ne donnez pas satisfaction à votre employeur vous êtes viré sur le champs. Le salarié peut saisir un juge-arbitre qui fixe une indemnisation fondée. On ne traine pas les problèmes. Scandaleux chez nous où l'on est pas loin de mettre en place une cellule psychologique pour aider les bacheliers entrant à l'Université afin qu'ils apprennent à prendre des notes en cours. Inutile de dire que l'idée que des étudiants puissent concevoir de faire grève pour résister à une sélection à l'entrée de l'Université est invraisemblable pour un américain pour lequel l'entrée dans une Université est "logiquement" sur concours.
Mais que faut-il attendre d'un pays où les Ordres professionnels et les syndicats d'avocats demandent au "défenseurs des droits" qui a pris leur place dans la défense de nos concitoyens face aux disfonctionnement des institutions et des administrations, de voler à leur secours dans leur combat contre les "cages de verre" dans les salles d'audience ? La profession ne peut pas mieux démontrer à la fois sa faiblesse et une surprenante tardivité à réagir à une mise en place déjà ancienne, pour en appeler maintenant aux principes, dont , par ailleurs et sur d'autres sujets, j'ai déjà écrit tout le mal que je pense du dévoiement de leur invocation à n'importe quel propos, jusqu'à provoquer la nausée. Tant et si bien que les plus bienveillants et éloignés de l'extrême droite finissent par considérer qu'il ne s'agit plus que d'un rempart idéologique opposé à toute réforme ou solution de bon sens, notamment lorsque le combat contre le crime et la délinquance est en jeu, dont la défense des auteurs ressemble plutôt à celle d'un corporatisme professionnel.
Nos institutions semblent prisonniers d'une minorité qui fait beaucoup de bruit alors qu'elle ne représente qu'elle-même en permettant à des médias, qui ne représentent qu'eux, de pisser de la copie.
Tout ce petit monde donneur de leçons, se parant dans la toge des droits, n'a ni le sens de l'Etat, ni de l'intérêt général qu'il se doit d'incarner et de défendre, pour réclamer non pas de l'efficacité qui exige rigueur et respect de l'ordre sans lesquels il n'y a jamais de prospérité, mais toujours plus de dépenses, l'impunité en empêchant par des arguties procédurales, toujours plus nombreuses, l'application de la loi, et, "the last, but not the least", la liberté pour les condamnés. J'en fait des tonnes mais l'extrême gauche du Barreau autant que des militants des "droits de l'hommisme", sont les idéologues de la profession. Ils prennent en otage les candidats aux élections professionnelles, ceux qui veulent une chance sérieuse d'être élus avec 75 % d' abstention et confisquent le débat sur le monde réel au profit de leur seule vision philosophico-dogmatique de notre organisation sociale. Nous sommes en voie de fossilisation intellectuelle en acceptant leur culpabilisation pour toute remise en cause d'une de leur conception.
Extrême droite ne signifie plus rien, c’est juste un fourre tout gauchiste qui englobe toute contestation de son idéologie. C’est le mot magique qui avorte tout débat.
Regardons Singapour. Cette ville- Etat est 1e dans le domaine de l'instruction, de la propreté et de la sécurité. Cherchez pourquoi les singapouriens sont les meilleurs ? La réponse est simple: ils ne tiennent pas de discours. Seuls les bons résultats sont leurs objectifs.

Par gilles.huvelin le 09/04/18
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Un jeu en ligne, je simplifie: vous disposez d'un régiment inter-armes face à une brigade. Vous avez plus l'agilité mais à part gagner du temps en évitant l'encerclement en appliquant la stratégie de la retraite de Bigeard, vous ne voyez pas comment vous en sortir. Sauf que dans le jeu vous pouvez avec les points gagnés, moderniser vos armes et le matériel ou recevoir des renforts. J'ai choisi l'augmentation de la puissance de feu. Mon compétiteur déjà à 8 contre 1 a opté pour un renfort dans l'idée sans doute de parvenir à un encerclement. Sauf que pour manoeuvrer, il met plus de temps et il est dépendant du train de sa brigade dont la motivation n'est pas la meilleure. Ma troupe est décimée mais elle a tout à gagner. Elle est à court de subsides mais sa puissance de feu s'est accrue des points acquis dans les expérience des accrochages et embuscades gagnés. On a apprit ce qui ne devait plus être fait.
Il faut concentrer ses moyens, et laisser sur un point fort tout ce qui est peu efficace avec ce qui ralentit la marche. Cela fait diversion. La percée a débouché sur le ravitaillement de l'adversaire qui s'est accroché au point de fixation laissé en arrière. Le prendre à revers dégage tout mon monde qui s'échappe en bon ordre.
A bien y réfléchir, cela ressemble à ce que veut faire la Chancellerie. Elle modernise ses troupes, les concentre sur l'essentiel de sa mission, les déleste au maximun de ce qui peut être du ressort des MARD, de la procédure participative, de l'arbitrage ou encore de l'administration. Si ces voies échouent, les magistrats reviendront reprendre le contentieux.

Le Barreau devrait se familiariser avec les jeux de stratégie et prendre en compte l'évolution des armes.

On n'arrête pas le progrès. Nous contestons les legaltechs sans avocat ou sans juriste mais nous bénéficierons aussi de bilans de santé sans médecin. Ça va vite et le monde bascule dans une autre époque dans laquelle nos références n'ont plus cours. Il faut le concevoir pour s'y intégrer et s'approprier une société soumise autant aux nouvelles technologies qu'à un marché du droit ouvert à la fin des monopoles dans un État de droit concentré sur des missions régaliennes selon des moyens limités.

Un peu de remise en cause est indispensable. A défaut on rameute les gros bataillons de l'immobilisme en niant les problèmes de la Justice pénale inquisitoriale pour conserver un défaut de réponse pénale et une défaillance dans l'élucidation des crimes et délits. Et pour s'opposer à une justice pénale accusatoire déjà bien ancrée dans la pratique et à des moyens d'enquête pertinents et cohérents qu'il est absurde de se refuser. On continuera a déplorer beaucoup de sujets en refusant toute réponse compatible avec les nouvelles technologies pour se borner à réclamer plus de moyens qui n'existent pas pour maintenir des archaïsmes. A ce compte là le Barreau perdra sa crédibilité en se trompant de cible et en efficacité face à la concurrence qui ne l'attend pas pour lui tailler des croupières.
Ne nous y trompons pas. Bruxelles veut la fin des monopoles. Nos Ordres n'ont pas de personnalité morale et 75% des confrères n'en veulent plus. Demain seront avocats des juristes assurés inscrits sur une liste tenue par le Parquet comme l'étaient les Conseils Juridiques.
Waterloo économique, sociale et politique en vue. La Chancellerie nous sauvera-t'elle ?

Par gilles.huvelin le 05/04/18
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Madame Taubira a reçu un accueil chaleureux du Barreau de Paris et son allocution rappelant les valeurs cardinales des droits de l'homme applaudi. Elle a du savourer en se rappelant les cris unanimes des avocats: " Taubira demission". Outre que les hommes et femmes politiques sont toujours meilleurs dans l'opposition en racontant l'histoire de la petite biquette et les grands principes, qu'aux responsabilités où il faut se coltiner les réalités, je relève que les avocats ne manquent pas une contradiction dans leur refus de la LPJ. Ils ont mis en place le désastreux RPVA et le boîtier Navista au clairon en écartant toutes les critiques et suggestions d'amélioration en traitant leurs auteurs de ringards . Aujourd'hui nos corps intermédiaires s'apprêtent à remplacer cette brouette informatique par une gède pour l'ensemble du territoire. Pendant dix ans ils ont dit aux confrères à coups de créations d'incubateurs et de colloques sur les nouvelles technologiques que la profession devait s'approprier celles-ci d'urgence. Parallèlement pour ne pas dire en même temps, les mêmes nous ont vanté la procédure participative, la médiation, l'acte d'avocat à qui il ne manque que la possibilité d'apposer directement formule exécutoire. Il nous a été dit pis que pendre des jurés et des juges d'instruction scschizophrènes La profession a laissé se dérouler 800 000 GAV par an dont sans doute une bonne partie en dehors des cas légaux sans broncher tout en dénonçant la correctionnalisation des crimes, en critiquant une Justice est trop lente tout en disant qu'il étant temps de mettre en œuvre tous les modes alternatifs pour éviter les procès.
La Chancellerie sous Mme Taubira aujourd'hui adulée par le Barreau de Paris était restée sourde.Qui ne se souvient pas du soulagement de la profession lorsqu'elle a enfin quitté ses fonctions !
Le nouveau gouvernement fait droit aux revendications de la profession: Fin de la correctionnalisation des crimes (que l'on pourrait pour le viol faire rester dans la compétence de la Cour d'assises en le réprimant davantage) par la création de tribunaux criminels, passage à plus de système accusatoire que la dérive de la pratique des GAV a amorcé , davantage de moyens de confondre les criminels, simplifications de la résolution des litiges, refus d'instrumentalisation de la Justice, application des nouvelles technologies.
Certes le projet en chantier est perfectible et des correctifs sont naturellement en cours mais il va dans le bon sens notamment en laissant aux magistrats la possibilité de se concentrer sur l'essentiel.
Tollé général de la profession qui ne veut qu'une chose. Celle que l'Etat n'a pas ! C'est-à-dire plus de moyens. Le budget de la justice a augmenté et augmentera mais globalement il faudra faire mieux avec ce que nous avons sans avoir en tête la multiplication des petits pains face à nos déficits cumulés depuis plus de quatre décennies.
Aujourd'hui la profession refuse les rares cas proposés de vidéoconférence, la possibilité d'acceder à des solutions amiables sans fermeture pour autant de l'accès au juge, sans oublier de condamner une meilleure capacité de réponse pénale et d'élucidation des crimes et des délits. Elle vole au secours du régime inquisitorial honni et crie à une privatisation de la justice, argument inventé pour rejeter tout le projet, alors que la profession a recréé les épices à son profit en imaginant le procès participatif, et une médiation qu'elle aurait bien voulu capter. Cerise sur le gâteau, elle chante maintenant les louanges d'un jury de cour d'assises qu'elle idéalise dans son délire comme la voix souveraine de la Nation...selon un modèle qui a disparu du Code de Procédure Pénale depuis 1941.
Rien ne nous a été épargné dans le ridicule.
Et l'inconscience de la courte vue. Lorsque les honoraires de la profession "sont passés" à la TVA, cela annonçait que nos Cabinets devenaient des entreprises et que le marché du droit devenait une prestation comme les autres. La profession depuis son Olympe continue de le nier pour refuser les concurrences multiples et défendre un pré carré déjà submergé. Le droit et sa pratique s'americanisent. C'est l'aboutissement d'un long processus appuyé autant par la pratiques des juristes des entreprises internationales dont le contrats notamment obéissent depuis longtemps aux normes anglo-saxonnes que de Bruxelles qui souhaite un droit transatlantique compatible mais aussi une procédure unifiée dans l'E.U.et la fin des monopoles.
La protestation des avocats est de la même veine que celle des cheminots. D'ailleurs leur argument majeur est le même : les uns en appellent aux droits des justiciables et les autres aux intérêts des usagers. Dans un cas comme dans l'autre, il ne s'agit que de défendre leur statut et le maintien des archaïsmes. Dans les deux cas les grévistes appellent à l'immobilisme et à plus de moyens.
Dans les deux cas l'immobilisme en mouvement s'appuie sur des partis, des syndicats et des personnalités d'extrême gauche ou gauchistes. Consternant.
A terme les Ordres ne réuniront que les avocats qui "font" du judiciaire. Depuis belle lurette les autres n'ont rien à faire de nos institutions sclérosées, soit 75 % de la profession qui ne participent plus d'ailleurs à nos élections.

Par gilles.huvelin le 23/03/18
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En droit pénal français, la garde à vue est définie par l'article 62-2 du code de procédure pénale comme étant :

« une mesure de contrainte décidée par un officier de police judiciaire, sous le contrôle de l'autorité judiciaire, par laquelle une personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d'une peine d'emprisonnement est maintenue à la disposition des enquêteurs.

Cette mesure doit constituer l'unique moyen de parvenir à l'un au moins des objectifs suivants :

1° Permettre l'exécution des investigations impliquant la présence ou la participation de la personne ;

2° Garantir la présentation de la personne devant le procureur de la République afin que ce magistrat puisse apprécier la suite à donner à l'enquête ;

3° Empêcher que la personne ne modifie les preuves ou indices matériels ;

4° Empêcher que la personne ne fasse pression sur les témoins ou les victimes ainsi que sur leur famille ou leurs proches ;

5° Empêcher que la personne ne se concerte avec d'autres personnes susceptibles d'être ses coauteurs ou complices ;

6° Garantir la mise en œuvre des mesures destinées à faire cesser le crime ou le délit.  »

Maintenant vous pouvez vous faire une opinion personnelle du respect de la loi dans un cas récent très médiatisé et vous interroger sur la légalité des 800 000 gardes à vue annuelles.

Et là vous n'avez pas vu les avocats défenseurs des libertés individuelles dans la rue, ni même voter une résolution de protestation...

Depuis des années la profession a laissé dériver l'usage de la garde à vue et elle s'étonne que la LPJ fasse le choix de la procédure accusatoire, un peu comme si le passage de la profession à la TVA n'avait pas annoncé le marché commercial du droit...

Par gilles.huvelin le 17/03/18
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En écoutant la musique d'Ennio Morricone (Il était une fois dans l'Ouest), j'ai toujours cru que c'était une voix de femme que  j'entendais
En fait, ce qu'on entend est un " thérémine "

Selon Wikipedia, le thérémine est un des plus anciens instruments  de musique électronique, inventé en 1919 par le Russe Lev Sergueïevitch Termen connu sous le nom de " Léon Theremin ".
Composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes,  l'instrument a la particularité de produire de la musique sans  être touché par l'’instrumentiste.
Dans sa version la plus répandue, la main droite commande la  hauteur de la note, en faisant varier sa distance à l'antenne verticale et l'antenne horizontale, en forme de boucle, est  utilisée pour faire varier le volume selon sa distance à la main  gauche.
Cela donne ça, ce morceau de la musique extraordinaire d'Ennio  Morricone " Il était une fois dans l'Ouest " joué sur un thérémine par Katica Illenyi. Un agréable moment musical pour se préparer au repos....Un bonheur:
https://www.youtube.com/embed/lY7sXKGZl2w

Par gilles.huvelin le 07/03/18
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Et bien, c'est tout simple, nos têtes pensantes consacrées aux grands principes les ont oubliés dans la perspectives du déménagement du TGI notamment dans les 3 boîtes superposés qui valent à ce chef d'oeuvre architectural d'être appelé affectueusement "Les containers".
Du coup ces trois services vont se retrouver dans des boîtes du plus bel effet au rez de chaussée en attendant au moins que le SVS (service des ventes et des saisies immobilières) soit installé dans la deuxième maison de l'avocat. Je ne dis pas seconde car je suis plein d'espoir. Bien entendu le projet comporte une crèche pour les personnels des greffes, les magistrates et les avocates ainsi que le public dont nous apprécions tant les cris et les pleurs des bambins dans les salles d'audience des TI...Non je blague. Pourquoi voulez-vous que ce soit prévu depuis le temps que ça fait partie des promesses de campagne au moment où on est capable d'oublier le Bureau Pénal ?
Au moins avec le Président Hayat nous nous réjouissons d'avance de disposer de toilettes publiques neuves et modernes. Avec un peu de chance il y aura des pateres pour accrocher ses affaires. Pour le reste retenons que nos intellectuels ont retenu le blanc plus blanc que blanc pour couleur du sol des murs et des plafonds du rez-de-chaussée par lequel 3 000 personnes par jour passeront. Pour l'instant je ne sais toujours pas si l'immeuble construit par Bouygues peut se connecter à Orange...
On peut rire de tout, non ?

Par gilles.huvelin le 06/03/18
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Sous une petite pluie fine, Je trouve tard le long du mur dans une rue proche du Cabinet, et de La Madeleine, un porte-cartes de marque en cuir fin. Il contient deux cartes bancaires. L'une est émise par un établissement francais très grand public et l'autre par une banque très prestigieuse de Londres auquel tout le monde n'a pas accès. Je recherche sur les réseaux sociaux si le nom qui me dit rien de particulier peut correspondre au titulaire des deux cartes. Il y a une liste d'homonymes assez longue pour me dissuader d'aller à la pêche. Parmi eux un chanteur de rap et un entrepreneur dans l'informatique pourvu d'une petite notoriété qui leur donne une visibilité sur Google mais sans référence permettant de leur laisser un message rassurant. Le lendemain je commence par me rendre à l'une de la multitude d'agences de l'établissement français émettrice de la première des cartes dont le personnel ressemble à celui du métro. Je remets au guichet leur carte bancaire et demande s'il est possible de faire restituer le porte-cartes à son propriétaire. En fait rien ne le permet dans la procédure du GIE interbancaire et de toute évidence le personnel n'est pas motivé pour se bouger. Je me remémore le temps pas si lointain où tout le monde se serait plié en quatre pour rendre service à un contemporain...On sellait son cheval pour moins que cela. L'époque des coups de cravache étant révolu y compris à l'égard des chevaux, ce qui me semble pertinent pour ces derniers, je n'insiste même pas, me disant que j'aurais plus de succès auprès de la prestigieuse banque anglaise qui est certainement aux petits soins pour ses clients vu le montant des frais de tenu de compte pratiqués. Pour vous donner une idée, bande de larves, lorsque vous appelez au téléphone un robot au menu déroulant uniquement en anglais sans accès possible à un conseiller, c'est d'entrer de jeu, 3 euros. Comme le Cabinet n'est pas très éloigné de l'adresse de la banque en question, et que mon état m'autorise la disponibilité, je me rends à pieds pas loin, mais sans rapport, de la Fondation Rothschild. Immeuble sécurisé et façade en marbre blanc comme l'intérieur. La Banque occupe un ou plusieurs niveaux aux côtés d'enseignes très connues du monde des affaires qui remplissent le reste du bâtiment. Après le sas de sécurité dans lequel je pourrais garé une limousine, j'accede à un hall vertigineux avec puits de lumière hollywoodien, murs végétalises et un comptoir d'un blanc immaculé derrière lequel sont installées deux gravures de mode sur papier glacé. "Bonjour Madame" et je raconte la raison de ma visite. Elle décroche son téléphone et s'entretient un temps avec un lampiste qui lui fait me dire que la banque n'a pas d'agences à Paris, ce que je savais, et que leur unique bureau ne traite que les investissements et rien d'autres. En revanche leur correspondant pour les opérations bancaires de leurs clients en France est une autre banque anglaise qui a ses bureaux dans l'avenue qui fait l'angle."Tournez deux fois à gauche en sortant". Je me disais aussi que ce ne serait pas simple, même à ce niveau, le fameux, "c'est pas moi, c'est l'autre" a cours. D'ores et déjà je me dis qu'ils viennent de perdre par avance mon hypothétique clientèle. Naturellement pour rejoindre la banque correspondante, c'était deux fois à droite. L'immeuble est totalement consacré à l'établissement financier. Sas plus modeste et une seule charmante hôtesse avec un très joli maquillage de nuit m'accueille. " Ah mais Monsieur, ici vous êtes au siège et personne ne peut pendre en charge ce problème. Cependant vous trouverez une agence clientèle..." Il fait beau et j'ai le temps d'autant plus que je vais dans la direction indiquée pour déposer un pli auprès de ma banque. Je fais preuve de patience en me disant toutefois que je comprends mieux pourquoi le traité de Lancaster n'aboutit jamais lorsqu'il s'agit de réaliser un programme d'armement. Arrivé à l'agence de la banque correspondante à deux pas des "Champs", je passe après une temporisation qui fait penser à un feu rouge de province dans le hall vitré qui permet de constater que tous les bureaux sont vides à part celui de l'accueil. Pour la énième fois je raconte, cette fois à un guichetier homme orchestre, ce qui m'amène. Il doit bien être possible de faire parvenir le porte-cartes au titulaire de la carte bancaire. Il ne fait même pas semblant d'approuver. Il repousse vers moi le porte-cartes, s'empare de la carte bancaire noire et or en me disant qu'il va l'adresser au GIE bien que vraisemblablement le "porteur" a dû faire opposition. Pour le reste il ne peut rien car si l'Agence fait bien les opérations bancaires pour le compte de sa consoeur, elle n'a pas accès pour autant à ses données. Il faudrait contacter le siège à Londres et le temps que quelqu'un s'en préoccupe...si jamais... Le "Brexit" s'impose. J'espère qu'il sera particulièrement sévère pour les banques anglaises. Je retrouve la mienne, pour y deposer mon pli, elle me chouchoute depuis 1976 et me suis à travers le monde 24h/24 et 7j/7. Le CIC. Quand au porte-cartes il attend aux objets trouvés. Bêtement, car j'aurais dû m'adresser à ma banque.

Par gilles.huvelin le 05/03/18
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Personne n'a de doute. Un jour l'humanité disparaîtra de la surface de la Terre. La seule question est: quand ? Ce qui est confortable est que nous n'en savons bien sûr rien. Nous ne pouvons faire un parallèle avec notre vie. Nous savons que nous disparaitrons mais pas quand, ni pourquoi, ni comment. Nous le découvrirons, le constaterons, le devinerons, avec un peu de chance pendant notre sommeil ou instantanément. Depuis l'apocalypse de Saint Jean, l'humanité n'a cessé de laisser son imagination galoper pour annoncer la "fin du monde". En faire l'inventaire serait tantôt drolatique tant les superstitions et l'ignorance ont été des sources prolixes, tantôt préoccupantes car scientifiquement plus solidement alarmantes. Les hypothèses les plus vraisemblables sont: l'explosion de l'un des cratères géants dont celui de Yellowstone est le plus connu, qui pourrait obscurcir le ciel pendant plus de deux ans, arrêtant la photosynthèse; la pollution de l'air et la modification de l'atmosphère du fait du réchauffement climatique, la modification du champs magnétique terrestre, le dérèglement de l'activité solaire, des épidémies, la collision avec une comète et d'autres potentialités liées à l'activité humaine. De tout temps, de la même façon les auteurs et les chercheurs ont imaginé la survie de l'humanité soit en concevant des sanctuaires bunkerisés ou sous-marins, soit une évasion vers une autre planète. Peu de gens se sont interrogés sur l'intérêt de pérenniser l'espèce humaine et encore moins me semble-t'il, ont conçu l'idée que sa disparition serait un non-évènement interstellaire. C'est pourtant une perception intéressante à beaucoup de point de vue. Mais peut-être que la marche suicidaire de notre espèce que constitue le pillage du vaisseau spatial qu'est notre Terre est logique. L'aboutissement d'une autodestruction qui est celle de tous les empires et de toutes les civilisations par la bêtise armant l'égoïsme est probablement une destinée chromosomique. Tout est voué à disparaître, et vouloir conserver est de mon point de vue assez irrationnel pour un monde voué à s'éteindre. Le propre de la matière organisée qu'est la vie, c'est la reproduction. C 'est aussi la seule justification de son adaptation. Tout cela a déjà été dit et bien mieux depuis des temps immémoriaux. Ici je veux dire que ce que l'humanité sait, nous devrions en tenir compte au quotidien. Le temps, qui n'est pas uniforme, est impossible à définir autrement qu'en creux. De tout cela il faut garder à l'esprit que la nécessité comme l'urgence n'est qu'une abstraction. Aussi, Monsieur ne Président je vous remercie de bien vouloir considérer ma demande de renvoi avec une particulière bienveillante sagesse...
Entre la naissance et la mort, il n'y a rien d'urgent. Et rien de sérieux.

Par gilles.huvelin le 02/03/18
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Le discours sur le respect dû aux autres mammifères et les animaux en général n'est pas nouveau. De Socrate à Montaigne à la création de la SPA à la fin du XIXième siècle, nous retrouvons tout au long de notre Histoire une évolution de nos rapports avec nos colocataires de la même planète. Certes, les guerres napoléoniennes ont fait massacré environ 800 000 chevaux. Un monument émouvant à Londres entre Mayfair et Hyde Park rappelle que les animaux ont pays un lourd tribut dans la guerre sans jamais avoir été volontaires. Reste qu'auprès la charge des dragons britanniques qui enlèvera l'Aigle d'un régiment d'infanterie à Waterloo, il sera dénombré pour l'Histoire, avec les 50% des cavaliers tués, autant de chevaux héroïques. Mais il faut savoir que rien ne se fait sans que des ressorts puissants soient actionnés dans leur propres intérêts. Exemple qui dessille: La SPA en 1890 a été créée parce que les chevaux étaient maltraités dans Paris. Ils tombaient morts dans les rues...provoquant des embouteillages. Il fallait donc fluidifier la circulation. Vous comprenez le mécanisme. Pas d'intérêts, pas d'humanité ni compassion autorisées ou soutenues. Ça marche le plus visiblement dans les rapports de notre société avec les autres mammifères. Comme la production de viandes de boucherie pose des problèmes en terme de consommation d'eau et de fourrage, captant ainsi beaucoup de surface cultivables, nous pouvons nous interroger sur les conditions d'élevage, de transport et d'abattage. Évidemment le but, qui est également sanitaire car la consommation "excessive" de viandes est contre-indiquée pour la santé, est de réduire la production de viande. Nourrir plus de gens et mieux favorise un discours de compassion à l'égard de animaux qui devient la justification médiatique du meilleur sort à leur réserver, ce qui limite la production, les cadences et les capacités d'abattage, surenchérit le prix de la viande et donc, freine la consommation de viande... et donc la production.
On va y arriver. La culpabilisation aidant. Cette recette vaut pour tous les problèmes et réécriture de l'Histoire, et regarder derriere les discours c'est comprendre la solution pragmatique qu'il faut parvenir à atteindre.