gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 06/09/19
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L'OCDE désigne la France championne du monde de la taxation de l'immobilier et de celle des entreprises. La France est devenue devant le Danemark championne d'Europe du taux de prélèvement sur le PIB. Nous sommes le Pays qui a le moins de propriétaires de leur habitation, derrière la Belgique, l'Allemagne et l'Espagne notamment. Nous sommes le pays dans lequel sur 25 milliards de fraude à la Sécurité Sociale, et autres aides sociales sont possibles. 90% du montant des fraudes à la Secu. sont constitués par 30% des malversations. Elles sont commises par les professionnels de Santé. Nous nous félicitons d'avoir de plus en plus d'apprentis. Mais nous sommes très loin derrière la Suisse qui connaît 2,4% de chômage, très loin derrière l'Allemagne qui connaît deux fois moins de chômage que nous. Et surtout, il ne faut pas rappeler que c'est sous Mitterrand que l'apprentissage a été maltraité, désigné comme "l'école du patronat". Nous découvrons avec stupeur que la Sécurité Sociale a mis en circulation 110 millions de Cartes Vitales valides, 57 millions sont activées. Autant de malades sur 67 millions d'habitants laisse songeur. Ce scandale et celui du fonctionnement de notre corps médical qui commet 30% d'actes inutiles, contraint les hôpitaux à recourir à l'interim dont une part fondée par des professionnels de la Santé, démontre une chose: Ce n'est certainement que la partie apparente de l'iceberg de l'état de notre pays détruit par l'incompétence, la corruption, les prébendes et une malhonnêteté quasi générale. Nous dépensons plus que les autres pays pour avoir des résultats moins bons dans de nombreux domaines. L'Education Nationale entre autres. Les millefeuilles administratifs, le manque de décentralisation au profit des Maires sont des calamités. Le recentrage de la mission de l'Etat sur ses missions régaliennes et y faire le ménage va relever des 12 travaux d'Hercule. De vrais tours de force. La raison d'une situation globale catastrophique est la conséquence de l'existence d'une Administration pléthorique qui fait ce qu'elle veut. Pas de "spoil system", un statut de la fonction publique, autant de causes de sclérose qui empêchent les politiques de gouverner, imposant la perte de l'autorité et la disparition autant du sens des responsabilités que de celui de l'efficacité. Sans compter que pendant des décennies, le vote du Budget de l'Etat consitait uniquement à reconduire les dépenses antérieures, et de voter que des dépenses supplémentaires. Chose inouïe ! Il revient à notre gouvernement de refonder notre pays de fond en combles. Pour s'y opposer, nous pouvons concevoir que tous les moyens et procédés seront utilisés. La guerre de harcèlement et d'obstructions est commencée.

Par gilles.huvelin le 04/09/19
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Ceux qui n'ont pas la mémoire politiquement courte se souviennent du titre du livre-programme du Sénateur Edward Moore Kennedy pour les primaires du parti démocrate aux élections présidentielles américaines de 1980, "Demain l'Amérique". Évidemment, les cartes ont été rebattues. Tout a changé. Mais tout le monde veut un nouveau monde. Une nouvelle Amérique. "Une nouvelle frontière". La "nouvelle Amérique" sera peut-être demain une Europe Confédérale qui se donnerait les moyens de ses ambitions. En attendant, ce sont les changements culturels qui préparent le terreau de notre avenir. Comme souvent le jeudi soir je regarde "LGL" animé par François Busnel. Son émission rassemble 600 000 téléspectateurs, soit autant que "le Jour du Seigneur", ce qui place Busnel au même rang que Dieu dans le classement de l'Audimat. La discussion, en deuxième partie de l'émission, entre les divers intervenants dont la modestie souffrirait si je citais leur nom, portait notamment sur la nécessité de faire comprendre le sens des mots et d'apprendre à les manier tout en expliquant l'intérêt intellectuel à posséder un ensemble culturel permettant de comprendre la littérature et donc l'expression de notre langue. Le tout s'inscrivant sur le sens social de la modernité et du conservatisme, le rapport des auteurs à leur rémunération et la façon dont ils avaient abordé le thème de l'argent dans leur oeuvre. Profondee, légère, ciselée, la conversation était plaisante. L'émission se termina sur l'interprétation par deux virtuoses mondialement reconnus pour leur talent de deux extraits de l'oeuvre de Bach, puis vînt l'inutile générique.

C'était fini. C'était bien. Mais je n'ai pas pu songer que cela pourrait exister encore longtemps. J'avais le sentiment d'avoir vu une civilisation défaite en train de former joyeusement ses derniers carrés inexpugnables. "On maintiendra." Le monde bascule vers tout autre chose, qui n'est plus culturel. La Convention Nationale des Avocats 2017 nous a adressé un message clair. L'identité s'estompe comme les frontières et l'Histoire n'a plus de sens. Les anciens ne sont plus dans ce paysage des expériences ou une bibliothèque valides. C'est encore un marché dit argenté; pas de la couleur de leurs cheveux; mais après, quel sera leur intérêt social lorsque les petits-enfants seront gardés par des robots plus véloces et pertinents ? L'intelligence aura ses luxes culturels mais ils seront de plus en plus privés et privés d'objet car le beau fondé sur l'harmonie classique n'a déjà plus cours dans la création contemporaine. Ce qui explique que la France est visitée d'abord pour son patrimoine créé par l'Ancien Régime et ses Empires honnis. Cela n'a plus d'autre importance qu'un parc à thèmes dans une société annoncée numérisée, digitale et robotisée. L'excellence de l'esprit cultivé sera une joie personnelle sans rapport avec l'intelligence de la société qui se transforme sous nos pas; tandis que pour le sort du français, le Ministre de la Justice étant devenu la Garde des Sceaux, et les Président.e.s de Société désirant que les réunions de travail comme nos audiences de Paris Place du Droit se déroulent en anglais, il semble dépassé. Passons sur l'anachronisme au moment du Brexit car c'est pour nous préparer à vivre la constitution du grand marché Europe-Amérique du Nord et de l'ASEAN. La mutation n'est pas d'aujourd'hui. Elle est lancée depuis les années soixante et n'a jamais été du ressort de la démocratie et même de nos politiques. C'est un mouvement de fond économique et technologique qui impose très logiquement à la fois le transhumanisme, un nouveau bas latin mondial et le numérique universel. La GPA n'est même pas un sujet de discussion sauf pour les fanatiques des combats d'arrière-garde.

Le mobile du changement climatique, qui n'est pas dans notre pouvoir de modifier, habille la nécessité de créé de nouveaux marchés économiques qui imposent une nouvelle forme d'organisation sociale. Le vrai défi est la surpopulation galopante de la planète qui se déverse d'un continent à l'autre plus que d'un pays vers un autre. Pour Mayotte et la Guyane, la résistance à la migration, c'est déjà un cause perdue, reste à maintenir le calme pendant la transition nécessaire. La chute de l'Empire romain nous a tout enseigné, je ne vais donc pas vous l'expliquer. Les porteurs de principes et donneurs de leçons ne nous disent pas comment, avec quoi, pour quelles solutions pérennes on peut se mobiliser pour arriver a cette nouvelle Amérique que sera le monde numérisé. C'est toujours plus pratique quand on n'a pas de réponse d'hurler sur les conséquences des problèmes pour ne pas traiter des causes car pour les résoudre, les principes ne valent plus rien. Le fond de commerce, pas seulement intellectuel, des bonnes consciences, tiendra jusqu'au moment où son objet et sa cause ne feront plus qu'un. Le Moyen-Age avec l'électricité et les kalachnicovs ailleurs tant que nous pourrons lire Rimbaud, cela n'a pas d'importance. La question en suspens est de savoir si Richard Fleischer a vu juste en écrivant "Soleil Vert" ou pas. Le"Bio" est un combat dépassé, somme toute assez émouvant, sur une planète pourrie par la dioxine et d'autres saloperies atmosphériques ou de toutes autres sortes. Pour l'instant personne n'arrive à m'expliquer où Fleischer s'est trompé. Imaginer que le tabou de la démographie notamment en Afrique, que seul Emmanuel Macron a osé écorner dans un propos que l'Empire du Bien a étouffé, sera traité par les leaders politiques de ce Continent est encore largement du domaine de la blague. Nicolas Hulot peut toujours prétendre vouloir défendre les éléphants, il ne peut ignorer que ce ne sera que pour un temps dans les parcs animaliers de l'hémisphère Nord dans le contexte actuel qui ne peut qu'empirer. De même au rythme actuel les requins auront disparu avant la dernière sardine sauvage. La défense de la planète est une escroquerie tant que la surpopulation ne sera pas éradiquée, sachant que la Terre ne peut selon les scientifiques, supporter qu'un milliard cinq cent millions d'humains et que nous sommes déjà plus de 3 fois trop nombreux et bientôt selon les plus récentes projections, 7 fois... Donc lorsque l'on me parle d'un monde robotisé et numérique en 2040 dans ce contexte je prétends que le combat de l'intelligence s'est perdu quelque part en route pour y arriver sérieusement, sauf à le réserver à quelques centres d'affaires. "Le monde numérisé sera notre nouvelle Amérique". La question n'étant plus pourquoi mais comment l'atteindre comme une porte de secours économique un peu trop loin et déconnecté (ce qui est drôle) du problème de fond du devenir de l'humanité. L'Empire du Bien des porteurs des droits a-t-il une idée pour parvenir à quel avenir pour leurs enfants et petits enfants ? Les vingt années à venir de disruption numérique sur fond de surpopulation universelle et de chômage institutionnel vont être passionnantes. Reste qu'il faudra payer ceux qui ne saurons que se plaindre. Le revenu universel n'est possible que si l'on sait créer de la monnaie sans avoir de l'inflation. J'attends le futur prix Nobel qui trouvera une solution pérenne à ce qui n'est pas forcément une quadrature du cercle à résoudre. Il faudrait que la plus-value produite par les robots soit distribuée. Mais pourrait-elle subvenir à tous les laissés pour compte de la modernisation de la production, payer l'investissement et la rémunération de ceux qui accepteraient de ne pas être oisifs et dépendants, tout en étant en concurrence avec le reste de la planète qui n'aurait aucune considération pour nos bénéficiaires du revenu universel ? Il conviendrait de faire en sorte que la valeur cardinale de la Société soit le travail et pas l'argent alors que c'est déjà la prise en charge, les subventions et les aides. Avant d'imaginer une gouvernance économique et sociale mondiale macro- économique qui imposerait un modèle de société sans genre, sans famille, sans autre solidarité que celle de "Big Brother" et soumis à un monde numérique colonisant tout notre quotidien jusqu'au moindre détail, regardons que notre bonheur actuel ne tient qu'à un fil. Notre organisation sociale craque de partout. L'affaire des Cartes Vitales distribuées à 110 millions d'exemplaires pour 67 millions d'habitants n'est que la partie apparente de l'iceberg de la déconfiture de notre Société. Nous pouvons être certains que tout le reste doit fonctionner de la même sorte. La raison de mon optimisme est fondée sur des expériences quotidiennes que vous avez sous une autre forme sans doute déjà rencontré. Pour illustrer mon propos, je vous conte deux anecdotes basiques: Il y a des travaux dans Paris, Place du Châtelet, devant le théâtre éponyme. Pour se faire, alors que le trottoir draine un flux considérable de piétons, il n'a été aménagé aucun passage pour eux, alors que l'espace nécessaire existe. Ce qui contraint des milliers de personnes à faire un grand détour. Avec d'autres personnes, je fais remarquer aux intervenants sur le site qu'il faudrait faire un passage protégé le long du chantier. Réponse type insupportable: "C'est pas nous, on n'est pas responsable." Traduire par: "Je me suis bien aperçu qu'il y a un problème mais je n'en rien à battre. Donc, je ne vois pas pourquoi je ferai remonter l'information, ils n'ont qu'à se débrouiller". Nous nous heurtons tous les jours en permanence à ce comportement basique de je m'en foutisme social. Pire: dans un Régiment d'élite de notre infanterie, une formation de deux sections a pour but la neutralisation d'un sniper (on ne peut pas dire "tireur") dans un fossé, derrière une haie, de l'autre coté d'une prairie dégarnie. 150 m à découvert. L'instructeur leur apprend à courir en zig-zag tout en tirant. Comme tout le monde est équipé de censeurs et capteurs pour connaître le résultat des tirs des armes factices, le résultat tombe: le sergent qui tient le rôle du sniper embusqué est indemne à l'issue de l'assaut. Parmi les 14 assaillants, l'instructeur évalue à 6 morts, 8 blessés, dont 6 graves, le résultat de l'assaut. On va recommencer, comme en 14. Personne ne relève qu'un ou deux tirs de (lance) grenade aurait suffit. Au pire une manoeuvre de contournement. Et tout est comme cela dans ce pays. C'est le nôtre. Des décennies de laxisme, de lâcheté de l'autorité, des hiérarchies, en sont la cause. Pour revenir là-dessus, sans revenir aux coups de pieds aux fesses, je crains le pire ! Sinon et dans tous les domaines, on doit bien être prêt pour la Guerre de 39 car "on est les meilleurs" puisque nous nous gardons bien de savoir comment cela se passe ailleurs et surtout, de connaitre la pensée des autres à notre égard. Il ne doit donc pas nous manquer intellectuellement un bouton de guêtres, on est prêt. En plus, moralement, on a gardé nos bandes molletières, d'un collectivisme rampant dont nous n'arrivons pas à nous départir depuis 80 balais au moins. En réalité, je me fâche pour rien. La nature humaine est ainsi faite. Elle n'est pas à même de faire face à la modernité des nouvelles technologies et à ses effets sur le développement économique. Les populations européennes protègent les données personnelles ce qui empêche la production par les robots de décisions fondées sur la compilation de statistiques fines. Ce qui n'est ni le cas en Chine, ni aux États-Unis. Le résultat est que nous avons notamment de ce fait une longueur de retard. Mais ce sont "les français" qui ont l'idée du RGPD. On reste les meilleurs. Et alors ? Le but n'est pas de protéger nos données, c'est le cadet de leurs soucis. Mais de protéger chez nous l'appareil de 5 500 000 fonctionnaires et de millefeuilles administratifs qui font l'admiration de nos voisins. Leur seul objectif est de protéger la pérennité de leur prébendes. Les corps intermédiaires les premiers." Anonymiser ", par exemple, les données, c'est les rendre sinon invérifiables, plus difficilement contrôlables. Ou il faut confier la collecte à une administration appelée "autorité indépendante". Il faut toujours regarder au-delà de l'effet d'annonce et de l'alibi moral invoqué. Ce n'est souvent que dialectique et rhétorique. Aujourd'hui, la réalité, c'est empêcher des robots de changer les modes de production des décisions qui échapperait ainsi, par exemple, pour la Justice, à " l'art de juger"... On préfère nous faire nager avec des enclumes plutôt que de risquer de trouver une nouvelle Amérique. Beaucoup préfèrent voir perpétuer des procédés insuffisants et inadaptés en réclamant plus de moyens qui n'existent pas plutôt que de mettre en place des outils du 21e siècle.

aoû
30

Désolant...

Par gilles.huvelin le 30/08/19
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Évidemment, ça se passe dans une province Perse.
Un quidam a décidé de faire construire sur un terrain dont il a hérité. Il emprunte à une banque locale qui lui propose un prêt à taux variable conforme à son taux de solvabilité au moment de la souscription, le tout sur 30 ans et avec une hypothèque. Le dispositif financier toxique bien connu maintenant l'a conduit à ne plus pouvoir rembourser ses mensualités quelques années après. Pas moyen de négocier car entre-temps son emprunt a été cédé à un autre établissement financier. La convention de prêt et l' hypothèque ayant été passées devant notaire, l'emprunteur se retrouve avec un commandement valant saisie de son bien immobilier. A l'audience constatant la validité du commandement valant saisie , l'avocat du créancier produit la mise en demeure emportant déchéance du terme dont l'avocat du débiteur omet de demander la copie. Son client l'informe qu'il n'a jamais reçu la mise en demeure. La décision du juge est rendue et l'avocat de l'emprunteur fait appel de la décision au motif que la prise d'acte de la déchéance du terme n'a jamais été reçue par son client et donc le Commandement valant saisie immobilière est nul. Le moyen invoqué pour la première fois devant la Cour est rejeté.
Ayant réclamé à cor et à cris la communication de la fameuse lettre. Elle est communiquée en photocopie. Il apparaît qu'elle n'a pas été oblitérée, n'a pas été envoyée par conséquent, ce que confirme la poste qui ne connaît pas le numéro de code du suivi de la LRAR, le gribouillis sur un formulaire non conforme présenté comme un accusé de réception n'est pas une signature et certainement pas celle du destinataire. En plus l'adresse du destinataire est erronée: le code postal est faux. L'enveloppe produite (!) fait apparaître l'adresse rayée par une croix, ce qui voudrait dire qu'elle serait revenue à l'expéditeur, mais il n'y a aucune mention du motif. Tout est absurde.
Le débiteur change d'avocat, celui-ci s'empresse de mener un combat judiciaire de retardement de la vente forcée mais ne peut éviter la décision d'adjudication...au profit du directeur de la Banque prêteuse. Bien sûr entre gens de bonne compagnie, il n'a jamais été question pour le nouvel avocat du débiteur de porter plainte pour escroquerie au jugement, ni poursuivre le premier conseil en responsabilité pour faute professionnelle pour ne pas s'être inquiété de la réalité de la mise en demeure. Donc pas de perspective potentielle d'action en révision dont la réussite dans ce contexte a d'ailleurs aucune chance de prospérer, soyons juste.
Tout le monde comprendra pourquoi la Justice en Perse est particulièrement mal perçue et pourquoi 3/4 des clients des avocats persans disent avoir été déçus.
Qu'importe puisque 65% des sondés ont une bonne opinion du Barreau Persan.
Demain il prendra une motion de soutien des droits de l'homme en Arguestiskan oriental et y enverra une mission.
Le débiteur floué de son bien lira cette précieuse information tout à fait réconforté.
Le juge persan qui ne s'est ni aperçu du non respect du contradictoire, ni de la réalité de la mise en demeure a poursuivi sa carrière à l'ancienneté à la proportion de la capacité de nuissance dans le fonctionnement de la Justice de son organisation professionnelle dans la défense de son intérêt général.
Nous pouvons être heureux de ne pas être persans.

Par gilles.huvelin le 19/08/19
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Prise entre les démagogues, les nationalistes et les dogmatiques, la majorité silencieuse a "peur de déplaire, peur de se faire des ennemis, peur de ne pas penser comme tout le monde, peur de peindre la réalité, peur de dire la vérité. Résultat : le mot d’ordre national : Pas d’histoires ! ; la maladie nationale : l’inhibition. » Henry de Montherlant

 

C'est la raison toujours contemporaine qui fait que le terrorisme intellectuel des conservateurs et des populismes a pris le pas sur les réseaux sociaux et sur les plateaux de chaînes d'information en continue..Le dogmatisme domine encore idéologiquement la communication alors même que les partis politiques et les syndicats qui y ont leur source ont été balayés par la recherche du pragmatisme et de l'efficacité ménageant un équilibre social et budgétaire.

Cela n'a été jusqu'ici possible parce que la majorité est restée silencieuse en laissant le champs de la communication aux plus radicaux de minorités trotskistes ou des populistes.

Je constaste qu'un mouvement de balancier existe sur les réseaux sociaux. Les libéraux ne laissent plus les doctrinaires et les dogmatiques raconter n'importe quoi pour manipuler l'opinion.

Reste les plateaux de télévision où face aux porte-parole gauchistes et de la pensée unique aux discours rodés sont encore opposés à des timorés convenables qui se laissent en plus couper la parole.. 

La radicalité violente des conservateurs l'est d'autant plus qu'elle est minoritaire et elle le sera d'autant plus qu'elle est de plus en plus minoritaire au point de devenir un repoussoir. A ce stade, les manipulateurs des concepts qui ont mené à la dictature au profit de mafias partout dans le monde et de tous les temps vont avoir du mal à garder leur prébendes politiques.

On ne parlait de leur vivant que de Sartre qui a toujours eu tort et on vouait aux gémonies Raymond Aron qui a eu très souvent eu raison. La postérité a donné raison à Ryamond Aron. Et Sartre a reconnu que Raymond Aron avait raison: on ne peut pas sacrifier les droits de l'homme sur l'autel du communisme. Depuis, les communistes de toutes les obédiences ont compris la leçon et ont fait des Droits une arme élevée en dogme contre les démocrates pour justifier le droit de leur nuire.

L'effort, les devoirs, la responsabilité, sont les piliers d'une démocratie lucide fondée sur l'éducation. Il est impossible de réformer notre pays sans que l'action soit portée sur ces fondamentaux accompagnés d'une volonté commune de les défendre.  Il n'y a pas de République sans respect de la loi et un pouvoir régalien fort, déterminé à la faire appliquer.

Tout le reste aujourd'hui, au moment où nous sommes arrivés à l'absolue nécessité de redresser les comptes de la Nation, éradiquer les déficits structurels et redresser la balance commerciale de notre pays par la réindustrialisation et le travail de chacun, n'est que commentaire de chroniqueur en mal de copie et programmes politiciens électoraux.

Ne nous y trompons pas: l'écologie est une nouvelle frontière économique. Il ne peut exister qu'un écologie rentable sur un marché sovable. Si elle est subventionnée, elle génère des déficits qui mènent une politique ruineuse et celle-ci conduit toujours au chaos économique, par conséquent également social. C'est la raison unique pour laquelle le nouveau Rouge est le Vert. "Ce n'est pas parce que des fascistes, des altermondialistes ou des gauchistes délirants s'emparent de l'écologie que les problèmes environnementaux ne seraient pas légitimes. Il faut bien séparer science et idéologie, bien distinguer les idéologies folles des problèmes réels qui pèsent sur notre monde. Cela étant posé, je ne suis pas surpris une seconde par ces discours, le point commun entre l'extrême droite et le gauchisme étant l'anticapitalisme. Il s'agit moins pour ces gens-là de protéger la planète que de détruire le monde libéral chargé de tous les péchés." (Luc Fery) N'oublions pas de relire Bertrand de Jouvenel, le premier écologiste politique, c'est lui.

 

Par gilles.huvelin le 10/08/19
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Seriez-vous pour un système de retraite unique pour tous, plus juste, égalitaire et plus fort ? 96% des sondés ont répondu oui avec enthousiasme. Je trouve le procédé merveilleux. "Une lessive plus efficace !" Vous êtes pour ? Le slogan devrait obtenir 100% d'approbation, parce que c'est ce qui est demandé, approuver ou pas un slogan sur un produit de consommation le plus large. Finalement 96% d'approbation sur un slogan pour une réforme de la retraite, cela démontre que 4% peut-être savent de quoi on leur parle...
Sommairement, il y a 4 catégories de régimes de retraite. Le régime des salariés, celui de la fonction publique, ceux des régimes spéciaux (RATP, SNCF...) et ceux des professions libérales. Ce sont 42 caisses de retraite différentes dont une bonne part sont déficitaires. Évidemment, c'est aux déficits et aux déséquilibres financiers structurels des caisses de retraite auxquels le gouvernement doit s'attaquer tout mettant fin aux régimes de retraite qui servent des pensions insuffisantes, faute de cotisants, car ces situations financières et sociales ne peuvent pas perdurer. Tout le monde le comprend. Sauf que ce simple constat est justement trop simple. Il masque six problèmes majeurs, il y a en d'autres mais, arrêtons-nous déjà à ceux-là:
Il faut savoir que si les fonctionnaires paient des cotisations comme le font les salariés, les primes qu'ils perçoivent et qui peuvent constituer une part importante de leur traitement n'entrent pas dans l'assiette sur laquelle est calculée leur cotisation pour leur retraite. Il faut savoir aussi que l'Etat en qualité d'employeur ne verse pas de cotisations de retraite. Aussi, à raison de 60 milliards par an, l'Etat verse à ses fonctionnaires en retraite une pension dont le financement est assurée à 50% par l'impôt. Évidemment si nous passons à un régime de retraite universel avec une caisse unique, cela veut dire que 30 milliards de retraite dus aux fonctionnaires seraient supportés par les cotisations et non plus par l'impôt. Abracadabra !
Toutes les caisses ne sont pas déficitaires structurellement. Il y a des caisses qui ont un déficit technique mais elles ont des réserves qui leur permettent de servir les pensions normalement à leurs adhérents. Elles ont la possibilité d'augmenter aussi le montant de leurs cotisations pour retrouver l'équilibre.
Les caisses bénéficiaires existent. En particulier la Caisse Nationale des Barreau Français. Elle verse une retraite de base de 17 000 euros par an, bien supérieure au régime des salariés, dispose d'une assurance complémentaire de retraite par capitalisation par tranche bien géré, dispose de deux milliards de réserve garantissant 40 ans d'équilibre, et offre une aide sociale d'assistance aux avocats en cas de difficulté. Elle participe à la solidarité en versant aux régimes déficitaires dont notamment le régime agricole, un peu plus de 1300 euros par avocat par an, sachant qu'il y a 60 000 avocats environ, c'est grosso modo 85 millions d'euros reversés par le Barreau au titre de la solidarité, chaque année.
Il est facile de considérer dans ce contexte que les avocats s'opposent à la réforme. Elle impliquerait de contribuer à la prise en charge de la part de l'Etat dans le financement des retraites de ses fonctionnaires, mais aussi de payer plus de cotisation en s'alignant sur le régime général, c'est le doublement à minima des montants qu'il faut prévoir. Et puis, et ce n'est pas rien, le coût de gestion de la CNBF, bien géré est de très loin inférieur à celui du régime général. Toute proportion gardée si les frais de gestion étaient les mêmes, le régime général pourrait économiser 3,5 milliards. Excusez du peu.
Le coût annuel de l'ensemble des retraites est de 316 milliards par an. Soit 14 % de PIB de la France. Soit un peu près le PIB de l'Autriche. Nous avons 1 retraité pour 4 actifs aujourd'hui dans notre profession. Que propose la réforme ? Il est dit que chaque euro cotisé donnera à tous le même montant de retraite. Ce qui est d'emblée inexact. Car le nouveau système n'est pas un système universel par capitalisation mais un régime de répartition. Ce qui veut dire que le prix d'achat du point sera le même pour tout le monde, soyons clairs, mais le prix de revente du point sera déterminé chaque année par la masse des cotisations qui flucturera chaque année, divisée par le nombre de points souscrits. On est toujours dans le mécanisme qui est concrètement une chaîne de Ponzi. On ne comptabilisera plus des trimestres mais des points. C'est plus juste mais la réforme ne fait que retarder les effets de la chaine de Ponzi en mutualisant le risque d'insuffisance de cotisants ou/et des cotisations, en augmentant lourdement à terme le montant des cotisations avec le projet toutefois de prendre en compte les cotisations des retraités actifs pour leur pension contrairement au dispositif actuel.
Il est dit également que les métiers pénibles, les handicapés, par exemple, les mères de famille,.etc... auront des compensations pour leur permettra d'obtenir une retraite à taux plein. Comme toujours le principe énoncé, très vendeur, est un principe. Il y a le principe et les exceptions, les aménagements. Par ailleurs les régimes spéciaux vont subsister. Les militaires ne partiront pas plus tard par exemple à la retraite. Donc à somme égale cotisée, les droits acquis à la retraite ne seront évidemment pas les mêmes. La péréquation avec les régimes déficitaires et les compensations de carrière, considérées globalement vont forcément désavantager ceux qui sont adhérents à des caisses de retraites bénéficiant d'une démographie en hausse, prudentes et bien gérées, au profit des cotisants de caisses qui voient le nombre de leurs membres diminuer et dont éventuellement la gestion n'a pas été des meilleures. Sauf notamment à mettre sur pied une formation professionnelle obligatoire qui conduise les cotisants des carrières courtes à faire une seconde carrière pour leur permettre de travailler jusqu'à l'âge d'équilibre qui sera de fait plus sérieusement 70 ans comme en Allemagne, la réforme ne va pas atteindre son but.
C'est donc un tour de passe-passe, au détriment notamment de la CNBF que l'on annonce, mais à bien y regarder, il peut même s'agir d'un hold-up.
Il peut même être double. D'abord que deviendront les droits acquis ? Il est affirmé que les retraites liquidées ne seront pas diminuées. Retenons que déjà l'augmentation des cotisations sociales et de la fiscalité les ont entamées. Constatons que ces retraites n'ont pas été indexées sur l'inflation aussi minime qu'il est dit, et encore moins sur les salaires. On le promet, mais cela n'engage que ceux qui l'on entendu. Pour les futurs cotisants du regime universel annoncé, en cours de carrière, le gouvernement n'a pas pris l'engagement de ne pas convertir les points acquis de notre régime de base et complémentaire en points du nouveau système universel par répartition, dont on sait que la valeur de vente dépendra chaque année du volume des cotisations versées qui pourra grandement évoluer s'il y a une crise économique, financière ou monetaire, par rapport au nombre de points acquis.
Les réserves de la CNBF sont évidemment vouées à tomber dans le régime global. Ce sera confiscatoire et une atteinte au droit de propriété de la Caisse. Mais si elle est absorbée par la volonté de la loi dans le nouveau régime universel, qui sera le propriétaire des réserves de la CNBF ?
La réforme pose le principe que les caisses de retraites des professions libérales doivent se prémunir des conséquences de la baisse de la démographie de leurs cotisants. Il est vrai que plusieurs d'entre elles sont sur le déclin notamment parce qu'elles ont salarié leurs membres. Pour les avocats, la profession est dans le déni. Statistiquement, nous ne sommes pas assez nombreux. Les avocats allemands, italiens etc...sont proportionnellement plus nombreux que nous le sommes. Apparemment la hausse démographique de notre profession est assurée pour longtemps. Si on y regarde de plus près, rien n'est moins sûr. Le statut de collaborateur libéral est une impasse. Il est exceptionnel dans le paysage du droit social. Le salariat finira par lui être imposé et à terme, si la réforme de la retraite ne se fait pas, il ne faut pas se raconter d'histoire: lorsque les avocats salariés seront nombreux, le régime général demandera au législateur de les affiliés à la caisse des salariés et non plus auprès de la CNBF. Les avocats en entreprise seront salariés. Bruxelles ne veut plus de monopole. Il veut que les justiciables puissent s'adresser directement à leurs juges. Les réformes dans ce sens progressent partout. Si les avocats libéraux qui exercent dans le domaine judiciaire resteront vraisemblablement dans le giron d'un Ordre, ceux dont l'activité est dans le domaine juridique seront confrontés directement à terme à une concurrence commerciale déjà en marche qui les en dispenseront, basculant dans d'énorme structures professionnelles dans lesquelles le statut libéral n'a pas de sens. C'est sans doute en pensant à cela que le gouvernement considère que notre profession et la CNBF connaîtront le même sort que les agriculteurs et leur caisse de retraite. Aujourd'hui, les avocats en moyenne accède à leur première inscription au Barreau à l'âge de 30 ans.
Dans ce contexte, alors même que la CNBF a la maitrise de la revalorisation de son régime d'assurance complémentaire, elle devrait disposer de ses réserves avant que l'on les lui confisque.
Cette reflexion en conduit à d'autres sur le sort réservé à la capitalisation dans la réforme envisagée.
En considération de l'augmentation des cotisations dû à la prise en charge de la part qui était réglée par le Budget de l'Etat pour les retraites de ses fonctionnaires et l'égalité du coût d'achat du point de retraite, les cotisations des avocats vont devoir s'aligner sur celles des salariés. C'est carrément au doublement des cotisations auquel il faudrait s'attendre. Nos syndicats prédisent des dépôts de bilan sachant que 30% de la Profession vont mal. Les avocats feront-ils comme les experts comptables et deviendront-ils les salariés de leur structure d'exercice ? Entre ceux qui déposeront leur bilan et ceux qui préféreront passer avec armes et bagages dans le salariat, est-on sûr que notre Caisse de retraite a un avenir ?
Mais faisons le point concrètement de la réalité financière de ce que sera la retraite de base universelle proposée par le projet. Pour être sérieux, il faut aussi faire une comparaison avec ce qui existe dans un pays comparable.

En U.K. la retraite complète prise à 68 ans est de 750 €. Ici le minimun vieillesse est de 868,20 €. La réforme prévoit une pension minimum de 1000 € pour tous ceux qui auraient insuffisamment cotisé pendant le temps nécessaire à un retraite à taux plein et donc jusqu'à 64 ans.

Les salariés cotisent 40% du taux à 28,12%. Le reste (60%) est payé par l'employeur.
Ce qui veut dire que les avocats supporteront 11,25% sur la tranche à 40 000 euros de recette nette car le rapport expose que les libéraux ne payeront que la part égale à celle des salariés jusqu'à 40 000 euros et 12,94 % au-delà (jusqu'à 120 000 euros).
Sachant que pour 100 euros cotisés, il est acquis 5,50 euros de pension annuelle, vous pouvez faire votre simulation.

En ce qui concerne notre profession, l'idée du gouvernement selon Mme le député Vignon, serait d'user des réserves de la CNBF pour permettre au membres du Barreau aux revenus les plus faibles d'y puiser une aide proportionnée pendant une période de transition qui se terminerait avec l'épuisement desdites réserves. Je ne suis pas très content de ce projet de détournement qui est une véritable politique de gribouille. En effet, ces réserves, j'ai contribué à les constituer pendant mon activité. Je trouve "fort de café" qu'il soit décidé de m'en spolier. Par ailleurs la constitution des réserves d'une Caisse de retraite est faite pour garantir le paiement des retraites et pas pour subventionner les cotisants défaillants ! Le montant des cotisations aura une assiette calculée par tranche égale au montant du plafond S.S., dans la limite de 3 fois le plafond de la Sécurité Sociale, soit plus de 9 000 euros de revenus mensuels. Concrètement, ceux qui cotiseront le plus paieront pour ceux qui cotiseront le moins. Ce qui veut dire également que la capitalisation ne sera accessible dans le nouveau système qu'à ceux qui pourront cotiser sur la part de leur revenu au-delà de 9 000 euros. Soit 1% de la population active. Parallèlement, une défiscalisation de l'épargne sera la bienvenue...on peut vouloir un régime posant le principe de responsabilité pour les assurés, mais il faut le permettre. Un pas a été fait en créant un fond de retraite. Les versements seront déductibles des revenus imposables jusqu'à 10% du montant des revenus.
Il me paraît évident que cette réforme est d'ores et déjà ficelée. Elle est certainement dans les cartons depuis des lustres au même titre que le destin de la Profession est ficelé depuis longtemps tandis que nous perdons notre temps à faire de la psychothérapie de masse depuis la loi de 1971 sur une évolution de la Profession qui nous ne maîtrisons pas.
La preuve que la réforme des retraites est actée, c'est que tous les directeurs des Caisses de retraite ont reçu une lettre les informant que dorénavant c'est la Sécurité Sociale qui sera en charge du recouvrement des cotisations. Et la loi n'est pas votée. Soyons honnêtes: avoir un seul organisme collecteur est pragmatique et nous serons sûrs que les cotisations impayées seront effectivement mises en recouvrement avec fermeté.
Ce que la loi contiendra renverra à une Ordonnance et celle-ci s'en remportera à des décrets dits "techniques". En clair, les énarques vont s'en donner à coeur joie...
Cependant, il est évident pour moi que cette réforme globale est un pas de plus vers la disparition des statuts et pour l'avènement généralisé du salariat. Ce qui en soit n'a rien extravagant. Comme je le disais, les experts-comptables ont sauté le pas depuis longtemps.

Certains prétendent que la réforme des retraites pourrait ne venir devant le Parlement qu'après les élections municipales et pourrait même être enterrée. Ce serait une erreur, il faut dire la vérité. Il va bien falloir réformer le dispositif actuel reposant sur 42 caisses aux régimes différents. A terme, la réforme de la répartition à points en capitalisation sera facilité. Cette refonte à venir est indispensable. L'échéance de la chaîne de Ponzi créée en 1945 au profit d'une génération qui n'avait jamais cotisé arrive à son dénouement, celui de la charge insupportable des cotisations pour un nombre de cotisants insuffisant. Ce qui est certain, c'est que cette annonce de réforme structurelle va provoquer un mouvement psychologique de départ à la retraite avant 2025 ou 2029 selon la date d'effet qui sera fixée pour l'application du régime universel.

Par gilles.huvelin le 08/08/19
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L’AFFIC RECEVRA LE MERCREDI 16 OCTOBRE 2019

 

 

 

Julien SORTAIS

Directeur restructuring

KPMG

 

Pascal BONNET

Associé restructuring

KPMG

 

Antony MARTINEZ

Avocat associé

Cabinet Archers

 

Débat animé par Elisabeth DUVAL

Juge au tribunal de commerce de Paris,

 Administrateur de l'AFFIC

 

Modérateur : Marie-Hélène HUERTAS

Président de l’AFFIC

 

Sur le thème :

le plan de cession : Comment améliorer l’efficacité de cette procédure ?

 

KPMG vient de publier une étude inédite sur les reprises à la barre du tribunal, et plus spécifiquement une analyse statistique des pratiques en plan de cession. Réalisée sur 458 des 483 plans de cessions arrêtés au profit d’entreprises de 20 salariés ou plus en 2017 et 2018, l’étude met en exergue des chiffres éloquents, certains même interrogent.

 

Il apparait que le plan de cession est un formidable outil, permettant notamment de préserver un grand nombre d’emplois menacés, mais que celui-ci nécessite un nombre suffisant de candidats repreneurs pour garantir son efficience.

 

En effet, celle-ci repose notamment sur la concurrence entre les repreneurs, principale garante d’une reprise massive des salariés et d’un prix de cession permettant de désintéresser au mieux les créanciers. Faute d’une concurrence suffisante, il ressort que les prix de cession sont globalement faibles et que le sort réservé aux créanciers n’est pas satisfaisant.

 

La question à laquelle les organes de la procédure vont donc devoir répondre est la suivante : Quelles sont les actions à mener afin d’accroître l’attractivité des entreprises en plan de cession et d’attirer plus de candidats repreneurs ?

 

 

 

                                                                                                                Cercle des Juges Consulaires (2ème étage)

Petit Déjeuner Débat                                                                          Tribunal de commerce de Paris

de 8h30 à 10h00                                                                                       1, quai de la Corse - 75004 PARIS

 

Des attestations de présence sont à retirer sur place et ne seront pas adressées par courrier.

L'AFFIC n'est  pas un organisme de formation.

 

BULLETIN D’INSCRIPTION A RETOURNER AVANT LE 11/10/2019

AFFIC - 1, quai de la Corse – 75181 PARIS CEDEX 04

 

PETIT DEJEUNER DEBAT DU MERCREDI 16 OCTOBRE 2019 

 

le plan de cession : Comment améliorer l’efficacité de cette procédure ?

 

NOM : ..............................................................................................  Prénom : ......................................................

 

Fonction :………………………………………………..........................................................................................

 

Adresse : ..................................................................................................................................................................

 

Tél. : ...................................................  Email :  ……………...................................……………………………

 

Ci-joint règlement à l’ordre de l’AFFIC :

 

r  ADHERENT :      40 €                         r  NON ADHERENT :      50 €

Par gilles.huvelin le 07/08/19
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L'émotion est palpable. Un pont du moyen-âge avec de hauts parapets, composé de trois arches portant deux tours carrées enjambait un canal. L'une des tours ressemblait à une tour d'artillerie du XVe siècle tandis que l'autre avait un aspect renaissance avec des fenêtres à meneaux. Il a été sacrifié sur l'autel de la compétitivité du canal ! Le patrimoine détruit pour le profit économique. Tout est dit. Nos collectivistes revolutionnaires s'emeuvent de la cruauté de notre société européenne rapace. La perte d'un témoin architectural de notre histoire continentale les ravage d'émotions. Un regard même rapide sur l'Histoire nous montrent qui sont les tartuffes !
Ce serait un crime, la destruction de ce pont ? Découvert bien tardivement. Ça fait un bout de temps que nos voisins belges en discutaient et la décision prise, la déconstruction du pont était réalisée quand les consciences médiatiques françaises se sont insurgées contre le triomphe du mercantile sur la culture. De quoi s'agit-il ?
Le pont a été détruit en 1945 sous un bombardement. Il a été reconstruit. Les arches étaient en béton. Le canal était entravé par les piles du pont dont le tablier était trop bas pour les chalands modernes. Le monde est ainsi fait que comme pour Grèce antique et l'Empire romain ou byzantin, il ne restera que des vestiges du moyen-âge. Il reste que quelques maisons du XVe siècle à Paris. Le pont Valentré à Cahors est du XIVe. Nous comptons en France et dans toute l'Europe de beaux châteaux et de belles fortifications, des cathédrales, abbayes, églises et autres bâtisses, de cette époque qui s'étend sur six siècles. Le patrimoine de l'Ancien Régime, honni, sans lequel il n'y aurait plus grand chose à venir voir chez nous si on devait retenir pour les montrer aux touristes, que les monuments érigés sous la République, passera aussi. C'est une question de un ou deux millénaires. Le pont de Tournai érigé en symbole de la destruction au seul profit de l'économie est une posture politicienne. Comme telle, c'est une imposture dialectique. Qui peut soutenir que le développement doit s'arrêter sous prétexte qu'il doit d'abord être économique (pour accéder à une meilleure éducation et une meilleure santé et permettre tout le reste) ? Devinez.

Par gilles.huvelin le 28/07/19
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Toute l'activité de l'Homme a pour moteur dès son début de le faire sortir de sa condition. L'art, la science n'ont d'autre ressort que de parvenir à nous élever hors de notre condition animale, dont nous avons en réalité, très peur. Nous n'assumons pas. Au temps de Périclès nous étions 250 millions sur Terre. 1 milliard au 19e siècle. 8 milliards environ bientôt. Pourquoi faire est une question inutile. Notre naissance pour mourir est souvent perçu comme un mystère. Ce n'est que de l'ignorance. Nous sommes de la matière vivante. En tant que telle, sa création, son développement et sa disparition ne sont pas miraculeux. C'est un phénomène dont l'univers dans lequel nous avons peur pour rien d'être seuls, n'a cure. Et s'il y a vraisemblablement ailleurs dans l'espace d'autres formes de vie, grand bien leur fasse. Il est peu probable que nous arrivions à les rencontrer. Nous avons déjà fort à faire de pouvoir parler à nos voisins, ici bas.
Il faut profiter de notre existence, puisque nous avons conscience de vivre. Notre rôle ne va pas au-delà que d'avoir la compréhension de cette réalité, de cette capacité à en profiter. L'évolution de la vie, la nôtre, dépend de la génétique et des acquis de l'épigénétique accumulés, génération après génération. De sorte qu'il semble que l'inné tienne plus de place que l'acquis, bien qu'il soit indispensable, à la détermination de nos comportements durant une vie. Le reste relève de médiocres justifications de notre existence pour chercher des raisons à des ambitions absurdes alors que nous devrions avoir que des curiosités pour meubler notre temps, durer et nous perpétuer, ce qui est la seule raison d'être de la matière. Celle dont nous sommes fait nous confère le luxe inouï de nous permettre d'inventer des passe-temps. Nous ne sommes que ce que nous avons entre les deux oreilles et comment nous nous en servons. Il n'y a pas de quoi écrire un livre. Jean d'Ormesson a eu un doute jusqu'à la fin de vie. Le Sacré et le mystère faisaient partie de son éducation. Il dit son émerveillement et son étonnement dans son livre testament intitulé : " Un Hossana sans fin". On doit s'émerveiller sans aucun doute en sachant que le merveilleux n'existe pas. A-t'il fait son choix définitif avant de mourir, lui qui a douté tout au long de sa trilogie sur le rapport à dieu ? Nous ne le saurons pas. Mais franchement, est-ce important ? Ce qui l'est et je donne raison à cet auteur du bonheur, c'est évidemment l'amour. Nous avons besoin d'aimer et d'être aimé. C'est la grande joie, la quête de notre vie et notre grand malheur peut-être. On peut discourir à perte de vue sur la définition du bonheur. La réalité, c'est sans doute que nous nous le fabriquons et nous en sommes les seuls responsables. Il ne faut pas l'attendre des autres. Ainsi nous ne pouvons pas avoir de déception cruelle car il est fondé sur le don de soi.

Par gilles.huvelin le 24/07/19
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Un petit établissement ravissant dans le coeur de Paris entre La Madeleine, la Place arborée des Saussaies et l'Elysée, à deux pas d'un théâtre, de l'Ambassade de Belgique. C'est encore un village composé d'un carrefour, boulangerie, petits restaurants, artisans teinturiers, cordonnier, créateur de luminaire, un petit hôtel adorable à mon souvenir pendant des travaux trop longs, avec des petits-déjeuners inoubliables. Dans la même rue "Le comptoir des tartares" proposait tout un choix créatif de préparation de produits frais délicieux à des prix dérisoires. Il succédait au "Comptoir des risottos " tout aussi inventif et attirant, dans lequel je n'ai jamais eu le temps de m'arrêter midi et soir, courant du Cabinet au Palais et retour, entre rendez-vous, dossiers, téléphone, fax et mails. Et puis les risottos ont fait place aux tartares mais je n'ai pas eu plus de temps, qui est passé, très vite, de plus en plus vite. En définitive, je n'ai pas plus goûté aux risottos qu'aux tartares. Le comptoir a fermé définitivement.

Par gilles.huvelin le 23/07/19
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Je vous parle d'une affiche vue dans le métro. Il s'agit vraisemblablement d'une campagne nationale. L'été espace les rames et laisse le peu d'esprit que nous avons sous la canicule et dans l'atmosphère saturée de pollution du réseau ferroviaire souterrain, un peu en repos et en roue libre, veille de vacances, plutôt disponible. Du coup nous avons le temps de lire ce que l'on nous donne à voir. Habituellement, nous n'avons pas le recul, ni la concentration nécessaire. Nos pensées sont dispersées. En cette fin juillet, entre les 40° de la surface, les 17 fois plus de particules et de toxicité du Métropolitain que sur le bitume, une affiche est un refuge visuel pour une forme de vacuité estivale. Celle, située de l'autre côté de la voie, est restée 6 minutes plantée devant mes yeux. et j'ai le temps de la décortiquer. Autre moment, en mode ordinaire, je ne l'aurai pas vu. Là, je l'ai bien regardée. Une association dont la dénomination bien trouvée, a la consonnance approximative d'un nom de plante, très popularisée, elle est maintenant un enseigne moralement inattaquable. De quoi s'agit-il ? D'une merveilleuse idée de santé publique, originellement caritative si ma mémoire est bonne. Nous étions et sommes invités à rapporter en pharmacie les médicaments que nous n'utilisons pas, afin qu'il puisse être donnés à des populations qui n'en n'ont pas, du moins à l'origine et autant que je m'en souvienne, à destination de l'Afrique. Mais depuis, la coopération et l'ONU, les fournisseurs de génériques, sont passés par là. Qu'est-ce que cette idée humaniste tout bonnement géniale de bout en bout, cette idée de récupération des médicaments qui encombrent les salle de bains, est devenue ? Ça vous évite toujours des tentatives d'auto médicamentation qui peuvent être désastreuses. Vous évitez aussi de jeter vos fonds de boîte n'importe où. La Tamise par exemple aurait une dose élevée d'antibiotiques et de corticoïdes. La Seine contraindrait une quantité tout aussi remarquable de contraceptifs. Cependant la présence de ces substances dans ces fleuves proviendraient majoritairement des W.C.. Jeter nos médicaments périmés ou pas dans nos poubelles est tout aussi problématique. L'affiche nous invite donc à devenir tous "tri-athlète du tri de médicaments", à rapporter à la pharmacie, sans la parapharmacie, ça ne les intéresse pas. C'est une idée extraordinaire. D'abord parce que cette saine action oblige moralement tous les pharmaciens et leurs fournisseurs à mener une action de service public bien entendu désintéressée et citoyenne. Le client lui a l'image d'un performeur social. Il est visuellement incarné sur l'affiche comme un homme jeune en bonne santé qui est complimenté d'être un tri-athlète depuis 3 ans. Vous entendez les applaudissements dans votre cortex ? Ça fait 3 ans que ce malade se voit prescrire des médicaments en trop grande quantité, remboursés par la Sécurité Sociale , qu'il rapporte à son pharmacien. C'est bien cela que vous voulez devenir ? En pratique, si vous voulez vider votre armoire à pharmacie, ce qui en ce qui me concerne consisterait à me séparer d'une boîte de "Baume du tigre" rapportée d'une activité ancienne sur le Mékong à l'époque où la France n'avait pas abandonné les hmong dans les montagnes du Laos, vous devez virer les boites et les notices comportant les modalités de prescription et les contre indications. Il ne faut rapporter que le contenu sans les emballages et le reste. Une question vous interpelle: comment font-ils pour redistribuer ce qu'ils recyclent sans emballage ? Débrouillez-vous avec le tri sélectif pour le reste. Les médicaments ont des codes couleurs pour le spectre que couvre le principe actif contenu dans la gellule, la dragée ou la pillule. Le reste, c'est du baratin. Et à ce niveau d'utilisation , je me dis que toutes les façons, on est plus dans la médecine de guerre d'arrière-garde en brousse ou dans la jungle que dans le merchandising commercial, non ?  Par ailleurs, la date de péremption n'a aucune importance. Tiens donc... Donc, la date en question, c'est uniquement pour vous faire acheter de nouveaux médicaments ? Nous savons que 30 % des actes médicaux sont prescrits inutilement, que les médicaments homéopathiques ne sont pas les seuls placebos dans le commerce et en plus les pharmaciens ne nous vendent pas le nombre de médicaments nécessaires pour un traitement mais des boîtes qui finiront dans votre armoire. Dès que l'on se pose des questions on en trouve de bonnes. Au 21e siècle, on ne soigne pas comme à l'époque du Docteur Schweitzer. Donc cette opération ce récupération a évolué assez rapidement pour ressembler maintenant à la mission de parvenir à un seul but impliquant toute la profession des pharmaciens, leurs fournisseurs, leurs répartiteurs, et leurs imbéciles de clients: le renouvelement accéléré du contenu des armoires à pharmacie prise en charge par la Sécu. Je sais, j'ai mauvais esprit. Évidemment qu'il ne s'agit pas de pomper plus de fric à la sécurité sociale, "d'ailleurs, la preuve en est, cette campagne ne vise absolument pas la parapharmacie qui, elle, n'est pas remboursée par l'assurance santé. Ah,ah,ah...".. En réalité, ces médicaments non utilisés, dits "MNU", sont voués dorénavant à être détruits et plus à être redistribués comme à l'origine. Toute la filière, officines, répartiteurs, labo, concentrent leurs efforts pour parvenir à récolter plus de 10 tonnes de MNU par an un peu partout en France qui permettent de "fournir de l'électricité pour 8 000 foyers". En matière de recyclage, lorsque nous ne produissons pas de l'électricité, on fabrique des matériaux de construction, du revêtement routier...La vraie question est de savoir pourquoi en France, pays de la pompe à finances et de la gabegie budgétaire, les médicaments ne sont toujours pas vendus à l'unité. En UK, le pharmacien vous vend le nombre exact de gellules, dragées etc...nécessaire a votre traitement, depuis des lustres, ce qui n'empêche les pharmaciens britanniques de reprendre les non consommés. En France, on est les meilleurs, on ne traite pas les causes des problèmes, sinon il faudrait bannir la ligue des droits de l'homme et le défenseur des droits, mais on dépense à tout va pour traiter non pas les causes mais uniqument les conséquences , pas toutes et pas complètement, parce que cela permet de se plaindre de ne pas avoir assez de budget. Non, pas de budget, c'est vulgaire. On dit "plus de moyens". Si ces actions toujours hautement morales, sociales ou sportives, avaient trop d'effet on pourrait craindre de voir fermer un peu les robinets en considération de l'énormité des tonneaux des Danaïdes des frais de fonctionnement que cela représente. Imaginez, la totalité des subventions aux associations, c'est 42 milliards d'euros par an et cela ne finit jamais. Donc il est important d'être dans un échec relatif mais constant pour faire perdurer le dispositif, et surtout ne pas détruire les origines des désordres qui permettent prébendes et honneurs. Je suis allé demander à un pharmacien de mon quartier à qui j'achète mes brosses à dents, ce que devenaient les médicaments que ses clients lui rapportaient et s' il ne serait pas mieux de pouvoir les donner à une population qui n'a pas les moyens de les payer. Outre le fait qu'il m'a confirmé ce que je pensais de ce que le le but de l'opération est devenu, il m'a dit qu'il ne les prenait plus mais qu'il avait oublié de retirer le sticker qui fait joli sur sa vitrine. Sinon, j'image que pour collecter et redistribuer 10  tonnes de médicaments pour les convertir en énergie, il faut des subventions ou des aides déductibles fiscalement ? Et puis, une si belle idée, aussi belle et moralement encore plus belle, humaniste et désintéressée, ça doit au moins valoir une pelletée de médailles de la légion d'honneur et autres colifichets républicains, ou je me trompe ?