gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 18/01/18
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Au delà de la cérémonie et de l'installation des juges nouvellement élus qui traversent en cortège le boulevard du Palais en toge pour aller prêter leur serment à  la 1ère Chambre de la Cour d'appel, il y a le discours du Président du siège, Monsieur Jean Messinesi devant notre Bâtonnier et un parterre de représentants de personnalités un peu clairsemé, puis les réquisitions du Parquet, incarné a nouveau cette année par le Procureur de la République, Monsieur François Moulins, aux côtés duquel figurent les quatres magistrats en charge de la mission de veiller au bon déroulement des fonctions de la 1ère juridiction économique du pays. Il y a aussi les statistiques des activités du Tribunal, du Parquet et du greffe. Que reste-t'il d'une audience de rentrée après les applaudissements ? Certes ce fut l'occasion de revoir des personnes que l'on ne voit pas pendant l'année judiciaire devant le tribunal. Dont ceux qui vous expliquent comment la procédure doit se dérouler, énoncent des réformes, saluent en même temps l'efficacité et la rapidité de la juridiction consulaire, omettent de rendre hommage aux Cabinets d'avocats habituellement présents aux audiences assurant quotidiennement la mise en état des procédures. L'assistance s'est retrouvée cette année après avoir présenté selon l'usage ses voeux au Président du Tribunal dans son bureau ainsi qu'à ses prédécesseurs présents, devant un verre pour des échanges de courtoisies, ce que des dramatiques événements autant que la pénurie financière avaient interdit l'année dernière. Les sentiments sont  mêlés. Je reprends ici les éléments des discours prononcés. Certes l'économie de Paris est répartie vigoureusement à la hausse avec le retour des touristes en 2017 (23 millions de nuitées hôtelières), alors que le nombre des procédures collectives a reculé même si leurs enjeux notamment en termes d'emplois ont été plus importants qu'en 2017, mais encore une fois depuis 15 ans le contentieux à diminué ce qui signifie que le secteur marchand est encore affecté par un ralentissement d'activité que le promeneur parisien a évidemment pu constater. Pour autant les juges commissaires, en charge des procédures, collectives ont rendu 26184 en 2017 ordonnances  contre 17208 en 2016 et 13671 en 2014, ce qui en dit long sur l'impact des réformes législatives sur leur activité. Si nous pouvons tous saluer un effort constant des juges pour leurs formations initiales et continue grâce à un partenariat avec l'Université, l'ENM et la mise à disposition de MOOC, ou les échanges avec la Cour d'Appel, saluons aussi l'effort de la Chancellerie qui permet aux juges, qui disposent par ailleurs d'une bibliothèque d'un bon niveau, d'accéder à deux banques de données commerciales. Certes le budget du Tribunal est passé de 10 000 à 36000 euros, ce qui reste dérisoire, permettant par exemple d'améliorer l'éclairage de la grande salle d'audience et le nettoyage des voilages, il n'en reste pas moins que le dôme au-dessus de l'escalier monumental fuit, et que la chute de débris est arrêtée depuis 10 ans par un filet de sécurité. Les infiltrations d'eau pluviale et leur dégâts sont des problèmes connus malheureusement par d'autres immeubles du patrimoine du ministère de la Justice. Le délabrement de notre Tribunal construit sous Napoléon III, qui garde une belle allure, est dans l'air du temps qui confine à une forme de "lâcher tout": 40 % des 1,4 millions d'entreprises, malgré 50 000 lettres de relance du greffe et 96 000 du Parquet, ne déposent pas leurs comptes auprès du R.C.S., ce qui est le cas de 2/3 des sociétés déposant une déclaration de cessation des paiements pour obtenir une liquidation judiciaire, révélant une non-tenue de comptabilité. Gageons,malgré l'ampleur de la tâche qu'il y sera mis bon ordre par notre institution consulaire. Le Tribunal a félicité son Greffe d'avoir établi un fichier des personnes interdites de gérer. Rien ne semble exister au niveau national. Dorénavant le GIE Infogreffe permet l'accès à un réseau  européen permettant l'identification des entreprises présentes dans l'espace Européen. L'U.E. continue de faire évoluer sa législation en matière de procédure collective prenant davantage en compte la prévention et la sauvegarde. Encore plus que les années précédentes, le Tribunal et le Parquet de Paris affichent autant d'attention à l'égard de la prévention des difficultés des entreprises qu'au rebond des entrepreneurs, avec la même intensité que pour la lutte contre les fraudes, le blanchiment et les détournement de procédure; en comptant aussi sur la vigilance des Commissaires aux comptes et des Mandataires Judiciaires, qui ont une obligation légale de révélation des crimes et délits. Être juge consulaire est une activité bénévole  chronophage qui nécessitent notamment pour les activités de juge-commissaire une grande disponibilité. Or la "loi J 21" a fixé à 75 ans la limite d'âge pour exercer la fonction de juge, même si l'élection, celle-ci étant pour quatre ans, a eu lieu avant la limite d'âge. Cette mesure est considérée par beaucoup de juges, ainsi que par le Président du Tribunal de Commerce de Paris, contre-productive. M. Jean Messinesi a rappelé son attachement comme ses prédécesseurs à la modernisation de la justice consulaire dans la perspective proche du "Grand-Paris". Elle passe par un élargissement de ses compétences à tous les acteurs économiques et leurs activités mais aussi le rattachement de missions judiciaires au niveau régional. J'ajoute à titre personnel que la fusion des tribunaux de commerce de l'Île de France pour un ressort unique qui existait  avant la création des départements périphériques serait une avancée pragmatique au moment de la création du "Grand Paris". Le Tribunal de Commerce qui a pu mener à bien une enquête de satisfaction exhaustive, grâce au dévouement de l'un de ses juges,  justifie pleinement qu'il ait la certification AFNOR 9001-2015. C'est aussi sur l'effort, cette fois financier d'un juge, que le Tribunal dispose de la wifi. Afin de faire face au coût de la maintenance, Jean Mesinessi a fait un appel à la générosité publique en direction des auxiliaires de justice, ce qui peut générer des relations ambiguës à mon sens. Il conviendrait que ce soutien matériel provienne soit de la Chancellerie soit de l'Ordre des avocats qui paraît plutôt réservé, bien que les confrères commercialistes pourraient  disposer d'un partage d'accès. Après tout cela ne coûterait pas plus cher qu'une subvention à une association humanitaire et profiterait directement à la profession. Ce qui n'est pas apparemment un argument pour le rayonnement de la profession. Ce qui est certain, c'est que le Barreau de Paris à tout intérêt à celui du Tribunal de Commerce de Paris, qui est le fondement de "Paris Place du Droit" et dispose de solides atouts face à l'arbitrage. Sa création d'une Chambre internationale depuis une décennie et celle récente de la Chambre internationale de la Cour d'appel conduit à la nécessité de donner plus de place au Tribunal consulaire pour une nouvelle salle pourvue d'un dispositif de traduction simultanée par exemple. Il va falloir que la Chancellerie, le TGI et la Cour rétrocédent des volumes au Tribunal, ce qui dans le cadre du déménagement du TGI doit pouvoir s'organiser sans mettre à mal la collaboration fructueuse entre ces institutions. Beaucoup d'idées et de projets qui demandent attention et ouverture d'esprit. Bonne année nouvelle à tous les acteurs d'une meilleure justice consulaire possible !

Par gilles.huvelin le 15/01/18
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"Parce que les comptes numérotés, il y avait un système légal et un état pour les encadrer et les contrôler, certes avec des méthodes plus libérales que sovético-françaises, mais ... maintenant, ben ... allez donc demander à M. Bitcoin un échange automatique d'info et on en reparle "

Cette remarque pertinente d'un juge renvoie à un article publié par l'AFP publié ce 12 janvier 2018, intitulé: "un compte suisse numéroté." ...sauf que de fait, cette monnaie virtuelle l'est, comme les presque 2000 autres actuelles à travers le monde.
L'article est rédigé par MARK WILSON et rapporte les propos du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui "promet une surveillance du portefeuille des détenteurs de la cryptomonnaie aux Etats-Unis."

Plutôt que de paraphraser l'auteur, je le cite ci-dessous, en me contenant au seul sujet de la monnaie virtuelle:

"On veut s'assurer que des gens malveillants n'utilisent pas cette monnaie pour faire des choses répréhensibles" à dit le Secrétaire au Trésor et il a informé que "les autorités de régulation avaient formé un "groupe de travail" sur le développement du bitcoin.
"Il a indiqué vouloir travailler avec le G20 pour s'assurer que la monnaie virtuelle ne devienne pas comme "un compte bancaire suisse numéroté" et secret."

"M. Mnuchin a reconnu que certaines banques centrales examinaient la possibilité de créer des monnaies numériques au lieu d'émettre du cash, mais il a indiqué que ce n'était pas le cas de la banque centrale américaine. "La Fed et nous mêmes pensons qu'il n'y a pas besoin de cela pour l'instant".

"Interrogé sur la possibilité que la Russie crée sa propre monnaie virtuelle pour échapper aux sanctions financières, M. Mnuchin a répondu que cela "ne le préoccupait absolument pas". "Je ne pense pas que cela soit une inquiétude", a-t-il lancé."

En revanche, les risques de fraude ou d'attaque cybernétique sont "un domaine de préoccupation" pour le Trésor, a-t-il souligné.

De mon point de vue, cette prise de position est consternante car elle met les monnaies virtuelles sous la protection des États contre les attaques cybernétiques de véritables paradis fiscaux qui imposeront bientôt des monnaies de substitution à celles des États avec leur complicité objective. Le rempart me direz-vous est dans le contrôle de la conversion des monnaies virtuelles en monnaie d'État. Sauf que le blanchiment sera de plus en plus difficile à déceler que les monnaies seront inscrites dans l'économie réelle ou les spéculations boursières. Il serait temps d'endiguer puis d'éradiquer un mécanisme qui légitimise l'argent sale et donc l'activité de ceux qui l'accumulent dans le contrôle de notre quotidien économique et par conséquent social...
Quand je prends connaissance des propos du Secrétaire du Trésor, j'ai envie d'ajouter...et politique.

Par gilles.huvelin le 05/01/18
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C'est une information importante que nous donne Madame le ministre de la justice. Les prisonniers auront, nous dit Mme Nicole  Belloubet,  des téléphones fixes dans leurs cellules. 100% de fixes permettraient de diminuer de 30% le nombre de portables illégalement utilisés dans les prisons. Extraordinaire. Personne ne s'interroge pour comprendre comment les téléphones portables entrent dans les prisons. Ce qui indique tout de même soit que les visiteurs ne sont pas correctement fouillés, ou que ce sont  les personnels de la pénitentiaire ou les avocats qui les apportent aux détenus. Disons les choses comme elles sont. Ne soyons pas hypocrites. Reste que des tartuffes nous gouvernent. Il n'y aurait pas autant de téléphones portables dans les prisons s'il n'était pas possible de les acheter anonymement. Permettre de se procurer sans abonnement ou anonymement un portable est simplement un acte de complicité par fourniture de moyen à là délinquance. Idem pour les titres de transport ou maintenir de l'argent liquide. Concrètement le pouvoir régalien est toujours dans la mesure incomplète entre laxisme et abandon, souvent devant des arguments fondés sur des principes dévoyés pour soutenir l'injustifiable.
Ce qui envoie en permanence un message clair de faiblesse et d'incapacité. Exemple: ne pas d'abord avoir évacué la "Zone à défendre" (!)  de NDDL en acceptant de ne pas arrêter 120 à 200 personnes fait partie des situations inadmissibles de complaisance à l'égard de la délinquance sous couvert de symboles véhiculant de dogmes.
Quant on est pas capable d'interdire des téléphones dans les prisons sous prétexte d'y maintenir le calme, ou parce que l'on ne veut pas avoir le courage d'y mettre bonne ordre, c'est clairement clamer aussi de la même façon que l'Etat est considérablement affaibli.
Il va falloir tout de même que le pouvoir régalien de l'autorité publique soit restauré. Et il est temps d'accepter de considérer que ceux qui s'opposent à la loi et s'attaquent à l'ordre public, le font à leur risque et péril, et qu'en aucun cas il ne peut s'agit d'un droit de l'homme. Et il faut le dire haut et fort maintenant car les reculs permanents de l'autorité sont devenus partout inacceptables. Ça va du lynchage d'une policière à terre à la saleté repoussante chronique de certains quartiers de Paris envahis par des "traîne savates" en passant par les entraves à la circulation, que ce soit par une poignée de gauchistes sur le territoire de NDDL, par des camionneurs mécontents ou des syndicalistes en grève, et j'en passe et des meilleures...y compris le trafic de drogue dans les couloirs du métro sous les yeux des voyageurs.

Par gilles.huvelin le 31/12/17
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"Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne.
Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.
Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur.
Vous ne pouvez pas encourager la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.
Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous gagnez.
Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance.
Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant à leur place ce qu’ils devraient faire eux-mêmes."

Il est assez incroyable de voir que 150 ans après, la société française ne semble pas avoir intégré complétement ces évidences déclarées en 1860 par Abraham Lincoln .

déc
28

Youpi

Par gilles.huvelin le 28/12/17
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La polémique qui a accompagné la publication de ce magazine pour enfant contenant un planisphère de tous les pays de la planète a difficilement pu échapper à nos concitoyens. En effet la carte était accompagnée d'un commentaire indiquant qu'il existe 197 pays mais que des pays comme Israël ou la Corée du Nord étaient considérés comme différents par d'autres États qui ne les considéraient pas  comme de vrais pays. La Corée du Nord n'a pas réagi, ni les coréens du nord. Personne, y compris la Chine communiste n'a rappelé que Taïwan était aussi dans ce cas. Rappelons que ces trois pays par exemple sont issus d'une partition territoriale obtenue  par les armes assez récemment et par conséquent, des pays ne les ont pas reconnus comme tel faute d'approuver cette partition. Point.
Tollé général de la communauté sioniste sur les réseaux sociaux réduisant la formulation de la réalité du droit international public à la formule: dire qu'Israël n'est pas un pays comme les autres enseigne la haine contre Israël alors qu'Israël est reconnu par l'ONU dont il est membre. Bayard Presse a présenté ses excuses et a retiré son numéro de Youpi des ventes. Ce qui fera sans doute de ce dernier un collector.
J'appelle cela du terrorisme intellectuel et d'où qu'il vienne et quelque soit le sujet, je le dénonce.
Personnellement j'invite à suivre le cours d'histoire du Moyen-Orient depuis 1914 du professeur Laurens au Collège de France pour comprendre le mouvement sioniste et la création de l'Etat d'Israël sans succomber aux dogmes et aux symboles mais pour apprendre le déroulement de sa création.
L'Etat d'Israël doit accéder à la paix. Pour l'instant des pelletées de charbon sont régulièrement jetées dans la fourneau des fois que le brasier pourrait s'apaiser.
Autrefois celui qui disait la vérité devait être exécuté.  Aujourd'hui ses suivants aussi. Je me lance:
21 pays sauf erreur de ma part n'ont pas reconnu Israël et ceux qui l'ont reconnu ne reconnaissent pas Jérusalem comme pouvait être sa capitale sauf deux États dont l'un est le vassal du premier.
Ce qui prouve bien qu'Israël n'est pas "un pays comme la France, l'Allemagne ou l'Algérie" pour reprendre les mots du magazine Youpi, dont personne ne conteste leur existence comme État, ni leur capitale.
Ce n'est pas grave. Tous les pays suivent la même histoire. Avant d'être la France, l'embryon de notre pays était le Comté de Paris que Hugues le Grand, le père de Hugues Capet réussit à élever en Duché. Mais on peut aussi remonter à Vercingétorix et même avant les gaulois, aux celtes.
Mais il faut assumer son Histoire et arrêter de se raconter des histoires en croyant pouvoir les imposer aux autres. C'est totalement contre-productif. Et ce que j'écris vaut pour tous les protagonistes qui usent de procédés qui font hausser les épaules des historiens professionnels.
La France s'est élevée en recevant le rang de fille aînée de l'Église dont elle est débarrassée. Cela fait partie de l'accès à l'indépendance historique, philosophique face à la transcendance alibi de sa naissance à laquelle un pays accède après deux mille ans de parcours chaotique.  Beaucoup de pays sont à cette échelle dans les couches à jeter de la foi et des justifications pour tabloïds à destination de lecteurs ignares ou crédules. Généralement ça va de paire. Et ça facilite le dogmatisme véhiculé par des symboles au profit d'idéologies généralement perverses.
La réalité de la création d'un pays tient dans une formule ancestrale: "une terre, un peuple, un roi "(entendre Etat aujourd'hui). Après, ça tient la route ou pas. Le reste c'est du baratin.
La preuve: regardez vendredi 28 décembre au soir sur France 5, "La véritable histoire de l'Europe".
Point.

Par gilles.huvelin le 27/12/17
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L'histoire se déroule dans le Canton de Berne "L'avocat trainait en justice son ancienne stagiaire pour tentative de fraude. Il lui reprochait une heure payée alors qu'elle était en entretien d'embauche.

 

La Cour suprême du Canton de Berne n'a pas suivi l'argumentaire de l'avocat. Image: Keystone

Un avocat bernois a poursuivi devant la justice son ancienne stagiaire pour une affaire de 12,50 francs. Il a perdu son procès, ce qui lui coûtera finalement 1629,20 francs.

En avril 2017, la stagiaire avait brièvement interrompu son travail pour se rendre à un entretien d'embauche externe. Pour la saisie du temps de travail, elle avait indiqué être allée à un cours. Peu après, elle a démissionné. Tels sont les faits qui ressortent d'un verdict de la Cour suprême bernoise publié mercredi dans la Berner Zeitung.

L'avocat a eu vent de l'affaire et a porté plainte pour tentative de fraude. Le Ministère public cantonal n'a pas entamé de procédure, laissant ouverte la question de savoir s'il s'agit ou non d'une tromperie. Avec un salaire mensuel de 2000 francs, la stagiaire gagnait environ 12,50 francs de l'heure, a-t-il estimé. Au mieux, il s'agit d'une tentative de fraude légère, qui n'est pas punissable.

Recours

L'avocat a alors fait recours devant la Cour suprême. Le dommage qu'il a subi est nettement plus élevé, arguait-il, car il a versé son salaire à la stagiaire après l'heure séchée. De plus, il a investi du temps, «dans l'expectative d'une collaboration à plus long terme», et a dû former une remplaçante.

La Cour suprême a vu les choses autrement: elle ne distingue chez la stagiaire ni dessein d'enrichissement, ni escroquerie par astuce au sens pénal.

Les coûts de la procédure de recours de 1000 francs sont à la charge de l'avocat. Il devra également dédommager son ancienne stagiaire à hauteur de 629,20 francs. "

Commentaire: Moralement le patron a raison. C'est une arnaque, la preuve en est que sa collaboratrice a donné un faux intitulé à son heure d'entretien d'embauche en la faisant passer pour une heure de cours. C'est malsain parce que cela fait clairement apparaître qu'elle voulait quitter le Cabinet sans faire part de son intention à son patron. Ceci étant, cette décision est dans le droit fil de l'époque. Comme le montant de l'heure est dans un forfait mensuel et que la question du nombre d'heure est éludée, le mensonge n'est pas préjudiciable et en tant que tel, en droit, il n'est pas punissable comme le serait un terme de l'escroquerie réalisée.

Reste la question posée: le mensonge avait-il pour objectif de toucher indûment le salaire indû de l'heure détournée de son travail et de sa formation aux dépens de son employeur ?  Oui en étant puriste si le nombre d'heures travaillées a bien été amputé dans le mois, non si la collaboratrice a fait dans le mois par ailleurs l'heure "empruntée".

Déontologiquement, c'est un autre sujet. L'attitude de la collaboratrice me gêne parce qu'elle a masqué son intention de quitter son patron sans le lui dire. La poursuite de son patron est disproportionnée. Certes, pour 25 francs, un député est mort sur une barricade. Il y a des principes auquels il est difficile de renoncer comme la loyauté...

 

 

déc
24

2017

Par gilles.huvelin le 24/12/17
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https://youtu.be/KPrf-svWUAQ

Par gilles.huvelin le 22/12/17
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Il y a des évolutions dans les pratiques qui sont incompréhensibles. Exemple le référé-expertise. Souvent les avocats des parties s'entendaient pour faire le choix d'un expert avec lequel ils avaient pris l'attache pour son accord et sa disponibilité, les avocats déterminaient entre eux sa mission. Pendant des décennies, à l'appel de la cause les confrères demandaient au Président d'entériner leur accord. Il pouvait y avoir un ajustement sur la mission mais généralement le choix de l'expert et l'objet de l'expertise étaient actés.
Aujourd'hui ce n'est plus le cas notamment devant les juges des référés du Tribunal de Commerce de Paris.
J'imagine que le but est clairement d'afficher l'indépendance du juge et d'affirmer qu'il n'a pas à tenir compte des arrangements entre avocats. Ce qui en dit long sur la transformation des rapports entre les membres du Barreau et les juges autant que les magistrats.  La rapport de confiance est-il battu en brèche pour autant et qu'en fait-on ?
Logiquement les confrères finiront par avoir recours à l'acte de procédure d'avocat. Est-ce le but des juges ou veulent-ils affirmer leur indépendance et leur autorité ?  Est-ce à dire qu'ils pensent que celles-ci sont remise en cause ?
Tout cela est malsain. Contourner le recours au juge est d'abord le constat de la faillite d'un pouvoir régalien cardinal qui est l'essence même de l'existence de l'Etat. Le fait qu'un juge ne veulent plus entériner le choix d'un expert par les parties est suffisamment étonnant en soi  pour nous interroger sur le devenir de nos rapports avec le juge.
Ou tout simplement en étant pragmatique nous pouvons poser une question qui vient naturellement à l'esprit des parties qui ne comprennent pas la décision:
Quel est l'intérêt du juge d'imposer le choix d'un expert ?
Nous pouvons nous perdre en conjectures.

Par gilles.huvelin le 20/12/17
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Cher(e) Confrère, 

AVOCAP 2.2, crée en 2006 par Arnaud LIZOP, regroupe 136 cabinets, soit plus de 180 confrères, et constitue la première legaltech d’avocats, en France.

Les membres d’AVOCAP 2.2 bénéficient d’un éventail de services et de logiciels qui leur permet d’être à la pointe de la technologie et de développer leur activité dans des lieux uniques d’échange et de partage entre confrères qui demeurent indépendants.

En divisant les coûts et en multipliant les échanges AVOCAP 2.2 permet de retrouver le plaisir d’exercer notre profession au sein d’un espace commun de développement.

AVOCAP 2.2 intégrera quelques nouveaux confrères en 2018 et vous propose de nous découvrir www.avocap.eu ou de vous renseigner directement info@avocap.net

Cordialement,

 

Solange SIYAPDJE

Avocate au Barreau de Paris

Chargée de la communication d’AVOCAP 2.2

222, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

 

Par gilles.huvelin le 19/12/17
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Elle a fait flop. Ou plutôt c'est une claque pour les militants du droit de nuire au nom de l'humanisme. On a appris que le pourcentage de immigrants sur le territoire, euh je le dis ? national, était de 9% en 2014...normalement ça n'a pas pu diminuer car l'augmentation est constante, notamment parce que 70% pour être très gentil,  des expulsables ne le sont pas faute de visa consulaire octroyé par les pays d'origine content de s'en être  débarrassé apparemment. Pudiquement le ministère de l'intérieur n'a pas crié sur les toits combien ont été naturalisés ne serait-ce que ces 10 dernières années. Bien sûr nous pouvons faire des français avec n'importe qui venant avec  n'importe qu'elle culture et dans celle-ci n'importe quelle religion. La laïcité c'est ma tolérance.  Avec une posture comme celle-là, entre autres impostures intellectuelles, ce sera le Liban interconfessonnel. Bien sûr on nous a bassiné en affirmant que les migrants étaient des personnes  courageuses et bardés de diplômes. Dans la même veine au moment de la "Jungle de Calais" dont des militants regrettent que les pouvoirs publics n'acceptent pas le rétablissement, le généreux Barreau de Paris a envoyé des confrères  volontaires proposer leurs services à ces migrants parlant tous anglais, ingénieurs et médecins, une chance pour notre pays. Ils sont revenus rendre compte. La plupart des migrants ne parlaient que des dialectes que les traducteurs ne connaissaient pas et en fait aucun n'avaient fait d'études qui plus est supérieures. Ce qui ne retire rien à leur courage physique pour réussir à venir jusque là. Réussite de la journée mondiale d'hier, il a été parlé des politiques migratoires de la Russie et de l'Australie. Pour la Russie, c'est simple: elle n'accepte que les migrants des anciens  États satellites de l'Empire communiste. A la moindre condamnation  pénale ils sont renvoyés dans leur pays d'origine. Pour l'Australie, c'est encore plus radical. Les migrants qui n'ont pas le statut de réfugié sont automatiquement refoulés dans les pays riverains d'où ils sont arrivés. Résultat, il n'y a plus de migrants illégaux ni de noyade en mer car les candidats savent qu'ils n'ont aucune chance de rester en Australie.
Exactement la politique que nous devrions avoir avec les pays riverains de la Méditerranée au large desquels Frontex récupère les migrants au lieu de les débarquer d'où ils sont partis afin  qu'ils ne se noient pas. L'interview du défenseur des droits sur Europe n°1 était remarquable. Une fois écouté vous avez compris qu'il faut remettre à plat toute notre législation et dénoncer les conventions internationales. Ce n'est pas politiquement correct ?  J'en ai rien à faire. 65% des français sondés disent qu'il y a trop d'immigrés. Par pudeur je ne vous donne pas les résultats pour Mayotte et la Guyane comptés à part tellement c'est indécent. Et cela fait plus de trois ans que le taux est supérieur à 60%.