gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 19/06/21
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Capable de soulever un porte-avion, l'aimant le plus puissant du monde est en route pour ITER.:

https://t.co/C0YDhpatHf via @koriifr

L'humanité fabrique un soleil. La fusion nucléaire sera demain une source d'énergie inépuisable. Les débats sur les éoliennes et les panneaux solaires équivaudront à celui sur le choix de la forme des silex pour faire du feu.

Par gilles.huvelin le 18/06/21
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Les revenus nets sont suffisamment faibles pour que toute mesure d'économie sur les dépenses publiques jette plus de gens à la rue. A ce compte là, tout le monde va s'y retrouver. C'est un processus à la vénézuélienne qui est amorcé. Le Venezuela, ce pays dont plus personne ne parle parce qu'il suffit que nous parlions de la France.

Il y a plus d'un million de postes proposés rien qu'à Pôle Emploi. Manque de formation, défaut de mobilité, faiblesse des rémunérations du fait des charges, prélèvements et impôts, ce sont les tares d'un pays socialement sécurisé et paupérisé par le collectivisme étatique. Premier pas nécessaire pour en sortir: déréguler. Notre administration pléthorique qui justifie son existence en créant des normes, ne sait pas faire. Elle ne sait même pas supprimer ses surcoûts évalués à 84 milliards par la Cour des Comptes et l'IFRAP. Même incurie pour le suivi des fonds versés. Elle ne vérifie pas l'exécution de ses programmes.

La défense du droit de nuire élevé au rang de liberté publique accompagné de celui de ne pas travailler dans un pays où il faut un protocole pour visser un écrou négocié avec la Commission paritaire en charge d'empêcher toute initiative,
est avec la technostructure publique et privée, notre quotidien.
Les grèves annoncées rappellent notre retour à  la normalité de modes de fonctionnement mentaux que nous tolérons. A Dunkerque pour accueillir une nouvelle usine et obtenir les feux verts et dispositifs d'accompagnement il fallait réunir les délégués de 7 ministères. Entre temps les Polonais et les Allemands avaient géré le dossier et donné leur réponse. Nous n'avons rien appris de l'affaire de la succession Wallace. Au début du XXe siècle, le richissime collectionneur lègue ses tableaux à la France à la condition qu'elle leur dédie à Paris un musée dans l'année de son décès, à défaut, ils iront à Londres. Les français ont été incapables de réaliser le musée dans le délai. Les britanniques l'avait anticipé. A la fin de l'année, le musée londonien était déjà prêt. C'est la raison pour laquelle vous pouvez admirer la fabuleuse collection Wallace à Londres. Consternant.

Nous ne virerons jamais les incapables parce que les politiciens en sont incapables. Seul l'effondrement de notre économie et de nos services publics imposera une dictature libérale. Le plus tard possible, on peut compter sur les corps intermédiaires et leurs complices factuels pour nous faire mourir à petit feu. L'Europe et la BCE en nous mettant sous tutelle après constat de faillite imposeront un remède de cheval que nous n'oublierons pas de sitôt. Le sort de la Grèce, ce ne sera que de la petite bière à côté.

Par gilles.huvelin le 16/06/21
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Après avoir entendu le Président de l'OFCE cet après midi, je considère que l'on peut faire l'économie de ce machin qui génère un baratin aussi creux "que moi-même", aurait dit Jean Yanne, "j'aurais pas réussi à le faire aussi bien".
Ce sont les mêmes, OFCE compris, qui ont répété pendant 20 ans leur discours contre l'inflation (que les Allemands ne veulent toujours pas), créatrice d'appauvrissement car même si les emprunts se remboursent plus facilement, les économies constituées sont rabotées, c'est comme un impôt sur l'épargne, et bien les mêmes, viennent nous dire soudainement que c'est la panacée; parce qu'ils ne peuvent plus continuer à se répéter et être payés toujours au même prix ? ( Je préférerai pour ma part qu'ils soient payés à faire des cocottes en papier.) L'augmentation des prix est réelle aujourd'hui dans les caddies et les restaurants. Les prix des matières premières ont augmenté et même ils ont explosé. Peu importe que ce ne soit pas de l'inflation au sens de l'augmentation de la masse monétaire circulante. Le fait est là, résultat de la reconstitution de marge et de la rareté des ressources face à une demande massive tandis que les producteurs peinent à réactiver les filières etc...
Seules les baisses d'impôts et des prélèvements sociaux doivent être immédiatement en ligne de mire pour rendre l'industrialisation possible pour reconquérir le marché intérieur notamment. Comme on a tardé, c'est un remède de cheval qui doit être décidé. Macron ne l'a pas fait en 2017. Nous n'avons pas les moyens d'attendre davantage sans risquer de casser notre économie comme le font tous les pays collectivistes. Il y perdra ses chances de se présenter en 2022, mais ce n'est pas essentiel.
Nous ne pouvons pas compter seulement sur la consommation intérieure. Or après la dépense des 190 milliards d'épargne demandée, qui n'arrivera pas parce que l'avenir des retraites est incertain, il faut relancer la production aussi pour exporter car la vitalité d'une économie, c'est la confrontation avec le marché pour que ses produits restent compétitifs en prix, en qualité et en innovation. Et ce n'est pas avec l'inflation que l'on y parvient. L'inflation c'est un artifice pour maintenir la consommation, l'euro garantissant les parités, les importations en profiteront. Nous sommes tellement dans l'impasse que même Philippe Aghion pense qu'il faut à nouveau de l'inflation. Ça soutient un temps les entreprises mais c'est factice. Ce n'est qu'une manipulation monétaire.
Il faut être concurrentiel et imposer le retour au travail. Les Allemands l'ont toujours fait depuis Helmut Schmidt. Nous avons toujours les doigts dans le nez pour ne pas dire la vérité sur l'endroit où ils se trouvent. 32% du PIB et 750 milliards de dépenses sociales dont un part non financée, ça devrait donner une indication tout de même !
L'inflation c'est de la cavalerie. On augmente les prix puis les salaires et ainsi de suite. Comme toute escroquerie, ça finit par déraper et on se retrouve avec une inflation avec un taux à deux chiffres. Ça permettra seulement encore un temps d'éluder les réformes. Ce n'est pas la bonne méthode parce que ce ne peut pas être le bon objectif.
Le choix pour notre Président de la République est simple. Ou il se sacrifie électoralement en prenant des mesures de fond significatives pour rétablir concrètement les fondamentaux budgétaires ou il continue de merdoyer pour obtenir sa réélection en plombant un an de plus l'économie en finissant de tuer tout dynamisme. Et en conservant le risque majeur de perdre l'élection de juin 2022 sur le constat de l'inefficacité dans les domaines régaliens et de l'absence des réformes contenues dans son programme 2017 pour lesquelles il a été élu, qui devaient être faites dans les 100 premiers jours de son mandat. Mais de toute évidence rien n'avait été préparé.
Ceci dit, à sa place je partirai à la pêche pour nous laisser en tête à tête-à-tête avec la CGT et notre hiérarchie administrative sclérosée.

Par gilles.huvelin le 09/06/21
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Après la reprise de la consommation sur laquelle notre croissance se fonde, nous allons nous retrouver devant le gouffre de la dette, des déficits structurels aggravés, l'augmentation des prix, avec les taux de prélèvements sociaux et fiscaux les plus élevés. Salariés, calculez votre pourcentage à partir du brut patronal inclus, impôts locaux, IRPP et n'oubliez pas la TVA.
Elle n'est pas belle la perspective d'avoir l'avenir du Venezuela ?

Par gilles.huvelin le 09/06/21
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La "rageuse sphère" pour citer le criminologue Alain Bauer, est la manisfestation de ruptures.
"La violence est le dernier refuge de l'incompétence." - (Isaac Asimov)
L'inadaptation à la société dans laquelle nous vivons, l'incompréhension de ses enjeux, l'ignorance des nouvelles technologies et le refus des acquis de la science sont autant de sources de frustrations, autant de marginalisation intellectuelle, donc culturelle, économique et évidemment par voie de conséquence sociale. "Les cyniques disent la réalité, les moralisateurs et les dogmatiques racontent ce qu'ils veulent imposer." Et ils sont nombreux à ne pas pouvoir y parvenir sans plus vouloir comprendre pourquoi.
Cette incompétence à qui les micros sont tendus ferme la discussion sur le sujet essentiel des réformes structurelles non seulement de l'État mais de tous les rouages qui font tourner le pays au quotidien, de leur financement et empêche de voir la ligne d'horizon. De ce fait depuis 50 ans nous ne regardons pas en face les sujets qui fâchent. Pas de vagues. Les gouvernements successifs ont laissé filer ainsi les déficits budgétaires et sociaux tout en embauchant toujours plus de fonctionnaires, ce qui n'est que du chômage déguisé.
Les journalistes qui appartiennent tous à des médias subventionnés sans quoi ils auraient disparus, confortent le blocage de toutes les réflexions de fond quel que soit le sujet, en pissant de la copie sur des faits divers ou des petites phrases.

Il ne faut donc pas s'étonner qu'il ne sera pas regarder ce qui marche ailleurs tandis que nous nous enferrons dans ce qui ne fonctionne pas ici. Que ce soit dans le domaine de l'Éducation, de l'immigration, de la sécurité, de la couverture sociale, de la fonction publique, la législation.
La prochaine question des médias portera sur la couleur des bretelles des candidats à l'élection présidentielle et ils se nourriront de la polémique qui en sortira si possible pendant trois semaines.

Et puis, ne soyons pas dupes, la démagogie qui fait son lit sur l'ignorance est plus forte dans une société où l'éducation et l'autorité sont dépréciées, laissant la place à la médiocrité, la bêtise et donc à la violence, sous toutes ses formes, qui les accompagne toujours.

Par gilles.huvelin le 05/06/21
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Sachant que les réserves de la CNBF sont de 34 ans pour la retraite de base et de 24 ans pour la complémentaire et que la durée moyenne de service des pensions est de 16 ans, la Caisse "confisque"-t-elle la différence à ceux qui ont cotisé. Soit 1 euro sur 2 pour la retraite de base et 1 euro sur 3 pour la complémentaire ?

Vrai et faux. 

FAUX parce que les réserves qui permettent d'assumer le service des pensions ne sont pas constituées en capital mais en flux financier. C'est en fait une projection d'actuaires. Grosso-modo, je crois avoir lu qu'en capital les réserves sont de 2,2 milliards d'euros. Si nous répartissions cette somme entre 70 000 avocats en exercice et 14 000 confrères en retraite, au prorata de leurs droits respectifs constitués par leurs cotisations, la somme revenant à chacun serait dérisoire pour les uns et faible pour les autres.

Bien sûr, une partie des cotisations versées sont soumis à une répartition conséquente au profit d'autres caisses de retraite déficitaires, au titre de la solidarité. Amputées de cette ponction non négligeable, les cotisations des avocats sont soumis à des règles prudentielles de gestion imposées par l'autorité du tutelle. En clair il semble que la CNBF n'a pas de latitude pour fixer d'une part le montant de la retraite de base par répartition résultant d'un calcul aux bases imposées et pour son indexation également déterminée par le pouvoir réglementaire. Par ailleurs, il apparaît que le choix des placements n'est pas libre. Les investissements sont orientés aussi selon des objectifs d'intérêt général qui doivent satisfaire aux besoins d'acteurs économiques. Ce sont là aussi des choix politiques.

Autrement dit l'autonomie de la Caisse est principalement administrative en ce qui concerne la retraite de base par répartition sous pression de l'état actuel économique de la profession.

VRAI, mon propos est vrai parce que les réserves constituées sont disproportionnées par rapport à l'objectif à atteindre. Si la CNBF est sous contrainte pour ce qui concerne la retraite de base par répartition, il n'en est pas de même pour la retraite complémentaire par capitalisation. Ce qui mérite une remise en perspective de l'usage des réserves face à l'augmentation depuis plusieurs années des prix du contenu du caddie du supermarché, l'augmentation générale des matières premières et donc de tous les prix. Il y a aussi la perspective annoncée par tous les économistes et les responsables financiers du retour à l'inflation, souhaitée par les politiques afin de rembourser la dette publique.

La profession s'emparera-t-elle globalement du sujet d'une réelle autonomie de sa Caisse de Retraite en responsabilité au lieu de se contenter de s'opposer à la réforme de la retraite de base par points ?

En attendant, la CNBF ferait bien d'user de sa fragile liberté. Elle pourrait ne pas durer.

Par gilles.huvelin le 03/06/21
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Le Canard Enchaîné rappelle dans son dernier numéro que seulement 2% des français paient plus de 40% de tout l’impôt sur le revenu. Et seulement 10% en paient 70% de la totalité. Le scandale de l’injustice de l’impôt « progressif » devrait ouvrir les yeux à nos politiciens.
Seul l'impôt proportionnel est équitable et permet à tous les citoyens de contribuer. Non seulement notre système fiscal doit être remis à plat, ce que l'on entend dire depuis plusieurs décennies, mais évidemment tout ce qui va avec car il le finance. C'est sans doute pour cela que rien ne se fait. L'Etat dans l'Etat, c'est Bercy.

Par gilles.huvelin le 01/06/21
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Nous sommes le seul pays à avoir eu 5 républiques au milieu de 13 régimes constitutionnels en deux siècles. Les 4 premières se sont effondrées au bout d'un cheminement plus ou moins rapide vers l'inefficacité. La source de nos malheurs politiques est issue de la Révolution de 1789. Nous sommes encore dans les mêmes errements. Nous n'avons selon la formule de Napoléon, "rien appris et rien oublié."

L'extrait ci-dessous de " l'Histoire en citations", publication que je vous recommande vivement, est une bonne lecture pour nous rappeler d'où nous venons et en tirer une réflexion sur nos perspectives "sociétales" :

"Girondins contre Montagnards. L’épilogue approche et chaque camp joue son rôle : les Girondins, « légion de penseurs », face aux Montagnards, ce « groupe d’athlètes » (Victor Hugo, Quatre-vingt treize).

« Hommes de la Gironde, levez-vous ! […] Si vous développez une grande énergie, vous forcerez à la paix des hommes qui provoquent la guerre civile. »

Pierre Victurnien VERGNIAUD (1753-1793), appel au secours du 4 mai 1793

Histoire de Bordeaux (1839), Pierre Bernadau.

Marat est revenu plus fort qu’avant à l’Assemblée. Dans cette atmosphère sanglante, Vergniaud demande soutien à son département, usant de l’anaphore (répétition) : « Frères et Amis, vous avez été instruits de l’horrible persécution exercée contre nous et vous ne nous avez abandonnés ! Hommes de la Gironde, levez-vous ! La Convention n’a été faible que parce qu’elle a été abandonnée, soutenez-la contre tous les furieux qui la menacent […] Hommes de la Gironde, il n’y a pas un moment à perdre ! Si vous développez une grande énergie, vous forcerez à la paix des hommes qui provoquent à la guerre civile […] Nous ne craignons pas la mort, mais il est cruel, alors qu’on se sacrifie, de ne pas emporter au tombeau la certitude qu’on laisse au moins quelques regrets à ceux pour lesquels on s’immole. »

Ses Frères et Amis de Bordeaux vont envoyer des pétitionnaires à Paris, pour faire comprendre à l’Assemblée que la région ne supportera pas longtemps que ses députés soient persécutés, que si la Convention ne condamne pas les démagogues, elle lèvera une armée pour la combattre… Ces menaces vagues ne servent à rien : le temps de voir arriver ces secours, les députés Girondins seront déjà à la merci des émeutiers parisiens !

« Ne craignez rien des départements, je les connais : avec un peu de terreur et des instructions, nous tournerons les esprits à notre gré. »

HASSENFRATZ (1755-1827), propos rapportés par Lanjuinais à la Convention, 30 mai 1793

Autodidacte (charpentier), il réussit de brillantes études (physique, chimie), mais choisit d’entrer en politique avec la Révolution. Membre très écouté du club des Jacobins, il parle ici en meneur de la Commune de Paris et il voit juste : la province ne bougera pas, à l’annonce de la proscription des Girondins. C’est lui qui demande leurs têtes, le 31 mai – cet acte lui sera reproché plus tard. Sauvé par l’amnistie et renonçant à la politique, il reprendra une carrière scientifique.

« Dis à ton f… président que je me f… de lui et de son Assemblée et que si dans une heure elle ne me livre pas les vingt-deux, je le fais foudroyer. »

François HANRIOT (1761-1794), à l’huissier de la Convention, 2 juin 1793

Chef de la section des sans-culottes lors de l’émeute du 10 août et des massacres de septembre 1792, promu commandant général provisoire de la garde nationale, en mai 1793. L’insurrection populaire du 2 juin est programmée, Marat y a veillé personnellement : c’est le Paris des sans-culottes et les Montagnards, contre les Girondins et la France modérée. Une foule de 80 000 hommes armés de 150 canons investit la Convention. Un cortège de députés qui sort pour parler à la foule se heurte à Hanriot, qui menace de faire tirer les canonniers sur eux.

« Nous voulons les traîtres ! À la guillotine, les Brissotins ! »

Cris des gardes nationaux, 2 juin 1793

La Révolution française (1928), Pierre Gaxotte

Convention assiégée par les sections parisiennes de sans-culottes, encerclée par la garde nationale. Les députés, sortis pour adjurer les manifestants de rentrer dans leurs sections, renoncent. Ils rentrent… et votent la mise en état d’arrestation de 29 des leurs, ainsi que l’exige l’insurrection parisienne. C’est le tournant de la Convention, et de la Révolution.

« Oui, la Gironde était républicaine […] Oui, sa proscription a été un malheur. »

LEVASSEUR de la Sarthe (1747-1834) reconnaissant plus tard l’évidence, dans ses Mémoires (1830)

Bilan : 29 députés et deux ministres girondins décrétés d’accusation. Certains s’échapperont, quelques-uns, réfugiés en province, susciteront une révolte fédéraliste sans lendemain contre la dictature de la Montagne. Deux se suicideront (Buzot et Pétion). 21 seront jugés, guillotinés (dont Mme Roland et Olympe de Gouges).

« Je meurs le jour où le peuple a perdu la raison ; vous mourrez le jour où il l’aura recouvrée. »

Marie David Albin LASOURCE (1762-1793), mot de la fin, 31 octobre 1793

L’ancien pasteur, acquis à la Révolution, défendant toujours ses convictions avec courage, décrété d’accusation, est jugé avec les Girondins auxquels il s’est rallié, la dernière semaine d’octobre 1793. Cinq charrettes les mènent à l’échafaud le même jour. Dans la dernière, le corps de Valazé qui s’est plongé un stylet dans le cœur, à l’énoncé du verdict. Certains, qui croyaient pouvoir échapper à la mort, se sont défendus, plutôt médiocrement.

« La mort des Girondins, demandée tant de fois, fut le calmant qu’on crut devoir donner à la fureur des violents. »

Jules MICHELET (1798-1874), Histoire de la Révolution française (1847-1853)

Tragique épilogue. Mais la mort des Girondins n’arrête pas le cours d’une Révolution emballée. Les Montagnards ont les mains libres, ce sera bientôt la Terreur, sous la dictature du Comité de salut public, dirigé par Robespierre. « Quand donc finira cette boucherie de députés ? Il est temps de faire cesser la terreur contre les représentants. » Claude Basire, au club des Jacobins, 10 novembre 1793. Comme d’autres, il devient modéré, ce qui lui sera fatal dans les mois à venir."

En Absudistan bureaucrate, nous sommes au bout d'un système étatique ruineux, inefficace qui tue l'économie, le développement, la recherche et lamine sous l'impôt et les prélèvements les ressources du pays. Le dispositif social qui en est l'alibi ne survivra pas longtemps à cette aberration.

Un exemple pour illustrer mon propos pris dans l'actualité du jour, vous pouvez en trouver quotidiennement de la même veine:

En retard dans ce domaine comme dans tous les autres sans rechercher pourquoi parce que ça dérangerait, le transport sans accompagnement transmanche va commencer à partir de Calais, grâce à une compagnie maritime danoise.

Nous avons, en plus, dans ce pays un ministère en charge des transports.

En continuant ainsi ; distribuant revenus de substitution au travail et installant des déficits structurels pour tout, camouflant, avec les conséquences de l'irresponsabilité, la démission de l'autorité ; soit le peuple descendra dans la rue pour demander plus de confiscation jusqu'à la faillite, soit il exigera une dictature.
En même temps le délabrement de notre Santé Publique sous son propre poids et l'évolution de notre Education Nationale qui ne veut plus éduquer et se trompe de siècle tout en renonçant à donner une culture générale réussie, devraient dessiller nos politiciens.

Entre les deux, révolution et dictature, il y a les réformes que toutes les personnes concernées refusent.
Une pensée pour Maupéou, Calonne, Necker, Turgot, Louis XVI et Emmanuel Macron qui en fait tout de même avancer à bas bruit dans l'organisation de l'État et la fonction publique, bien trop lentement face à beaucoup d'inertie et de résistances syndicales archaïques.

Je termine par une dernière citation:

« Le brigand qui persécute, l’homme exalté qui injurie, le peuple trompé qui assassine suivent leur instinct et font leur métier. Mais l’homme en place qui les tolère, sous quelque prétexte que ce soit, est à jamais déshonoré ! »

Manon ROLAND (1754-1793), Lettre au ministre de l’Intérieur, 20 juin 1793, prison de l’Abbaye.

mai
29

Constatons

Par gilles.huvelin le 29/05/21
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"Plus la fiscalité directe et indirecte est lourde.
Plus les cotisations sociales sont nombreuses.
Plus il y a de modération salariale.
Plus les risques de pertes d’emploi sont importants.
Notre code du travail hyper sécuritaire est un frein à l'emploi, une trappe à chômage." ( Pascal Beuvelet)

Les faits sont têtus.

Par gilles.huvelin le 25/05/21
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Alors que des policiers ou des magistrats expliquent que c'est irrationnel et que par conséquent il était inutile de s'en soucier au-delà de la manifestation de leur condescendance de professionnels.
J'affirme que l'évolution de la société fait qu'il ne suffit plus qu'une loi soit respectée par 80% de la population pour tolérer que 20% ne l'appliquent pas. Jusqu'ici en effet nos énarques et nos polytechniciens considéraient qu'un texte était bon si 8 personnes sur 10 le respectaient et peu importe que cette perception est à contre-courant de ce que pense 75% des sondés. Donc le non-respect de la loi, reste pour les terroristes de la bonne conscience, de la redistribution sociale implicite et du désordre tolérable. Sauf que cela ne l'est plus du tout, tolérable, pour nos concitoyens mais nos ministères continuent à faire comme si parce que leur capacité d'inefficacité est au maximum. Ce qui rend le tout encore plus insupportable, c'est qu'ils balayent l'exigence demandée de rigueur et d'autorité d'un revers de main pour le masquer, incapables autant de se remettre en cause que de modifier l'Etat de droit arrivé dans l'impasse de la tolérance imposée de l'insupportable. La société du 21e siècle est hygiéniste et sécuritaire. Les politiciens estiment que ce qui se passait dans ces domaines au XXième est encore suffisant aujourd'hui. La réponse de l'opinion publique est non.

À la suite d'un meurtre d'une femme par son conjoint, il est apparu que la plainte de la victime contre la violence de son compagnon était restée dans la pile de celles en cours au Commissariat.  Ce qui veut dire que la dangerosité de la situation n'a pas été appréhendée immédiatement.
À minima, au moins 20% des plaintes restent sans suite dit-on officiellement mais comme il est dit que 80% des plaintes pour violences conjugales restent en rade, je considère que beaucoup plus rejoignent le même sort que les "mains courantes": elles ne sont jamais transmises à la Justice. La main courante, c'est de la psychothérapie de Commissariat.
Un porte-parole du Syndicat de la Magistrature a déclaré sur un plateau de télévision qu'il faut saisir le Procureur de la République en téléphonant au Tribunal Judiciaire le plus proche. Cette personne n'a certainement jamais tenté de joindre au téléphone un Tribunal.  S'étant rendu compte au regard incrédule d'un interlocuteur de l'énormité qu'elle avait proférée, bien que militante des droits de l'homme vivant en Théorie, ce pays où tout va bien et en pensant sans doute soudainement au souffle dont des parquetiers allaient remplir ses bronches, elle a déclaré qu'il fallait plutôt écrire. (Ce qui conduit le Parquet à saisir le Commissariat. La boucle bouclée en quelque sorte.)
A l'heure de l'informatique et de l'intelligence artificielle, qui permet de déceler les risques de récidive et de cerner les comportements criminels, les plaintes devraient systématiquement remonter au Parquet et les OPJ devraient disposer de plus de latitude. Les intervenants institutionnels devraient aussi systématiquement avoir accès à toutes les informations actualisées concernant une personne ayant un casier judiciaire, simplement par exemple lorsque le nom des personnes impliquées est indiqué au moment de la réception de la plainte ou lors d'un suivi de l'exécution des peines.
Ce n'est pas le cas. En France les administrations travail en silo et en concurrence, dans un climat d'indépendance et d'irresponsabilité. C'est devenu une méthode: c'est pas moi, c'est l'autre, moi j'ai vissé l'écrou selon le protocole syndical agréé par la commission chargée d'empêcher toute initiative. Ce qui permet au Ministre de déclarer qu'il n'y a pas eu de faute. Ce n'est plus tenable.

L'absence de recrutement massif hors des corps issus des écoles chausse-pied de fonctionnaires et l'absence de passerelles en cours de carrière privée/publique fabrique l'entre-soi, la mainmise syndicale et une sclérose hiérarchique satisfaite. Il ne faut pas faire de vague et maintenir les citadelles conformément au plan de carrière. Nous en sommes encore là.
Tout le monde est consterné d'apprendre qu'un réfugié politique condamné 9 fois puisse rester sur notre territoire.

Les principes ne servent à rien pour résoudre les conséquences de leur mise en oeuvre.

Tant que nous refuserons de prendre conscience de cette évidence, notre société déraillera dans l'inefficacité et le désordre consenti sur le dos de notre quotidien un peu plus chaque jour.

Pensons que lorsque un bracelet électronique peut se briser ou s'il est retiré par un délinquant, la police peut ne pas s'en apercevoir. De toute façon il n'est pas géolocalisable. Droits de l'homme ? RGPD ? CNIL ?
Comme pour le reste, l'absence d'autorité fait dans la dissuasion mais concrètement, ça ne fonctionne plus.

Les leçons infligées à nos précédentes Républiques, nous en sommes tout de même à la 5e en deux siècles, devraient nous dessiller. Comme nous sommes les meilleurs par principe et que nous avons les bienpensants les plus intelligents, l'éclair de lucidité permettant de voir l'iceberg n'est pas pour demain.

Rendez-vous en 2022. Levons nos verres aux réformes mal faites, éludées, mises sous le coude et à nos actes manqués. Lorsque l'on crache en l'air, ça retombe toujours. La loi de la gravité même en politique reste une constante fiable.

Et pour le ressenti, je vous laisse apprécier le vôtre en lisant le tableau ci-dessous et en regardant ce qui se passe dans la rue que la Police ne voit plus parce que le Parquet ne veut pas s'en occuper lorsqu'elle lui met sous le nez.