Par gilles.huvelin le 20/08/16

que nous ayons un système politique approprié aux circonstances politiques que nous traversons. Jusqu 'ici et les deux siècles passés nous le démontrent, la France a adapté sa loi fondamentale aux contraintes du moment. Aujourd'hui,  nous sommes le seul pays d'Europe dans lequel le chef de l'Etat qui incarne la nation, est le responsable du management du pays. Une dizaine d' Etats ont des monarques constitutionnels tenus à la neutralité politique et les autres ont un chef de l'Etat qui ne gouvernent pas. Nous souffrons d'un pouvoir bicéphale qui est fondé sur la nécessité de recueillir une majorité absolue des électeurs pour désigner le Président de la République. Cette désignation est fondée sur l'affrontement idéologique, dogmatique, sur fond de symboles réducteurs, par définition. Les contre-pouvoirs, l'inertie d'administrations et l'opposition systèmatique ont raison de tout pouvoir présidentiel ou sémi-présidentiel et entache l'incarnation de l'unité nationale. Cette situation fait du citoyen un  schizophrène qui est forcément respectueux  de la fonction et peut destester l'homme politique. D'où  ĺes tentatives de désacraliser en permanence l'incarnation de la nation en la dénonçant comme une "monarchie républicaine". En plus le chef de l'Etat ne doit donc pas être l'incarnation de la nation en France, car la nation renvoi à un schéma fondateur bien connu: un peuple, une terre, un roi. Ce qui est le creuset de l'histoire du peuple homogène culturellement, d'une langue commune, qui fondent  une nation. Or la nation est une honte  morale pour les chantres de la globalisation économique autant que pour ceux qui annoncent toujours  le bonheur du genre humain international. Pour ces derniers  l'idée même de nation est le cheval de Troie de la xénophobie, du racisme et n'est que le paravant d'une tentation nazie. On reconnaît ici,  la dialectique marxiste dont le procès ne sert à rien tant il est constant qu'il faut toujours et encore avoir tort avec ceux qui en use comme Sartre l'a fait, plutôt que d'avoir raison avec lucidité et pragmatisme comme Aron. Pour les autres,  l'abolition des frontières est la porte ouverte à un plus vaste marché qui n'a pas à tenir compte du désir de chacun de se sentir bien dans son pays  plongeant ses racines dans son histoire, l'évolution de ses institutions, de sa culture humaniste, de sa  democratie avec un peuple unis autour de principes fédérateurs. C'est le débat sur l'identité nationale qui a été escamoté pour se réduire à l'association de deux condamnations à son encontre et injustes, à la fois de racisme et de repli sur soi. La nation est forcement raciste parce que des minorités qui ne s'intègrent pas, exigent, au nom d'une interprétation passée à  la moulinette du matérialisme historique  marxiste des droits de l'homme,  l'acceptation de leur communautarisme politique, à laquelle la nation doit culturellement  s'assimiler sauf à être qualifiée de fasciste. La nation se replit sur elle parce qu'elle conserve sa littérature et ses arts, le socle culturel de son histoire de ses institutions et de sa pensée politique alors qu'elle devrait avoir pour bonheur de boire du coca cola, manger des hamburgers, et pour références politico-culturelles,  les réseaux sociaux; pour langue universelle l'anglais que même la désinformation télévisuelle russe utilise ... Concrètement les deux forces qui s'attaquent à  l'idée de Nation en se nourrissant l'une de l'autre, sont des groupes  protéiformes de  réseaux mafieux d'intérêts en partie communs, qui ne se combattent qu'à fleuret moucheté dans le but de prendre, qui un pouvoir politique et moral, qui le pouvoir économique, les deux pouvoirs étant symbiotiques superposables, relativement équitablement partagés sur des fondements de violence pas seulement intellectuelle. L'avocat dans ce monde globalisé là est un imbécile utile ou un complice. Dans les deux cas il ne peut être innocent.

L'évolution de notre humanité peut être perçue comme une mécanique de type quantique faite d'interactions nombreuses et incontrôlables, peu évaluables sérieusement mais orientables. Il est donc difficilement imaginable qu'elle puisse éviter de courir à sa perte.

Par gilles.huvelin le 07/08/14

Tout se tient. Si un pays n’a pas de bons résultats économiques,  il n’a pas de bons résultats sociaux possibles.  Les keynésiens pensaient le contraire : il fallait augmenter les salaires pour augmenter la demande intérieure qui permettaient aux entreprises de se développer et d’embaucher. Ce qui avait pour corolaire d’accroitre l’inflation, ce qui était un atout pour le remboursement des crédits tant des particuliers que de l’Etat.  Sauf qu’un taux élevé d’inflation peut parfaitement coïncider avec un taux de chômage record, notamment en période de ralentissement de l'activité économique. Trouver un équilibre entre inflation, croissance et chômage n’est pas forcément possible en jouant uniquement sur les taux appliqués par les banques centrales. Depuis le premier choc pétrolier, le chômage s’aggrave durablement. En effet, il n’y a plus de concordance entre le nombre d’emplois disponibles et le nombre de chômeurs.  Lancer une politique d’investissement ne répond pas par conséquent au problème posé, et l’inflation  par l’augmentation des salaires ne fait pas fondre le chômage. Que s’est-il donc passé depuis 1974 ? Le marché du travail ne trouve plus de réponse dans la qualification des chômeurs, et l’outil de production a moins recours au travail salarié. Les chômeurs restent inadaptés au marché du travail et c’est un défaut structurel permanent qui se développe d’autant plus que les nouvelles technologies trouvent à s’appliquer dans la production, la création, la recherche et la gestion. La question de savoir comment rendre le marché de l’emploi  dans ce contexte de progrès technologiques constants plus efficient n’est pas résolu, tandis que le tissu industriel est délocalisé. Une idée avait prévalue. Elle consistait à fournir une allocation chômage  autofinancée par des cotisations calculées sans proportionnalité permettant aux salariés sans emplois de faire face à leurs dépenses quotidiennes tout en leur permettant de se mettre à niveau du marché.  C’était utopique : Cette assurance ne peut être autofinancée et l’employabilité par la formation professionnelle est souvent inaccessible. Du moins en France. Tout cela résulte en grande partie de la négation des faits économiques .Dépenser davantage pour créer de l’emploi  est une absurdité pratiquée qui provoque un endettement sans fin dans lequel nous continuons de nous enfoncer. Il est constant qu’à partir d’un certain taux de de dépense publique par rapport au P.I.B. , l’action publique devient contre-productive pour l’emploi. La croissance est plombée.  Grossièrement, le taux de dépense publique doit se situer au minimum dans la fourchette de 20 à 25 % et ne jamais dépasser entre 35 à 40 % du P.I.B. selon les pays, le type d’économie, la taille de la nation, le type de dépense. Cependant il y a une constante universelle : plus un Etat prélève d'impôts et plus il crée de lois, plus il est  obligé d’embaucher des gens pour les écrire (personnels des ministères parlementaires et attachés …), les faire appliquer (Ecoles, postes de juristes, autorités administratives indépendantes, tribunaux, syndicats)  qui sont des postes non marchands et non productifs, et plus les lois complexifient le système y compris productif. Le système juridique finit par devenir si lourd qu’il paralyse l’économie et le marché du travail. La législation finit par paralyser l’Etat et ses collectivités territoriales.  Et pour gérer cette complexité l’Etat change les règles en permanence.  Afin de justifier les emplois stériles ainsi créés ceux-ci  incitent  en permanence à l’accroissement des règles pour gérer cette complexité, qui n’est plus maîtrisée, et pour justifier de nouveaux postes. Nous voyons bien comment  trop d’impôt tue l’économie et comme trop d’impôt levé pour développer les services de l’Etat génère trop de réglementation qui alourdit en même temps le secteur non marchand du droit, le tout plombant les entreprises, le marché du travail, la puissance publique elle-même. Dans certains pays développés les juristes et surtout les avocats sont détestés et le droit est considéré comme le responsable de tous les maux. La question est  posée : le droit pour quoi faire ?  Comment rétablir les fondamentaux d'un équilibre économique sans s'attaquer à ce qui bloque le système et remettre en cause ceux qui font la législation, ceux qui l'appliquent et ceux qui en contrôlent l'application? Autant de parasites pourrait dire Montebourg, qui ne regarde cependant que vers les professions réglementées. Alléger l'Etat c'est diminuer la charge de l'Etat, c'est couper les vivres à ceux qui légifèrent; simplifier le droit, et à la suite alléger les contraintes qui pèsent sur les entreprises, et libérer le marché du travail, c'est le combat à la tête duquel les avocats doivent se trouver pour ce XXI ième siècle.

Par gilles.huvelin le 25/07/12

Le ralentissement des affaires en France continue, la décollecte des Assurances-vie et des OPCVM y est également alarmante, tandis que nous voyons le chômage se développer, alors que les exportations progressent en Italie. Cela en dit long sur la politique économique et budgétaire à suivre. Pendant ce temps, l'Institut for new Economic Thinking fondé en 2009 par Georges SORROS déclare : « Nous croyons que depuis Juillet, l'Europe avance comme un somnambule vers un désastre aux proportions incalculables » et plus loin : « en l'absence de réponse collective constructive, l'euro se désintégrera ». DSK n'a rien dit de moins aux autorités lors de sa dernière conférence en Chine à laquelle il était invité au printemps. Autres nuages noirs en vue : le sort des fonds de pensions des collectivités territoriales des U.S.A. dans lesquels elles ont beaucoup prélevé pour faire face à leur déficit budgétaire. Demain les contribuables américains payeront la lourde facture ce qui va plomber massivement la consommation des ménages américains. En plus les fonds de pension privés ont fait de mauvais résultats. La Chine avance ses pions en investissant massivement en Afrique et dans le domaine de l'énergie sur le continent américain nord comme sud. Elle sécurise, en développant sa flotte militaire et ses investissements dans les ports asiatiques notamment mais pas exclusivement, ses lignes maritimes commerciales. Washington a un rôle de gendarme des routes de l'énergie qu'il est en passe de perdre. La frontière de l'énergie passera par l'Atlantique, le continent européen restant tourné majoritairement vers le Moyen Orient

Par gilles.huvelin le 17/12/10

L'extension de l'Europe jusqu'à l'Oural était une conception Gaullienne. Cette vision est en cours de réalisation par la force des choses. Elle intéresse notre économie nationale et celle de l'Union. Donc nos clients.

Monsieur le Premier ministre François Fillon s'est rendu mercredi 8 et jeudi 9 décembre 2010 à Moscou à l'occasion du XVe séminaire intergouvernemental franco-russe qui s'est ouvert par les propos liminaires des deux premiers ministres, Vladimir Poutine et François Fillon, le 9 décembre, à la Maison de réception du Gouvernement "Vozdvijenka"

Monsieur Fillon était accompagné de Christine Lagarde, Valérie Pécresse, Bruno Le Maire , Frédéric Mitterrand, Nora Berra et Thierry Mariani et d'une forte délégation d'entreprises. A l'issue du séminaire, un certain nombre de nouveaux domaines de coopération entre la France et la Russie ont été entérinés, notamment l'efficacité énergétique, l'agriculture et la santé. Le Premier ministre s'est entretenu avec le président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev. François Fillon a également rencontré la communauté française en Russie à l'ambassade de France.

Le Premier ministre, François Fillon, a souligné l'excellence des relations entre les deux pays qui fait de la France le 5e fournisseur et investisseur en Russie. Des bonnes relations, que souligne le succès de l'Année croisée France-Russie 2010. François Fillon a rappelé les nombreux domaines de coopération, notamment le nucléaire, le spatial, l'aéronautique et la construction navale. Une coopération qu'il convient de continuer en la diversifiant, a souhaité François Fillon qui a annoncé que, dans le cadre de ce XVe Séminaire, des accords seraient conclus dans de nouveaux domaines : l'efficacité énergétique, l'agriculture ou la santé.

Plaidant pour la construction d'une "grande Europe politique, économique et sociale, François Fillon a réaffirmé la position de la France vis-à-vis de la Russie : "Nous défendons avec le président de la République l'idée que la Russie est une grande nation européenne", a-t-il déclaré.

Propos liminaires du Premier ministre François FILLON XVème séminaire intergouvernemental franco-russe. Réunion plénière, Moscou, jeudi 9 décembre 2010

Mesdames et Messieurs les ministres

Je voudrais vous remercier, Monsieur le Premier ministre POUTINE, pour votre accueil et la densité du travail que nous avons déjà réalisé ensemble, nous avons passé près de 5 heures hier soir et ce matin à discuter de tous les sujets.C'est le signe, à la fois de la très grande réussite de la relation franco-russe que nous avons voulue, avec le Président SARKOZY relancer, de sa réussite dans le domaine économique.

Nous sommes désormais les 5ème fournisseur de la Russie et les 5ème investisseur en Russie, devant les Etats-Unis - et nous entendons bien non seulement conserver ce rang mais progresser - mais aussi de la qualité de notre coopération culturelle dont l'année croisée a été le symbole.

C'est un plaisir pour moi de retrouver beaucoup des membres du gouvernement russe avec lesquels nous avons pris l'habitude de travailler, en particulier saluer le vice Premier ministre JOUKOV. Mais vous me permettrez toujours de faire une exception pour Andréi FOURSENKO, qui fut mon collègue pendant des années et pour Alexandre AVDEEV, qui a veillé sur mon fils pendant des années, puisque à l'ambassade de Russie à Paris, le bureau de l'ambassadeur donne sur la cour de l'école, où mon fils faisait sans doute du bruit l'empêchant de travailler.

Je commence tout de suite par le football pour vous redire toutes nos félicitations et vous indiquer que nous sommes prêts à vous fournir toute notre expertise en matière d'organisation de grands évènements sportifs. Pour ce qui est de notre expertise pour gagner les coupes du monde je ne suis pas sûr que nous soyons aujourd'hui les mieux placés pour vous conseiller et de toute façon, si c'était le cas, nous ne le ferions pas, car bien entendu, si vous venons à la Coupe du Monde en Russie en 2018, ça sera pour vous battre et pour la gagner.

Nous avons évoqué avec Vladimir POUTINE ce matin tous les sujets de coopération et je voudrais simplement résumer les choses en disant que, avec le Président de la République Française, nous défendons - et c'est pour moi une conviction très ancienne et très profonde - une idée très simple : la Russie est une grande puissance européenne. Et la stabilité est la prospérité de l'Europe par la constitution d'un grand espace de coopérations économiques, politiques, de sécurité entre la France et la Russie, entre l'Europe et la Russie et, de ce point de vue, les évènements qui ont marqué la relation entre la France et la Russie depuis 3 ans, nous ont permis de progresser de façon exemplaire.

J'ai confirmé à Vlamidir POUTINE que nous allions continuer en essayant de diversifier notre offre de coopération, notamment dans le domaine économique. Je pense à la questionde l'efficacité énergétique pour laquelle nous allons signer tout à l'heure un accord pour lacréation d'un centre franco-russe et qui offre un champ immense de coopération.

Je pense au projet de SKOLKOVO pour lequel j'ai indiqué à Vladimir POUTINE que nous allions renforcer notre participation en désignant un grand, un très grand scientifique français, Prix Nobel de Chimie, pour participer au conseil scientifique et en incitant des entreprises françaises - et une est déjà décidée à le faire - à y installer un centre de recherches.

Je pense aussi à la coopération financière, symbolisée aujourd'hui par le forum organisé conjointement par Paris Europlace et par la ville de Moscou.

Et, enfin, je pense au nouveau domaine de coopération économique que ce séminaire intergouvernemental doit contribuer à impulser dans le domaine de l'agriculture. Et je me réjouis de la présence des ministres de l'Agriculture autour de cette table, parce qu'il s'agit là d'un sujet qui n'appartient pas du tout au passé et qui est, au contraire, un sujet éminemment stratégique pour l'avenir, à la fois en ce qui concerne les questions de sécurité alimentaire, la façon dont nous allons pouvoir répondre aux besoins en alimentation d'une planète dont la population augmente de façon très importante et aussi parce qu'il y a, à travers à l'agriculture, des nouvelles applications à développer qui sont d'une très haute technologie et que nous pouvons ensemble maîtriser.

C'est également le cas dans le domaine de la santé - et je me réjouis aussi que les deux ministres de la Santé soient présents autour de la table du séminaire intergouvernemental - il y a là un champ de coopération considérable.

Voilà monsieur le Premier ministre.

Peut-être est-il temps de laisser nos collègues exprimer chacun les sujets sur lesquels ils souhaitent intervenir, sinon ils vont avoir le sentiment qu'ils ne sont pas utiles, ce qui naturellement ne serait pas exact.

Point d'orgue de l'année croisée France-Russie 2010 : le théâtre du Bolchoï à Moscou a accueilli le 8 décembre la cérémonie de clôture, à la veille du XVe Séminaire intergouvernemental franco-russe.

Officiellement inaugurée le 16 janvier 2010, l'Année croisée France-Russie se termine en apothéose avec la soirée organisée au théâtre du Bolchoï à Moscou. Le ballet est à l'honneur avec cinq représentations mettant en scène des danseurs du Bolchoï et de l'Opéra de Paris, symbole de l'échange fructueux vécu tout au long de l'année.

Une année placée sous le signe des échanges, de la création et de la diversité, qui s'est exprimée dans de très nombreux secteurs de la vie économique et culturelle : culture, éducation, sport, énergie, transports, aéronautique et espace, construction automobile, industries pharmaceutiques, agriculture, ou recherche scientifique... Avec un engouement partagé : de très nombreux Français et Russes ont visité les quelque 350 manifestations organisées dans les deux pays à l'occasion de cet événement.

Vers des coopérations encore plus abouties

L'Année croisée a été l'occasion de réaffirmer la qualité des relations entre les deux pays. Les nombreux échanges ont permis aux Français et aux Russes d'actualiser leurs connaissances réciproques dans de nombreux domaines. Une dynamique qui fait écho au discours de Dmitri Medvedev - lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg de juin dernier - sur l'entrée de la Russie dans une phase de modernisation et de diversification.

"Avec la Russie, la France a depuis longtemps fait le choix d'une relation de confiance et d'amitié, symbolisée par le grand succès de l'Année France-Russie 2010 : je suis sûr que, des contacts noués par tous les acteurs de ce magnifique projet, déboucheront à l'avenir sur des coopérations encore plus abouties", s'est réjoui François Fillon dans un entretien paru le 8 décembre dans le journal "Rossiiskaïa gazeta".

Un investissement financier à la hauteur de l'enjeu, avec notamment 2 millions d'euros du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 3 millions d'euros du ministère des Affaires étrangères et européennes, et du ministère de la Culture et de la Communication. 21 entreprises mécènes ont également apporté leurs contributions avec 3 millions d'euros. Ubifrance (agence française pour le développement des entreprises à l'international) a ainsi financé à hauteur de 1 million d'euros, l'exposition "'L'art de vivre à la française" qui s'est tenue au Grand manège d'hiver de Moscou.

Plaidant pour la construction d'une "grande Europe politique, économique et sociale, François Fillon a réaffirmé la position de la France vis-à-vis de la Russie : "Nous défendons avec le président de la République l'idée que la Russie est une grande nation européenne", a-t-il déclaré.

"Construire un espace européen commun"

François Fillon et Vladimir Poutine ont clôturé le 9 décembre, le XVe Séminaire intergouvernemental franco-russe de Moscou par une conférence de presse conjointe. Lors de la déclaration liminaire, le Premier ministre français a souligné la qualité et la confiance des relations tissées depuis longtemps entre la France et la Russie. Il a salué le succès remporté par l'Année croisée France-Russie 2010.

Concernant le Séminaire proprement dit, il a rappelé que les investisseurs français sont très nombreux en Russie. De nombreux partenariats ont été signés lors de ce XVe séminaire. De nouveaux domaines font l'objet d'accords, comme l'agriculture ou le social. La question de la suppression des visas à courte durée a fait partie des discussions. François Fillon a affirmé que la France souhaite que l'on progresse résolument sur ce sujet. Le Premier ministre a en outre souligné combien la France serait aux côtés de la Russie dans son entreprise de modernisation. François Fillon qui a plaidé pour la construction d'une grande Europe pour faire face au défi de la mondialisation. Il a souhaité le soutien de la Russie sur l'enjeu de la régulation de la mondialisation, une des questions que la France va porter à la présidence du G20 et du G8.

Conférence de presse conjointe du Premier Ministre François FILLON

et du Président du Gouvernement de la Fédération de Russie ,Vladimir POUTINE.

Questions-réponses, Moscou, jeudi 9 décembre 2010

JOURNALISTE: Une première question sur les intempéries en France, il y a eu une polémique sur la pagaille provoquée par les chutes de neige. Est-ce que l'Etat est préparé, suffisamment préparé ?

Première question. Deuxième question à vous deux, en France comme en Russie, il y a un Premier ministre et un Président, est-ce que le Premier ministre doit être l'homme fort du système ?

FRANÇOIS FILLON, PREMIER MINISTRE S'agissant de l'épisode neigeux que nous avons connu hier et qui est à l'origine de mon retard de plus de trois heures à Moscou, c'est un épisode d'une violence tout à fait inhabituelle, c'est les plus fortes chutes de neige sur la capitale et sur la région capitale

depuis vingt ans. Je dois dire ensuite que METEO FRANCE n'avait pas prévu cet épisode neigeux, en tout cas pas son intensité, puisque les prévisions, c'était 3 centimètres et qu'il est tombé, je crois, 12 centimètres sur Paris même et 20 centimètres sur certaines régions de la banlieue. Donc, il est incontestable que les services chargés du déneigement ont été pris au dépourvu. Je comprends tout à fait l'irritation qui a été celle de toutes les personnes qui ont été bloquées, qui ont été retardées en raison de ces intempéries. La situation est en train de revenir à la normale, tous les services de l'Etat et des collectivités locales sont mobilisés pour faire en sorte que la circulation redevienne fluide. Dès demain après-midi, Thierry MARIANI, le ministre des Transports, tiendra, à ma demande, une réunion avec l'ensemble des services de l'Etat concernés pour qu'on tire tous les enseignements de cet épisode et qu'on s'adapte pour être capable de réagir dans de meilleures conditions la prochaine fois. Je

dis simplement au passage que dans la voiture, tout à l'heure, j'évoquais avec Vladimir POUTINE cet épisode neigeux en lui disant que, nous, on n'était pas aussi habitués qu'en Russie, il me disait, en Russie, on est habitué, mais c'est quand même la pagaille à chaquefois.

Sur la deuxième question, elle est bien essayée, mais franchement, il y a des institutions en Russie comme en France, il y a une répartition des rôles qui est fixée par les institutions.S'agissant de la France, vous les connaissez bien, il y a un Président de la République élu au suffrage universel qui dirige l'action du pays et il y a un Premier ministre qui, avec son gouvernement, met en oeuvre la politique pour laquelle le Président de la République et la majorité ont été choisis. Point, à la ligne. Vous pouvez poser la question dans tous les sens,vous aurez toujours la même réponse.

JOURNALISTE: Une question à monsieur FILLON. Vous avez évoqué le partenariat et l'assouplissement du régime des visas, on en parlait beaucoup dans différents formats avec nos partenaires européens. Mais récemment, au Sommet Russie Union européenne à Bruxelles, vous avez dit que c'était peut-être un peu prématuré. Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez évoqué la question ? Quelle est votre position là-dessus ? Avec votre permission, une autre petite question, est-ce

que vous avez évoqué le sujet de la construction de l'autoroute Saint-Pétersbourg - Moscou ?

Il y a des concessionnaires français qui y participent. Merci.

FRANÇOIS FILLON :Sur la question des visas, il y a une négociation qui s'est engagée dans le cadre de l'Union européenne qui est compétente sur ce sujet. Puisque, nous, nous avons désormais confié la

responsabilité à la police aux frontières et de la régulation des flux migratoires, dans le cadre

de l'espace de Schengen, à des règlements qui sont des règlements européens. Nous devons nous inscrire dans ce cadre-là. Ce que je veux dire, c'est que les débats qui ont eu lieu hier à Bruxelles montrent que l'objectif d'aboutir à terme à la suppression des visas de court séjour entre la Russie et l'Europe est un objectif qui est partagé et sur lequel nous allons avancer, sans attendre. J'ai indiqué à Vladimir POUTINE que j'allais prendre un certain nombre dedécisions au niveau français pour faire en sorte qu'on exploite au maximum les possibilités de la réglementation européenne actuelle. En particulier, qu'on puisse automatiquement donner des visas de long séjour au moment des renouvellements des visas de court séjour. On ne peut pas éviter, dans l'état actuel de la réglementation, une demande de visa de départ. Mais s'agissant du renouvellement, on va prendre toutes les mesures, avec le ministère de l'Intérieur et le ministère des Affaires étrangères, pour que le renouvellement soit automatique pour lesvisas de longue durée.

Sur la question de l'autoroute, c'est une question qui regarde strictement les autorités russes.

Les entreprises françaises sont évidemment dans l'attente du démarrage de ce chantier. Mais ce n'est pas au gouvernement français de s'exprimer sur cette question.

JOURNALISTE:

Question d'abord à monsieur FILLON, toujours concernant le Mistral. On comprend bien que le travail doit être fait au niveau des experts mais ne trouvez-vous pas que... ça commence à être un petit peu long, l'attente, du côté français, concernant la vente de Mistral ?

Deuxième question : les câbles diplomatiques révélés par WIKILEAKS et qui émanent d'officiels américains font une appréciation de la Russie qui se situe aux antipodes des définitions que vous appliquez à la Russie, il y a à peu près un an, lorsque vous la qualifiiez « d'Etat, de grande démocratie ». Ces câbles américains qui émanent toujours d'officiels américains font au contraire état de la corruption qui existe dans le pays et celle-ci, selon eux, étant infiltrée même au plus haut niveau de l'Etat. Je voudrais savoir si ces révélations ont modifié de quelque nature que ce soit, vos appréciations concernant la Russie, et est-ce que vous conservez, le cas échéant, une opinion parfaitement radicale de celle exprimée par vos homologues américains ? Merci.

FRANÇOIS FILLON:

Sur la première question, vous savez que je suis, je crois, l'un des tous premiers à avoir défendu l'idée que la France était parfaitement fondée à offrir la technologie du Mistral à la Russie, qui souhaitait acquérir des bâtiments de projection et de commandement. Et donc je me réjouis que la candidature de la France ait été retenue dans le cadre de l'appel qui a été lancé, appel d'ailleurs auquel - je voudrais faire remarquer - ont répondu plusieurs pays membres de l'OTAN. Ce qui montre que les critiques qui avaient pu être formulées à un moment donné - je pense au Séminaire de Rambouillet - sur la décision de la France étaient quelque peu... quelque peu hypocrites.

Aujourd'hui, on est dans une phase qui est une phase technique. Il y a une délégation de très haut niveau, russe, qui était hier à Saint-Nazaire. On discute de quoi ? On discute du prix ! Et chacun sait que Vladimir POUTINE n'est pas l'interlocuteur le plus facile sur cette question. Il y a ensuite quelques questions techniques qui doivent être réglées. Je voudrais dire, pour avoir entendu certains commentaires sur les ondes ces derniers jours, qu'il n'y a aucune question liée au transfert de technologie, aucun problème s'agissant des transferts de technologie. Ce bâtiment, je le rappelle, est un bâtiment de transport et de commandement. Et donc nous n'avons pas l'ombre d'une difficulté sur ce sujet et donc nous sommes confiants dans l'issue de cette négociation.

Sur le seconde sujet, je voudrais dire d'abord que le gouvernement français n'a pas besoin des diplomates de quelque pays que ce soit pour se faire une idée sur ce qu'est la Russie, sur son fonctionnement, sur son évolution, d'où elle vient, où elle va. Nous sommes présents en Russie, nous avons des diplomates auxquels nous faisons confiance, qui nous renseignent.

Nous avons des contacts avec Vladimir et, comme en ont beaucoup de responsables français, avec les responsables russes, qui sont des contacts étroits, des contacts denses. Nous avons des entreprises qui investissent en Russie, nous avons des chercheurs qui travaillent en Russie, nous avons des universitaires qui travaillent en Russie : nous connaissons toutes les difficultés que la Russie rencontre, nous savons tout ce qu'elle a à surmonter comme handicap, mais nous voyons aussi tous ses progrès, tout son potentiel.

Et puis enfin, je voudrais dire un dernier mot sur cette affaire WIKILEAKS. Vous ne m'entendrez jamais commenter des informations qui ont été volées. Et je pense que chacun devrait s'interroger sur l'utilisation que l'on fait de documents volés. Le vol, dans tous les pays du monde, c'est condamnable. Et le recel de vol, c'est aussi condamnable.

Par gilles.huvelin le 27/07/10

Résumé par les dépêches du Jurisclasseur (http://www.lexisnexis) l'édition 2010 du « Tableau de bord de l'attractivité de la France », vient d'être réalisée sous la coordination du Centre d'analyse stratégique, institution d'expertise et d'aide à la décision placée auprès du Premier Ministre et du Secrétariat d État chargé de la prospective. Il s'agit d'une évaluation des forces et des faiblesses de l'économie française et des moteurs de la croissance à moyen et long terme. Pour cela, sont rassemblés des données économiques concernant les investissements, les activités productives et stratégiques et les compétences attirés sur le territoire national, ainsi que sur les principaux déterminants des choix de localisation des entreprises étrangères. Pour chacun de ces indicateurs, la France est comparée à onze pays qui ont le plus souvent un poids important dans les investissements internationaux et des relations économiques soutenues avec la France.

Celle-ci apparaît comme un pays carrefour de l'investissement international : 3ème pays d'accueil de l'investissement direct étranger dans le monde et seconde destination européenne des investissements étrangers créateurs d'emplois. Les filiales de groupes étrangers contribuent largement à l'activité du secteur manufacturier en France : elles réalisent 30 % de la valeur ajoutée, emploient un salarié sur quatre et sont à l'origine de 20 % de la recherche et développement conduite sur notre territoire. Les compétences étrangères sont également à l'honneur en France : avec près de 250 000 étudiants accueillis, la France est le 4ème pays mondial d'accueil des étudiants en mobilité internationale.

Les indicateurs relatifs aux déterminants de la localisation donnent une image diversifiée et équilibrée des points forts et des points faibles du territoire français. Les principaux atouts de la France résident dans la taille et le dynamisme de son marché, la densité et la performance de ses infrastructures, le niveau de qualification et de productivité de sa main d'oeuvre et la qualité de vie. Si la France affiche une bonne maîtrise de ses coûts de production et bénéficie d'avantages comparatifs en termes de coûts d'implantation des entreprises, sa position en matière de fiscalité et d'environnement administratif reste à améliorer. Dans une perspective de plus long terme, le renforcement des capacités de recherche et d'innovation et le positionnement sur les énergies renouvelables seront des éléments clés pour l'attractivité du site France.

Par gilles.huvelin le 12/01/10

A votre bonne santé économique ! Cela me rappelle une anecdote qui se déroulait il y a trente ans au moins lors d'une réunion diplomatique et consulaire à Lomé. Lors des toasts l'un des participants lève son verre pour prononcer le fatal « Tchin-tchin » et le délégué du ministère local de l'économie en présence du conseiller diplomatique des affaires économiques de l'Ambassade de Chine répondit « Togo Togo ».

Avec 230 000 000 000 de dollars de réserve de change et l'augmentation récente de ses réserves d'or de plus de 200 000 000 de dollars la Chine ne prête plus à sourire. La chine fait la pluie et le beau temps dans la mondialisation avec une devise sous évaluée d'au moins 50% selon les experts internationaux. La parité euro-dollar est choquante mais ce n'est rien à coté du dumping monétaire chinois. L'Europe ne peut plus se permettre de laisser le dollar et le Yuan dégrader nos économies européennes, provoquer notre chômage et la fermeture des nos usines et demain de nos ateliers. Il est tout de même étonnant de constater que sur ce chapitre le MEDEF, notre Président, la Commission Européenne soient aux abonnés absents. Si rien ne chance rapidement c'est toute l'économie européenne qui va sombrer. La réforme de l'Etat, des collectivités territoriales, la suppression de la T.P. bien qu'indispensables n'arrêteront pas le cours des choses... ni le flot des dépôts des déclarations de cessation des paiements consécutifs au ralentissement global d'activité. La mondialisation c'est bien, la naïveté non.

Par gilles.huvelin le 08/01/10

Cholet ; Mercredi 6 janvier 2010

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs,

Mes chers compatriotes,

Je suis très heureux de présenter aujourd'hui, à travers vous, mes voeux aux forces économiques de la Nation.

Si j'ai souhaité me rendre à Cholet, c'est d'abord parce que votre ville, Monsieur le Députémaire,

n'avait pas reçu la visite d'un Président de la République depuis celle du Général de Gaulle en 1965, il y a 45 ans ! C'est aussi,parce que je souhaitais visiter, avec Thalès, une entreprise qui, malgré la crise, a pu continuer à se développer, à embaucher et à exporter, grâce notamment au soutien du plan de relance.

Mes chers compatriotes, il y a un an, nous étions au milieu de la crise la plus grave qu'ait connue le monde depuis les années 30. Notre pays a été touché, comme les autres pays développés, et les Français en ressentent encore durement les conséquences, particulièrement les familles qui souffrent du chômage. Mais nous avons évité le pire : une faillite de l'ensemble du système bancaire, qui aurait entrainé une véritable dépression. Si nous avons évité le pire, c'est parce que nous avons décidé d'agir et non pas d'attendre, parce que nous avons gardé notre sang froid, ce qui est absolument indispensable en situation de crise, et parce que, je le revendique, nous avons pris les décisions qui se sont avérées être les bonnes décisions malgré les polémiques.

L'an dernier, à cette même cérémonie, j'étais à Vesoul - parce qu'il n'y a pas que Paris en France -, et je vous avais dit que 2009 serait une année de mobilisation exceptionnelle pour relancer l'économie et préparer l'avenir. Aujourd'hui, nous recueillons les premiers résultats de cette mobilisation. Depuis 6 mois, la croissance est revenue. Cependant, nous ne pouvons pas nous contenter de ces premiers résultats, pour une raison simple : nous ne serons pas sortis de la crise tant que le chômage ne reculera pas. Les principes que nous avons mis en oeuvre, mes chers compatriotes, pour répondre à cette crise ne

sont pas des ajustements de circonstances, ce sont des principes forts, qui ont guidé toute notre action depuis deux ans, et qui orienteront celle que nous engagerons cette année. Parmi ces principes, le premier d'entre eux : je crois au volontarisme. Rien ne se fait sans ténacité, rien ne se fait sans audace. Il faut savoir agir sans tabou pour rompre avec les conservatismes et les

immobilismes innombrables dans notre pays. Et si vous m'avez élu, c'est pour que je ne me contente pas de vous dire « on n'y peut rien ». Le « on n'y peut rien », on l'a beaucoup entendu. Je n'ai pas été élu pour renoncer, quelles que soient les difficultés mais pour assurer et assumer mes responsabilités.

Je crois également que rien de grand et de durable ne se fait sans cohésion sociale. C'est pourquoi nous avons mis en oeuvre tant de réformes avec le souci constant du dialogue et de la conciliation.

Mais le dialogue et la conciliation, ce ne sont pas la faiblesse et le renoncement, c'est le devoir d'écoute. Nous avons des convictions pour moderniser notre pays, d'autres ont des convictions. Confrontons ces convictions, mais si nous pensons que ce que nous faisons est juste, il faut continuer malgré les difficultés. Renoncer n'est pas une stratégie et n'est pas une alternative. Le statu quo n'est pas une option pour notre pays. Le monde bouge, si la France reste immobile, cela n'arrangera aucun

des problèmes que connaît notre pays. La responsabilité du pouvoir politique, c'est d'organiser et de réguler le capitalisme pour créer les conditions justes, équilibrées et durables de notre prospérité. Je ne parle pas d'un Etat qui gère à la

place des entreprises, je parle d'un Etat qui est garant. Et c'est le deuxième principe qui guide mes choix, le but de l'action politique doit être de rendre les choses possibles et de libérer les énergies de notre pays. Parce que depuis trop longtemps sévit dans notre pays une vision malthusienne de l'économie, voilà le mal français, le malthusianisme. C'est-à-dire l'idée ou plutôt l'illusion que l'on pourrait diminuer le chômage en partageant le travail. Nulle part dans le monde cette stratégie n'a

réussi. C'est l'illusion que la décroissance serait la seule solution pour préserver l'environnement, au fond, que vous n'avez comme seul choix, que la pauvreté et le respect de l'environnement ou la croissance – c'est-à-dire la prospérité et la destruction de l'environnement. C'est une illusion aussi erronée que le partage du travail. Je ne vois pas de développement dans cette idéologie qui ne propose de durable que la pauvreté.

Les hommes se fournissent du travail les uns aux autres, les richesses créent de la richesse. Le développement est un processus cumulatif. Mon action vise à défaire les entraves à l'initiative, à libérer l'esprit d'entreprise et à mettre en oeuvre les conditions d'un développement durable pour notre pays. Depuis deux ans et demi nous avons voulu réhabiliter le travail pour avoir plus de croissance, rétablir la compétitivité de nos entreprises pour créer davantage de richesses, encourager l'innovation et le

progrès technique qui sont à la source de la croissance, relever le défi du vieillissement, préserver notre système de retraite, consolider nos finances publiques, préparer notre économie à la croissance verte pour préserver l'avenir de la planète. Le rôle de l'Etat c'est de protéger les Français, mais les protéger en leur faisant comprendre que notre pays doit évoluer, doit se moderniser.

Alors mes chers compatriotes, en 2009, je veux le dire parce que mon devoir est aussi d'expliquer, vous avez vu tant et tant de polémiques en 2009 et maintenant vous avez des résultats et c'est à vous de juger pour savoir qui avait raison.

En 2009, aucun Français n'a vu son épargne mise en danger. Ce n'était pas si facile quand la crise a failli nous emporter. Aucun établissement financier n'a fait faillite. J'avais pris, devant les parlementaires et devant les Français, un engagement : le plan de soutien aux banques ne coûterait rien au contribuable. Vous vous souvenez, je l'avais promis aux Français. Il y a eu une grande polémique sur les cadeaux aux banquiers, sur les cadeaux aux banques. J'avais dit « on préservera votre épargne,

cela ne coûtera rien aux Français ». Aujourd'hui nous avons les résultats : le plan de soutien auxbanques a rapporté 2 milliards d'euros à l'Etat grâce aux intérêts perçus sur les fonds prêtés aux banques. Il y a une grande polémique et il est normal que je vous rende des comptes. Ce n'est pas une question d'autosatisfaction, je dois rendre des comptes. Je vous avais promis quelque chose, maintenant vous avez les résultats. C'est à vous de juger. Les sommes, les 2 milliards perçus par

l'Etat, - puisque nous avons prêté de l'argent aux banques qui nous l'ont rendu pour la plupart d'entre elles - , ont permis de financer des mesures en faveur des plus modestes et d'apporter des ressources substantielles pour investir à long terme dans les priorités d'avenir. Et puis quand la crise est arrivée, j'ai dit qu'il ne suffisait pas de sauver les établissements financiers, de penser que l'on avait évité le pire, mais qu'il fallait relancer notre économie. Cela fait quand même deux trimestres de suite que la croissance est positive. Nous avons donc décidé un plan de relance qui a permis d'injecter 27 Mds d'euro; dans l'économie. Et il y a eu un grand débat à ce moment là, est-ce que ce plan de relance devait être mis au service de la consommation ou de l'investissement ? Avec Christine LAGARDE, nous avons fait le choix de l'investissement car le problème français depuis des années est que l'on n'investit pas assez. Nous avons donc décidé de concentrer nos efforts sur l'investissement. J'ai également refusé, et, je le dis, je continuerai à refuser, toute augmentation des impôts. Ce n'est pas une question idéologique mes chers compatriotes. Nous avons déjà un taux de prélèvement obligatoire parmi les plus élevés d'Europe, 7 points de plus que l'Allemagne. Tout notre problème de compétitivité se trouve ici. A ceux qui tous les jours me disent « il faut augmenter les impôts », - ce qu'ils avaient fait d'ailleurs avec constance, je dois reconnaître la cohérence de ceux qui me proposent cela. Mais si je le fais, comment préserverez-vous vos emplois dans la région ou à Cholet ? Cela voudrait dire que nous renchérissons le coût du travail en France. Et donc qu'il y aura moins de travail. Que nous renchérissons le coût de la production en France et donc qu'il y aura moins de production. Ce n'est pas une alternative possible, ce n'est pas une question d'idéologie. C'est une question de bon sens. Nous sommes dans un monde ouvert où les économies et les sociétés sont en compétition. Si nous chargeons nos entreprises et nos ménages de davantage d'impôts que les autres, où trouverez-vous alors des emplois pour vos familles et pour vos enfants ? Nous avons également décidé de sauver notre industrie automobile. Pourquoi ? Parce qu'elle représente 10% des emplois français, 10% de la population active, 2 100 000 emplois. Quand nous avons mis en place la prime à la casse, que n'ai-je entendu : que nous étions devenus nationalistes, interventionnistes, passéistes. Vous êtes maintenant mes chers compatriotes, en droit de savoir ce qu'ilen est devenu. Nous avons été les premiers à mettre en oeuvre la prime à la casse. Résultat : 13 pays d'Europe, couvrant 90% du marché automobile européen, ont finalement mis en place une prime à la

casse. C'est la France qui a montré l'exemple. En France, le dispositif a été un succès indéniable, puisque un demi-million de primes à la casse ont été versées, soit le double de ce qui était prévu. Et pour éviter un retournement brutal du marché, nous avons mis en place une sortie progressive du dispositif. Ainsi, la prime à la casse passera de 1000 euros en 2009 à 700 euros au premier semestre 2010 et 500 euros au second semestre. Comment préserver l'emploi si l'industrie automobile française

s'effondre ?

Nous avons également évité une grave crise du logement. Il y a un an, les promoteurs ne construisaient plus, les transactions immobilières s'effondraient, les ménages n'osaient plus emprunter pour s'installer. Aujourd'hui pour un ménage qui souhaite acquérir son logement, les mensualités moyennes ont baissé de 10% en un an, grâce à la baisse des taux et à la déduction des intérêts d'emprunt de l'impôt sur le revenu. Par ailleurs, nous avons doublé le prêt à taux zéro et relancé l'immobilier locatif.

Nous n'avons pas oublié les ménages les plus modestes : en 2009, l'Etat a financé 125 000 logements sociaux, je ne veux pas faire de polémique mais c'est trois fois plus qu'en 2000. Il faut que tout le monde puisse se loger. Ce gouvernement, le gouvernement de M. FILLON, a en 2009 financé trois fois plus de logements sociaux qu'il n'en était financé en 2000. Je ne fais pas le procès de ceux qui étaient là en 2000, je dis simplement que cela ne les autorise pas forcément à critiquer la politique du

logement actuellement mise en oeuvre. C'est également pour protéger ces Français les plus exposés à la crise que nous avons versé près de 2 Mds d'euro; au titre de la prime de solidarité active et que 5 millions de ménages ont bénéficié en 2009 d'un

allègement des deux-tiers de leur impôt sur le revenu.

Mes chers compatriotes, c'est mon devoir de le dire : en 2009, malgré la crise, le pouvoir d'achat a continué à progresser. Ce n'est pas moi qui le dis. Ce sont les statistiques qui le disent. Ce n'est pas rien. Nous sommes la cinquième puissance économique du monde, je ne dis pas qu'il n'y a pas depetits salaires, je ne dis pas qu'il n'y a pas de problèmes avec trop de chômeurs, mais le pouvoir d'achat a continué à progresser pendant la crise. Depuis le début de la crise, d'ailleurs, la

consommation des ménages n'a jamais baissé en France puisqu'elle a augmenté de 0,7%, alors que dans l'ensemble de la zone euro, elle a diminué de 1%, et même de près de 2% en Italie et 3% au Royaume Uni.

Je ne m'en satisfais pas, mais imaginez que ce soit le contraire et que le pouvoir d'achat des Français et la consommation des ménages aient baissé en France et augmenté chez les autres. Que viendrait-on me dire aujourd'hui ? Ne serais-je pas désigné comme le premier responsable ?

Tout le monde le reconnaît : la France a mieux résisté que les autres pays. Les instituts de conjoncture prévoient que nous terminerons l'année 2009 avec une récession un peu supérieure à 2% en France.

En Allemagne, la récession sera de 5%. Au Royaume-Uni, de 4,6%. Je ne me satisfais pas de ces résultats mais, en même temps, je vous pose la question mes chers compatriotes : si je venais présenter mes voeux aux forces économiques de la nation en disant : « on est très contents, on a une récession deux fois supérieure à celle de l'Allemagne », que me diriez-vous ? J'ajoute que l'année prochaine, tous les instituts nous prévoient une croissance un peu supérieure à 1%. Je ne m'en satisfais pas, mais nous venons de -2. Et cela nous permet de dire que la récession sera terminée.

Quelle est ma priorité ? Réhabiliter le travail. Je continuerai à porter cette politique de réhabilitation du travail. Nous avons mis fin au carcan des 35 heures. Ce n'est pas une question idéologique. Le problème de la France n'est pas que nous travaillons trop, mais qu'on ne travaille pas assez. Le problème extraordinaire des 35 heures, c'est que nous avons été les seuls à utiliser cette politique.

Aucun un autre pays ne l'a fait. Comment voulez-vous, face à cela, que notre économie puisse s'en sortir ? Nous avons détaxé les heures supplémentaires. Nous avons supprimé les droits de succession comme je l'avais promis. Et je l'ai fait parce que je crois au travail et que je crois à la famille. Ce sont des valeurs structurantes de notre société. Et je continue à penser que lorsqu'on a travaillé toute sa vie, payé des impôts toute sa vie, il est normal de pouvoir transmettre à ses enfants le fruit d'une vie de travail en franchise d'impôt. Je l'avais promis, nous l'avons tenu. Que ceux qui ne sont pas en accord avec cette politique – et c'est leur droit – annoncent aux Français qu'ils rétabliront les droits de succession si vous leur confiez la responsabilité. Faisons ce débat, je l'attends avec sérénité. De la même façon, nous avons mis en place le RSA parce qu'on se trouvait dans cette situation invraisemblable que quelqu'un qui reprenait un emploi alors qu'il était au RMI se trouvait désavantagé parce qu'il avait repris un emploi. Maintenant, on peut cumuler les aides sociales et le salaire d'un

emploi. Nous avons réformé la formation professionnelle parce que la formation professionnelle avait comme priorité d'aider les cadres supérieurs dans les grandes entreprises, alors qu'il faut aider d'abord les salariés les moins qualifiés dans les secteurs de plus grande difficulté et les plus jeunes.

L'égalité, mes chers compatriotes, ce n'est pas l'égalitarisme, ce n'est pas le nivellement par le bas. La justice, ce n'est pas l'assistanat et le maintien dans la dépendance de ceux à qui nous devons tendre la main. De la même façon, la fraternité, ce n'est pas la condescendance, ce n'est pas la charité. La fraternité, c'est reconnaître en l'autre son semblable en dignité et vouloir que son prochain puisse vivre debout, du fruit de son travail. Voilà la fraternité que je souhaite pour notre pays.

Revaloriser le travail c'est donc toute la question de l'emploi dont s'occupe Laurent WAUQUIEZ.

Nous avons débloqué des financements sans précédent en 2009 : 13 Mds€ en plus, nous recommencerons en 2010.

Le nombre des Français concerné par les mesures que nous avons prises est d'une ampleur inégalée.

Deux millions de Français en ont bénéficié. C'est l'activité partielle, c'est le dispositif « zéro charge » pour l'embauche de jeunes de moins de 26 ans par les TPE, ce sont les contrats en alternance et c'est, par ailleurs, un texte que portera Hervé NOVELLI très important à mes yeux et qui concerne l'ensemble des artisans français. Je veux que nous réparions cette injustice extraordinaire qui fait que lorsqu'une entreprise tombe en faillite, les dirigeants ne sont poursuivis que sur les biens de l'entreprise. Quand il arrive un problème à un artisan ou un commerçant, on vient le chercher sur ses biens personnels mettant ainsi en danger sa propre famille. Eh bien, au mois de février, Hervé NOVELLI et Christine LAGARDE défendront un texte au Parlement au terme duquel désormais les artisans et commerçants seront protégés sur leur patrimoine personnel s'ils ont des difficultés dans leur

vie d'artisan et de commerçant. Il n'y a pas de raison qu'il n'y ait que les grandes entreprises qui soient protégées et que les petites entreprises, les artisans et les commerçants, dont on a tellement besoin pour le tissu économique du pays, se voient ruinés parce qu'ils ont un retour de fortune sur le plan professionnel.

Mesdames et messieurs, j'ai essayé de faire en sorte que jamais, tout au long de l'année 2009, nous ne perdions le fil du long terme parce que les maux qui touchaient notre économie étaient profonds. De quoi souffrait l'économie française ? De ne pas assez travailler, - à cause des 35 heures -, de ne pas assez investir, - à cause des charges qui pèsent sur les entreprises - de ne pas assez préparer l'avenir, -à cause d'une incapacité à envisager plus que le présent. J'ai décidé de rompre avec ces véritables

fléaux de l'économie française qui avaient conduits à quoi ? A perdre des industries, à perdre de la compétitivité et à perdre des parts de marché à l'exportation, - Anne-Marie IDRAC pourrait en parler mieux que moi.

Il était donc urgent de rétablir la compétitivité de nos entreprises. C'est la raison pour laquelle nous avons triplé le crédit impôt-recherche qui est aujourd'hui le dispositif de ce type le plus puissant dans le monde. Autre polémique, fallait-il créer un véritable fonds souverain français ? Que n'ai-je entendu quand nous avons proposé cette stratégie, Christine ? Que n'ai-je entendu ? Que je devenais étatiste. Quel était mon problème à ce moment là ? Les marchés boursiers s'étaient effondrés, et je ne voulais pas

que la France se réveille avec le fleuron de ses entreprises petites, moyennes ou grandes qui auraient été ramassées à vil prix profitant d'un marché boursier dégradé. Est-ce que vous auriez été heureux de voir des capitaux étrangers devenus propriétaires de vos entreprises dans la région ou en France, parce que le marché boursier avait soudainement perdu 70% de sa valeur ?

J'ai donc décidé de constituer un fonds souverain à la française doté de 2 Mds€ pour investir danscette région même, je le dis à mon ami Christian BECHU, dans cette région même le FSI a investi.

Dans les chantiers de l'Atlantique, nous avons investi 100 millions d'euros, pris 34 % du capital. Cette région a besoin des chantiers de l'Atlantique. Je crois à l'avenir des chantiers de l'Atlantique et je ne les laisserai pas tomber parce qu'il y a un savoir faire ouvrier extraordinaire. Si nous n'avions pas pris cette participation, est-ce que vous auriez été rassurés de voir comme seul partenaire capitalistique les Coréens ? Moi, je sais qu'il faut des décennies pour créer le savoir faire des chantiers de l'Atlantique

et qu'il faut quelques semaines pour le voir partir et après mes chers compatriotes, il n'y a plus rien, plus rien. Nous avons investi dans l'équipementier aéronautique DAHER, 69 millions d'euros, soit 20 % du capital. Nous avons investi dans une autre entreprise de pointe de votre région comme MECACHROME, 30 millions d'euros. Pour chacune de ces entreprises, le FSI a préservé des compétences et protégé des emplois. Nous n'avons pas vocation à rester dans ces entreprises, que les

choses soient claires entre nous. Nous y resterons autant de temps qu'il faut pour stabiliser l'avenir de ces entreprises. Nous revendrons nos participations le moment venu, et pour l'Etat, ce sera un bénéfice. Mais je vous le dis, je crois que l'argent public est mieux investi à préserver des emplois et une capacité industrielle plutôt qu'à payer des gens à rester chez eux à ne rien faire parce que cela c'est un sacrifice social et je ne peux pas m'y résoudre.

Depuis 2007, j'observe que la France a signé chaque année deux fois plus de grands contrats à l'export que durant les dix années précédentes, deux fois plus.

Par ailleurs, et je le dis aux élus, concernant la suppression de la taxe professionnelle à partir du 1er janvier 2010, - que les choses soient claire entre nous -, j'ai bien vu qu'il y avait eu de la polémique, j'ai bien vu qu'il y avait eu des difficultés. J'en assume la totale paternité. Pourquoi ? Parce qu'une usine cela se délocalise, une collectivité locale, non. Et si j'ai un choix à faire, c'est le choix de l'industrialisation de notre pays. Quand j'ai fait campagne pour l'élection présidentielle, partout en

France on m'a dit : Monsieur SARKOZY le premier problème c'est celui des délocalisations. Alors mes chers compatriotes, je vous pose la question : la taxe professionnelle n'existe que dans notre pays. Elle frappait d'abord les investissements. Comment voulez-vous que des gens développent des usines dans notre pays si la récompense du développement d'une usine dans notre pays, c'est une taxe professionnelle qu'ils ne paieront pas une fois qu'ils franchissent la frontière. Est-ce que cette

politique est raisonnable ?

Depuis 30 ans, tout le monde était d'accord pour dire que la taxe professionnelle était un impôt antiéconomique. Savez-vous que la France a perdu 500 000 emplois industriels sur les dix dernières années. Dois-je assister les bras croisés à ce phénomène ? Dois-je simplement aller dans les usines pour que les ouvriers pleurent sur mon épaule ? Ou est-ce que je dois réagir ? Je me dois de réagir.

François Mitterrand parlait de la taxe professionnelle, je cite : un « impôt imbécile ». Deux mandats. Mon prédécesseur avait annoncé, le 7 janvier 2004, la suppression de la taxe professionnelle, il y a 6 ans. Je l'ai décidée. Il y a eu un long travail avec les parlementaires pour y parvenir. Mais cela veut dire que les entreprises bénéficieront d'un allègement de leur trésorerie de 12 milliards en 2010 et à terme un allègement annuel d'impôts de 6 milliards. Alors on me dit : vous faites des cadeaux aux entreprises et vous oubliez les ménages. Mais de grâce, mes chers compatriotes, je vous demande de sortir de ce schéma.

S'il n'y a plus d'entreprises en France, qui vous proposera des emplois ? Pourquoi opposer l'intérêt de vos entreprises à l'intérêt des salariés si, à Cholet, dans cette région, il n'y a plus d'entreprises. Où trouverez-vous de quoi nourrir votre famille et qui vous emploiera ? C'est absolument indispensable. Il n'y avait pas d'autre solution. Je ne prendrai qu'un seul exemple : le constructeur automobile Smart a décidé que la Smart électrique se construira en Lorraine parce que nous avons supprimé la taxe

professionnelle. Charles De Gaulle à Cholet, il y a 45 ans, disait, je cite : je souhaite que « notre industrie continue de se développer, qu'elle s'étende, qu'elle se perfectionne, (...), et qu'elle répartisse de belles usines, modernes, neuves, sur toute la surface du territoire. ». Je n'ai rien à ajouter. Je signe et je persiste, mais il ne s'agit pas de discours, il s'agit de prendre des décisions pour que cette politique rentre dans les faits.

Nous avons également décidé un plan d'investissement national, le grand emprunt. Mais je veux être très honnête avec vous, mes chers compatriotes, même s'il n'y avait pas eu la crise, nous aurions dû investir dans notre potentiel universitaire, dans notre appareil de recherche, dans nos filières industrielles, dans nos technologies. Comment voulez-vous que la France reste un grand pays du monde si nous n'avons pas les meilleures universités, si nous ne donnons à nos laboratoires les

moyens de trouver les médicaments de demain, les technologies de demain ?

Depuis 20 ans, nous avons systématiquement coupé dans les investissements pour dépenser dans les dépenses courantes, c'est tellement plus facile mais cela ne prépare pas l'avenir.

Si nous voulons être parmi les économies qui comptent dans 20 ans, si nous voulons que nos universités soient classées parmi les meilleures du monde, si nous voulons gagner la bataille de la connaissance, si nous voulons rester à la pointe de la recherche, si nous voulons entrer de plein pied dans la société numérique, si nous voulons participer à la croissance verte, mes chers compatriotes nous n'avons pas le choix, nous devons investir. Mais à Cholet, vous le comprenez, vous avez surmonté la crise du textile, comment ? En développant de nouvelles industries, dans l'optique de pointe, la logistique, et les biotechnologies Monsieur le Député-maire. Cette capacité à se réinventer, voilà la force que je veux donner à la France.

Nous avons donc décidé 35 Mds€ d'investissements publics sur 5 secteurs majeurs. Avec les compléments des investissements privés, c'est 60 Mds d'euro; d'investissements pour préparer l'avenir.

D'ailleurs, mes chers compatriotes, la réponse à la crise, c'est d'avoir des projets, c'est de donner une espérance, c'est de ne pas rester assis sur sa chaise en disant : mon Dieu, il n'y a que des catastrophes.

Si j'arrive déprimé, cela va vous faire du bien ? Il faut avoir des projets. C'est justement parce qu'il y a la crise que l'on peut s'en sortir en étant plus imaginatif que les autres, plus audacieux, en prenant des risques. Le fameux classement des universités de Shanghai, cela fait 20 ans que chaque année on dit : c'est dommage, on a encore reculé. On peut continuer 20 ans comme cela. Ce n'est pas le choix que j'ai fait. Les universités sont autonomes et nous leur donnons des moyens pour qu'elles puissent

avoir les meilleurs chercheurs, les meilleurs programmes et que vous-mêmes, pour vos enfants, vous ayez demain les meilleures universités. En 2009, il y a eu deux mois de grèves et d'occupation mais aujourd'hui ils ont compris que quand c'était l'essentiel, je ne voulais pas céder, pas pour des raisons idéologiques mais parce que c'est leur avenir qui est en cause, parce qu'il s'agit pour vous d'avoir les meilleures universités. Pourquoi les meilleures universités seraient-elles simplement aux Etats-Unis avec seules les familles aisées qui puissent y envoyer leurs enfants ? Pourquoi les meilleures universités ne seraient-elles pas sur nos territoires ? Parce qu'elles n'avaient pas l'autonomie, parce qu'elles n'avaient pas les moyens. Nous avons décidé de leur donner l'autonomie et les moyens.

Je sais bien qu'il y a aussi le problème de l'équilibre de nos finances publiques. Je ne veux pas évacuer ces questions. Vous savez sur ma table de travail, j'ai le choix des problèmes ! Franchement, en matière de piles, il y a tout ce qu'il faut. Mais je veux redire que pour rétablir l'équilibre de nos finances publiques, je refuse la solution de l'augmentation des impôts. Nous avons 40% de taux de prélèvements obligatoires, nous sommes parmi les pays où les impôts pèsent le plus lourd sur

l'activité. Si la solution n'est pas d'augmenter les impôts mes chers compatriotes, quelle est-elle ? Et bien la solution est de diminuer le poids de la dépense publique. Il n'y a pas le choix. La dépense publique représente la moitié de notre richesse nationale, 10 points de PIB de plus que chez nos amis allemands, mais, que je sache, l'Allemagne n'est pas sous-administrée et ils ont 10 points de richesse nationale de moins consacrés à la dépense publique. Parmi les pays de l'OCDE, nous détenons,

désormais le record du niveau de dépense publique par rapport au PIB.

Depuis 30 ans, les créations d'emplois dans la fonction publique, ont progressé de 36 %. Je vais dire des choses qui ne vont pas faire plaisir mais c'est mon devoir de les dire. Les effectifs de l'Etat ont augmenté de 14 %, et ceux des collectivités locales de 74 %. Dès mon élection, j'ai mis en place la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, qui nous a permis de supprimer 100 000 postes de fonctionnaires en deux ans et demi. Jamais un tel effort n'avait été réalisé. Je ne peux pas accepter que l'essentiel de la richesse que nous créons chaque année serve à financer les dépenses publiques. Nous devons dépenser moins et mieux, pour améliorer l'efficacité de nos services publics.

Je vous demande de considérer que ce n'est pas une question de gauche ou de droite. Que ce n'est pas une affaire d'idéologie, c'est une question de bon sens, c'est une exigence qui s'impose à tous et que commande l'intérêt général. Allez, je vais faire un souhait pour 2010. J'aimerais parfois un peu plus de sens de l'Etat, de souci de l'intérêt général, en somme un peu plus d'honnêteté et d'esprit de responsabilité, de la part de ceux qui, sans partager tous les choix de la majorité, gagneraient à se

montrer capables d'unir leurs efforts aux nôtres quand l'essentiel est en jeu. Qui peut prétendre aujourd'hui comme demain gouverner la France, en soutenant que notre pays peut continuer à augmenter le nombre des fonctionnaires. Qui peut soutenir que nous pouvons continuer à augmenter les dépenses courantes ou continuer à augmenter les impôts ? Il faut être sérieux. Il faut dire la vérité aux Français. C'est l'engagement que j'ai pris devant vous.

Dès la fin de ce mois, je réunirai une conférence sur le déficit public pour aborder ces sujets avec les représentants de l'Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales. J'ajoute que j'assume mes responsabilités, la réforme des collectivités territoriales, je la conduirai jusqu'au bout. C'est vrai, nous allons diminuer par deux le nombre d'élus. C'est vrai, nous allons mettre de la cohérence entre département et région. Est-ce que franchement on a besoin d'élus départementaux et d'élus régionaux

qui s'ignorent ? Qui comprend quelque chose à l'organisation administrative française telle qu'est aujourd'hui ? Communes, communautés de communes, départements, régions, Etat, Europe. Cela fait 30 ans que l'on en parle. J'ai décidé d'y apporter une solution. Parce que mon devoir, c'est d'affronter les problèmes de la France. Je ne dis pas qu'on a raison, je ne dis pas que j'ai raison. Je demande simplement un peu d'honnêteté pour participer à un débat démocratique. Que chacun fasse valoir ses

arguments. Mais on ne peut pas dire « c'est pour demain » ou « c'est pour plus tard ». C'est maintenant qu'il faut agir.

Il en va de même pour la préservation de notre planète. La aussi, je prends mes responsabilités. La contribution carbone est une mesure juste, c'est une mesure efficace et c'est une mesure indispensable.

Pourquoi mes chers compatriotes ? Parce que si on ne fait reposer notre fiscalité que sur le travail et sur le capital, on ne s'en sortira pas. Je veux que nous choisissions une autre voie. Et si nous taxions la pollution pour alléger la fiscalité sur le travail ? Pour les ménages, cela constituera une forte incitation à consommer moins d'énergies polluantes, mais ça ne se traduira par aucune augmentation d'impôts puisque cette contribution leur sera intégralement reversée. S'agissant des industries lourdes, nous ne les avions pas assujetties à cette taxe parce qu'elles sont déjà soumises au système de quotas européen.

Les décisions du Conseil constitutionnel sont intervenues et je dois trouver un équilibre. Je n'ai pas l'intention non plus de faire cadeau aux concurrents de la France pour que demain en France, on ne puisse plus produire d'acier et qu'il soit produit exclusivement en Chine ! Je dois penser à cela aussi.

On a martyrisé dans les années 60 la Lorraine, en lui expliquant qu'il y avait trop d'acier. On s'est trouvé malins il y a 3 ou 4 ans quand il n'y en avait pas assez. Je veux que la France reste une terre de production.

Jean-Louis BORLOO présentera un nouveau dispositif au conseil des ministres du 20 janvier, qui sera soumis à concertation et la taxe carbone s'appliquera au 1er juillet. Je dis d'ailleurs que je me battrai pour que l'Europe se dote d'une taxe carbone aux frontières. Et je le dis aux industriels, aux chefs d'entreprises qui sont ici. C'est simple à comprendre. Je suis pour la liberté du commerce, mais je ne vois pas pourquoi il faudrait imposer des contraintes environnementales à nos entreprises et accepter

d'importer des produits fabriqués dans des pays où on ne respecte aucune contrainte environnementale. Les pays qui ne respecteront pas les contraintes environnementales que nous respecterons, nous taxerons leurs produits aux frontières de l'Europe avec une taxe carbone. La concurrence oui, mais une concurrence loyale. On ne va pas ajouter le dumping environnemental au dumping social.

2010 sera par ailleurs une année essentielle pour la politique européenne. Enfin l'Europe s'est dotée d'institutions. Et comme je vous l'avais promis en 2009, nous avons mis fin au scandale des paradis fiscaux. Fantastique la course actuelle, je le dis sous contrôle d'Eric WOERTH, de tous ces pays qui veulent signer une convention fiscale avec la France. On leur demande pourquoi ils ne l'ont pas fait avant ! Vous savez qu'ils doivent en signer 12 pour ne pas être sur la fameuse liste noire que j'ai

exigée. Mais on est passé près de la faillite mondiale parce qu'il y avait ces paradis fiscaux. Je n'accepterai pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Idem pour les bonus effrayants. On voit des établissements qui étaient au bord de la faillite et qui recommenceraient à verser des bonus ? Un an après ! Je ne l'accepterai pas. Et Mme LAGARDE et M WOERTH, au début du mois de février, dans la loi de finances rectificative, institueront une taxe de 50% sur les bonus distribués aux traders. Pas sur eux, sur les banques. Il faut savoir ce que l'on veut. Je l'avais promis, nous le faisons. Et je suis très heureux de voir que le Premier ministre britannique a décidé de le faire également à la City.

L'Europe, si elle a une volonté, peut imposer son modèle au monde. Mais nous devons avoir cette volonté et nous devons montrer l'exemple. Il restera un problème absolument considérable, que je porterai tout au long de cette année, celui des disparités monétaires. Qu'on ne vienne pas me dire que c'est un problème d'économistes auquel les Français ne comprennent rien. C'est faux. Ici, à Cholet, vous comprenez bien que si l'on fabrique en zone euro et qu'on vend en zone dollar, avec le dollar qui tombe et l'euro qui monte, comment voulez-vous compenser le déficit de compétitivité ? Cette question doit être au centre des débats internationaux.

Je voudrais terminer par un mot sur le Sommet de Copenhague. Je ne partage pas l'analyse qui a été faite par tous les observateurs. Copenhague, c'est infiniment mieux que Kyoto. A Kyoto, mes chers compatriotes, 35 pays ont signé. Donc les règles de protection de l'environnement s'appliquaient sur 35 pays. Il n'y avait pas l'Inde, pas la Chine. Il n'y avait même pas les Etats-Unis d'Amérique. A Copenhague, 192 pays ont signé. J'aurai préféré qu'ils aillent plus loin, mais à 192, cela a quand

même plus d'allure qu'à 35 ! Et si j'avais refusé le compromis de Copenhague, on se retrouverait avec les Etats-Unis, la Chine et l'Inde libres de toute obligation. Il faut préserver la planète. Mais je dois aussi préserver les emplois chez nous. On ne peut pas être les seuls à taxer nos entreprises et nos compatriotes et laisser faire ailleurs. Et c'est donc dans cet équilibre que nous allons conduire les choses.

Voilà mes chers compatriotes. Je vous demande d'être confiants. Je vous demande de ne pas avoir peur de l'avenir. La peur n'est pas bonne conseillère. Nous savons ce qu'il faut faire pour faire partie du peloton de tête des nations qui compteront au XXIème siècle. Notre pays va dans la bonne direction. Nous avons enrayé la chute de notre compétitivité. Nous recommençons à prendre des parts de marché. Nous allons renouer avec la croissance positive. Nous avons engagé des réformes de fond

considérables, l'université –j'en ai parlé -, le lycée où Luc CHATEL a fait un travail remarquable, la recherche, la justice, l'hôpital - chère Roselyne BACHELOT. Un million cent mille personnes, ce n'est pas si facile de conduire cette réforme. Et elle était, ô combien, nécessaire. Elle a été faite avecbeaucoup de courage. Nous libérons les énergies. Nous allons continuer dans cette direction et je me battrai à chaque minute pour que l'économie française se modernise. Je l'ai dit dans mes voeux aux

Français, je ne suis pas un homme qui renonce à la première difficulté. Je me suis trompé. Je ne renonce pas davantage à la seconde. Parce que si on ne veut pas d'ennuis, il vaut mieux ne pas êtreprésident de la République. Et je souhaiterai simplement un débat plus utile pour les Français. Où il y ait moins d'injures, moins d'antagonisme. Que chacun propose ses solutions et que vous choisissiez. Vous savez, les questions que la France a à affronter ne sont pas si simples. Il n'y a pas de vérité unique, mais je ne me satisfais pas des choses telles qu'elles sont aujourd'hui. Je dois expliquer sans relâche pour que vous compreniez où nous allons. Vous réconcilier avec le travail. Et vous permettre d'être plus compétitifs.

Qu'il me soit permis en conclusion, de souhaiter pour chacun d'entre vous, pour vos familles, pour ceux que vous aimez, une bonne année 2010, je ne dirai pas une année qui vous épargne les épreuves, parce que je pense que vous ne me croiriez pas. Et vous auriez raison. Mais une année qui vous donne la force personnelle d'affronter les épreuves que chaque famille doit affronter. Que chaque homme, chaque femme doit affronter dans sa vie.

Mes chers compatriotes je vous souhaite beaucoup de bonheur et beaucoup de dynamisme pour les forces économiques de la nation. La France a besoin de vous, la France a besoin que vous investissiez, que vous préserviez les emplois et que vous en puissiez en créer.

Je vous remercie.

Par gilles.huvelin le 08/01/10

Inventaire au 6 Janvier 2010 selon un communiqué du Premier ministre résumé par dans les dépêches du JrisClassuer (http://www.lexisnexis.fr) :

La taxe professionnelle est supprimée sur la totalité des investissements productifs. Elle est remplacée par une contribution économique territoriale (CET), composée d'une cotisation foncière des entreprises (cotisation locale d'activité, CLA) et d'une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Un nouvel impôt, qui taxera toutes les entreprises de réseau, complète la CET. Pour compenser les pertes de revenus liées à la taxe professionnelle, les collectivités locales devraient recevoir une compensation « au moins équivalente au produit reçu en 2009 ».

Le SMIC, revalorisé de 0,5 %, est porté à 8,86 euros de l'heure. Un salarié qui travaille 35 heures est rémunéré 1 343,77 euros brut par mois.

Le contrat unique d'insertion, visant à harmoniser les actuels contrats aidés proposés par l'État, entre en vigueur.

Le dispositif zéro charges sociales pour les TPE est prolongé jusqu'au 30 juin 2010. Le dispositif exonère de charges patronales toutes les embauches réalisées au niveau du SMIC.

Alors heureux ?

Par gilles.huvelin le 08/07/09

Défaillances: 13 908 ouvertures de redressements judiciaires ou de liquidations judiciaires ont été prononcées par les tribunaux au cours du deuxième trimestre 2009. La hausse s'établit à + 15 % contre + 21 % lors des deux précédents trimestres.

La forte poussée des défaillances d'entreprises, + 20 % en moyenne mensuelle, observée depuis septembre 2008, s'atténue légèrement.

Plus de 2 000 PME créées depuis plus de 15 ans ont déposé le bilan au cours du deuxième trimestre 2009. C'est 24 % de plus qu'un an plus tôt.

Les défaillances augmentent environ quatre fois plus vite dans l'Immobilier (55,3 %) et l'Industrie hors agroalimentaire (52,7 %) que dans l'ensemble des secteurs (15 %).

Sauvegarde. - La procédure de sauvegarde, réformée en début d'année, reste sur une dynamique solide ; 338 demandes d'ouvertures, soit + 141 %.

70 % des défaillances concernent des entreprises de moins de 3 salariés (9 500). Les TPE parviennent devant le tribunal avec des trésoreries exsangues ; les 3/4 (74 %) d'entre elles sont immédiatement liquidées.

Plus de la moitié des sauvegardes (54 %) porte sur des entreprises de moins de 10 salariés. Les PME ne boudent pas la procédure pour autant. Les sociétés de plus de 50 salariés sont quatre fois plus nombreuses (66) à avoir opté pour ce dispositif ce deuxième trimestre 2009. Désormais, une sauvegarde sur cinq est demandée par un dirigeant d'entreprise de plus de 50 salariés contre une sur dix il y a un an.

Par gilles.huvelin le 09/01/09

Les voies de régulation du capitalisme mondial dans la foulée de la crise financière sont au coeur du colloque organisé par Eric Besson, intitulé "Nouveau monde, nouveau capitalisme", qui se tient les 8 et 9 janvier à Paris en présence de Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

En ouverture du colloque, dont le sous-titre officiel est "éthique, développement et régulation", le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont prononcé un discours sur les voies de régulation du capitalisme.

Pour Nicolas Sarkozy, "La crise du capitalisme financier n'est pas la crise du capitalisme et l'anticapitalisme, est une impasse, c'est la négation de tout ce qui a permis d'asseoir l'idée de progrès."

"On doit moraliser le capitalisme et pas le détruire (...) il ne faut pas rompre avec le capitalisme, il faut le refonder", a insisté le président de la République, se prononçant une nouvelle fois pour un capitalisme "d'entrepreneurs" que l'Etat devrait "animer, entraîner".

"Il faut rééquilibrer les rôles respectifs de l'Etat et du marché", a-t-il affirmé. Pour le Président, la crise actuelle signe "le retour de l'Etat (et) la fin de l'idéologie de l'impuissance publique".

"Il doit y avoir de nouvelles enceintes mondiales de coordination des politiques économiques, et de nouvelles décisions", a-t-il déclaré, rappelant que le G20 du 2 avril prochain constituerait un premier rendez-vous. Pour le préparer, les pays européens du G20 devraient se retrouver à Berlin.

De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, a suggéré la création d'un "conseil économique" mondial aux côtés du Conseil de sécurité de l'Onu.

Elle a également prôné l'établissement d'une "charte pour une économie à long terme raisonnable" à l'image de la charte des Nations unies sur les droits de l'Homme.

Trois tables rondes seront organisées, et le colloque sera clôturé vendredi par Tony Blair et le Premier ministre François Fillon.

La première table ronde, "Les valeurs du nouveau capitalisme", portera sur la "liberté d'entreprise, et posera la question de la responsabilité, de la redistribution, et de l'équilibre des droits et des devoirs", a indiqué Eric Besson.

Suivront jeudi une session sur "la mondialisation et la justice sociale" et, vendredi, la dernière table ronde, "Comment réguler le capitalisme".

"Ce n'est pas un sommet mais un colloque, ce n'est donc pas un lieu de préparation des G20 mais une étape dans les réflexions sur des sujets de grande actualité", a commenté Eric Besson mardi dernier lors d'une conférence de presse.

Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, le directeur général de l'Organisation mondiale du Commerce, Pascal Lamy, la commissaire européenne chargée de la concurrence, Nelly Kroes, le ministre indien du Commerce, Kamal Nath, et le ministre italien de l'Economie, Giulio Tremonti, font partie des orateurs.

Les prix Nobel d'Economie Amartya Sen, Joseph Stiglitz et Edmund Phelps doivent également intervenir.