Par gilles.huvelin le 09/07/21

La délocalisation de la prodauction pour satisfaire la faiblesse du pouvoir d'achat des salaires nets après retenues et impôts était incontournable. Depuis, pour permettre la reconstitution de pouvoir d'achat, nous assistons à la promotion des occasions, des marchés de seconde main, voire plus et des produits reconditionnés, l'avalanche des vide-greniers, brocantes, friperies et Puces. Ces nouvelles pratiques nous incitant à faire des travaux et des produits nous-mêmes pour recréer une marge de pouvoir d'achat a une vocation. Satisfaire l'insatiable appétit des secteurs public et social qui ne cessent d'accumuler des déficits qui ont besoin de plus d'impôts et de prélèvements. Les nouvelles pratiques de consommation a pour alibi chic la défense de la planète. Mais ce discours ne masque pas la nécessité de faire supporter plus d'impôts et l'inflation nécessaire pour éponger les dettes.
Songeons que les dettes publiques et privées représentent 263% de notre P.I.B., d'où le discours de l'inflation nécessaire dit-on pour relancer l'économie, mais il s'agit ni plus ni moins que de raboter l'épargne en augmentant les prix pour sauver un temps l'économie, ce qui imposera ensuite l'augmentation des rémunérations et ainsi de suite. On ne sort de l'inflation que par la dévaluation de la monnaie mais la France n'a pas la possibilité de dévaluer l'euro. C'est donc suicidaire.
C'est une politique de gribouille et à courte vue.
Nous entrons donc dans un cycle de paupérisation accélérée pour lequel tout le monde est d'accord pour des motifs différents,  de sorte que l'on peut exclure toute idée absurde de complots. Constatons simplement, que les "Verts" sont pour le recyclage et une consommation "responsable" évitant les produits neufs pour lutter contre le réchauffement climatique, ce qui offre un moyen à leurs yeux en outre de lutter contre la mondialisation.  Le secteur public grâce à plus de pouvoir d'achat que permet la consommation "raisonnée" y trouve son compte car il peut continuer à masquer le chômage en maintenant son recrutement alors même que si l'Allemagne a 1 fonctionnaire pour 9 habitants, nous en avons 1 pour 5. Plus de marge de pouvoir d'achat trouvé en consommant moins cher, c'est ainsi se permettre de pouvoir payer plus d'impôt et je vous dirai ci-dessous pourquoi c'est tout bonnement inéluctable ne serait-ce que pour financer nos collectivités locales. Quant à la gauche, elle a besoin de pauvres, de mécontents et de revendications. Comment justifierait-elle ses slogans et symboles sans générer des désordres ? Les syndicats ont pour leur part besoin de plus de prélèvements pour subvenir aux coûts du système social qu'ils ne veulent pas voir remettre en cause au profit de la mise en oeuvre des assurances privées volontaires comme en Suisse ou au Portugal, qui empêcherait toutes les fraudes, y compris celles très importantes du secteur médical et ferait disparaître postes et prébendes, gabegies et déséquilibres financiers.
Notre appauvrissement est donc momentanément une solution attractive car il permet de continuer d'éluder les réformes nécessaires et surtout de ne pas aborder leurs causes,  à savoir les sujets qui fâchent.

On trouve dans notre appauvrissement qui a recours à une reconstitution de marge de pouvoir d'achat par la recherche de prix bas sur le marché des produits d'occasion ou recyclés un ballon d'oxygène. Jusqu'au moment où notre activité marchande et industrielle qui ralentit, va vendre plus cher moins de produits, puis pratiquement s'arrêter, ne sera plus du tout compétitive, tandis que nous serons perclus par trop d'État et sous le poids du retour d'un vrai chômage de masse officiel.
Là, il n'y aura plus qu'un subterfuge possible à défaut de révolution pour transformer le pays: l'inflation non plus par l'augmentation des prix mais aussi massivement par la masse monétaire. Les conséquences immédiates, ce sont les augmentations de salaires (permettant de lever plus d'impots, de tva, de prélèvements sociaux) qui courent après la hausse des prix. Les conséquences de l'inflation à court terme sont aussi connues faute de pouvoir dévaluer: nous aurons à demeure le Venezuela et le Liban par le chaos économique. Un vrai trou noir qui va absorber la richesse et l'energie du pays.
Bien joué, pourra-t-on dire.
On est les meilleurs. Combien de temps le pays le supportera-t-il ce petit verre d'alcool avant de sombrer dans l'alcoolisme ? En attendant, prévoyons de voir la taxe foncière augmenter prochainement puisque contrairement à ce qui était annoncé, Bercy ne compensera pas totalement la disparition progressive de la taxe d'habitation. Regardons que ceux qui continue de payer cette dernière ne l'ont pas vu diminuer, pour employer un euphémisme. Il faudra bien que les collectivités territoriales millefeuilles s'y retrouvent. Plus sérieusement encore, la paupérisation, c'est plus de violence faites aux personnes et aux biens. Déjà nous avons en France un combriolage toutes les 90 secondes. Soit approximativement le même nombre par an que celui des vols de vélos, près de 400 000, dix fois plus que celui des voitures. 25 % des faits réprimés par le Code Pénal sont connus et 60 % d'entre eux ont une réponse pénale. Songez qu'en 2018 il y avait 800 000 gardes à vue et nous ne disposons toujours que de 68 000 places de prison. Proportionnellement pour être au niveau de la réponse pénale américaine qui connaît toutes les alternatives à la prison comme nous, il faudrait en France 400 000 cellules individuelles de détention. Il y a en France 240 000 personnes qui vivent du trafic de stupéfiants, soit deux fois plus qu'il y a 12 ans.
Ce n'est qu'un début illustrant notre déclin. Ce n'est pas une fatalité. Encore faut-il accepter de donner à notre économie les moyens culturels
et juridiques d'y faire face, sans oublier une baisse des impôts et des prélèvements sociaux qui impliquent une refonte de l'État et de notre système de Santé ainsi que de son financement. Et arrêter la fontaine à normes.

"Dura lex sed lex" disait-on, sauf que ça fait 50 ans que la Loi est inapplicable. Tout simplement parce que notre économie est composée à 95 % de PME et TPE qui n'en ont pas les moyens. Seuls la gauche et les énarques ne le comprennent pas.

Il aussi perdu de vue que ce sont les entreprises qui paient tout: toutes les charges, tous les revenus; sur lesquels la TVA sera prélevée au moment de leur dépense; et avec lesquels les impôts sont payés par chacun d'entre-nous pour rémunérer des fonctionnaires qui paient des impôts. Et bien sûr les entreprises paient aussi des impôts en amont de tout ce qu'elles reversent, y compris avant avoir pu vendre quoique ce soit, les fameux "impôts de production" !

La dépense publique représente en France 61,2% du P.I.B. alors qu'en Allemagne, c'est 51,1%.

Ce sont les entreprises qui payent intégralement cette charge. C'est insupportable pour l'économie.