Par gilles.huvelin le 18/11/20

Planck énonçait un principe fondamental ainsi:

« Une nouvelle vérité scientifique ne triomphe jamais en convainquant les opposants et en leur faisant voir la lumière, mais plutôt parce que ses opposants finissent par mourir, et qu’il arrive une nouvelle génération à qui cette vérité est familière. »

C’est vrai aussi en politique mais aussi dans les autres domaines concernés par les « sciences humaines » appellation qui à mes yeux constitue un oxymore comme nos intellectuels en sont capables d’inventer sans frémir, comme à chaque fois qu’ils créent une escroquerie intellectuelle ou un délire mental. Ils le font aussi en créant des idéologies en prétendant avoir trouver des concepts nouveaux qu’ils abritent derrière une forme de terrorisme intellectuel dont la seule discussion est considérée comme au moins une attaque personnelle, ou un acte de racisme si l’auteur fait partie d’une minorité qu’elle soit visible… ou pas, ce qui serait une circonstance aggravante d’une inconséquence totale face à autant de manipulations souvent d’abord médiatiques qui créent des savonnettes autant politique ( rappelons-nous comment les journalistes nous ont informés sur Mitterrand, nous ont imposé la candidature de Ségolène Royale à la présidence) qu’intellectuelles…pensons à Roland Barthes par exemple.

Regardons ce qui reste de l’œuvre d’intellectuels longtemps inattaquables, comme Derrida, Bourdieu, Foucault, Marx, Sartre et sa vision politique, Madoff et son génie financier et bien d’autres, je pense à Pierre Boulez par exemple ou des psychanalystes à problèmes personnels par définition géniaux. (Les neurologues n’ayant aucun intérêt car ce sont des scientifiques.)

Ce qui est perceptible pour toutes les évolutions est bien sûr vrai pour le Barreau. Il a fallu attendre deux générations pour faire admettre que les Cabinets d’avocats sont des entreprises, que le droit est un marché de prestations de service, l’inter- professionnalité (que le Barreau empêche par tous les moyens et prétextes sous couvert de déontologie) et je n’ose pas parler des avocats en entreprise… 50 ans de retards accumulés.

Alors mettre en œuvre la réforme de la résiliation des baux professionnels, mixte ou commerciaux pour faciliter et même permettre pour tout dire, le regroupement des professionnels libéraux…on en rêve !

Or il est indispensable de permettre aux professionnels libéraux de résilier leur baux sans pénalités financières pour qu'ils puissent souscrire un bail commun pour exercer ensemble sous forme ou non d'une société. Est-ce si difficile à faire une réforme utile devenue nécessité ? Efficacité et pragmatisme. A défaut d'avoir le courage de réformer l'État, on peut concevoir qu'il reste possible de faciliter le sort des entrepeneurs, fussent-ils professionnels libéraux ? Non ?