Par gilles.huvelin le 30/12/13

La « Revue Internationale de la Compliance et de l'Ethique des Affaires » dite International Review of Compliance and Business Ethics est un supplément à la Semaine Juridique Entreprise et Affaires (n°51/52), sous la direction scientifique de Mme Roxana FAMILY.

La dictature du « doing business » et du « e-business » impose une approche juridique des risques, dans le domaine du droit social comme dans celui du blanchiment d'argent, les embargos et les sanctions financières internationales, du fonctionnement bancaire ou de la corruption.

C'est également l'occasion pour la Semaine Juridique de caser un article en anglais du Professeur Carl H. Coleman, sans en fournir la traduction en français, sur les procédures d'alerte au travers de la question de savoir au regard d'une jurisprudence américaine si un avocat tenu à la confidentialité peut lancer une alerte contre d'anciens clients.

A ce rythme, la soi-disant défense du droit écrit n'est plus seulement un faux nez pour masquer au nom d'une critique constructive du droit anglo-saxon, une approche positive de la « Commun law » mais carrément une action militante en faveur du droit anglo-saxon.

Par gilles.huvelin le 30/12/13

Il y a longtemps que sous prétexte de valoriser le droit continental nos revues professionnelles se proposaient de publier des articles en anglais. Devant un tollé contre ce qui s'annonçait comme un cheval de Troie de la Commun law, la Semaine Juridique y avait renoncé. Bien entendu, c'était sans tenir compte du snobisme et de la capitulation en rase campagne de nos intellectuels. Une étude de la fondation pour le droit continental (par ailleurs intéressante http://www.fondation-droitcontinental.org/) consacrée à « La gouvernance des sociétés cotées », thème qui constitue l'une des plus belles tartes à la crème de notre droit, publiée dans la revue Entreprise et affaires du 21 novembre 2013 (n°47), a permis, sous couvert de comparer notre droit mou à celui des allemands et de celui des anglais, de publier les traductions des travaux, en anglais, mais pas en allemand.

Déjà que ce pan du droit est largement envahi de notions de droit américain dont les intitulés ont repris en anglais sans traduction dans nos publications, il est pervers de prétendre défendre le droit écrit devenu droit continental, au même titre que les devoirs du citoyen sont devenus les droits de l'homme, en écrivant dans la langue anglaise ce que nous devons plaider en français.