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Par gilles.huvelin le 28/02/11

Nous sommes en France, patrie auto-affirmée des droits de l'homme, le sel de la terre, des philosophes, pays des Lumières. Certes nous avons tardé à abolir l'esclavage, notre pays est la cause de 27 ou 28 % de toutes les guerres connues de l'Histoire à égalité ou presque avec l'Angleterre.

C'est en France qu'il y a 75 000 viols par an. Une femme est violée toutes les trois minutes en France.

Une femme m'a dit « les hommes sont tous des ordures ».

Nous ne changerons pas l'humanité dont les ressorts sont toujours les mêmes depuis la nuit des temps. C'est un constat.

Nous continuerons à plaider les mêmes choses devant les tribunaux jusqu'à la fin de l'humanité...

Tantôt la société cherchera à réhabiliter les coupables, tantôt à les éliminer purement et simplement.

Nous sommes tous responsables et coupables : soit par action soit par abstention. Faire de son mieux n'est pas une excuse et il faut assumer de ne pas être au top tout le temps.

Une femme m'a dit « les hommes sont tous des ordures »...

Le balancier retombe.

Le temps de taper ce mot, une femme a été violée en France...

"Est-ce ainsi que les hommes vivent ?"

Par gilles.huvelin le 01/10/10

L'année 2010 est une année charnière dans la lutte contre les violences faites aux femmes grâce à la désignation Grande Cause nationale par le Premier ministre. Tous les 5 jours deux femmes (au lieu d'une 1 tous les 3 jours) meurent sous les coups de son mari ou conjoint. C'est dire que le chemin à parcourir est encore long.

Les associations ont pu rendre visible et audible ce véritable problème de société mais c'est fondamentalement une question d'éducation.

Une action qui a trouvé un écho législatif avec la loi du 9 juillet 2010. Mais la lutte reste d'actualité : afin de sensibiliser et d'informer sur les violences, une nouvelle campagne a été lancée mi-septembre par Nadine Morano.

Appelez le 39 19

La prévention ne suffit pas. Il faut une répression rapide et forte.

Par gilles.huvelin le 27/09/10

A l'occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le Premier ministre avait désigné la lutte contre les violences faites aux femmes "Grande Cause nationale 2010".

La Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes avait revêtu une dimension particulière. Le Premier ministre avait officiellement annoncé "La lutte contre les violences faites aux femmes" Grande Cause nationale 2010 et cette reconnaissance officielle avait donner une visibilité accrue à l'engagement des associations.

"Les violences faites aux femmes, "c'est un combat de société, c'est un combat universel", disait le Premier ministre qui a rappelé les avancées du plan triennal 2008-2010 ciblé sur les violences faites aux femmes. Il s'agit aujourd'hui, de donner une nouvelle impulsion à ce plan, a-t-il souhaité.

Renforcer le cadre juridique

En matière civile tout d'abord, avec la création d'un régime de référé-protection - intervenant en amont du dépôt de plainte. Ce régime permettra aux femmes en danger de bénéficier de mesures de protection immédiate répondant à des situations d'urgence.

La procédure d'éviction et d'éloignement de l'auteur des violences va être étendue aux personnes "pacsées" et aux concubins. Une mesure jusqu'alors applicable uniquement aux conjoints mariés.

Dans le domaine pénal ensuite, les violences psychologiques seront désormais considérées comme un délit.

Le Premier ministre a également soulevé la question des mariages forcés dans les violences perpétrées à l'encontre des femmes. Il s'est dit prêt à examiner comment renforcer leur encadrement pénal.

Prévenir la récidive

À l'instar de l'Espagne, un dispositif de surveillance électronique (bracelets électronique...) sera expérimenté. Un transmetteur de radiofréquences est fixé au poignet ou à la cheville de l'inculpé. La victime est, elle, équipée d'un dispositif GPS d'alerte en mouvement qui émet un signal sonore, visuel et de vibration pour avertir du franchissement du périmètre de sécurité par l'inculpé. Cette alerte sera également transmise à un centre de contrôle en liaison avec les forces de l'ordre.

Une mesure déjà mise en place le 23 juillet 2009 à titre d'expérimentation : 56 femmes bénéficient d'ores et déjà de la protection de ce dispositif. Les pouvoirs publics ont "un potentiel de 3 000 bracelets", selon les sources du ministère.

Mieux repérer les victimes et améliorer leur prise en charge

Une formation spécifique aux situations de violences au sein du couple sera systématiquement proposée aux professionnels susceptibles de les repérer. La formation initiale des professionnels de santé (médecins, sage-femmes, infirmières) intégrera désormais cette formation spécifique.

Un rappel constant est indispensable. Informer, sensibiliser, et recommencer, éduquer sans relâche.

Par gilles.huvelin le 26/02/10

Et pourquoi seulement conjugales ? La violence n'est pas seulement physique ou même verbale. Elle est dans l'attitude, le regard. Faire la cour à une femme qui ne le veut pas est une violence. Près de 50% des violences physiques connues sont commises à l'occasion d'une rupture que le conjoint ne supporte pas. Plus la rupture parait brutale, soudaine ou absolue au conjoint ou au petit ami, moins il le supporte ce qui peut également conduire à une dépression ou un suicide. Savoir rompre et passer de l'amour à l'amitié n'est pas donné à toutes les femmes ou à tous les hommes et il n'est pas évident pour celui ou celle qui est abandonné de le supporter même s'il peut le comprendre. Savoir pardonner lorsqu'on aime beaucoup n'est pas si évident non plus. William BLAKE disait "Ceux qui contrôlent leur désir, c'est que leur désir est assez faible pour être contrôlé". Nous sommes aussi dans une société dans laquelle nous communiquons et ne débatons plus. L'expérience n'est pas dans ce qui nous arrive mais dans la façon dont nous avons été ou non capable de la gérer que ce soit une agression, une crise, un accident, une défaite, un succès, une rupture, une disparition.

La violence n'est jamais excusable. Aucune violence sous aucune forme, le silence comme le mépris, n'est tolérable.

Dans toute séparation il faut retenir qu'il n'existe pas de plus beau bonheur que de se faire un(e) nouvel(le) ami(e) sinon celui de retrouver un(e) vieil(le) ami(e). D'ailleurs je m'absente une semaine.

La compassion et l'empathie devraient être enseignées au collège et au lycée comme le code de la route ou le brevet de secourisme, ou encore la lecture du dernier livre d'Elisabeth Badinter "Le conflit - mère ou femme".

Par gilles.huvelin le 10/02/10

Dans un silence effrayant, cela se passe en France, sans rassemblement sur le parvis des droits de l'Homme, sans pose de gerbe de fleurs, de rangs de bougies, de manifestations de la République à la Bastille.