Jan
22
Après avoir explosé les déséquilibres budgétaires et économiques, nous allons vers une économie de guerre.

La dette coûte de mois en moins cher, les taux étant négatifs à 10 ans et dérisoires à 50 ans. Vrai, sauf qu'elle augmente et son coût, c'est aussi le montant du capital à rembourser. Faire l'impasse sur le remboursement est absurde parce que notre dette est internationale pour 55 % de son montant cumulé. Par escompte, la BCE en a 30% en portefeuille, "seulement". Nous pouvons faire rouler la dette à la condition que les taux n'augmentent pas ou que a croissance du PIB compense la hausse des taux. Cependanr, le pays s'endette pour payer depuis 1974 les frais de fonctionnement de l'Etat, les déficits de la Sécurité Sociale, des Hôpitaux et des retraites créant des déséquilibres qui ont des effets pervers sur l'économie privée et la prospérité du pays. Explications, arrêt sur image:

La pandémie a précipité la lisibilité de la réalité que la doxa ne peut plus éluder, même si la posture d'une frange de l'opinion dogmatisée maintient son discours collectiviste et un appel constant à plus de moyens que nous n'avons plus depuis 1974, creusant chaque année nos déséquilibres financiers et sociaux, malgré la hausse des impôts et des prélèvements, ce qui entraîne par effets sur les coûts de production la débâcle de notre balance commerciale, depuis 17 années consécutives en détruisant l'environnement fiscal et la dynamique indispensable à la croissance. Lorsque vous avez toujours plus de fonctionnaires, vous avez toujours plus d'impôts et de prélèvements, c'est qui génèrent toujours plus de normes et la conséquence est toujours moins de revenus nets, plus de redistribution, plus d'épargne de précaution, moins d'investissements, moins de consommation, moins de compétitivité et en même temps, toujours plus de contestations, de mouvements sociaux, de grèves, de revendications, moins de respect de l'ordre public et de l'intérêt général, avec la perte des repères culturels et le recul de l'éducation et de la santé publique. C'est historiquement vérifié partout et de tout temps par tous les économistes. Et nous n'avons rien fait depuis 50 ans pour enrayer cette spirale descendante. Toutes les réformes comme avant 1789 pour enrayer la chute ont été rejetées, au XVIIIe siècle par les Parlementaires (la dictature des juges), aujourd'hui par les nombreux prébendiers des déficits en plus de leurs courroies de transmission. En attendant une remise en cause de la charge de l'Etat et du coût du collectivisme écrasant les revenus nets, tout cela contraint à produire moins chers, en délocalisant les productions, créant plus de chômage, imposant plus de répartition et par conséquent plus de prélèvements qui diminuent encore plus les revenus nets, etc.. La réponse est la constitution d'une épargne de précaution ( les derniers chiffres seraient de 600 milliards déposés dans les banques et 90 milliards en liquide sous les matelas) car les épargnants ont été échaudés par les placements en Bourse. En effet pour des raisons totalement idéologiques imposées par la gauche antilibérale, sous couvert d'anti-capitalisme, il est obligatoirement en pratique pour le client lambda d'investir en Bourse par l'intermédiaire de sicav qui dépendent du secteur bancaire. Les dernières crises ont été traversées à leur dépens, ce qui alimente l'idée qu'elles ont servi de contrepartie aux positions d'établissements financiers. De là à considérer que l'extrême gauche favorise le capitalisme financier, l'un et l'autre prospérant en symbiose, il n'y a qu'un pas. Après tout le discours économique, social, contre culturel et racialisé de la France Insoumise ne génére qu'un effet repoussoir.
Mais tout est reuni globalement pour empêcher la constitution de fonds d'investissements et s'opposer à l'actionnariat salarial qui pourrait conduire à la cogestion. Là encore par idéologie de luttes des classes, nos syndicats s'y opposent contrairement à ce qui se passe depuis longtemps chez nos voisins.

Ce contexte financier et intellectuel est un obstacle majeur à la recherche et le développement industriel, ces secteurs finissant ainsi de dépérir. La boucle est bouclée. La trappe à la pauvreté de la nation est ouverte. Après avoir tué méthodiquement l'industrie (dénoncé comme le travail nuisible) et l'Éducation Nationale (lecture globale, inclusive, maths dits modetnes, vocabulaire abscon) , notre système idéologique étatique détruit depuis dix ans notre système de Santé sous le poids de sa propre administration et "the last but not the least", l'agriculture. Aujourd'hui il y a 3 000 fermes à vendre et en 2024 d'exportateur notre pays sera importateur de produits alimentaires. Mieux, la France la inventé le Supermarché. L'administration est tombée dessus à bras raccourcis en imposant notamment un encadrement législatif et réglementaire extrêmement contraignant pour la négociation des approvisionnements. Ce à quoi les enseignes étrangères même européennes ne sont pas soumises et elles viennent tailler des croupières à nos réseaux de distribution. En même temps que nous proclamons nos supermarchés stratégiques pour notre indépendance alimentaire pour refuser un rapprochement franco-canadien, nous les tuons dans des carcans face à une concurrence libre étrangère sur notre territoire. Et cerise sur le gâteau, ces contraintes ne permettent pas de défendre réellement les rémunérations des producteurs, ce qui était l'alibi de ces législations. Elle ne servent concrètement que de justification à l'existence d'administrations, alors qu'il faut redonner du pouvoir d'achat et des marges en allégeant les charges et le coût de l'État pour accéder à la vérité des prix des producteurs, aujourd'hui écrasés, à la caisse de la grande surface.

Remonter les revenus nets ne peut passer que par la réduction des impôts et des prélèvements donc par la réduction des dépenses et de la fraude. L'inverse provoque le départ des meilleurs, de la richesse, les bons qui restent font ce qu'ils peuvent et les autres sont dans la rue ou sur les plateaux de télévision à demander plus.

De même nous ne sommes plus globalement exportateur mais importateurs de médicaments, d'électricité et notre pays dépose chaque année de moins en moins de brevets. Nous étions les premiers en 1900, nous sommes les cinquièmes, très loin derrière les premiers, et grâce à des inventions dans des domaines qui ne sont pas les plus porteurs d'avenir. Cela étant largement la conséquence aussi de l'opposition à toute coopération entre les universités avec le secteur privé de la recherche et du développement, sous la férule sourcilleuse du monde syndiqué de l'enseignement supérieur et de la répulsion de l'administration défendant son pré carré. Nos inventeurs partent dans des pays non anti- capitalistes, trouver de meilleurs revenus et des investisseurs pour ouvrir leur propre entreprise en cas de succès. Nous sommes en pleine décapilotade car les meilleurs d'entre d'entre-nousce sont barrés. Cela a été annoncé pour les causes inventoriées ci-dessus depuis des lustres par une multitude d'auteurs, analystes et quelques hommes politiques lorsqu'ils étaient dans l'opposition ou en campagne électorale, mais aussi par la Cour des Comptes, après l'Union Européenne et l'O.C.D.E. Tous les gouvernements successifs ont été littéralement phagocyté par leur administration. Les ministres sont constamment en représentation et se voient amenés à signer un nombre considérable de décrets et projets de loi sur lesquels ils n'ont concrètement rien à dire. La moindre décision engage des comités interministériels et son exécution une multitude de signatures de services redondants de nos fameux millefeuilles sous la censure ou sous condition d'autorisation préalable du Conseil d'Etat, dont les Sections peuvent se contredire et sous réserve de l'accord des syndicats de la fonction publique. Ça fait une éternité qu'il est demandé par tous les observateurs de nos disfonctionnements l'abolition du statut du fonctionnaire, l'application du "spoil system", la suppression de l'ENA et de l'ENM. Adoptons ce qui fonctionne: l'éducation et l'ordre public de Singapour, la propreté du Japon, la liberté d'entreprendre et la liberté de licencier américaines, la couverture sociale selon le dispositif portugais ou suisse. La décentralisation helvétique ou allemande. Reste à forger un modèle de lutte contre la corruption et la prévarication inhérentes au pays qui s'appauvrissent afin d'éviter la main mise d'une pègre sur le pays. Supprimer toutes les subventions et les financements publics aux syndicats et aux partis politiques dont l'existence sous perfusion vole la démocratie. Arrêtons de déverser 42 milliards par an au monde associatif dont la vocation d'une part non négligeable est de remplir des missions qui reviennent à l'Etat ou des collectivités locales, l'Etat coûtant déjà 84 milliards de trop par an, par rapport aux pays comparables. Et il faut avoir conscience qu'avant même le COVID 19 nous empruntions toujours plus pour payer nos frais de fonctionnement, la Sécurité Sociale et les retraites. Si une révolution libérale ne remet pas le pays sur les rails en recréant un cadre permettant la création, la croissance, la protection des revenus, récompensant la responsabilité, le dynamisme, la recherche, le développement; c'est la paupérisation qui va tous nous transformer en biffins au milieu d'un marché d'occasions à faire la queue devant des soupes populaires. Tout cela avec un alibi écologique et social produit comme la panacée universelle par l'Orchestre rouge du 21e siecle, collectiviste et coupeur de tête, sclérosant notre Etat qui a peur de son ombre tout en s'effondrant sous son propre poids. Ce dernier écrase le privé avec ses normes et le fameux parapluie du principe de précaution. Le secteur marchand est paralysé par une administration devenue indépendante du pouvoir politique sous prétexte de garantir sa neutralité. Foissonnante, elle est hors contrôle et pléthorique, elle contrôle tout (sauf les dépenses et encore moins leur efficacité !) lorsqu'elle n'interdit pas, elle met deux ans à autoriser ou deux ans à s'exécuter. Elle s'est constituée en réseau de citadelles qui achète la paix en laissant filer la fraude sociale (soit 20 milliards minimum). Rendons-nous bien compte de ce que notre pays est devenu. Le résultat est là: "En 1975, la France avait le 6è revenu par habitant du monde. Aujourd'hui, c'est le 26ème." (Jacques de Larosière) Là où nous en sommes, coincés dans un mécanisme de rouages devenus complètement abscon avec un nombre aberrant d'autorités indépendantes du pouvoir politique, seule une dictature peut nous sortir de l'ornière. Le développement économique a besoin de liberté de création et d'action. Encore faut-il imposer cette liberté qui passe par plus de responsabilité de chacun. C'est la croissance qui seule permet l'amélioration de l'Éducation et de la Santé. L'Etat n'est pas la solution. L'Etat est devenu, après 90 ans de collectivisme rampant, l'obstacle. La démocratie est arrivée une nouvelle fois au bout de sa capacité d'inefficacité. Les quatre premières Républiques ont remis le pouvoir à un dictateur ou un homme fort pour sortir de leur échec. La 5e est arrivée à son terme, faute pour nos idéologies issues de la Révolution, et dans l'impasse régulièrement, d'être remises en cause, malgré les mêmeslevons répétéesdu passé. Le laxisme social, budgétaire et la complaisance tous azymuts mènent toujours à la dictature. Nous devrions élever par souscription nationale une statue à Adolphe Thiers qui a sauvé la République et transférer ses cendres au Panthéon, parce que nous allons avoir besoin de choisir, à ce rythme d'effondrement, une dictature si nous n'avons pas un gouvernement capable de nous réformer de fond en comble avant même la reprise de la consommation post Covid, prochain facteur de dynamisme en vue, mais aussi dernier épisode à venir de rebond économique. Après, sans remise en cause des sources des déficits de nos finances publiques, ce sera le saut dans le gouffre de la dette. Pour l'heure, pays touristique dépendant pour 15% de son PIB du patrimoine très largement légué par les rois et les empereurs honnis, nous sommes un parc de loisirs en panne de visiteurs. Entre le moment où la fin de la crise sanitaire sera acté qui mettra fin aux aides publiques et le retour des touristes, nous aurons une période pendant laquelle une part non négligeable de notre secteur touristique disparaîtra. Avec l'Euro, nous ne pouvons plus dévaluer. En congélant dans les livres de la BCE les 30% de la dette budgétaire de l'État qu'elle détient, cela reviendra à "bénéficier" de l'effet comptable d'un défaut de paiement. Ce n'est pas la première fois que des pays affronte une telle situation. Donc nous savons ce qui va arriver. La situation financière sous Louis XVI puis le Révolution et la faillite du Directoire ont créé les conditions que le Consulat a dû affronter en créant une économie de guerre. Après la guerre 14-18, l'Allemagne, de même, après l'échec monétaire de la République de Weimar s'est jetée dans les bras d'un régime dictatorial face également à la dette et les déficits. Le régime Nazi a créé aussi une économie de guerre. Ce qui à notre époque correspondra bien à la mise en place d'une économie autarcique, au nom de la relocalisation d'activités secondaires et le développement de la microéconomie, plus les soupes populaires, la revente des objets de seconde et troisième main, la récupération et le recyclage. On est déjà dedans où je me trompe ? L'habillage du discours de l'écologie politique nourrit cette spirale descendante aggravée de posture contre les progrès scientifiques avec une contre culture comme alibi. On ne va pas dans le mur. On y est, profondément. Et au lieu de réformer, il est diffusé la petite musique de la nécessaire imposition de l'épargne et le rabotage des retraites ! Toujours plus, mais uniquement toujours plus d'impôts et de prélèvements.

Comme Churchill l'a énoncé, la démocratie est le pire système politique à l'exclusion de tous les autres. J'ajoute que le régime économique libéral est le pire de tous à l'exclusion de tous les autres.

Encore faut-il réunir les conditions indispensables à sa prospérité

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Jan
22
Après avoir explosé les déséquilibres budgétaires et économiques, nous allons vers une économie de guerre.

La dette coûte de mois en moins cher, les taux étant négatifs à 10 ans et dérisoires à 50 ans. Vrai, sauf qu'elle augmente et son coût, c'est aussi le montant du capital à rembourser. Faire l'impasse sur le remboursement est absurde parce que notre dette est internationale pour 55 % de son montant cumulé. Par escompte, la BCE en a 30% en portefeuille, "seulement". Nous pouvons faire rouler la dette à la condition que les taux n'augmentent pas ou que a croissance du PIB compense la hausse des taux. Cependanr, le pays s'endette pour payer depuis 1974 les frais de fonctionnement de l'Etat, les déficits de la Sécurité Sociale, des Hôpitaux et des retraites créant des déséquilibres qui ont des effets pervers sur l'économie privée et la prospérité du pays. Explications, arrêt sur image:

La pandémie a précipité la lisibilité de la réalité que la doxa ne peut plus éluder, même si la posture d'une frange de l'opinion dogmatisée maintient son discours collectiviste et un appel constant à plus de moyens que nous n'avons plus depuis 1974, creusant chaque année nos déséquilibres financiers et sociaux, malgré la hausse des impôts et des prélèvements, ce qui entraîne par effets sur les coûts de production la débâcle de notre balance commerciale, depuis 17 années consécutives en détruisant l'environnement fiscal et la dynamique indispensable à la croissance. Lorsque vous avez toujours plus de fonctionnaires, vous avez toujours plus d'impôts et de prélèvements, c'est qui génèrent toujours plus de normes et la conséquence est toujours moins de revenus nets, plus de redistribution, plus d'épargne de précaution, moins d'investissements, moins de consommation, moins de compétitivité et en même temps, toujours plus de contestations, de mouvements sociaux, de grèves, de revendications, moins de respect de l'ordre public et de l'intérêt général, avec la perte des repères culturels et le recul de l'éducation et de la santé publique. C'est historiquement vérifié partout et de tout temps par tous les économistes. Et nous n'avons rien fait depuis 50 ans pour enrayer cette spirale descendante. Toutes les réformes comme avant 1789 pour enrayer la chute ont été rejetées, au XVIIIe siècle par les Parlementaires (la dictature des juges), aujourd'hui par les nombreux prébendiers des déficits en plus de leurs courroies de transmission. En attendant une remise en cause de la charge de l'Etat et du coût du collectivisme écrasant les revenus nets, tout cela contraint à produire moins chers, en délocalisant les productions, créant plus de chômage, imposant plus de répartition et par conséquent plus de prélèvements qui diminuent encore plus les revenus nets, etc.. La réponse est la constitution d'une épargne de précaution ( les derniers chiffres seraient de 600 milliards déposés dans les banques et 90 milliards en liquide sous les matelas) car les épargnants ont été échaudés par les placements en Bourse. En effet pour des raisons totalement idéologiques imposées par la gauche antilibérale, sous couvert d'anti-capitalisme, il est obligatoirement en pratique pour le client lambda d'investir en Bourse par l'intermédiaire de sicav qui dépendent du secteur bancaire. Les dernières crises ont été traversées à leur dépens, ce qui alimente l'idée qu'elles ont servi de contrepartie aux positions d'établissements financiers. De là à considérer que l'extrême gauche favorise le capitalisme financier, l'un et l'autre prospérant en symbiose, il n'y a qu'un pas. Après tout le discours économique, social, contre culturel et racialisé de la France Insoumise ne génére qu'un effet repoussoir.
Mais tout est reuni globalement pour empêcher la constitution de fonds d'investissements et s'opposer à l'actionnariat salarial qui pourrait conduire à la cogestion. Là encore par idéologie de luttes des classes, nos syndicats s'y opposent contrairement à ce qui se passe depuis longtemps chez nos voisins.

Ce contexte financier et intellectuel est un obstacle majeur à la recherche et le développement industriel, ces secteurs finissant ainsi de dépérir. La boucle est bouclée. La trappe à la pauvreté de la nation est ouverte. Après avoir tué méthodiquement l'industrie (dénoncé comme le travail nuisible) et l'Éducation Nationale (lecture globale, inclusive, maths dits modetnes, vocabulaire abscon) , notre système idéologique étatique détruit depuis dix ans notre système de Santé sous le poids de sa propre administration et "the last but not the least", l'agriculture. Aujourd'hui il y a 3 000 fermes à vendre et en 2024 d'exportateur notre pays sera importateur de produits alimentaires. Mieux, la France la inventé le Supermarché. L'administration est tombée dessus à bras raccourcis en imposant notamment un encadrement législatif et réglementaire extrêmement contraignant pour la négociation des approvisionnements. Ce à quoi les enseignes étrangères même européennes ne sont pas soumises et elles viennent tailler des croupières à nos réseaux de distribution. En même temps que nous proclamons nos supermarchés stratégiques pour notre indépendance alimentaire pour refuser un rapprochement franco-canadien, nous les tuons dans des carcans face à une concurrence libre étrangère sur notre territoire. Et cerise sur le gâteau, ces contraintes ne permettent pas de défendre réellement les rémunérations des producteurs, ce qui était l'alibi de ces législations. Elle ne servent concrètement que de justification à l'existence d'administrations, alors qu'il faut redonner du pouvoir d'achat et des marges en allégeant les charges et le coût de l'État pour accéder à la vérité des prix des producteurs, aujourd'hui écrasés, à la caisse de la grande surface.

Remonter les revenus nets ne peut passer que par la réduction des impôts et des prélèvements donc par la réduction des dépenses et de la fraude. L'inverse provoque le départ des meilleurs, de la richesse, les bons qui restent font ce qu'ils peuvent et les autres sont dans la rue ou sur les plateaux de télévision à demander plus.

De même nous ne sommes plus globalement exportateur mais importateurs de médicaments, d'électricité et notre pays dépose chaque année de moins en moins de brevets. Nous étions les premiers en 1900, nous sommes les cinquièmes, très loin derrière les premiers, et grâce à des inventions dans des domaines qui ne sont pas les plus porteurs d'avenir. Cela étant largement la conséquence aussi de l'opposition à toute coopération entre les universités avec le secteur privé de la recherche et du développement, sous la férule sourcilleuse du monde syndiqué de l'enseignement supérieur et de la répulsion de l'administration défendant son pré carré. Nos inventeurs partent dans des pays non anti- capitalistes, trouver de meilleurs revenus et des investisseurs pour ouvrir leur propre entreprise en cas de succès. Nous sommes en pleine décapilotade car les meilleurs d'entre d'entre-nousce sont barrés. Cela a été annoncé pour les causes inventoriées ci-dessus depuis des lustres par une multitude d'auteurs, analystes et quelques hommes politiques lorsqu'ils étaient dans l'opposition ou en campagne électorale, mais aussi par la Cour des Comptes, après l'Union Européenne et l'O.C.D.E. Tous les gouvernements successifs ont été littéralement phagocyté par leur administration. Les ministres sont constamment en représentation et se voient amenés à signer un nombre considérable de décrets et projets de loi sur lesquels ils n'ont concrètement rien à dire. La moindre décision engage des comités interministériels et son exécution une multitude de signatures de services redondants de nos fameux millefeuilles sous la censure ou sous condition d'autorisation préalable du Conseil d'Etat, dont les Sections peuvent se contredire et sous réserve de l'accord des syndicats de la fonction publique. Ça fait une éternité qu'il est demandé par tous les observateurs de nos disfonctionnements l'abolition du statut du fonctionnaire, l'application du "spoil system", la suppression de l'ENA et de l'ENM. Adoptons ce qui fonctionne: l'éducation et l'ordre public de Singapour, la propreté du Japon, la liberté d'entreprendre et la liberté de licencier américaines, la couverture sociale selon le dispositif portugais ou suisse. La décentralisation helvétique ou allemande. Reste à forger un modèle de lutte contre la corruption et la prévarication inhérentes au pays qui s'appauvrissent afin d'éviter la main mise d'une pègre sur le pays. Supprimer toutes les subventions et les financements publics aux syndicats et aux partis politiques dont l'existence sous perfusion vole la démocratie. Arrêtons de déverser 42 milliards par an au monde associatif dont la vocation d'une part non négligeable est de remplir des missions qui reviennent à l'Etat ou des collectivités locales, l'Etat coûtant déjà 84 milliards de trop par an, par rapport aux pays comparables. Et il faut avoir conscience qu'avant même le COVID 19 nous empruntions toujours plus pour payer nos frais de fonctionnement, la Sécurité Sociale et les retraites. Si une révolution libérale ne remet pas le pays sur les rails en recréant un cadre permettant la création, la croissance, la protection des revenus, récompensant la responsabilité, le dynamisme, la recherche, le développement; c'est la paupérisation qui va tous nous transformer en biffins au milieu d'un marché d'occasions à faire la queue devant des soupes populaires. Tout cela avec un alibi écologique et social produit comme la panacée universelle par l'Orchestre rouge du 21e siecle, collectiviste et coupeur de tête, sclérosant notre Etat qui a peur de son ombre tout en s'effondrant sous son propre poids. Ce dernier écrase le privé avec ses normes et le fameux parapluie du principe de précaution. Le secteur marchand est paralysé par une administration devenue indépendante du pouvoir politique sous prétexte de garantir sa neutralité. Foissonnante, elle est hors contrôle et pléthorique, elle contrôle tout (sauf les dépenses et encore moins leur efficacité !) lorsqu'elle n'interdit pas, elle met deux ans à autoriser ou deux ans à s'exécuter. Elle s'est constituée en réseau de citadelles qui achète la paix en laissant filer la fraude sociale (soit 20 milliards minimum). Rendons-nous bien compte de ce que notre pays est devenu. Le résultat est là: "En 1975, la France avait le 6è revenu par habitant du monde. Aujourd'hui, c'est le 26ème." (Jacques de Larosière) Là où nous en sommes, coincés dans un mécanisme de rouages devenus complètement abscon avec un nombre aberrant d'autorités indépendantes du pouvoir politique, seule une dictature peut nous sortir de l'ornière. Le développement économique a besoin de liberté de création et d'action. Encore faut-il imposer cette liberté qui passe par plus de responsabilité de chacun. C'est la croissance qui seule permet l'amélioration de l'Éducation et de la Santé. L'Etat n'est pas la solution. L'Etat est devenu, après 90 ans de collectivisme rampant, l'obstacle. La démocratie est arrivée une nouvelle fois au bout de sa capacité d'inefficacité. Les quatre premières Républiques ont remis le pouvoir à un dictateur ou un homme fort pour sortir de leur échec. La 5e est arrivée à son terme, faute pour nos idéologies issues de la Révolution, et dans l'impasse régulièrement, d'être remises en cause, malgré les mêmeslevons répétéesdu passé. Le laxisme social, budgétaire et la complaisance tous azymuts mènent toujours à la dictature. Nous devrions élever par souscription nationale une statue à Adolphe Thiers qui a sauvé la République et transférer ses cendres au Panthéon, parce que nous allons avoir besoin de choisir, à ce rythme d'effondrement, une dictature si nous n'avons pas un gouvernement capable de nous réformer de fond en comble avant même la reprise de la consommation post Covid, prochain facteur de dynamisme en vue, mais aussi dernier épisode à venir de rebond économique. Après, sans remise en cause des sources des déficits de nos finances publiques, ce sera le saut dans le gouffre de la dette. Pour l'heure, pays touristique dépendant pour 15% de son PIB du patrimoine très largement légué par les rois et les empereurs honnis, nous sommes un parc de loisirs en panne de visiteurs. Entre le moment où la fin de la crise sanitaire sera acté qui mettra fin aux aides publiques et le retour des touristes, nous aurons une période pendant laquelle une part non négligeable de notre secteur touristique disparaîtra. Avec l'Euro, nous ne pouvons plus dévaluer. En congélant dans les livres de la BCE les 30% de la dette budgétaire de l'État qu'elle détient, cela reviendra à "bénéficier" de l'effet comptable d'un défaut de paiement. Ce n'est pas la première fois que des pays affronte une telle situation. Donc nous savons ce qui va arriver. La situation financière sous Louis XVI puis le Révolution et la faillite du Directoire ont créé les conditions que le Consulat a dû affronter en créant une économie de guerre. Après la guerre 14-18, l'Allemagne, de même, après l'échec monétaire de la République de Weimar s'est jetée dans les bras d'un régime dictatorial face également à la dette et les déficits. Le régime Nazi a créé aussi une économie de guerre. Ce qui à notre époque correspondra bien à la mise en place d'une économie autarcique, au nom de la relocalisation d'activités secondaires et le développement de la microéconomie, plus les soupes populaires, la revente des objets de seconde et troisième main, la récupération et le recyclage. On est déjà dedans où je me trompe ? L'habillage du discours de l'écologie politique nourrit cette spirale descendante aggravée de posture contre les progrès scientifiques avec une contre culture comme alibi. On ne va pas dans le mur. On y est, profondément. Et au lieu de réformer, il est diffusé la petite musique de la nécessaire imposition de l'épargne et le rabotage des retraites ! Toujours plus, mais uniquement toujours plus d'impôts et de prélèvements.

Comme Churchill l'a énoncé, la démocratie est le pire système politique à l'exclusion de tous les autres. J'ajoute que le régime économique libéral est le pire de tous à l'exclusion de tous les autres.

Encore faut-il réunir les conditions indispensables à sa prospérité

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Dec
08
J'ai rencontré les Commissaires de Police du 18e arrdt de Paris.

Les Commissaires divisionnaire et principal sont arrivés en tenue de robocop dont gilets pare-balles qu'ils ont retirés pour s'assoir en bout de table en uniforme de ville à proximité de la sortie, comme tout bon professionnel.
Cette réunion organisée par la Mairie d'arrondissement a permis aux habitants du quartier (excédés par les actes de malveillance, les dégradations, les affichages sauvages, tags, les trafics en tous genres, drogues, tombés du camion dits TDC, trafic de médicaments encore plus lucratif que celui de la drogue, etc., et ce qu'il est convenu d'appeler des "incivilités" pour minimiser leur impact sur la population afin de les balayer sous le tapis de l'indifférence de l'administration qui gouverne ce pays)  d'apprendre moultes choses.
D'abord, la Police qui n'est pas aveugle sait exactement ce qui se passe dans les moindres détails à de rare exception, comme l'existence de "3 tonnes 5" ventouses qui servent de lieu de stockage ou de prostitution. Il faut dire qu'à raison de plus de 5 000 signalements par an donc 1 250 par quartier, il y a peu de chance que quelque chose puisse échapper durablement aux autorités. Que se passe-t-il donc pour que rien ne change dans certains coins du 18e arrondissement de Paris et que cela empire dans d'autres ? Il nous a été relaté que nous étions victimes de la sensation d'insécurité plus que de celle-ci et que les statistiques le démontrait : pendant le confinement la délinquance a diminué de 45% pour les vols à domicile. J'adore que l'on se moque de moi mais il faut que ce soit bien fait. Que met-on dans ces statistiques dont Churchill ne croyait que celles qu'il truquait lui-même ? Où en est-on au quotidien ?
C'est tout simple. Toute la population qui vit en marge dans l'arrondissement ne peut être arrêtée, mise en garde à vue et déférée. Pourquoi ? Tout simplement parce que la loi ne le permet pas. D'abord une bonne partie de leurs activités sont "contraventionalisées ".-"Nous pouvons seulement les interpeller et les verbaliser, ce qui ne sert à rien en pratique". Ces personnes sont officiellement des consommateurs et pas des revendeurs à défaut de trouver sur eux en flagrant délit la preuve de leur trafic de drogue au sens de la loi, par exemple. Pour les cigarettes de contrebande qu'ils proposent à l'unité aux enfants des collèges, ou par paquet à la sortie des métros ou aux ststations du Tramway (c'est un délit douanier, que fait le Ministre des Finances et ses services ?), ils s'agit de réseaux d'afgans alimentés par des mafias de l'Est de l'Europe. Pas d'identité, pas d'adresse, pas de papier et insolvable ou titulaire du statut de réfugié. Concrètement nous les retrouvons dans la rue même s'ils ont pu faire l'objet d'une garde à vue car ils sont de toutes les façons trop nombreux, ne serait-ce que sur et autour de la Place de Clignancourt. Je rappelle également que les cas d'ouverture d'une G.A.V. sont limités. Ils deviennent éventuellement des détenteurs de casier judiciaire à rallonge ou entre dans la case " connus défavorablement des services de Police". La prostitution est légale, seul le client est punissable. Le proxénète est simplement un conducteur garé plus loin. Le fait que certains tronçons de rue soient occupés physiquement par des bandes faisant leur business ou se réunissant sans masques, et bien entendu sans attestation, est dans ce contexte hors de toute répression efficace. Que le quartier soit forcément un foyer épidémique (appelé cluster par les médias) est une évidence sanitaire.
Souvent des personnes qui déambulent sont des drogués ou des schizophrènes.
Donc on fait le tour du quartier pour rentrer chez soi pour eviter les trottoirs occupés par les bandes ou des déséquilibrés mentaux, drogués ou pas d'ailleurs, et puis c'est tout ? "La population doit s'approprier l'espace public." Le souffle coupé par l'énormité, j'ai manqué de demander qui fournissait les armes. Je croyais bêtement que c'était à la Police de faire respecter la Loi et la paix publique. En fait, elle est concrètement submergée. Entre le service d'ordre tous les samedis et le plan Vigie Pirate, les effectifs disponibles sur 24 h et 7 jours de la semaine sont limités. Résultat, la nuit il y a deux équipages de quatre policiers en voiture qui tournent dans un arrondissement de 200 000 habitants. Sachant que la moindre intervention, c'est 3 h de temps pris entre le terrain et la paperasse. Une agression dans la rue et une violence conjugale tarissent les disponibilités du Commissariat. (Dans certains pays les agents patrouillent seuls et personne n'aurait l'idée de ne pas obtempérer.)

Au-delà, la lutte contre les réseaux de trafiquants, les interventions musclées, la compétence passe aux Brigades spécialisées. Nous avons appris au passage que malgré les remontées du Commissariat, le Ministère et même la Préfecture de Police n'avaient pas une perception de la déchéance de zones gangrenées par la délinquance d'opportunité de nature à les interpeler au jour d'aujourd'hui au niveau de la problématique de leur concept de la sécurité urbaine. Mais ils ne tolèrent pas de poussière sur leurs chaussures qui doivent briller sous un pli de pantalon impeccable. Ce qui entre la rédaction d'un rapport pour caler une armoire et le choix d'une cravate, doit occuper l'essentiel de leur capacité de faire bouger les choses.

Hormis qu'ils n'habitent pas là, ces irresponsables statutaires nous mentent délibérément. Tout le monde a entendu parler des mineurs étrangers isolés. La France leur a donné volontairement un statut de protection qui a éveillé l'attention de réseaux tant l'effet d'aubaine est important. Ils nous a été dit qu'ils étaient marocains. En réalité, ils ne sont pas mineurs et ils ne sont pas marocains non plus. Les journalistes qui sont devenus des commentateurs de dépêches et non plus depuis belle lurette d'investigation, nous ont, avec nos politiciens balancé l'image de pauvres enfants abandonnés venus de ce Maroc sympathique où beaucoup de nos concitoyens passent leurs vacances. En réalité, ils sont algériens, ce qui reste moins glamour dans l'opinion publique supposée, on se demande pourquoi. Ils sont sans motifs pour bénéficier d'un titre de séjour mais on fait comme si. Ce qui est un aspect seulement du fait que le Nord de Paris soit le réceptacle de la misère du monde organisé et soutenu par de nombreuses associations subventionnées. Mais les autorités y prêtent la main en y installant rien qu'à proximité de Clignancourt une salle d'accueil des toxicomanes et un centre d'accueil des migrants. La seule chose concrète qui est faite est de déplacer les problèmes. La "colline du crack" de la Porte de la Chapelle a fini par être partiellement rabotée et "la pression a été mise" sur le quartier de BARBES. Un camps a été dispersé à SAINT OUEN. Résultat, les activités illicites, vols de vélos  (400 000 par an en France), voitures cassées ou expédiées à l' étranger (40 000 voitures volées par an ) etc., se sont réfugiés à Clignancourt. Donc, le ressenti des habitants correspond bien à une réalité.
C'est une partie de pousse-pousse en fait. La réalité qui n'est plus à un endroit se retrouve ailleurs mais ne disparaît pas. Elle est de plus en plus difficile à combattre pour la Police. On constate par exemple que lutter contre la vente à la sauvette pour des étales qui sont installés depuis des années de laxisme à la barbe des commerçants qui paient leur patente et sont aujourd'hui contraints au respect du confinement, revient pour les forces de l'ordre à se faire prendre à partie par des dizaines de gardiens de mur et traîne savattes virulents de plus en plus nombreux dont elles se sortent avec orions et blessures, sous les injures. Par ailleurs, mettre la pression sur des abcès de délinquances revient à contrôler régulièrement cette population qui zone, fait le gué, anime des trafics de tout genre pour gêner leurs activités à défaut de pouvoir les faire cesser. Les associations hurlent aux délits de sale gueule. Toute personne ayant affaire au public vous témoignera que personne ne réussit à contrôler dans la vie l'expression de son visage, son regard, ses gestes et son comportement simultanément sans se trahir. Le langage corporelle en dit plus que le reste et ce que les bienpensants appellent le délit de sale gueule n'est que la tête de l'emploi. 

Concrètement le Code de Procédure Pénale et le Code Pénal empêchent contrôle et répression à la fois prompte et certaine. C'est comme cela que se forge les zones de non droit. Et cela c'est de la faute et de la responsabilité de nos politiques. Au moment où débordée par la situation, la Police est dans l'impossibilité de faire respecter l'ordre public, une proposition de loi intitulé "Sécurité Globale" envisage de réunir pour plus d'efficacité tous les moyens humains disponibles. J'ai connu une époque sans vigile dans les magasins, sans caméras dans les rues ou les parkings. Maintenant des gens pisent partout, répandent des ordures et volent ce qu'ils peuvent entre deux trafics, exclus par le confinement ou le couvrecouvre-feu des petits boulots au noir qui en faisaient survivre une part. Le marché des biffins, les soupes populaires montrent la précarité qui s'accroît. Et que rien n'arrêtera car les nouveaux arrivants sont toujours plus nombreux, sans que l'on tarisse les raisons de leur venue ici et pas au Portugal ni en Russie, au Japon, en Australie et bien d'autres pays dans lesquels ce ne sont pas les administrations déléguant à des associations le job des autorités qui gouvernent à la place des ministres, où même si un migrant y arrive, il ne peut pas y rester. Nous avons accepté par laxisme l'inacceptable et nous ne savons pas nous remettre en cause. Il y a une sorte de droit acquis à l'erreur maintenue dans notre pays. Nos technocrates ne se déjugent jamais. Au mieux ils ajoutent une nouvelle erreur. Entre parenthèse, essayez d'entrer illégalement dans un pays africain, en Russie ou en Chine et de vous maintenir illégalement en arrivant en touriste et de travailler au noir ou en percevant des aides. Curieusement ici, c'est tout à fait possible. Qui va l'évoquer ? Voilà au passage une idée pour une émission de téléréalités.

On a oublié aussi que la Police municipale avait déjà existé autrefois et qu'elle avait été absorbée par la Police Nationale par la suite. Donc on recommence. Nos énarques nous expliquent que lorsqu'une loi est appliquée par 80% de la population, c'est un bonne loi. Dans les 20% restants, quelques pourcents sont insupportables et usent de toutes les facilités que la loi pénale et les lois sur la migration et avantages sociaux, usurpés ou pas, leur donnent dans la pratique. La bonne vieille communication pédagogique, genre: ne jetez pas vos cigarettes par terre, puis la dissuasion du type: vous êtes susceptible de vous faire verbaliser, n'ont aucun effet contrairement à ce que l'on cherche à faire croire au 80% de la population qui se comportent normalement mais qui ne sont plus dupes du fait qu'on leur fait supporter celui des 20 % de réfractaires dont 3 à 4% de jean foutre et de malhonnêtes professionnels ou par nécessité. Là où ces derniers sont concentrés, c'est simplement inacceptable.
Le conseiller municipal adjoint au Maire en charge de la sécurité a fait une allocution de clôture de cette réunion pour dire qu'il comptait sur la loi "Sécurité Globale" pour donner plus de moyens juridiques à la Police Municipale qui aujourd'hui n'a pas le droit de contrôler l'identité d'un contrevenant et ne dispose d'aucune possibilité de coercition. Mais nous savons que le Conseil de Paris ne souhaite pas qu'elle soit armée. Là encore on nous fait le coup de la partie de bonneteau. La Police Nationale est submergée et avec la Police Municipale vous allez voir ce que vous allez voir. Pourquoi les textes vont lui donnet le pourvoir d'embastiller les délinquants et dissoudre les organisations militantes de la contre société qui les soutiennent au nom du dogme des droits de l'Homme de nuire impunément ? Lorsque vous sortez de ce genre de réunion où on a cru que les habitants venaient pour faire leur psychothérapie, vous souhaitez le rétablissement des galères et de la peine du carcan. Après tout, la rue du Poteau est dans le quartier. En plus, c'est à tous les points de vue écologique. Encore que les anti-spécies protesteront contre l'utilisation du cuir pour le tambour rythmant les coups de rame. Compte-tenu de notre perméabilité à la bêtise, ce serait un obstacle jugé pertinent et dirimant. Thiers reviens ! Plus sérieusement il faut remettre à plat la législation pénale et la procédure pour permettre une sanction certaine, prompte et effective tout en remettant en cause le dispositif actuel d'accueil des migrants et le modèle social qui va avec. Le courage politique est devenu une obligation et ne peut plus rester un programme électoral. Il ne suffit plus de faire entendre aux parisiens du Nord de Paris les voitures de Police passer en faisant pin-pon.
D'autant plus que le secteur est une zone d'achalandage qui semble prendre de la valeur comme les rixes entre les bandes pour la prise de contrôle du fameux espace public à se réapproprier le démontrent. La bienpensance n'a pas de solution conforme à ses principes pour proposer des solutions aux problèmes dont ils sont les causes. Il est temps que ces consciences fassent leur autocritique, remettent en cause leur idéologie et proposent des réponses aux défis qu'elles ont construits depuis cinq décennies d'angélisme politique, social et culturel.

Oct
21
Regardons.

Ceux qui sont sortis de nos frontières et ceux qui entrent chez nous sont unanimes: notre pays est fabuleux. On peut y travailler ou pas, nous avons une médecine, une prise en charge, un système scolaire qui nous sont enviés par 3/4 de la planète et nous sommes non seulement toujours en train de râler mais en plus nous ne savons pas quoi faire pour bousiller ce pays. Nous nous accordons à dire que nous sommes un peuple ingouvernable. Mais au juste pourquoi ? Faisons un tour d'actualité et un bref inventaire. Dernièrement la Cour des Comptes dénonce la sclérose qui s'empare des recrutements hors statut et du régime légal des agents contractuels que l'Administration rigidifie à toute vitesse ! On la vire par la porte, elle revient par les lavabos. De même si on arrive à créer une vraie police municipale, n'oublions pas qu'elle avait déjà réussi précédemment à la faire intégrer à la Police Nationale. Et aucun ministre n'a jamais réussi à fermer la Préfecture de Police de Paris qui reste un Etat dans l'Etat. Ce fut grand cas déjà de supprimer le Quai des Orfèvres et de sortir ses brigades de son giron. Je me demande si le déménagement du Tribunal Judiciaire de Paris n'a pas été motivé aussi par ce but. Seule la destruction complète de ce qui constitue le squelette de notre administration nous fera échapper au sort du Venezuela dont nous usons des mêmes recettes. D'ailleurs plus personne ne parle du Venezuela, cela reviendrait à nous décrire la pente sur laquelle nous sommes. Nous pouvons tout dire de notre endettement national qu'il s'agisse du Budget de l'État ou de la Sécurité Sociale pour nous rassurer sur son avenir. L'argent coule à flot coûte que coûte contre les conséquences de la pandémie. La dévitalisation de la motivation, la négation de la sélection économique ont des effets pervers. Nous versons das le collectivisme allègrement avec l'acquisition de la mentalité qui va avec. Les stagiaires que nos universités imposent font de l'absentéisme et les élèves avocats ont des exigences surréalistes, refusant par exemple d'ouvrir le courrier ou de prendre en charge le tri des mails. On est pour le reste dans le "job definition". Si un tronbone tombe par terre, personne n'étant chargé de le ramasser, il restera par terre. Là où le bât blesse, c'est le sort de notre balance commerciale. Nous sommes dans la 16e année consécutive de déficit grave. La désindustrialisation du pays est actée. Relancer l'activité sans le tourisme dont l'absence démontre que notre pays est un devenu un parc d'attractions à l’arrêt, repose sur la relance de la consommation. C'est le moment où notre bien pensance gauchiste et administrative réclame plus de prélèvements sociaux et d'impôts toujours pour plus de moyens pour la fonction publique, la plus lourde des pays de l'OCDE, qui prélève la part la plus importante du PIB au monde, laminant les revenus nets. Elle a généré une administration colossale, notamment celle en charge de la redistribution de 30% du PIB. Elle a phagocyté les politiciens, elle s'auto-gouverne, protégée par la garantie de sa neutralité qu'elle a transformé avec l'action de ses syndicats en indépendance. Elle ne maîtrise et ne contrôle rien. Elle paie. Avec l'argent du secteur privé qui est écrasé par 8000 normes, 72 Codes, 200 ans de législation accumulée. On est arrivé au bout d'un système post seconde guerre mondiale, dirigé par des personnes sorties de l'université pour entrer dans une école de fonctionnaires chausse-pied qui les versent directement dans une carrière fait d'entre soi et hors sol, dont la classe politique est pour 75% d'entre elle issue. Le problème est que ce modèle gangrènent ce qui reste du secteur privé. Là où son Code du Travail fait 3700 pages, celui de la Suisse, ce pays qui va si mal, en fait 70. Et personne ne se pose la question de savoir si ça n'aurait pas par hasard un rapport avec notre chômage, l'atonie de notre économie, la faiblesse de notre compétitivité. Pour la bonne et seule raison que les entrepreneurs n'ont pas droit de cité sur ce terrain. Ce sont des esclavagistes. Et la remise en cause de nos relations au travail dans l’entreprise reste fondamentalement tabou au nom d'une lutte des classes absurde qui depuis la révolution de 1789 reste l'alpha et l'omega des élites ne pouvant être par definition que de gauche. Cela plombe la société française. Ce qui est complètement absurde car peu importe la majorité élue, l'Administration inamovible et ses syndicats restent les mêmes avec les mêmes objectifs, leur ambition de carrière et leur décompte de points de retraite. Que voulez-vous espérer pour dynamiser à nouveau notre pays avec des personnes qui ne sont pas responsables de leur fin de mois ? Quelque soit le sujet nous constatons la lâcheté des autorités. Tout le temps et pour tous les sujets, elles les laissent pourrir jusqu'à l'insupportable. Fermer l'ENA, l'ENM, instaurer le « spoil system », abolir le statut de la fonction publique que les gouvernements ne dirigent plus depuis 50 ans, qui va y parvenir ? Si nous continuons ainsi, nous mettrons en route les mécanismes parfaitement connus des historiens qui mènent à l'émergence d'une dictature. Déjà nous pouvons en identifier les prémisses et nous voyons les jalons. Je vous recommande le livre de Philippe BONNET intitulé "Demain la dictature" paru aux Presses de la Délivrance. il y fait l'analyse depuis l'antiquité des dictatures jusqu'au putsch de Mai 1958 et sa suite. Ne confondons pas la dictature, qui est mis en place par la démocratie et la tyrannie qui résulte d'une prise de pouvoir illégale. Retenons que l’Etat de Droit ne peut pas rester le même en temps de paix et lorsqu’il est nécessaire d’opérer des réformes de fond indispensables bloquées depuis plus de 50 ans et remettre sur les rails un pays qui perd ses repères et n'arrive pas combattre des idéologies religieuses mortifères ou politiques collectivistes. .

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Oct
21
Regardons.

Ceux qui sont sortis de nos frontières et ceux qui entrent chez nous sont unanimes: notre pays est fabuleux. On peut y travailler ou pas, nous avons une médecine, une prise en charge, un système scolaire qui nous sont enviés par 3/4 de la planète et nous sommes non seulement toujours en train de râler mais en plus nous ne savons pas quoi faire pour bousiller ce pays. Nous nous accordons à dire que nous sommes un peuple ingouvernable. Mais au juste pourquoi ? Faisons un tour d'actualité et un bref inventaire. Dernièrement la Cour des Comptes dénonce la sclérose qui s'empare des recrutements hors statut et du régime légal des agents contractuels que l'Administration rigidifie à toute vitesse ! On la vire par la porte, elle revient par les lavabos. De même si on arrive à créer une vraie police municipale, n'oublions pas qu'elle avait déjà réussi précédemment à la faire intégrer à la Police Nationale. Et aucun ministre n'a jamais réussi à fermer la Préfecture de Police de Paris qui reste un Etat dans l'Etat. Ce fut grand cas déjà de supprimer le Quai des Orfèvres et de sortir ses brigades de son giron. Je me demande si le déménagement du Tribunal Judiciaire de Paris n'a pas été motivé aussi par ce but. Seule la destruction complète de ce qui constitue le squelette de notre administration nous fera échapper au sort du Venezuela dont nous usons des mêmes recettes. D'ailleurs plus personne ne parle du Venezuela, cela reviendrait à nous décrire la pente sur laquelle nous sommes. Nous pouvons tout dire de notre endettement national qu'il s'agisse du Budget de l'État ou de la Sécurité Sociale pour nous rassurer sur son avenir. L'argent coule à flot coûte que coûte contre les conséquences de la pandémie. La dévitalisation de la motivation, la négation de la sélection économique ont des effets pervers. Nous versons das le collectivisme allègrement avec l'acquisition de la mentalité qui va avec. Les stagiaires que nos universités imposent font de l'absentéisme et les élèves avocats ont des exigences surréalistes, refusant par exemple d'ouvrir le courrier ou de prendre en charge le tri des mails. On est pour le reste dans le "job definition". Si un tronbone tombe par terre, personne n'étant chargé de le ramasser, il restera par terre. Là où le bât blesse, c'est le sort de notre balance commerciale. Nous sommes dans la 16e année consécutive de déficit grave. La désindustrialisation du pays est actée. Relancer l'activité sans le tourisme dont l'absence démontre que notre pays est un devenu un parc d'attractions à l’arrêt, repose sur la relance de la consommation. C'est le moment où notre bien pensance gauchiste et administrative réclame plus de prélèvements sociaux et d'impôts toujours pour plus de moyens pour la fonction publique, la plus lourde des pays de l'OCDE, qui prélève la part la plus importante du PIB au monde, laminant les revenus nets. Elle a généré une administration colossale, notamment celle en charge de la redistribution de 30% du PIB. Elle a phagocyté les politiciens, elle s'auto-gouverne, protégée par la garantie de sa neutralité qu'elle a transformé avec l'action de ses syndicats en indépendance. Elle ne maîtrise et ne contrôle rien. Elle paie. Avec l'argent du secteur privé qui est écrasé par 8000 normes, 72 Codes, 200 ans de législation accumulée. On est arrivé au bout d'un système post seconde guerre mondiale, dirigé par des personnes sorties de l'université pour entrer dans une école de fonctionnaires chausse-pied qui les versent directement dans une carrière fait d'entre soi et hors sol, dont la classe politique est pour 75% d'entre elle issue. Le problème est que ce modèle gangrènent ce qui reste du secteur privé. Là où son Code du Travail fait 3700 pages, celui de la Suisse, ce pays qui va si mal, en fait 70. Et personne ne se pose la question de savoir si ça n'aurait pas par hasard un rapport avec notre chômage, l'atonie de notre économie, la faiblesse de notre compétitivité. Pour la bonne et seule raison que les entrepreneurs n'ont pas droit de cité sur ce terrain. Ce sont des esclavagistes. Et la remise en cause de nos relations au travail dans l’entreprise reste fondamentalement tabou au nom d'une lutte des classes absurde qui depuis la révolution de 1789 reste l'alpha et l'omega des élites ne pouvant être par definition que de gauche. Cela plombe la société française. Ce qui est complètement absurde car peu importe la majorité élue, l'Administration inamovible et ses syndicats restent les mêmes avec les mêmes objectifs, leur ambition de carrière et leur décompte de points de retraite. Que voulez-vous espérer pour dynamiser à nouveau notre pays avec des personnes qui ne sont pas responsables de leur fin de mois ? Quelque soit le sujet nous constatons la lâcheté des autorités. Tout le temps et pour tous les sujets, elles les laissent pourrir jusqu'à l'insupportable. Fermer l'ENA, l'ENM, instaurer le « spoil system », abolir le statut de la fonction publique que les gouvernements ne dirigent plus depuis 50 ans, qui va y parvenir ? Si nous continuons ainsi, nous mettrons en route les mécanismes parfaitement connus des historiens qui mènent à l'émergence d'une dictature. Déjà nous pouvons en identifier les prémisses et nous voyons les jalons. Je vous recommande le livre de Philippe BONNET intitulé "Demain la dictature" paru aux Presses de la Délivrance. il y fait l'analyse depuis l'antiquité des dictatures jusqu'au putsch de Mai 1958 et sa suite. Ne confondons pas la dictature, qui est mis en place par la démocratie et la tyrannie qui résulte d'une prise de pouvoir illégale. Retenons que l’Etat de Droit ne peut pas rester le même en temps de paix et lorsqu’il est nécessaire d’opérer des réformes de fond indispensables bloquées depuis plus de 50 ans et remettre sur les rails un pays qui perd ses repères et n'arrive pas combattre des idéologies religieuses mortifères ou politiques collectivistes. .

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Oct
12
Vue sur le ferry venant d'Angleterre.

"Le Banc sur la falaise" de notre confrère Etienne Tarride publié par les Éditions L'Harmattan.
Je l'ai lu avec un plaisir gourmand. Je lui trouve un ton et une ambiance particulière qui m'a rappelé par moments les descriptions d'Exbrayat et les envolées de Livingston. Regressif comme une tarte aux prunes automnale je l'ai savouré d'une traite cet excellent témoignage de la transition économique de nos bourgs et villages avec les mécaniques sociologiques trop souvent escamotés qui l'accompagne.
J'espère que ce livre trouvera ses lecteurs car il est d'une écriture agréable décrivant bien son époque, si finement ses acteurs, ses manipulateurs, ses idiots utiles et ses figurants. Et il donne envie de trouver ce banc sur la falaise dont le charme inénarrable est si bien rendu par un auteur inspiré. Ce livre est vraiment bien écrit. A déguster avec son café à la place de ses chocolats préférés.

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Oct
09
"Papiers d'identité."

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Sep
30
Lettre ouverte à nos confrères Autain, Lepetit.

Jamais l'élection au Bâtonnat et au Vice-Bâtonnat du Barreau de Paris n'a eu autant de portée symbolique.
Jamais l'exigence d'unité de la profession n'a été aussi forte depuis les cinq dernières décennies. Il y va de notre solidarité avec les plus faibles des membres du Barreau et avec les justiciables, acteurs économiques ou non, en cette période troublée par une pandémie persistante.

Il y va aussi de nos libertés autant que du sens et la portée de notre serment dans nos débats avec la magistrature sur notre place dans l'oeuvre de justice et avec la Chancellerie et le Parlement pour notre rôle de garant des droits dans la société du 21e siècle. Cette fois, il ne faut pas que notre Bâtonnier et Vice-Bâtonnier soient élus par une majorité de 30% de votants divisés entre deux binômes candidats. Il faut un véritable plébiscite, une élection référendaire affirmant haut et fort notre unanimité.

Oui, je considère que cette année il faut un plébiscite. Une élection référendaire pour affirmer notre unité qui ne peut se traduire que par l'expression de porter une représentation indiscutable par nos interlocuteurs. Si nous n'y parvenons pas alors que la profession est en danger politique, économique et social, je doute que l'on puisse me dire que je me suis trompé lorsque l'on en fera l'autopsie.

Jamais la nécessité de nous réunir autour de candidats qui sont déjà soutenus par ce que notre métier a de plus emblématique me parait utile et vivifiant non seulement pour notre Ordre mais aussi pour les avocats qui ont besoin de se retrouver fortement ensemble.

Et il n'est pas possible de réunir la profession en se prévalant de partager les choix de forces politiques qui défilent habituellement avec l'UNEF, la France Insoumise et le Syndicat de la Magistrature. Ni de considérer que jouer la mouche du coche sur fond de discours bienpensant peut aider à résoudre ou même aider notre métier. Il s'agirait là que d'utiliser notre profession comme caution à un choix politique. Ce n'est pas la vocation d'aucune de nos instances professionnelles.

Nous avons le même serment et nous avons les mêmes défis à relever. Cette élection n'est pas celle de la gauche contre la droite. Elle est uniquement celle de la représentation de la force morale de notre Barreau pour la défense des droits.

Julie Couturier et Vincent Nioré sont les meilleurs d'entre-nous. Je partage en tous points les commentaires élogieux de nos confrères soutiens de leur candidature. Par leurs engagements, leur parcours, leur mode d'exercice, ils sont proches de la façon dont une très large majorité des avocats travaillent aujourd'hui.
Ils incarnent parfaitement notre profession dans ses préoccupations quotidiennes. Nous nous reconnaissons en eux. Nous les avons côtoyé un moment ou un autre. Ils n'ont jamais été avares de leurs conseils que leur expérience nous recommandait, Julie Couturier pour les voies d'exécution, Vincent Nioré pour la défense pénale.
Ils seront les candidats élus pour le Bâtonnat et ĺe Vice- Bâtonnat qui enverront le meilleur signal à toutes les institutions.

Pour ce faire, ils doivent être portés par nous tous. Nos confrères Autain et Lepetit ont certainement compris que leur candidature (devenue plutôt politique de mon point de vue, au fil de leur campagne) n'avait plus de sens dès le moment où celle de Julie Couturier et Vincent Nioré s'est manifestée, même si celle-ci est postérieure.

Des candidats potentiels se sont abstenus pour soutenir ainsi de facto Julie et Vincent.

Il revient à Xavier et Clotilde de faire ce choix et de symboliser ainsi notre unité et de la porter à la face de tous, au lieu de tenter de rameuter une sensibilité d'extrême gauche politicienne en adoptant une posture pour se maintenir en contruisant une opposition dans cette élection qui devrait rester professionnelle.

Elle ne comportera qu'un tour puisqu'il n'y aura pas d'autres candidats pour les raisons que je viens d'exposer et leur maintien jusqu'au boutiste n'est pas souhaitable pour exprimer un soutien totale à une représentation indiscutable de notre métier.

Le retrait de Xavier et Clotilde avant le scrutin leur donnerait crédit pour les élections à venir après avoir nourri un débat d'idées nécessaire à la vie de nos principes et pour relever nos défis communs. Il leur est encore temps de ne pas manquer à notre Barreau.

Il ne faut jamais se priver d'un geste décisif pour la profession, pour son unité, qui ne peut peut-être que l'expression d'une claire unanimité pour cette élection qui ne connaitra, je le répète, qu'un seul tour par ailleurs quoiqu'il arrive.

Je suis certain que nous avons besoin de cette unanimité sans faille pour porter un message fort face à toutes les institutions. Xavier et Clotilde seraient bienvenus d'apporter avant le scrutin leur soutien qui scellera l'élection de Julie et Vincent pour incarner cette unité au soir du 1er tour des élections ordinales.

Se maintenir dans le contexte actuel ne serait pas une erreur mais une faute.

Force doit rester aux droits.
Soyons unanimes à le dire fortement en votant ensemble pour l'affirmer.
Les avocats doivent être patriotes pour leur profession et personne ne doit manquer le rendez-vous !
Je dis avec Yourcenar :"Poignardons l'ego." Et soyons tous capables de nous comporter au moment où notre métier est en danger, politiquement, économiquement et socialement, comme des Hommes d'État.

Sep
22
Le Garde des Sceaux arrivera-t-il à changer le nom de l'ENM ?

Notre Garde des Sceaux a mis beaucoup d'eau dans son vin en enfilant son costume de ministre. En un mois il a été phagocyté par son administration dont l'organigramme ressemble à une usine à gaz. La suppression de l'ENM est passée à la trappe. Elle aurait pu donner l'impulsion à la suppression de l'ENA. Pour faire avaler la couleuvre, la bonne idée réside dans la désignation de notre Confrère Nathalie Roret, Vice-Batonnier du Barreau de Paris pour prendre la direction de l'Ecole Nationale de la Magistrature. J'ai beaucoup trop d'estime pour elle pour penser que nous sommes là uniquement dans le symbole. C'est un pas dans la bonne direction de la rencontre des deux professions qui veulent normalement la meilleure application de la loi. Je ne sais pas quelle sera sa marge de manoeuvre mais je connais la faculté dont notre administration dispose pour se défendre de toute perturbation et absorber toutes les tentatives de réforme. Un siècle d'histoire nous a enseigné sur ses capacités d'emprise et de récupération. L'épisode Charlotte Bilger en dit long sur les capacités de nuissance politico-administratives du sérail ou je me trompe ? A l'heure où il est demandé une formation initiale et continue ainsi qu'une formation commune pour les magistrats, juges, avocats et juristes de tous poils afin de permettre les passerelles entre les différentes professions du droit, l'ENM est sanctuarisée. Il fallait la supprimer. Ne permettre l'accès à la magistrature que par un tour extérieur réservé aux juristes en entreprise et aux membres des professions juridiques réglementées ayant plus de 20 ans de pratique, était une urgence absolue. De même il faut en finir avec l'indépendance du pouvoir régalien qui est l'essence même de l'État après la Défense du territoire, des personnes et des biens, à savoir la Justice. C'est en plus d'une hypocrisie totale. Pour avoir entendu, certes il y a 30 ans, une conversation au cours de laquelle des magistrats proposaient à un autre, légion d'honneur et promotion dans l'Administration pour son gendre, je sais à quoi m'en tenir. On ne donne pas son indépendance à quelqu'un qui n'est pas responsable de ses fins de mois ! Nos magistrats détenteurs de l'Autorité judiciaire ont pris le pouvoir judiciaire, dont un bonne part pour en faire une arme politique. Ils ont imposé leur irresponsabilité et les mieux éduqués dissimulent mal leur mépris pour les avocats. Napoléon disait:." Je préfère une loi mal faite qu'une loi interprétée." Avec l'ENA et l'ENM nous avons les deux ! Je suis de tout coeur avec Nathalie Roret qui va incarner pendant cinq ans l'ENM à la tête d'un Conseil d'Administration d'ores et déjà acquis aux voeux du Garde des Sceaux et pour laquelle les syndicats de magistrats unanimes ont sans tarder attesté de leur bonne volonté, de même que Philippe Bilger a fait part de son adhésion sans faille à une nomination qui le ravit dans un article publié sur son blog, qui résume toute sa joie.

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Jul
07
Demander le programme.

Commencer par un peu de provocation à la remise en ordre républicaine: on n'injurie pas les FdO et elles ne servent pas de cible.
Il faut donc un ministre de l'intérieur qui annonce que pour chaque projectile lancé sur les FdO, il y aura une LBO en réponse immédiate. Sinon ce n'est pas la peine de changer de ministre.

L'autorité est passée de la complaisance à la lâcheté, puis à la démission. On est dans le stop ou en encore. Il faut dire stop clairement et en tirer les conclusions. Elles ont des conséquences qu'il faut assumer.

Avoir cessé d'enseigner la propreté, la politesse, le respect, le sens de l'effort, abandonnant le principe de la sanction certaine et immédiate, nous en arriverons après avoir été lâches, comme aux USA dans les années 70, à tirer à vue sur les délinquants si les pouvoirs publics ne se reveillent pas. Après la tolérance zéro, des peines maximales en pénitencier et le retour d'une éducation de qualité, on pourra concevoir de s'élever à l'exemple néerlandais ou des pays scandinaves dont les prisons sont vides. En attendant, ils ont des monarchies parlementaires, une population et une culture différentes, Il faut savoir ce que l'on veut et pour cela en prendre le chemin. Pour cela, il faut d'abord revenir aux fondamentaux. On ne bâtit rien en ratant les fondations. Or nous les avons sapées trop longtemps par démagogie et pour acheter la paix sociale. Rebatir est toujours plus dur.
Et je suis d'accord avec notre nouveau Garde des Sceaux. Les mineurs délinquants doivent comme cela existe aux États-unis être remis à l'armée pour en faire des citoyens. Dans certains Etats des USA, les militaires sont dans les écoles pour apprendre aux élèves la discipline et les encadrer. Au Japon le corps enseignant et les élèves, collégiens, lycéens, entretiennent, nettoient leur établissement. Le Japon est un pays propre.

On récolte toujours le résultat de ses complaisances idéologiques et on récolte toujours le résultat de ses efforts, du pragmatisme, du travail. Exemplarité et méritocratie.

Castex , EDM, Darmanin vont se heurter à l'impossibilité de gouverner leur Administration. Protégée par le statut de la fonction publique, sans "spoil system", et syndiquée dans l'obstruction, elle est devenue aussi indépendante que la Justice, protégée par 80 années de législation accumulée.

Tant que l'on tolérera des syndicats dans la fonction publique et pire dans l'exercice de missions régaliennes de l'Etat, l'Administration ne pourra pas sérieusement être réformable et restera ingouvernable. Commencer par supprimer le financement des nuisibles corps intermédiaires , qui ne doivent percevoir que des cotisations. C'est nécessaire et indispensable: on verra s'ils sont représentatifs. Il est inacceptable que dans la Police, par exemple, il soit nécessaire d'être syndiqué, affilié à une obédience ou un parti pour avoir une mutation ou une promotion. Inadmissible que la hiérarchie ne puissent se faire obéir, menacée en permanence de représailles syndicales.

Sur l'exemple du Brésil, la Constitution doit protéger le secret professionnel des avocats, leur imposer un Ordre professionnel national (comme celui en France de toutes les autres professions libérales) et leur donner des droits d'accès à tous les lieux administratifs et aux juges sans limites ainsi qu'un droit de communication de tout document detenu par l'Administration. En contrepartie le respect de la déontologie doit être appliquée strictement et la qualité de la formation au dessus de tout reproche

Donner dans la Constitution un statut au Parquet. Organiser son droit d'enquête préalable et lui en donner les moyens.

Recruter les magistrats sur titre et dossier apres 20 ans à minima d'exercice dans le privé ou au Barreau et au sein des autres professions réglementées. Puisque les décisions de Justice sont rendues au nom du peuple français, il serait bon que les Magistrats de la Cour de Cassation et du Conseil d'État soient nommés par le Parlement sur proposition du Président de la République.

Tout cela implique de supprimer d'abord l'ENA et l'ENM qui sont des écoles chausse pied pour des carrières toutes tracées pendant lesquelles les points de retraite sont comptés selon les opportunités politiques qui n'excluent ni "les pantouflage", ni l'influence des réseaux ou les effets de cooptation de copinage. Rien n'est parfait mais là on a atteint les limites du système post WWII.

Il va falloir pour sauver les finances publiques et diminer les impôts ainsi que les prélèvements sociaux, privatiser tout ce qui ne relève pas des missions régaliennes. A l'exemple de la Suisse ou du Portugal.
Et supprimer les allocations familiales pour les naissances à venir.

L'argent injecté pour payer non pas des investissements mais les dépenses courantes de l'Etat et les déficits sociaux sans contrepartie économique nous complaît dans les déséquilibres fondamentaux. C'est un poison social et politique qui conduit au sort des pays déclinants.

C'est ce que le Président de la République devrait dire le 14 Juillet dans son allocution s'il veut annoncer le redressement du pays.

On peut rêver à une chance de sortir notre Justice de ses ornieres idéologiques et notre économie comme nos services publiques, du marasme et des scléroses, non ?