Jul
07
Demander le programme.

Commencer par un peu de provocation à la remise en ordre républicaine: on n'injurie pas les FdO et elles ne servent pas de cible.
Il faut donc un ministre de l'intérieur qui annonce que pour chaque projectile lancé sur les FdO, il y aura une LBO en réponse immédiate. Sinon ce n'est pas la peine de changer de ministre.

L'autorité est passée de la complaisance à la lâcheté, puis à la démission. On est dans le stop ou en encore. Il faut dire stop clairement et en tirer les conclusions. Elles ont des conséquences qu'il faut assumer.

Avoir cessé d'enseigner la propreté, la politesse, le respect, le sens de l'effort, abandonnant le principe de la sanction certaine et immédiate, nous en arriverons après avoir été lâches, comme aux USA dans les années 70, à tirer à vue sur les délinquants si les pouvoirs publics ne se reveillent pas. Après la tolérance zéro, des peines maximales en pénitencier et le retour d'une éducation de qualité, on pourra concevoir de s'élever à l'exemple néerlandais ou des pays scandinaves dont les prisons sont vides. En attendant, ils ont des monarchies parlementaires, une population et une culture différentes, Il faut savoir ce que l'on veut et pour cela en prendre le chemin. Pour cela, il faut d'abord revenir aux fondamentaux. On ne bâtit rien en ratant les fondations. Or nous les avons sapées trop longtemps par démagogie et pour acheter la paix sociale. Rebatir est toujours plus dur.
Et je suis d'accord avec notre nouveau Garde des Sceaux. Les mineurs délinquants doivent comme cela existe aux États-unis être remis à l'armée pour en faire des citoyens. Dans certains Etats des USA, les militaires sont dans les écoles pour apprendre aux élèves la discipline et les encadrer. Au Japon le corps enseignant et les élèves, collégiens, lycéens, entretiennent, nettoient leur établissement. Le Japon est un pays propre.

On récolte toujours le résultat de ses complaisances idéologiques et on récolte toujours le résultat de ses efforts, du pragmatisme, du travail. Exemplarité et méritocratie.

Castex , EDM, Darmanin vont se heurter à l'impossibilité de gouverner leur Administration. Protégée par le statut de la fonction publique, sans "spoil system", et syndiquée dans l'obstruction, elle est devenue aussi indépendante que la Justice, protégée par 80 années de législation accumulée.

Tant que l'on tolérera des syndicats dans la fonction publique et pire dans l'exercice de missions régaliennes de l'Etat, l'Administration ne pourra pas sérieusement être réformable et restera ingouvernable. Commencer par supprimer le financement des nuisibles corps intermédiaires , qui ne doivent percevoir que des cotisations. C'est nécessaire et indispensable: on verra s'ils sont représentatifs. Il est inacceptable que dans la Police, par exemple, il soit nécessaire d'être syndiqué, affilié à une obédience ou un parti pour avoir une mutation ou une promotion. Inadmissible que la hiérarchie ne puissent se faire obéir, menacée en permanence de représailles syndicales.

Sur l'exemple du Brésil, la Constitution doit protéger le secret professionnel des avocats, leur imposer un Ordre professionnel national (comme celui en France de toutes les autres professions libérales) et leur donner des droits d'accès à tous les lieux administratifs et aux juges sans limites ainsi qu'un droit de communication de tout document detenu par l'Administration. En contrepartie le respect de la déontologie doit être appliquée strictement et la qualité de la formation au dessus de tout reproche

Donner dans la Constitution un statut au Parquet. Organiser son droit d'enquête préalable et lui en donner les moyens.

Recruter les magistrats sur titre et dossier apres 20 ans à minima d'exercice dans le privé ou au Barreau. Puisque les décisions de Justice sont rendues au nom du peuple français, il serait bon que les Magistrats de la Cour de Cassation et du Conseil d'État soient nommés par le Parlement sur proposition du Président de la République.

Tout cela implique de supprimer d'abord l'ENA et l'ENM qui sont des écoles chausse pied pour des carrières toutes tracées pendant lesquelles les points de retraite sont comptés selon les opportunités politiques qui n'excluent ni "les pantouflage", ni l'influence des réseaux ou les effets de cooptation de copinage. Rien n'est parfait mais là on a atteint les limites du système post WWII.

Il va falloir pour sauver les finances publiques et diminer les impôts ainsi que les prélèvements sociaux, privatiser tout ce qui ne relève pas des missions régaliennes. A l'exemple de la Suisse ou du Portugal.
Et supprimer les allocations familiales pour les naissances à venir.

L'argent injecté pour payer non pas des investissements mais les dépenses courantes de l'Etat et les déficits sociaux sans contrepartie économique nous complaît dans les déséquilibres fondamentaux. C'est un poison social et politique qui conduit au sort des pays déclinants.

C'est ce que le Président de la République devrait dire le 14 Juillet dans son allocution s'il veut annoncer le redressement du pays.

On peut rêver à une chance de sortir notre Justice de ses ornieres idéologiques et notre économie comme nos services publiques, du marasme et des scléroses, non ?

Jun
09
Le principe de conformité nous tue.

Et tout ce qui tue les entreprises renforce le rôle de l'avocat !

L'obligation de mettre en place des définitions techniques unifiées pour le BTP ou des normes AFNOR pour la fabrication industrielles est ancienne. Des certificats NF se sont imposés pour la conformité des fabrications à des standards de qualité de produits de plus en plus standardisés et pour faire face aux importations concurrentielles bas de gamme. Les labels permettaient aussi de distinguer le "fabriqué en France" du "Made in France" destiné à l'export et généralement meilleur.

Puis arriva les "cercles de qualité", indispensables face à la disparition des stocks aux coûts plombés par la TVA, géniale invention giscardienne. Les flux d'approvisionnement tendus exigent par le fait même de supprimer les retours aux fabricants, mais n'a jamais fait disparaître les S.A.V. Rien n'est parfait.

Une réglementation de plus en plus tatillonne concernant la sécurité dans l'entreprise oblige à établir chaque année une étude des risques et de mettre en oeuvre les moyens de les supprimer. Exemple: comment empêcher mon salarié de mettre son doigt dans l'agrafeuse ? Entrepreneurs, vous avez là, une obligation générale de résultat. Cela fait depuis les beaux jours d'organismes de conseils et de contrôleurs. Puis nous avons vu arriver les questionnaires de l'INSEE, pour qui toute entreprise de 200 personnes doit consacrer un emploi et demi pour remplir cette paperasse indispensable sur les sujets sociétaux, autant que la production, l'emploi et la couleur de nos bretelles.

Bien entendu aucune entreprise développée n'échappe à la nécessité d'avoir un expert-comptable; un ou deux commissaires aux comptes et des auditeurs viendront piétiner l'aorte de ceux-ci et de tous les chefs de service si la PME fait partie d'un groupe. Que dire si celui-ci est anglo-saxon à qui une comptabilité devra être fournie selon ses normes à la maison mère.

La mode des normes applicables au fonctionnement des entreprises, ISO quelque chose, ont fait les choux gras de consultants et informaticiens, qui en règle générale n'ont jamais dirigé réellement une quelconque société et du personnel. Puis vînt la mode de la « gouvernance des entreprises», pondue par des syndicats de managers (MEDEF et autres), des autorités publiques ou non, indépendantes (AMF, ANSA et bien d'autres) qui y ont mis leur grain de sel avec en plus le législateur qui n'avait rien de mieux à faire comme équilibrer le Budget de la Nation, par exemple.

Très vite les entreprises qui avaient succombé à la mode de l'adhésion à une norme ISO dans la crainte que tous ceux qui n'adhéreraient pas ne pourraient plus travailler demain, car la perspective était de contraindre toutes les entreprises adhérentes à ne travailler qu'avec celles qui adhéraient, ont déchanté. Le coût prohibitif et la perte de réactivité, la lourdeur du fonctionnement de l'entreprise ont mis rapidement fin à cette gabegie depuis redevenue à la mode. Faire et défaire, c'est toujours travailler.

La réglementation REACH qui est européenne (il faut bien que les bureaucrates de Bruxelles s'occupent aussi) est arrivée entre temps.

La lubie concernant la gouvernance des entreprise fît la une des journaux économiques et objet de colloques. Elle est devenue source de "droit mou", pardon de SOFT LAW. Elle est vite apparue comme une tarte à la crème un peu lourde qui se superpose aux normes comptables, au rôle du Président dans les S.A. à directoire, au rôle du Conseil de Surveillance et a généré la création de comités, sous-comités divers (d'éthique, des rémunérations, des bidules et des machins à réunionite pour éviter aussi les conflits d'intérêts), sans compter la réglementation de l'AMF, j'en passe et sans doute des meilleures en considération de notre capacité d'inventer l'inutile et l'inefficace surtout si ça peut être complexe et abscon.

D'ailleurs j'allais oublier la "Responsabilité Sociale (voir sociétale) et Environnementale" qui pèse sur les décideurs économiques. Ils doivent absolument prendre en compte le bonheur de leurs collaborateurs, de leurs plantes vertes et autres fleurs de bureau ! Avec l'objectif zéro papier ou recyclé, des toilettes sèches et la lutte contre les déchets.
Il faut aussi payer des taxes pour recycler la production qui ne doit pas comporter de procédé d'obsolescence et doit être réparable avec obligation de continuer de fournir des pièces détachées bien au-delà de la durée de commercialisation des articles.

En plus du soin scrupuleux d'avoir à établir des rapports sur l'égalité des salaires et l'impact de l'activité sur notre environnement, il est impératif de rédiger celui sur les perspectives d'avenir de l'entreprise dans les 2 ou 4 ans, entre nous impossible à prévoir au-delà de deux à quatre mois, sans dire qu'elle est menacée de sclérose administrative. Et ne croyez pas que cela ne concerne que les entreprises du CAC 40.

Depuis peu, il a été trouvé intelligent par un sadique, d'imposer pour toutes les sociétés de devoir mentionner dans leur objet social leur "raison d'être" ! Vous vous rendez compte où on en est arrivé ?

Tout cela pour donner du travail à des personnes qui ne savent pas quoi faire de leur journée sinon nous culpabiliser. Le problème, c'est qu'elles sont de plus en plus nombreuses puisque nous avons curieusement de moins en moins d'industries. Elles ont trouvé depuis quelques années une mine d'or: le principe de conformité, à appeler "Compliance", sinon c'est que vous êtes "out".

Bien entendu, ces personnes n'ont rien inventé. Comme d'habitude elles ont reçu la lumière, par forcément à tous les étages, en provenance des Etats-Unis. Comme d'habitude aussi, elles nous font ingurgiter à contretemps une pratique que les auteurs anglo-saxons vilipendent après en avoir fait la douloureuse et coûteuse expérience. C'est pareil pour notre système de Santé: nous avons fait avec retard ce que les britanniques ont abandonné. Nous venons juste de comprendre que nous dépensons autant que les autres pays de l'OCDE mais avec 34% de personnel administratif en trop et un pillage de la Sécurité Sociale par toute la chaine de soin. Nos médicaments sont deux fois plus chers ici qu'au Portugal où il n'y a ni Sécu, ni allocations familiales mais des assurances privées.

Vous lirez avec beaucoup d'intérêts ce qui tombe concrètement sur la tête des entreprises grâce aux fameux « corps intermédiaires » et autres penseurs, en lisant ce que nous annonçait la revue Entreprise et affaires du 26 juillet 2012 (n°20) éditée par LexisNexis dans la collection La Semaine Juridique. Un dossier complet ( page 21 - rubrique 1468) y est consacré à l'application du principe de conformité (sous le titre « Compliance and performance » ce qui est tellement plus smart et sexy) dans tous les domaines, banque, bourse, de l'écologie, en passant par le notariat, avec à la clé l'auto-évalutation et l'auto régulation de tout et pour tout. Ce qui, avec le fameux principe de précaution, est en passe de bloquer toute activité économique et juridique, comme si la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de Cassation ne suffisait pas déjà à détruire le tissu économique de ce pays malgré les réformes que nos forces de progrès sont déterminées à mettre à bas.

Ce qui est hilarant c'est que Monsieur Robert E. LUTZ , professeur de droit au Southwestern Law School de Los Angeles a été invité à participer aux travaux pour dire en résumé que "si le législateur doit adopter des règles simples ( même les juristes américains ont craqué au moment où chez nous le législateur commence à prendre de textes en oubliant qu'il avait déjà légifiré sur un même sujet ), les bureaucrates doivent laisser les autorités de régulation les appliquer (ce qui n'a rien de révolutionnaire comme idée) mais à la condition, ajoute-t-il, que « les bureaucrates non élus » qui les composent soient rendus effectivement responsables avec des recours effectifs", rapides et efficaces. L'auteur ajoute que « cela ne résoudra pas les difficultés inhérentes à la régulation d'une société moderne complexe mais que cela permettrait d'atténuer un danger réel : que "la régulation finisse par tuer le coeur de la vie économique américaine ».

Nous, nous avons seulement compris que faute de pouvoir bénéficier de plus de fonctionnaires statutaires,  nous allons sauver l'emploi et l'économie en valorisant une nouvelle activité tertiaire d'administration privée de contrôle interne et externe de conformité aux lois, réglementations, soft law, normes techniques, us et coutmes, dans tous les domaines d'activité. Je vois d'ici que le monde entier va nous envier une expertise que nous allons pouvoir exporter pour combler notre déficit commercial !

Le monde est complexifié et chaotique, en plus notre législation est paralysante. Mais maintenant il va falloir justifier que nous travaillons conformément à tous ces textes en vigueur. Un fois le temps passé à cela, qu'il va bien falloir facturer aux Clients, nous n'aurons plus le temps de travailler. Il est devenu indispensable d'avoir un "correspondant Conformité" comme il y a des "correspondants CNIL" , un référent RGPD, RSE et un nouveau pour l'application des mesures de lutte contre la COVID-19, cela dans toutes les entreprises ou selon leur importance. Ces surveillants ne font que de contraindre les entreprises à appliquer des normes avec des protocoles. Cela en concerne déjà plus d'une sur dix dans notre meilleur des mondes. S'ajoute la lutte formelle contre la corruption et l'obligation de prévoir les catastrophes hypothétiques pour lesquelles vous devez imaginer mettre en oeuvre des plans pour les surmonter. Exemple ? Votre entreprise brûle, vous devez avoir un plan pour poursuivre votre activité. Vous ne l'avez pas prévu ? Vous pourriez bien engager votre responsabilité civile car votre imprévision portera directement préjudice à votre environnement économique (clients, fournisseurs) et social.

Et relisez votre contrat d'assurance car il pourrait prévoir que faute de plan B, vous ne soyez bientôt pas couvert de pertes d'exploitation.

Demain une multitude de professionnels du principe de conformité ( ils sont déjà nombreux dans les autorités administratives indépendantes) sans doute aidés par autant de psy chargés du bien-être en entreprise rendrons la vie encore plus difficile chaque jour aux entrepreneurs. C'est pour le bien de tout ce chômage déguisé !

Avec tout cela, n'oubliez pas d'avoir un responsable pour la préservation de l'image de votre entreprise et la qualité de votre communication qui doivent être conformes à la totalitaire bienpensance du Campus de l'Université d'Evergreen pour ne pas être boycottée par les consommateurs dont l'indignation sera relayée en continue par les médias. Vous voulez un exemple d'actualité, ? Après la mort de George Floyd vous avez pu lire:
"Qualifié par certains historiens de révisionniste, le célèbre « Autant en emporte le vent » a été retiré de HBO Max. La plateforme prévoit de remettre le film en ligne à condition d’y rajouter une contextualisation." Ce n'est que de l'auto-censure imposée par le terrorisme intellectuelle perverse. Vous devez aller au devant de ses souhaits pour rester conforme à la bienpensance dominée.

Cerise sur le gâteau : ce n'est pas parce que vous aurez appliqué, chers dirigeants, les protocoles des censeurs du principe de conformité dans ces quelques domaines que nous venons de survoler et que vous aurez mis en place des services dédiés à tous ceux-ci dans votre entreprise, que vous ne serez pas responsables de leur défaut d'efficacité, y compris pour une communication attaquée par une dialectique anticapitaliste, verte ou communautaire. Systématiquement, prévoyez lorsque c'est possible pour tout, une délégation de responsabilité. Prenez un avocat spécialisé pour la rediger. C'est piégeux.

Tout cela est un peu comme les payes des entreprises. Elles les externalisent auprès de SII parce que plus personne ne sait faire un bulletin de paie en considération de la complexité aberrante et mouvante de l'exercice, qui plus est lorsque vous avez plusieurs dizaines d'employés dans des catégories diverses, mais votre sous-traitant impose une clause d'irresponsabilité en cas de contrôle de l'URSSAF. Là dessus pas de mise en concurrence possible. Que fait la DCCGRF ? Il n'y a pas d'entente: Tout le monde est simplement d'accord pour dire que c'est comme cela et si vous n'êtes pas d'accord tant pis pour vous.

Que deviendra notre économie lorsqu'elle sera composée que de fonctionnaires surveillants, de régulateurs, de contrôleurs, de coachs, d'auteurs de normes et de protocoles ? Eh bien nous aurons la possibilité de créer des corps de contrôleurs de normes, des métiers de conseils en régulation, des commissions normatives de normes...
Et dire que nous avons déjà un Conseil National d'Évaluation des Normes dont le Président, Monsieur Lambert, constate que nous avons en France autant de normes que l'ensemble des pays de l'Union Européenne.

Les avocats ne peuvent pas être absents de ce marché considérable et magnifique ! La rédaction de CGV, ce n'est rien à coté. Quel merveilleux débouché !

"Ce combat n'est bien évidemment pas celui d'une profession pour elle-même, mais bien pour défendre l'idée que l'exercice du droit n'est pas une simple prestation de service mais un idéal au service de tous les hommes."

"Les avocats ont la légitimité pour mener ce combat au nom de leurs principes car ceux-ci ne sont pas établis en leur faveur, mais, à l'instar de nos règles déontologiques, dans l'intérêt des clients, c'est-à-dire dans l'intérêt général de la société. "

C'est génial, c'est beau, je ne m'en lasse pas.

Le problème est que 90 % des entreprises éligibles à l'application de toutes ces obligations n'ont pas les moyens de se payer le respect de toutes ces contraintes légales à part les trop rares plus importantes. Ces clientes n'ont pas l'argent afin de nous missionner pour respecter une somme de textes toujours plus contraignants. Notre profession, incapable elle-même de respecter toutes les contraintes exigées par son activité, y compris celles compilées dans le "Code (rouge) de l'Avocat ", en mourrait si nos Ordres professionnels contrôlaient leur application. Je ne parle même pas des obligations de l'Avocat 2.0 alors même que beaucoup ont encore une adresse Gmail professionnelle.

Tout cela résume un phénomène général: Le boulot qui est du ressort des pouvoirs publics passe au privé à ses frais, sans baisse d'impôt en contrepartie. Concrètement le cancer étatique s'étend. Tout cela n'est que l' effet du développement de ce John K. Galbraith appelait la technostructure dans les années 1970. Nous avons été prévenus et nous n'avons rien fait pour l'éviter, trop content de copier ce qui se faisait outre-Atlantique.

May
23
La Commission Européenne écrit au CCBE

Je vous invite à lire la lettre se la Commission Européenne au CCBE que vous trouverez ci-dessous.
La profession va-t-elle renoué avec le principe de réalité ou continuer ses combats politiques stériles contre son adaptation nécessaire à l'évolution du reste de la planète ?

May
23
La Commission Européenne écrit au CCBE

Je vous invite à lire la lettre se la Commission Européenne au CCBE que vous trouverez ci-dessous.
La profession va-t-elle renoué avec le principe de réalité ou continuer ses combats politiques stériles contre son adaptation nécessaire à l'évolution du reste de la planète ?

May
21
Les indiens, les avocats et la Frontière.

Plusieurs fois les indiens ont tenté de se coaliser contre les espagnols, les français, les anglais, puis les colons européens, puis contre les américains, puis contre les États-unis. Ils défendaient leurs terres, leur mode de vie, leur rapport à la nature. On oublie que les tribus se combattaient et que les guerres entre nations autochtones ont toujours existé.
Les bonnes consciences du 21e siècle, qui ne supporteraient pas un camp de roms près de leur domicile, ont beau jeu de dire que les indiens avaient raison de résister contre la perte de leur liberté, le déferlement de la modernité et des populations qui envahissaient leur pays. Sauf que tout cela n'était pas le problème ni du 17e siècle ni des deux siècles suivants.

Et la bataille de Little Big Horn, sur le déroulement de laquelle il y a plus d'écrits que sur celle de Waterloo, fut la première défaite de l'armée américaine avant le Vietnam et bien que survenue exactement cent ans après la naissance des U.S.A., elle resta, à tous les points de vue, sans lendemain. Sitting Bull fit du Cirque avec Buffalo Bill avant de se faire assassiner au Canada le 15 décembre 1890. Geronimo, exilé dans une réserve de Floride,vendit des colifichets aux touristes en se moquant d'eux et apprit à conduire une voiture. Il mourut finalement le 17 février 1909 (la même année que Red Cloud) à Fort Still en Oklaoma. La dernière charge de cavalerie a eu lieu en 1907 contre des Apaches. Ce n'est pas si loin. La "frontière" n'était plus parce que les indiens étaient tous dans des réserves, vivant dans des taudis, alcoolisés et drogués, grâce aux subsides de l'État fédéral, gérés par le Bureau des Affaires indiennes. Les moins mal lotis ouvrirent des casinos, purent laisser exploiter contre royalities leur sous-sol et vivent encore de la crédulité des touristes. Beaucoup des survivants des épidémies, de la famine et des massacres, participèrent assez tôt dès le 17e siècle au processus de colonisation, aidé par les conflits inter tribaux, puis à la société américaine dont il est dit qu'un quart de sa population actuelle aurait un aïeul indien.
Même Crazy Horse avait fini par accepter d'être éclaireur pour l'armée US contre les Nez- Percés, qui résistèrent avec courage et détermination dans leur longue marche pour la liberté, avant qu'il fût tué sur un quiproquo sur fond de cabale, de jalousie et de suspicion. On se crorait au Barreau de Paris.
Le cheminement de la destruction des indiens fût complexe, long et ne fit l'objet d'aucun état d'âme de la part des institutions americaines avant la fin du 20e siècle. American Horse ou Chef Joseph, pour ne parler que de ceux-là parmi tant de leaders héroïques, ont mené un combat glorieux mais radical au nom d'un idéal qui n'avait pas d'avenir, entrainant leur peuple à leur perte.
En 1973, deux cents Sioux Oglalas, les armes à la main subissent un siège de 71 jours à Wonded Knee, face aux FBI. Ils auront deux tués et échapperont de nuit aux forces américaines composées de deux milles hommes disposant de mitrailleuses et de blindés. Comme quoi la présence des caméras des télévisions auraient certainement empêché les massacres du 19e siècle.

Les avocats n'ont cessé d'avoir raison en se faisant les chantres des droits de l'homme, les défenseurs de l'individualisme contre la société. Ce combat intellectuel qui a tourné au dogmatisme depuis la chute du mur de Berlin, a été récupéré et instrumentalisé comme une arme de guerre politique par le militantisme qui les manipule, dès la déroute intellectuelle de Sartre devant Raymond Aron, à qui il concéda que les droits de l'homme ne devaient pas être sacrifiés sur l'autel du communisme. Depuis ce moment, les anarcho-collectivistes de toutes les obédiences se servent des droits de l'homme pour justifier d'une part, leur droit de nuire au nom de la défense sociale du peuple qu'ils sont seuls à détenir la légitimité auto- proclamée d'incarner et d'autre part, la destruction de la nation par définition raciste, xénophobe et fasciste. Plus le Barreau s'est appauvri économiquement plus il a demandé des aides, des abaissements de charges, un taux de TVA réduit et plus il s'est radicalisé dans une guerre "polititocarde" d'escarmouches. Il a mené tous les combats d'arrière-garde contre la transformation et modernité de la société. Certains ont duré longtemps. Je n'oublie pas, par exemple, que nous avons fait grève en 1976 contre le divorce sans juge. Concrètement depuis la loi de 1971 le Barreau s'est opposé à tout et à son contraire, selon le gouvernement en place pour défendre un idéal du métier fantasmé. Ainsi cinquante ans après cette loi, il existe encore des clercs d'audience et le décret permettant les Sociétés Civiles de Moyens interprofessionnelles n'a pas encore été pris.

Je me souviens que notre excellent confrère Jean-Claud Kross, que certains ont connu magistrat à Chartres puis à Paris, m'a dit un jour qu'il avait toujours perçu l'avocat dans son Cabinet comme un indien dans son tipi.

C'était bien vu. Et le parallèle ne s'arrête pas là. Les indiens se sont opposés à l'inexorable avancée de la frontière de la civilisation. Les avocats s'opposent à l'avancée de la frontière technologique sur leur conception de l'espace privé et des libertés qu'ils conçoivent contre l'intérêt général oppresseur.
Les uns n'avaient pas le moyens de concevoir un autre modèle économique de civilisation, les autres le refusent. L'opposition au Décret "DataJust" qui veut mettre en place une banque de données de références en matière d'indemnité de dommages corporels pour les magistrats est à ce sujet emblématique de la posture des avocats.
Finalement, l'extinction est toujours une question d'adaptation possible ou pas et n'est pas non plus qu'une question de volonté.
Indiens ou avocats, aucune promesse ou engagement n'ont jamais été tenus. Les uns et les autres ont été ou se sont conduits à leur perte en contrepartie d'aides et de soutiens insuffisants et temporaires. La liberté ne se monnaye pas. Rester sur la vague de l'évolution ne se subventionne jamais. En perdant de vue ces réalités économiques et politiques, l'indépendance et l'adaptation qui ne relèvent que des capacités de chacun des acteurs, deviennent rapidement inaccessibles.

Les jeunes ont des idéaux et sont crédules, sensibles aux symboles et à la manipulation des dogmes ou d'appels à la révolte. Les jeunes cons sont pour les indiens. Les vieux sont cyniques et sont dubitatifs, car l'expérience est passée par là. Ils croient au pragmatisme et à l'application du principe de réalité. Ils ne croient plus aux formatages des esprits que l'on veut nous imposer.
Les vieux cons sont pour la Cavalerie.
Puis lorsque l'on accède à la sagesse, vient le moment de penser comme les vieux chefs indiens ou les rois en exil.

Les avocats se tirent des balles idéologiques dans les pieds tous les matins. Ils ont demandé l'indépendance de la Justice qui est le droit régalien consubstantiel de l'autorité de l'Etat et s'étonnent aujourd'hui des conséquences.

Le Parlement de Paris s'est emparé du pouvoir sous Louis XVI, la prise de pouvoir par nos juges contemporains est la conséquence de notre naïve bienpensance d'une conception de la Justice voulue par le Barreau.

Par le fait même, les avocats ont perdu leur rôle politique de contre-pouvoir.

Le seul test d'intelligence valide selon Idriss Aberkane est la capacité de survie dans la nature et pour les groupes, l'intelligence collective, c'est d'être capable d'éviter l'éradication. Pour les avocats c'est de réussir cela dans le monde de la technostructure, de l'avalanche des normes, du digital et des robots, avec une économie où les revenus sont laminés par les prélèvements sociaux et les impôts, en épousant des modes de travail et de vie qui s'américainisent.

May
20
Demain l'informatique et la profession.

Trois articles ont été publiés dans 'le M@g des avocats" et sur mon blog:

"L'intelligence artificielle n'est pas une opportunité."
https://t.co/34vCAd0gXx
"La justice post humaniste arrive."
https://t.co/gmFtCcwwjD
"La croissance, les robots, la Justice."
https://t.co/tjG15fLazX

Bonne joyeuse lecture.

May
05
Reprise des audiences du Tribunal de Commerce de Nanterre reprends ses audiences le 12 mai.

Le Tribunal de Commerce de Nanterre prépare la reprise des audiences à compter du 11 mai.

La scp Huvelin & associés
( scphuvelin.com ) sera présente à l’audience de procédure prévue le 12 mai qui fera office de test concernant les adaptations en matière de mesures sanitaires.

Informations jointes ci-dessous:

May
05
Reprise des audiences du Tribunal de Commerce de Nanterre reprends ses audiences le 12 mai.

Le Tribunal de Commerce de Nanterre prépare la reprise des audiences à compter du 11 mai.

La scp Huvelin & associés
( scphuvelin.com ) sera présente à l’audience de procédure prévue le 12 mai qui fera office de test concernant les adaptations en matière de mesures sanitaires.

Informations jointes ci-dessous:

May
05
Reprise des audiences du Tribunal de Commerce de Nanterre reprends ses audiences le 12 mai.

Le Tribunal de Commerce de Nanterre prépare la reprise des audiences à compter du 11 mai.

La scp Huvelin & associés
( scphuvelin.com ) sera présente à l’audience de procédure prévue le 12 mai qui fera office de test concernant les adaptations en matière de mesures sanitaires.

Informations jointes ci-dessous:

Apr
23
On est prêt !

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