Mar
29
Le Covid-19 a changé temporairement le monde.

D'abord les parents se sont découverts dès trois semaines de confinement, feignants, lâches et gourmands. Ils ont trouvé que leurs enfants étaient des tyrans suractifs. Beaucoup de nos concitoyens ont été dessilés par le chômage partiel ou les arrêts maladies : Benoît Hamon, candidat incompris à la Présidentielle avait raison.

En plus, j'ai quelques vieux copains qui ont trop longtemps médité avec un bon whisky ... A mon avis , la cirrhose du foie fera plus de ravages que le Covid 19.

Moustapha Dahleb la plus belle plume tchadienne, a écrit:

"L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN."

"Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète.

Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.

Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yémen, ...ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...).

Ce que l'armée algérienne n'a pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (Hirak a pris fin).

Ce que les opposants politiques n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (report des échéances électorales..).

Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques. ..).

Ce que les gilets jaunes et les syndicats n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu ( baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...).

Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire.

Les parents apprennent à connaitre leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie.

Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres.

Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a aucune importance.

Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus. Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.

Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.

Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour cloner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel.

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.

Il a suffi de quelques jours pour que l'Afrique devienne un continent sûr. Que le songe devienne mensonge.

Il a suffi de quelques jours pour que l'humanité prenne conscience qu'elle n'est que souffle et poussière.

Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ? Rendons-nous à l'évidence en attendant la providence.
Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus.

Méditons sur cette pandémie.

Aimons-nous vivants !"

A la fin de ce petit texte d'un humanisme bienpensant, zen et bêlant, je rappelle qu'il va falloir se remettre au travail après la pandemie; se poser des questions sur les causes des dysfonctionnement subis et pas uniquement sur les conséquences supportées.

Pour nous en empêcher la gauche a lancé tous azimuts des actions judiciaires après avoir réécrit la chronologie de la pendamie et en omettant ses prises de postion tout autant que ses comportements. Au passage, ces donneurs de leçons feignent de ne plus se souvenir comment ils ont géré la catastrophe du sang contaminé.

Si les politiciens ne sont pas lâches, ce qui serait étonnant, on devrait assister lors la sortie de cette crise sanitaire à des remises en cause profondes (comme la fin de la rémunération du corps médical à l'acte, la gestion administrative des hôpitaux publics, rôle perdu, on se demande comment, de la médecine de ville, bien sûr) et un sérieux coup de torchon partout. Ce qui ne sera pas très utile dans le secteur privé dont les canards boiteux devraient être éliminés par la tourmente. Seuls les plus compétents et les plus performants devraient subsister si la sélection économique peut jouer son rôle sans entrave. Autrement dit, pas grand monde. Ce qui n'arrivera pas et ça va coûter très cher.
On peut être totalement rassuré. On restera les meilleurs. On pourra continuer à s'admirer. Avec un peu de chance on verra que nos politiciens mettront en oeuvre la même politique de relance que celle qui a raté en 2008 pendant laquelle ils ont compté sur les banques au lieu de financer directement les entreprises. Ceci étant même s'ils le font cette fois, ils sont capables de le faire mal et insuffisamment. Déjà qu'ils n'ont pas anticipé la crise de 2008 dont le signal de départ était lisible dans "La Tribune" en avril 2007 révélant les 30 000 premières défaillances des d'emprunteurs hypothécaires americains, ils n'ont pas mieux vu arriver la pandémie du Covid-19 en imaginant qu'ils pourraient nous refaire le coup du nuage de Tchernobyle. On a revécu "Juin 40"
du 20 décembre 2019 au 16 mars 2020. Le livre de Bertrand Soubelet, "Tout ce qu'il faut pas dire" publié en 2015, n'a pas par ailleurs pris une ride. Évidemment tous les avocats et magistrats devraient lire, y compris les métastases du M.A.J. créé en 1968. Je vous offre ci-joint dessous un extrait qui en dit long de la perception que l'on refuse toujours d'avoir de notre pays pris dans l'étau du Cancer Général du Travail et de notre Administration que le monde entier nous jalouse.

Bonne lecture.

Mots-clés: 

Mar
23
Le Tribunal de Commerce de Paris communique.

Des avis seront émis par le greffe pour aviser des appels des causes qui n'ont pas pu être traitées du fait de la suspension des audiences en conséquence de la pandémie.

Pour les dépôts de déclaration de cessation des paiements, diverses formalités et urgence, la dématérialisation peut peut être utilisée.

Voir note d'informations jointe.

Mar
15
"Caramba ! Encore raté !"

Ils n'ont pas réussi. Depuis 2017 et alors que par trois fois les urnes les ont désavoué, tous les mouvements, d'extrême gauche coalisés, syndicats communistes et associations, ont tenté de saboter l'économie et ont appelé au chaos social sous tous les prétextes y compris écologistes, "racialistes" et en usant d'alibis culturels.
Les gilets jaunes, à qui il ne fallait rien céder, les mouvements de grèves contre la pérennité de la retraite de base et le redressement des comptes de la Nation, la violence dans les rues, rien n'y a fait. Ce pays projeté dans le décors de la désindustrialisation car le travail était dénoncé sous Giscard d'Estaing par la CGT comme "le travail nuisible" et l'apprentissage comme "l'école du Patronat", a résisté. Mitterrand qui a flingué les entreprises et les hôpitaux avec les 35 h a poussé le bouchon jusqu'à créer un Ministère du temps libre ! Nous avons été la rigolade de la planète. Mais qui savaient que nos partenaires européens se payaient notre tête ? Qui lit leurs journaux ? Où trouvez-vous une revue de Presse économique ? Si nous commençons à donner des notions juridiques dans nos écoles, collèges et lycées, il n'en est rien d'un enseignement même basique d'économie par l'Éducation Nationale. D'ailleurs nos syndicats s'y opposeraient si cet enseignement ne serait pas marxiste. C'est comme pour apprendre l'hygiène publique à nos enfants selon l'usage au Japon où les enseignants et les élèves nettoient leur écoles. Ici, ce serait un scandale. En attendant nos rues sont dégueulasses, nous employons une armée de services publics d'entretien alors qu'au Japon comme à Singapour vous mangeriez par terre sans suspicion. Nous avons passer 50 ans à exiger de moins travailler, à éviter toute responsabilité, à mettre en avant le principe de précaution pour ne rien changer. Nous avons tout exigé de l'État qui s'est systématiquement déchargé sur les entreprises. Nous avons exigé 80% de passage de chaque tranche d'âge à l'Université et une prise en charge sociale sans faille, sans que ce soit assez. Le pays globalement n'a jamais collecté autant de prélèvements de toutes les sortes. Jamais ce pays n'a autant redistribué.
Il est impossible de faire plus sans couler la barque dans laquelle nous sommes.
Mais peu importe, toute la gauche demande plus de moyens et en réalité de fonctionnaires pour moins d'efficacité. On dépense toujours plus depuis 20 ans pour le secteur de la Santé et sa part dans notre PIB est au niveau des pays membres de l'U.E. Mais la médecine de ville ne fait plus le job. Un numerus clausus imbécile a été aussi maintenu trop lontemps. Les hôpitaux publics sont mal gérés. Curieusement le secteur privé s'en tire mieux. Surtout ne comparons pas notre système social avec ceux de la Suisse ou du Portugal. D'ailleurs si vous n'en discutez pas avec un ressortissant de l'un de ces pays, vous n'en sauriez rien. Vous ne voudriez pas que les journalistes fassent le boulot qui leur fermerait les portes de leur facilité quotidienne qui consiste à commenter les dépêches et commenter les commentaires entre eux.
Comment avons-nous pu en arriver là ? D'abord, c'est le résultat très lentement progressif de 80 années de collectivisme rampant qui s'est peu à peu transformé en sclérose. Et pour acheter la paix sociale depuis 1968, on a fait par lâcheté toutes les concessions possibles. Même la petite délinquance a fini pas être considérée comme de la redistribution sociale. Maintenant c'est une véritable plaie.
Et depuis 1974 nous accumulons des déficits sans discontinuer. C'est devenu notre modèle de gestion. Toujours plus de moyens pour financer sans contrôle ni de la qualité de la réalisation des investissements ni de l'efficacité des services publics. Les rapports de la Cour des Comptes sont restés sans effets avec une belle constance. Depuis 16 ans nous avons, et pour cause, une balance commerciale constamment lourdement déficitaire, sans que personne ne se remettent en cause. C'est dans ce contexte qui appauvrit le pays, laminant les salaires et les revenus, méthodiquement, que le pays s'est enfoncé. Tout le monde sait que plus il y a d'impôts, plus il y a de lois. C'est une règle d'airain. Plus il y a de prélèvements et de contraintes et moins il y a de création de richesse, de brevets d'invention et moins le pays est compétitif, plus il y a de chômage. Le recul culturel et la perte de terrain du français est le résultat de ce naufrage.
Seule la croissance permet l'amélioration de la Santé et de l'Éducation. Or la croissance est en panne. Notre Éducation se trouve rétrogradée dans le classement mondial. Les meilleures performances chirurgicales comme la transplantation du coeur et des poumons ensemble, du pancréas, ou l'opération de certaines tumeurs cérébrales ne s'effectuent pas en France, par exemple.
Depuis 2017, la gauche a tout fait pour empêcher la reprise économique, les réformes structurelles qui remettraient le pays au travail, rémunérant mieux, permettant l'épargne, l'investissement, l'inventivité et le retour à la compétitivité de notre économie.
La gauche insurrectionnelle actuelle est une rente de situation pour des politiciens qui fournissent un doctrine anti libérale à leurs idiots utiles.
Après le communisme soviétique, le maoïsme, le retour du trotskisme. Il faut toujours aux inadaptés une justification idéologique à leur ignorance et leur incompétence.
La médiocratie devient une culture de refuge d'une opposition aigrie défendant farouchement au nom de leur droit de nuire érigé au rang de principe de liberté publique, de minables prébendes et des capacités de racket sociales. Les extrémistes de tout bord se rejoignent dans leur combat de déstabilisation de la société. (Une dictature de droite ou de gauche ont pour différence que leurs alibis dogmatiques et les mafias qui les ont inspirées puis les dirigent.) Le but commun de nos extrémistes est uniquement la perception d'avantages et pas forcément une prise de pouvoir dont ils ne sauraient pas quoi faire. La meilleure façon d'y parvenir est de prendre l'économie du pays en otage. Aujourd'hui l'épidémie prive nos racketteurs de leur objectif puisqu'elle met le pays à genoux sans qu'ils interviennent. Ils se retrouvent sans objectif autre que d'ajouter au bazar en usant abusivement du droit de retrait pour le substituer à l'échec de leur grève dans le transport public, en ajoutant de la surenchère dans la protection sociale également, donc financière de leurs ouailles, en appelant toujours à plus de solidarité sur le dos des entreprises et des classes moyennes déjà largement plombées par les prélèvement et les impôts, pour satisfaire à la charge de la redistribution. N'oublions pas qu'elle est en France la plus importante du monde en pourcentage du PIB produit. Cependant le soutien à l'économie rend indispensable toutes les formes d'aides aux salariés, aux entreprises face aux conséquences de l'épidémie actuelle.
Et comme le budget est exsangue pour les raisons que nous avons passé en revue, faire massivement appel lourdement au déficit (on parle de 45 milliards d'aides aux entreprises et avec le plan de relance de sortie de crise, au total: 300 milliards ! ) sans perspectives arrêtées d'annulation des dettes, c'est faire le lit à une inflation vénézuélienne et à la remontée des taux. Si la BCE ne s'engage pas massivement, le dérapage est garanti et l'embardée assurée. Les trotskistes adoreraient Sauf que la forme de l'État d'urgence actuelle et ses conséquences vont peut-être électriser les citoyens et disqualifier une bonne fois pour toute nos collectivistes, en rétablissant le sens de l'effort, de la responsabilité et de la réussite.
Le retour à la méritocratie et au Saint simonisme est-il annoncé ? On peut toujours rêver à une remise en cause intellectuelle. Mais pourquoi pas après tout, alors que le 1er tour des élections municipales a éliminé toute l'extrême gauche qui fait un score dérisoire, laisse peu de perspective de succès à l'extrême droite (sauf à Perpignan peut-être) ni aux communistes (qui rêve de triompher au Havre). La France Insoumise a même complètement disparu des résultats des urnes, ne s'étant présentée que dans 250 communes, tirant ainsi un trait sur le scrutin emblématique de la vie politique du quotidien des français. Y aura-t-il un sursaut et pour autant le retour légitime des coups de pied aux fesses ?

En tous les cas regardons que la crise du coronavirus n'est pas une crise uniquement sanitaire.
Elle porte la lumière sur tout ce qui se dégrade en France depuis 50 ans au moins: le civisme, la responsabilité individuelle, le niveau intellectuel, la confiance en la science, l'éducation et le régalien.

Mar
14
Poutine et le Tsar.

Le chef de la mafia du Kremlin va pouvoir faire deux nouveaux mandats à la tête de la nouvelle URSS qui a dépecé la Géorgie (vous l'aviez oubliée ?) et l'Ukraine. Pour cela il a obtenu spontanément à la demande de la Douma son appui sans faille pour modifier la Constitution qui lui interdisait de diriger le pouvoir plus longtemps. Seuls les députés communistes se sont abstenus. Je ne comprends pas cette volonté de faire un ou deux mandats de trop. Faut-il que les dictateurs craignent pour leur vie s'ils s'arrêtent ? Cela expliquerait-il qu'aucun ne quitte le pouvoir absolu autrement que les pieds devant et bien sûr le plus tard possible. S'agit-il simplement de céder à cette drogue qu'est le pouvoir ?
Poutine pouvait éviter cette pantalonnade de révision constitutionnelle. Il suffisait de faire plaisir à l'Église Orthodoxe en remettant un Romanov sur le trône en conférant au Tsar qu'un rôle symbolique de chef de l'État. Poutine pouvait sans problème rester ainsi indéfiniment un premier ministre sans limitation de durée en gardant le même contrôle sur la Douma. L'avantage aurait été donc double car une large frange de la population comme en France n'a pas accepté l'élimination de son souverain. Ne riez pas, un sondage de 2014 indique que 17% d'électeurs souhaitaient le retour du Roi chez nous et que 27% d'entre eux se disaient prêts à voter pour un candidat monarchiste à la présidentielle. C'est bien plus que les communistes, l'extrême gauche et même nos écologistes rouges peuvent chacun encore rêver d'atteindre, et dieu sait qu'avec des résultats électoraux lamentables, ils nous pompent l'air et nous piétinent l'aorte. L'idée que la boucle soit bouclée et que l'on retrouve les fondamentaux : un peuple, une terre, un roi, permettrait de tirer un trait sur un épisode idéologique dramatique qui fût une atroce chape de plomb de 70 ans sur la Russie. La dictature du Kremlin se serait donnée une aura à peu de frais en tournant une page sombre de son histoire, flattant en même temps la fibre nationaliste qui parcourt toujours le peuple russe.
Il existe chez nous un courant patriotique en manque d'incarnation. Quoique mieux que de se pouvoir d'un Roi. Regardons en Suède, en Norvège, au Danemark, au Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, en Grande-Bretagne, en Espagne, comment une monarchie parlementaire cimente une population et stabilise les institutions. Au passage, je relève que ce sont les monarchies constitutionnelles européennes qui sont les pays les moins corrompus. Cherchez l'erreur. La France est toujours depuis 2015, en 23e position pour la part de la corruption mesurable. Me dites pas que vous êtes surpris.
En plus de la permanence et la continuité de l'incarnation de l'Etat, la monarchie constitutionnelle évite le conflit entre deux moitiés du pays tous les 5 ans pour la conquête de la Présidence de la République, qui comble de l'ironie est taxée d'être dans la forme très monarchique. Le régime parlementaire s'il assure une majorité stable est le plus démocratique et le plus efficace si le Premier Ministre dispose de solides pouvoirs. Si nous devions changer de Constitution alors qu'en 2019, 30% de nos concitoyens en âge de voter déclaraient vouloir un homme fort, peu embarrassé des droits de l'homme, à la tête du pays et que plus d'un tiers des 18-35 ans étaient déterminés à faire le choix d'un militaire, il ne serait pas idiot de réconcilier nos concitoyens avec notre Histoire et entre eux en rétablissant une monarchie parlementaire. Nous avons en 200 ans, changé 14 fois de régime constitutionnel. L'adaptation aux exigences de l'époque est donc une constante. Ce que nous en avons appris à l'aune de l'expérience des pays européens, c'est que la permance de l'incarnation de l'Etat est gage de respect de ses institutions et de leur stabilité. Il reste à choisir au suffrage universel le premier maillon d'une monarchie héréditaire laïque constitutionnelle. Je verrai bien un Bonaparte pour le job.

Mar
02
"Le voisinage surveille ce quartier."

Je vais vous la faire courte.
Le long du Boulevard des Maréchaux à 200 m où est garée une voiture de police et un équipage chargé d'assurer le calme devant un centre d'accueil de migrants, il y a une place de stationnement réservé aux handicapés.

Par deux fois, je vois depuis ma fenêtre un même scénario. Deux hommes, l'un barbu, 1m70 environ, cheveux courts coiffés à plat, la trentaine, ressemble aux "syriens" qui font la manche dans le secteur, l'autre la vingtaine, plus grand. Habillés comme tout le monde, c'est à dire personne: basquettes, jeans, blouson qui s'intéressent aux voitures garées sur cet emplacement.

La fois précédente un fourgon bleu est resté garé sur cette place réservé plus de 3 semaines sans que cela émeuve qui que ce soit. Puis un après-midi je vois arrivé mes deux acolytes accompagnés d'un homme plus âgé. Ils finissent par ouvrir la porte conducteur avec une tige puis à ouvrir la porte arrière. Ils font l'inventaire. Ils arrivent après de multiples tentatives à faire demarrer le fourgon en bricolant sous le tableau de bord et dans le moteur, le font avancer et reculer plusieurs fois, mais n'arriver pas à debloquer le volant.
Ils abandonnent. Ça a bien duré une bonne trentaine de minutes entre les passants et les voitures. Je vous rassure en fin de journée, le fourgon avait disparu.

Ce matin donc, je revois mes deux compères venus s'intéresser à une petite deux portes grise stationnée au même endroit. Ils s'attaquent à la porte côté passager et à son rectroviseur. Cette fois je fais le 17 alors que le plus âgé reussi à monter à la place du conducteur. J'ai deux interlocuteurs successifs. Il est pris bonne note de mon signalement. Même scénario. La voiture avance, recule. Les deux hommes font le tour du véhicule, remontent et en redescendent.

La voiture de Police dont je vous ai parlé plus haut est toujours là. L'homme barbu quitte les lieux, avec une chemise cartonnée verte, en direction du centre d'accueil où la police, a priori, veille au grain, et au au-delà je le perds de vue.

Fin de la surveillance du centre d'accueil, la voiture de Police met son girophare et s'eloigne sans se presser, passe devant la petite voiture grise deux portes, sans même ralentir.

Je me remets à mes nombreuses tâches accablantes (je me fais un café).
Au moment de sortir de mon immeuble, je me dis que ça serait bien d'aller voir cette voiture. C'est une Renault avec des plaques d'immatriculation dans le 77 dont l'état fait penser qu'elles ont connu des jours meilleurs ou qu'elles ont été utilisées plusieurs fois. Derrière les vitres fumées mes deux bonshommes qui ressemblent un peu à mes vendeurs de fruits préférés.

Le passager baille ostensiblement et regarde d'un geste tout aussi ostentatoire sa montre pour bien montrer qu'il attend.

À côté de lui, à sa place, le rétroviseur dont l'attache est soigneusement réparée avec un ruban adhésif couleur métal.

Évidemment, ce sont certainement les légitimes propriétaires de cette voiture qui sont dedans. Je me suis fait des idées.

Et là, ça n'intéresse personne.

Mots-clés: 

Feb
13
"Application de la loi."

Une lettre ouverte que j'adresse à

Monsieur le Maire

Ma filleule est venue et a garé sa voiture rue Belliard à proximité du dépôt de bus, hier soir.

Elle l'a retrouvée avec la vitre avant droit cassée. Et naturellement, cette voiture a été littéralement pillée.

"En même temps" nous avons pu constater que les très nombreux rats qui se font intelligemment discrets le jour font la Sarabande dans cette même rue, la nuit.

Pas étonnant au demeurant puisque cela fait des mois que je signale à la SNCF  et que j'ai signalé à la Ville que la Petite Ceinture voisine est devenue un dépôt d'ordures. 

Évidemment la SNCF m'avait dit que c'était du ressort de la Ville et la Ville a fini par me dire que c'était du ressort de la SNCF. 

C'est à l'image du fonctionnement quasi général de ce que ce pays est devenu: polititocard, inefficace et sans autorité.

Car parallèlement, bien entendu rien, mais alors rien, pour tarir la cause de la transformation de ce site en décharge. La réalité est que le quartier est le point de rendez-vous de désœuvrés qui ne se préoccupent pas d'environnement et n'ont aucune idée d'hygiène publique.

Rien n'est fait pour éradiquer le chancre que constitue les alentours des " Puces", virer les joueurs de bonneteau, les vendeurs à même plus la sauvette, ceux de cigarettes de contrebande, de cannabis, d'objets tombés du camion, ni la prostitution, pour arrêter à la source ce qui provoquent la venue des traine savattes et gardiens de murs accompagnant la présence de ces activités au nez et à la barbe des patrouilles de la Police, en voiture comme en vélo et de nos édiles, ce en permanence, sur la Place de Clignancourt et depuis des années. 

Après "on" s'étonne que les rues adjacentes sont des poubelles, de vastes cendriers, des urinoirs; décorées de tags, cibles de dégradations diverses et lieux de vandalisme, de rapines.

Les magasins aux vitrines brisées ferment aux alentours, victimes notamment de l'attractivité locale et vraisemblablement de rackets.

"On" se moque du monde et clairement cela suffit.

Je vous remercie une nouvelle fois de votre attention, car ce n'est pas la première fois que j'attire celle-ci depuis des années , pour ce que vous auriez dû faire depuis longtemps et entreprendrez enfin éventuellement avant les élections.

Je vous assure, Monsieur le Maire, de ma parfaite considération.

Commentaire:

J'habite ce quartier depuis 5 ans et les efforts pour disperser constamment les bidonvilles et campements (de la Porte de la Chapelle et celle d'Asnières en dernière date) n'ont fait que d'en disperser leur population sans rien résoudre. Elle vit dans la rue de petits délits, de rackets par intimidation, de petits trafics de subsistance. Les politiques achètent la paix sociale par lâcheté au lieu de faire preuve de fermeté. La seule solution est de rétablir les délits de mendicité et de vagabondage, les régiments disciplinaires pour partir reconquérir des contrées délaissées de toute gourvernance ( ça ne manque pas à commencer par la Somalie...) ou en état de guerre civile, sans oublier le rétablissement des galères. J'exagère ? Les bonnes âmes n'avaient qu'à pas me provoquer. La réalité, c'est bien que nous avons dans la rue des multirécidivistes de la petite délinquance qui ont des casiers longs comme le bras et l'épaule. Sans compter les "connus des services de police" que le Parquet n'envisage même pas de poursuivre et donc les forces de Police ne doivent plus les arrêter pour les relâcher comme les pêcheurs de brochets le font en Ecosse avec leurs prises. Insovables, sans adresse fixe, avec une identité aléatoire, aucune répression n'a d'effet sur ces personnes. Du coup, elles ne sont même plus interpellées et elles commercent, mènent leurs activités sans aucune contrainte réelle. On en est là. Pas de prison (pas bien et de toutes les façons déjà saturées), imperméables à toute tentative d'insertion comme à toute la gamme de sanctions alternatives qui ne leur sont d'ailleurs pas appliquées, ces personnes en déshérence nique la République et chient sur la France qui ne les intègre pas. Et pour cause.

Donc à part les régiments disciplinaires et les galères, si vous avez des propositions qui sortent du YakaVraiCon des plateaux de télévision et des restaurants du Boulevard Saint-Germain, je pense que vous trouverez des preneurs, moi le premier.

Dans ce contexte, tout ce que la Ville a fait, c'est d'agrandir les trottoirs de la Place de Clignancourt en fournissant de vaste étendue d'asphalte noir déprime, la couleur préférée de nos élus, à l'errance d'hommes qui zonent.
La circulation est trombosée, transformant aux heures de pointes les voies publiques des alentours en parkings. Parfait, ça permet de retarder les pompiers et les ambulances et d'entendre les deux tons de la Police bloquée dans le flot des véhicules interdits de rouler. Les délinquants apprécient d'autant plus que mis au niveau le plus fort le klaxon s'entend de plus loin, ce qui permet de ne pas voir un fois arrivé ce qui dérange.

Politique de gribouille, il fallait comme à Tokyo il y a plus de 40 ans, interdire progressivement le diesel en 20 ans. Les japonais fabriquent des véhicules d'hybrides, les Allemands ont les brevets du moteur à hydrogène et nous, on est les meilleurs, on a choisi d'entraver la circulation pour empêcher les gens de travailler. Comme toujours, tuer le travail...

Pour la Petite Ceinture, je ne suis pas dupe. Au lieu d'en faire un jardin public sous forme de promenade pour oxygéner le quartier et le rendre attrayant, tous les prétextes seront pris pour bétonner sous une forme ou une autre ce lieu plutôt que d'en faire un site paysagé, y compris en trouvant normal pour alibi de pallier ainsi le défaut d'entretien imposé aux riverains et le manque de volonté politique de faire les choses bien pour agrémenter la ville. On laisse dégueulasse le site pour dire que ce sera mieux de construire dessus. Comme le quartier a de moins en moins de mixité sociale et que l'on construit des logements sociaux pour occupants impecunieux, ce sera des HLM ghettos.
Plus nos politiques parlent d'une chose, plus ils font le contraire. Et ils parlent beaucoup d'espaces verts et de biodiversité ainsi que de sauvegarde de la "Classe Moyenne".

Paris est une ville sans forêt urbaine alors que cela existe dans toutes les villes majeures allemandes par exemple. Et la fameuse Classe moyenne étant paupérisée sous le poids des prélèvements comme des impôts, on la ghettoïsera un peu plus.

Je n'oublie jamais que nous sommes toujours dans le classement des pays corrompus à la 23e place, pour ce qui est mesurable, soumis au collectivisme rampant qui est le terreau justement de toutes les corruptions, de la misère et des dictatures au profit de mafias.

L'État s'occupe de tout et a délaissé pour cela sa raison d'être, à savoir son pouvoir régalien. C'est devenu n'importe quoi par laxisme au nom des droits et pour remonter la pente, il faudrait ne pas être lâche. De toute évidence, ce n'est pas le courage qui étouffe nos politiciens. Et surtout n'essayez pas de comprendre, chers responsables, pourquoi le Japon est propre et pourquoi notre pays et sa Capitale sont sales :
https://t.co/8mmFhaH9dW

Et encore moins comment ça se passe à Singapour, 1ère en éducation, pour la sécurité, 1ère en propreté !

C'est uniquement, chers politiciens, parce que vous êtes faibles que nous subissons une situation dont vous laissez perdurer les causes.

Mots-clés: 

Feb
04
Le congé des parents en cas de décès d'un enfant

Chers députés,

Le congé en cas de décès d'un enfant est un faux problème.

1) je ne connais pas une entreprise qui ne se s'est pas alignée sur la demande d un parent salarié dans cette situation ayant besoin de disponibilité ou d'un congé.

2) Le travail guérit tout et en réalité les parents reprennent le travail dès que possible matériellement pour chasser les idées noires qui nous assaillent tous face à un drame personnel.

3) Laissez quinconque face à un accident de la vie, une souffrance morale, chez lui à se morfondre est la meilleure solution pour le voir tomber en dépression. Il faut se remettre en selle tout de suite.

Il faut arrêter de légiférer sur tout et tous le temps alors qu'il n'y a pas de problème.  Si une ou des associations ont soulevé la question ce n'est que pour justifier leur existence.

Il faut supprimer leurs subventions. Elles vont trouver ainsi de quoi s'occuper.

Enfin si par absurdité démagogique, les députés venaient à tomber dans le panneau pour satisfaire les médias, je rappelle que 95% du tissu économique sont composés de PME et une majorité de TPE dont 5 000 000 de professionnels libéraux. Elles souffrent particulièrement de l'absentéisme. Lorsque vous avez 3 employés et un absent, c'est 30% de votre équipe qui est absente. Si vous n'avez qu'un salarié pour les travaux d'exécution, ce sera 100% d'absence. Que le MEDF n'en ait cure ne surprend pas. La question en discussion concerne un peu plus de 4 000 cas par an. Dans une structure de 200 à plusieurs milliers de salariés, une absence n'est pas dramatique. Dans une (très) petite entreprise, c'est un casse-tête. 

Si en plus le dispositif conduit à faire verser, soit par la prise en charge par les psy, soit par un congé allongé, dans la dépression les parents qui perdent un enfant, le tout pris en charge soit par l'employeur, soit par la Sécurité sociale, voir les deux. on aura mis en place un monstre qui démontrera un fois de plus que le mieux est l'ennemi du bien.

Sincèrement, arrêtez, politiciens, de vous occupez de notre vie privée et encore moins de celle des entreprises.

Occupez-vous de ce qui est urgent: faites un budget excédentaire, moins de prélèvement sociaux et d'impôts, réformez le secteur public et redéfinissez les missions de l'État. 

Merci

Mots-clés: 

Jan
31
Au bord du collapsus.

Notre CNBF est donc une caisse autonome. Sauf qu'elle ne se sert pas de son autonomie pour actualiser le montant des pensions, ne serait-ce pour compenser l'inflation. Pour 2019 l'actualisation est dérisoire: 1% pour la retraite de base et 0,30 % (!) pour la retraite complémentaire. La non majoration totale ou partielle de notre retraite face à l'inflation, est à ma connaissance une politique suivie depuis 20 ans au moins, par notre Caisse, alors qu'elle dispose de réserves pour assurer, dit-on, ses versements jusqu'en 2050 pour la retraite de base, voir 2070 pour la complémentaire.

Il y a donc un loup. Cela indique qu'elle assure sa pérennité en tablant sur l'érosion monétaire sur le dos de ses retraités. Si elle le fait, c'est parce que ses actuaires estiment que la démographie de la profession n'est pas sûre ou que le montant des cotisations récoltées sera insuffisant. Peut-être les deux.

Nous savons que plus de 50% de la profession gagnent plus de 40 000 euros brut par an. Déduisez 30% de charges. La moitié du reste gagne entre 25 000 et 40 000 euros par an et l'autre moitié par conséquent 25 000 et moins par an.

Une profession aussi peu attractive ne devrait pas attirer une foule de vocations dans la décennie à venir.

Déjà de 9 actifs pour 1 retraité il y a 40 ans, le ratio est passé de 4 pour 1. Les avocats partaient en retraite très tard, 70, 75 ans ou pas du tout. Maintenant, ils quittent le métier à 63 ans et demi.

La démographie de la profession est déjà complètement déséquilibrée. Les femmes y sont largement majoritaires. Pourquoi ?

L'avenir de la Caisse après 2040 est moins lisible qu'il nous est dit, me semble-t-il. Le Ministre de l'Économie ne dit pas autre chose. Et ces chiffres ne lui donnent pas tort.

La réforme des retraites aura des conséquences économiques qui vont contraindre des Cabinets à prendre des décisions sur leurs modalités d'exercice qu'une grande partie de la profession et nos institutions ont refusées depuis la loi de 1971.

Le modèle économique de la profession n'a pas assez changé et la situation matérielle des avocats ne cesse de se dégrader. Elle s'est considérablement fragilisée. Les regroupements sont inévitables. L'avocat en entreprise est nécessaire. Le choix de structures d'exercice permettant aux professionnels libéraux de devenir salariés aussi.
L'interprofessionnalité a été empêchée sous de faux prétextes

 Il faut de vraies "firmes" avec des réseaux d'agences, de surcussales, de filiales. Il ne faut pas avoir peur de faire le choix de structures commerciales pour répondre à un marché de services juridiques et judicaires.

Il va falloir faire comprendre à nos concitoyens qu'il faut consulter avant de faire quelque chose et trouver un accord plutôt que de faire un procès. Cela nécessite des campagnes de publicité. Nous sommes loin de ce qui se fait outre-manche, où notamment, il n'existe que deux cours d'appel. Au passage, nous pourrions nous inspirer du système britannique de nomination des magistrats. Revenons à notre sujet:

L'État ne peut imposer plus ni redistribuer plus.

Il faut diminuer les prélèvements pour augmenter les salaires, diminuer les impôts également ce qui favorisera aussi l'épargne et développera l'investissement. Au total, il faut diminuer la charge de l'État et réorienter ses missions. Profitons-en. Seul l'augmentation du pouvoir d'achat de tous permettra l'augmentation du recours aux services juridiques de qualité proposés par les avocats actuellement paupérisés.

Le délai de mise en application annoncé de la réforme des retraites laisse aux avocats le temps, une décennie, à leur adaptation et aux effets d'une politique de redressement des comptes sociaux et de l'État de se faire sentir.

Et le redressement des comptes de la Nation passe par la réforme de la retraite de base.

Le choc systématique n'est pas ignoré par le gouvernement. Il ne peut s'engager que sa parole car il n'y a aucune garantie constitutionnelle possible en cas de changement de majorité.

Il est patent que la grande répartition ne suffit plus au financement des retraites de base par répartition qui ne pourra être in fine que la somme des cotisations perçues. Ce que personne ne veut entendre.

Mais la confiscation, les déficits et la Dette ne sont pas une alternative durablement viable.

Le métier a raté beaucoup d'étapes et il s'est fait tailler beaucoup de croupières par plus dynamiques. Maintenant la profession est au pied du mur, comme le pays. Elle doit rattraper énormément de retard. C'est à l'image du pays. 50 ans de sclérose à déboucher pour éviter l'arrêt cardiaque.

La réforme l'y contraint. Le métier doit se réapproprier les activités des défenseurs des droits et des entreprises alors qu'ils y a 70 000 avocats pour remplir ce rôle qui aurait dû rester le leur.

Pourquoi pas, par exemple, des avocats fonctionnaires pour remplir ces missions devenues sous notre nez des institutions étatiques, le temps de permettre de les ramener dans le giron du Barreau ?

Au Canada, l'Aide Juridictionnelle, assumée par des avocats fonctionnaires, est organisée par le bureau du Procureur. C'est un vivier dans lequel les Cabinets recrutent. Pourquoi ne pas aussi concevoir que la profession se réapproprie l'A.J. sans aide de l'État. C'était notre force et notre devoir à tous. En abandonnant celui-ci, nous avons perdu celle-là.

Il faut aussi reviser le droit des baux pour permettre le regroupement des professionnels libéraux dans toutes les branches d'activité, sans pénalités financières au profit des bailleurs, car tous n'ont pas les moyens d'acheter un immeuble pour constituer une vraie entreprise pour répondre aux exigences du 21e siècle, technologiques, de sécurité informatique, de compétences et de gestion.

Rappelons-nous que partout et de tous les temps, plus un pays a d'impôts, plus il a de lois, de réglements et de normes. Plus il redistribue (l'inflation du nombre de fonctionnaires, c'est aussi de la redistribution) et plus il a de conflits sociaux. La France a gagné les deux timbales. On est bien les meilleurs.
Cette politique a conduit au cruel appauvrissement de tous les professionnels et d'abord les salariés.

La marge de manoeuvre pour redresser la situation est faible car il faut trouver les moyens de faire des économies sur des dépenses et réduire des recettes, que les prébendes, les dogmes et leurs symboles véhiculés par des slogans ont rendu idéologiquement incompressibles.

Il n'est pas acceptable, je le répète, que personne ne veut entendre que demain, ce ne sera que la masse des seules cotisations qui permettra de payer la retraite de chacun en fonction du nombre de points acquis. Reste à savoir comment avec deux fois plus de cotisations, sans avoir à subir la charge de la grande répartition comme elle pèse sur notre profession, le régime général parvient à servir une retraite de base bien inférieure à celle des professions liberales. Où passe l'argent ? A minima, il y a 3 milliards d'économies sur les frais administratifs possibles d'après la CNBF.

Curieusement, la gauche ne pose surtout pas la question, la droite qui a toujours accepté son racket pour acheter la paix sociale est aussi gênée pour aborder le sujet. La réforme veut remettre tout cela à plat. C'est toujours ce qui n'est pas dit qui est important. Le noeud gordien est en partie là.

Mais dans un pays qui depuis 1980 a vu sa population augmenter de 22% et où en même temps pour une efficacité moindre, celle des fonctionnaires a cru de 41%, peut-il en être autrement ? ...Alors que la réforme du secteur public se fait attendre comme la refonte des objectifs des services de l'État . Vive la sclérose et le blocage intellectuels.

Aucune profession à terme après une période de transition plus ou moins longue, n'échappera à l'indispensable solidarité de la retraite de base par répartition calculée sur l'achat de points acquis au même prix pour tous. Aucun déficit ne sera plus durablement tolérable. Cela conduit à la responsabilité sociale et économique de chacun de nous après des décennies de déficits structurels pour la Santé, les régimes spéciaux de pensions, les dépenses publiques de toutes sortes.
On peut être contre pour défendre un modèle économique d'un métier qui ne peut pas cotiser autant que les autres. Ce qui est une forme privilège à leurs yeux, mais signifie aussi qu'il est en voie de disparition économique dans un pays qui lamine les revenus sous le poids d'une politique collectiviste qui accroit les charges et les impôts en réalité depuis 80 ans. On est arrivé au bout d'un système qui va imploser si nous ne faisons rien tous ensemble dans la même direction.

On peut ne pas vouloir le voir.

Mais ça mène où ?

Il est consternant de voir les militants extrémistes de droite comme de gauche, qui ont perdu toutes les élections, passer leur temps à bloquer notre société en réclamant toujours plus de moyens qui n'existent pas pour surtout ne rien changer. Tout est prétexte pour sauver l'immobilisme au lieu de faire prendre conscience de la nécessité coûteuse matériellement et intellectuellement de la responsabilisation et de la remise en cause.

Nous avons oublié l'universalisme de l'intérêt commun que la réforme de la retraite de base pour tous a pour but de défendre. A nous de nous assurer que la cible ne sera pas manquée.

Jan
28
Bien déontologiquement votre.

C'est une blague américaine, de celles que nos confrères racontent sur la profession entre eux. Les avocats sont détestés outre Atlantique. Ils prennent des d'honoraires que notre clientèle ne peut honorer et pourtant nous avons un droit aussi complexifié en permanence avec aussi une jurisprudence qui sait rédiger à sa guise les textes. Nos obligations avant, pendant, après et à côté de chaque dossier sont capables de nous empêcher de travailler dessus. Il suffit de relire le décret qui fixe notre déontologie pour s'en rendre compte.
Alors que le Code de l'avocat est aussi lourd que celui des impôts nos institutions ne sont plus capables de faire respecter les règles élémentaires de confraternité. Un jour, il reviendra aux magistrats de faire la police dans notre métier comme cela est déjà le cas aux États-Unis si la profession ne fait pas à temps sa révolution économique et sociale copernicienne.

Donc au comptoir d'un bar de nuit du Bronks un confrère yorkais confie:

"Une vieille femme vient voir son avocat car elle doit lui payer une note d'honoraires de 500 $. Elle lui remet un billet de 500 $, mais ne se rend pas compte qu'un autre billet du même montant est resté collé au premier. Le soir même, l'avocat se rend compte de l'existence de ce second billet, et est alors tourmenté par une très grave question éthique:

- "Dois-je en informer mon associé ?"

Mots-clés: 

Jan
16
L'audience solennelle du Tribunal de Commerce de Paris, l'air du temps et le Barreau.

Toujours la même Pompe, le même protocole comprenant l'installation des nouveaux juges élus, les discours du Président du siège et du représentant du Parquet, talentueux, remerciant tous ceux qui ont contribué au bon fonctionnement de l'institution, accueillant les nouveaux venus, commentant les statistiques et l'actualité de l'exercice écoulé, en présence des membres de la juridiction, de son Greffe et d'un aréopage de personnalités que l'on ne voit pas de l'année mais qui disposent de places réservées. Décidément nous avons du mal à apprendre des monarchies scandinaves.
L'allocution de Monsieur le Président Netter et les réquisitions de Monsieur le Procureur de la République, en présence des membres de la section du Parquet près le Tribunal de Commerce s'arrêtent sur les statistiques de l'exercice écoulé.
Force est de constater que le nombre des procédures contentieuses diminuait depuis près de vingt ans, que bon an mal an, le nombre de procédures collectives restait relativement stable. Le redressement du nombre de contentieux en 2019 indique une reprise des affaires et le nombre allant diminuant des actions judiciaires des caisses sociales révèle une meilleure santé financière des entreprises. Beaucoup de créations d'entreprise, mais beaucoup de structures d'exercice unipersonnelles cependant. Les grèves auront des conséquences attendues dans le secteur des cafés, restaurants et hôtellerie pour lequel un nombre important de déclarations de cessation des paiements est à prévoir au cours du 1er trimestre 2020.
L'action de prévention des difficultés des entreprises se développe avec un succès indéniable. Inévitablement le Procureur de la République a déploré une nouvelle fois que beaucoup d'entreprise, malgré les efforts du Greffe, ne déposaient pas leur compte sociaux. 30% à Paris. J'attends le moment où cette obligation disparaîtra avec l'arrivée de l'autorisation de fumer du Cannabis à la condition de payer des taxes à l'État. La démocratie sombre dans la lâcheté.
Les signaux pas si faibles que cela sont nombreux.

A l'occasion des remerciements du Président du siège à l'égard des magistrats qui terminent 14 années de judicatures brillantes, bénévolement, le public apprend qu'ils sont tous pourvus d'un solide bagage intellectuel. Sciences Po, Mines, Polytechnique ou encore ingénieur des Arts et Métiers. A l'heure des nouvelles technologies la magistrature professionnelle ne peut s'enorgueillir d'un niveau aussi élevé de connaissances scientifiques, tandis que le Barreau de Paris compte dans ses rangs parmi beaucoup de talents divers, également des ingénieurs et des Centraliens.

Le pourcentage de décisions rendues par le Tribunal de Commerce de Paris attaquées devant la Cour d'appel a encore diminué comme chaque annee passant de 13,9 % en 2016 à 8,4 % en 2019; ainsi que la proportion de ses décisions infirmées totalement ou partiellement, 2 % en 2019, pour 3,9 en 2016.

Bien entendu ce qui est important est ce que l'on a évité de dire et ne sera pas abordé lors du verre de l'amitié entre gens de bonne compagnie, offert dans la salle des pas perdus pour tout le monde où "ce qui n'est pas ridicule est vanité ", ou prudente conformité.

Sortir du jeu de rôle de bon aloi serait du dernier ridicule "et en même temps" (formule pour un extrémiste de gauche qui équivaut à enterrer un musulman dans une peau de porc) d'une vanité incommensurable.

Le quotidien des acteurs de la Justice qui portent leur croix est grandement éludé. Tous ont l'honneur d'avoir des devoirs et quelques uns l'oublient. Certains imaginent qu'il est bon de faire mériter à ses contemporains plus difficilement que cela est possible l'accès aux portes du Paradis, pour autant qu'il existe.

Le fait que la Chancellerie passe son temps à trouver utile de faire en permanence pour justifier l'existence de son administration des réformes souvent mal pensées, mal écrites, toujours plus complexes au nom de la simplification et aux dispositions à l'interprétation incertaine n'interesse personne. On raconterait ses vacances au Président de la Cour, voir à son Bâtonnier ou encore au Directeur des Affaires Civiles et du Sceau que cela ne les intéresserait pas plus.

Nous savons tous que le décret du 11 décembre 2019 réformant la procédure cochent toutes les cases rappelées ci-dessus en ayant le privilège de constituer en plus une usine à gaz. Si le Barreau a oublié qu'il a crié "Taubira démission" pour aimer tout ce qu'il a brûlé, il semble ne plus avoir la force de demander celle de Mme Nicole Belloubet, plus préoccupé par la réforme des retraites pour laquelle il défend légitimement une Caisse autonome profitable à tous, que des derniers avatars de notre Code de Procédure devenu si vile pour être aussi mal traité.

La profession se polarise donc en ce mois de Janvier de rentrée judiciaire sur la réforme de la retraite qui pourrait contraindre les avocats, pour des raisons financières, qui sont toujours les meilleures, à se regrouper et suivre l'exemple des modes d'exercice des Experts-Comptables ou des Cabinets d'avocats dits Anglo-Saxons; qui eux ne manifestent pas mais connaissent les mêmes déboires que les autres protagonistes libéraux.
Tuer ce qui fonctionne bien de façon autonome dans et par le privé est une prérogative de crypto soviétiques. Et il faut le dénoncer.

Nous avançons en rangs séparés avec les Experts-Comptables, décidément le Droit et le Chiffre ne se côtoient pas si facilement qu'il serait utile, alors que nos deux professions sont nécessaires aux entreprises.

Cette réforme peut voir à terme le nombre des inscrits au Barreau réduit d'un bon tiers pour raison de charges financières supplémentaires. Au-delà de l'indignation obligatoire ne faut-il pas nous réorganiser ?

Les camarades danseuses de l'Opéra dont on connaît la capacité de nuisance ont obtenu satisfaction pour leur retraite. Les personnels navigants de l'aéronautique qui peuvent clouer les avions au sol, aussi. Le Barreau qui bat de l'aile doit-il délaisser sa robe pour le tutu ? Vu l'éclat médiatique d'une représentation des grévistes du corps de ballet de l'Opéra sur les marches du Palais Garnier, j'imagine le succès que le Barreau pourrait avoir auprès des médias pour des pointes et pas de danse sur des tréteaux dressés Place Vendôme, tout en préparant la prochaine Revue de l'UJA.

Alors que les finances publiques n'ont plus les moyens de prélever plus ni de distribuer davantage, tout le monde et le Parquet aussi qui rêve que le Greffe paie pour un coffre-fort numérique permettant des échanges sécurisés avec lui et les mandataires judiciaires, demande plus de moyens qui n'existent pas, y compris bien entendu, pour la Justice, plutôt que de revoir le rôle de l'institution et son mode de fonctionnement. Pensons aux D.I. punitifs et plus d'offres réelles par exemple. Les juridictions, dont le recrutement de ses fonctionnaires doit être remis en cause, seraient moins encombrées.

Cependant, le dôme du Tribunal de Commerce au-dessus de son escalier sera heureusement réparé, l'éclairage de la grande salle d'audience enfin est (partiellement) refait et les façades comme l'intérieur du bâtiment seront restaurés. Avec l'appui de la Cour d'Appel, la Chambre de droit international du Tribunal bénéficiera d'une nouvelle salle.

Dire comme Michel Roccard que notre pays est en faillite et ajouter que depuis 1974 nous utilisons des moyens ruineux pour persévérer dans l'achat de la paix sociale par lâcheté avec moultes déficits, est aussi inaudible que d'affirmer que la cause cyclique du réchauffement climatique est dû à l'inclinaison de l'axe terrestre, de la modification du champs magnétique, du mouvement du magma de notre planète, du rapprochement de la Terre du soleil et ne se confond pas avec les effets de la pollution produite par 8 milliards d'humains.

Les "mutins de Panurge" qui ruinent notre pays, avides de collectivisme, n'en ont cure également puisqu'il s'agit d'éluder la question de fond: où passe l'argent public ? En paralysant le pays par tous les moyens, y compris au nom d'une écologie alibi.

N'oublions pas pour passer une année sereine qu'entre la naissance et la mort, rien n'est vraiment important.

Et pour être heureux, il n'est pas nécessaire que les autres ne le soient pas.

Je vous souhaite, ajoutant aux vœux de Monsieur le Président Netter, une nouvelle joyeuse année et une bonne rentrée judiciaire, en espérant que l'idée de la création d'un Tribunal Économique de l'île de France, au moment de la création du Grand Paris, rassemblant toutes les compétences materielles, permette bientôt d'offrir à la Région une juridiction qui tranchera tous les litiges concernant l'ensemble des aspects juridiques de la vie de tous les acteurs économiques, qu'ils soient commerçants, agriculteurs, professionnels libéraux, parce qu'ils travaillent quotidiennement ensemble. Une juridiction économique de juges bénévoles élus dans toutes les branches d'activité, pour un même bassin d'emplois, est-ce révolutionnaire parce que pragmatique et de bon sens ? Est-ce simplement inaccessible parce que des esprits médiocres, souvent "clochemerdesques". ne conçoivent que l'immobilisme ?