Oct
12
Extinction et Rebellion, des zadistes au coeur de Paris

Un nouveau sous-marin lancé contre le libéralisme, confondant sur fond d'ignorance et de bêtise, causes du réchauffement climatique (axe et orbite terrestres) et causes de pollution (8 milliards d'humains sur la planète) pour prôner la retour à la diligence, a bloqué la rue de Rivoli, la Place au Châtelet, le Pont au Change pendant plusieurs jours et nuits.
Imaginez le cardo maximus de Paris "occupé" par trois tondus et deux pelés lapins crétins genre Nuit Gravement Debout recyclés. Sous les fenêtres du Palais de Justice, à 150 m de la Préfecture de Police et 500 m de l'Hôtel de Ville. Les embouteillages, rive droite, ont prospéré ainsi jusqu'à La Madeleine plusieurs jours; les secours, ambulances des pompiers et les bus ne pouvaient plus circuler. Les quais rive gauche étaient saturés.

On s'est moqué de qui ? A la barbe de toutes les autorités de la Capitale s'est installé ce mouvement "mondial", néanmoins absent de la Place Rouge et de celle de Tiananmen, mais évacué dès le deuxième jour de l'occupation illégale des voies de circulation de Londres. Ici, béa devant une manifestation de rue pacifique, nos journalistes ne se posent pas la question de savoir pour qui roule tout ce cirque de ballots de paille, de tentes, de panneaux solaires et de toilettes sèches. Il n'y a que quelques militants (voir la photo prise depuis le Tribunal de Commerce de Paris ) dont, je l'ai constaté, une poignée de traîne savattes au RSA, d'arrêts maladies, zadistes, d'étudiants qui en 1970 auraient été maoïstes, d'artisans de nom et des habituels intermittents du spectacle, tous ayant besoin de justifier leur existence, ce que personne ne leur demande, menés par des cadres chevronnés des organisations habituelles d'extrême gauche dont on retrouve la rhétorique et la dialectique réécrites en Vert, le nouveau Rouge post élections 2017.
Le Venezuela a perdu 50 % de son PIB en 5 ans et 15 ans de longévité de sa population. Bienvenue "Rébellion Extinction" dans la décroissance imbécile.
Il n'y a pas d'écologie dans les pays sans croissance. Nulle part. Il faut une offre rentable sur un marché solvable.
Ce "nouveau" mouvement n'a rien de neuf. Il s'agit seulement d'un avatar anti-libéral supplémentaire. Les médias et les intellectuels de gauche les adorent.
Greta Thunberg habite le pays le moins pollué de la planète. L'U.E. est la zone économique qui pollue le moins. Mais curieusement les militants verts ne sont pas là où sont les mauvais élèves. La pollution à Rio de Janeiro est une vraie catastrophe. "Extinction et Rebellion" n'y est pas. Greta Thunberg non plus. Mais qui les anime pour quelle finalité ? Ils n'ont pas de chef, ni dirigeants, ni direction. Le mouvement reçoit des dons pourtant. Qui les encaisse, les distribue, paie les factures ? Qui organise ce mouvement mondial et coordonne ses actions ? Nos journalistes ne sont vraiment pas curieux.

Jul
23
Arrêt sur image.

Je vous communique ci-dessous une affiche vue dans le métro. Il s'agit vraisemblablement d'une campagne nationale. L'été espace les rames et laisse le peu d'esprit que nous avons sous la canicule et dans l'atmosphère saturée de pollution du réseau ferroviaire souterrain, un peu en repos et en roue libre, veille de vacances. Du coup nous avons le temps de lire ce que l'on nous donne à voir. Habituellement, nous n'avons pas le recul, ni la concentration nécessaire. Nos pensées sont dispersées. En cette fin juillet, entre les 40° de la surface, les 17 fois plus de particules et de toxicité du Métropolitain que sur le bitume, une affiche est un refuge visuel pour une forme de vacuité estivale. Celle, située de l'autre côté de la voie, est restée 6 minutes plantée devant mes yeux. Autre moment, en mode ordinaire, je ne l'aurai pas vu. Là, je l'ai regardée. Une association dont la dénomination bien trouvée, a la consonnance approximative d'un nom de plante, très popularisée, elle est maintenant un enseigne moralement inattaquable. De quoi s'agit-il ? D'une merveilleuse idée de santé publique et originellement caritative si ma mémoire est bonne. Nous étions et sommes invités à rapporter en pharmacie les médicaments que nous n'utilisons pas, afin qu'il puisse être donnés à des populations qui n'en n'ont pas, du moins à l'origine et autant que je m'en souviens, à destination de l'Afrique. Mais depuis, la coopération et l'ONU, les fournisseurs de génériques, sont passés par là. Qu'est-ce que cette idée humaniste tout bonnement géniale de bout en bout, cette idée de récupération des médicaments qui encombrent les salle de bains, est devenue ? Ça vous évite des tentatives d'auto médicamentation qui peuvent être désastreuses. Vous évitez aussi de jeter vos fonds de boîte n'importe où. La Tamise par exemple aurait une dose élevée d'antibiotiques et de corticoïdes. La Seine contraindrait une quantité tout aussi remarquable de contraceptifs. Cependant la présence de ces substances dans ces fleuves proviendraient majoritairement des W.C.. Jeter nos médicaments périmés ou pas dans nos poubelles est tout aussi problématique. L'affiche nous invite donc à devenir tous "tri-athlète du tri de médicaments", à rapporter à la pharmacie, sans la parapharmacie, ça ne les intéresse pas. C'est une idée extraordinaire. D'abord parce que cette saine action oblige moralement tous les pharmaciens et leurs fournisseurs à mener une action de service public bien entendu désintéressée et citoyenne. Le client lui a l'image d'un performeur social. Il est visuellement incarné sur l'affiche comme un homme jeune en bonne santé qui est complimenté d'être un tri-athlète depuis 3 ans. Vous entendez les applaudissements dans votre cortex ? Ça fait 3 ans que ce malade se voit prescrire des médicaments en trop grande quantité, remboursés par la Sécurité Sociale , qu'il rapporte à son pharmacien. C'est bien cela que vous voulez devenir ? En pratique, si vous voulez vider votre armoire à pharmacie, ce qui en ce qui me concerne consisterait à me séparer d'une boîte de "Baume du tigre" rapportée d'une activité ancienne sur le Mékong à l'époque où la France n'avait pas abandonné les Mhong dans les montagnes du Laos, vous devez virer les boites et les notices comportant les modalités de prescription et les contre indications. Il ne faut rapporter que le contenu sans les emballages et le reste. Une question vous interpelle: comment font-ils pour redistribuer ce qu'ils recyclent sans emballage ? Débrouillez-vous avec le tri sélectif. Les médicaments ont des codes couleurs pour le spectre que couvre le principe actif contenu dans la gellule, la dragée ou la pillule. Le reste, c'est du baratin. Et à ce niveau d'utilisation on est plus dans la médecine de guerre d'arrière-garde en brousse ou dans la jungle que dans le merchandising commercial ? Par ailleurs, la date de péremption n'a aucune importance. Tiens donc... Donc, la date en question, c'est uniquement pour vous faire acheter de nouveaux médicaments ? Nous savons que 30 % des actes médicaux sont prescrits inutilement, que les médicaments homéopathiques ne sont pas les seuls placebos dans le commerce et en plus les pharmaciens ne nous vendent pas le nombre de médicaments nécessaires pour un traitement mais des boîtes qui finiront dans votre armoire. Dès que l'on se pose des questions on en trouve de bonnes. Au 21e siècle, on ne soigne pas comme à l'époque du Docteur Schweitzer. Donc cette opération a évolué assez rapidement pour ressembler maintenant à la mission de parvenir à un seul but impliquant toute la profession des pharmaciens, leurs fournisseurs, leurs répartiteurs, et leurs imbéciles de clients: le renouvelement accéléré du contenu des armoires à pharmacie prise en charge par la Sécu. Je sais, j'ai mauvais esprit. Évidemment qu'il ne s'agit pas de pomper plus de fric à la sécurité sociale, d'ailleurs, la preuve en est, cette campagne ne vise absolument pas la parapharmacie qui, elle, n'est pas remboursée par l'assurance santé. Ah,ah,ah... En réalité, ces médicaments non utilisés, dits "MNU", sont voués dorénavant à être détruits et plus à être redistribués comme à l'origine. Toute la filière, officines, répartiteurs, labo, concentrent leurs efforts pour parvenir à récolter plus de 10 tonnes de MNU par an un peu partout en France qui permettent de "fournir de l'électricité pour 8 000 foyers". En matière de recyclage, lorsque nous ne produissons pas de l'électricité, on fabrique des matériaux de construction, du revêtement routier... Et cette filière logistique n'a cure de la parapharmacie ( ce n'est pas son objet ) qui elle finit une fois consommée dans nos poubelles, uniquement sous la forme de ses contenants et flacons. Pas de retour à l'envoyeur. La vraie question est de savoir pourquoi en France, pays de la pompe à finances et de la gabegie budgétaire, les médicaments ne sont toujours pas vendus à l'unité. En UK, le pharmacien vous vend le nombre exact de gellules, dragées etc...nécessaire a votre traitement, depuis des lustres, ce qui n'empêche les pharmaciens britanniques de reprendre les non consommés. En France, on est les meilleurs, on ne traite pas les causes des problèmes, sinon il faudrait bannir la ligue des droits de l'homme et le défenseur des droits, mais on dépense à tout va pour traiter les conséquences, pas toutes et pas complètement, parce que cela permet de se plaindre de ne pas avoir assez de budget. Non, pas de budget, c'est vulgaire. On dit "plus de moyens". Si ces actions toujours hautement morales, sociales ou sportives, avaient trop d'effet on pourrait craindre de voir fermer un peu les robinets en considération de l'énormité des tonneaux des Danaïdes des frais de fonctionnement que cela représente. Imaginez, la totalité des subventions aux associations, c'est 42 milliards d'euros par an et cela ne finit jamais. Donc il est important d'être dans un échec relatif mais constant pour faire perdurer le dispositif, et surtout ne pas détruire les causes, origine des désordres qui permettent prébendes et honneurs. Je suis allé demander à un pharmacien de mon quartier à qui j'achète mes brosses à dents, ce que devenait les médicaments que ses clients lui rapportaient et s' il ne serait pas mieux de pouvoir les donner à une population qui n'a pas les moyens de les payer. Outre le fait qu'il m'a confirmé ce que je pensais, il m'a dit qu'il ne les prenait plus mais qu'il avait oublié de retirer le sticker qui fait joli sur sa vitrine. Sinon, j'image que pour collecter et redistribuer, il faut des subventions ou des aides déductibles fiscalement ? Et puis, une si belle idée, aussi belle et moralement encore plus belle, humaniste et désintéressée, ça doit au moins valoir une pelletée de médailles de la légion d'honneur et autres colifichets républicains, ou je me trompe ?

Jun
26
"Un régime de retraite universel, vous êtes pour ?"

Seriez-vous pour un système de retraite unique pour tous, plus juste, égalitaire et plus fort ? 96% des sondés ont répondu oui avec enthousiasme. Je trouve le procédé merveilleux. "Une lessive plus efficace !" Vous êtes pour ? Le slogan devrait obtenir 100% d'approbation, parce que c'est ce qui est demandé, approuver ou pas un slogan sur un produit de consommation le plus large. Finalement 96% d'approbation sur un slogan pour une réforme de la retraite, cela démontre que 4% peut-être savent de quoi on leur parle...
Sommairement, il y a 4 catégories de régimes de retraite. Le régime des salariés, celui de la fonction publique, ceux des régimes spéciaux (RATP, SNCF...) et ceux des professions libérales. Ce sont des dizaines et dizaines de caisses de retraite différentes dont une bonne part sont déficitaires. Évidemment, c'est aux déficits et aux déséquilibres financiers structurels des caisses de retraite auxquels le gouvernement doit s'attaquer tout mettant fin aux régimes de retraite qui servent des pensions insuffisantes, faute de cotisants, car ces situations financières et sociales ne peuvent pas perdurer. Tout le monde le comprend. Sauf que ce simple constat est justement trop simple. Il masque six problèmes majeurs, il y a en d'autres mais, arrêtons-nous déjà à ceux-là:
Il faut savoir que si les fonctionnaires paient des cotisations comme le font les salariés, les primes qu'ils perçoivent et qui peuvent constituer une part importante de leur traitement n'entrent pas dans l'assiette sur laquelle est calculée leur cotisation pour leur retraite. Il faut savoir aussi que l'Etat en qualité d'employeur ne verse pas de cotisations de retraite. Aussi, à raison de 60 milliards par an, l'Etat verse à ses fonctionnaires en retraite une pension dont le financement est assurée à 50% par l'impôt. Évidemment si nous passons à un régime de retraite universel avec une caisse unique, cela veut dire que 30 milliards de retraite dus aux fonctionnaires seraient supportés par les cotisations et non plus par l'impôt. Abracadabra !
Toutes les caisses ne sont pas déficitaires structurellement. Il y a des caisses qui ont un déficit technique mais elles ont des réserves qui leur permettent de servir les pensions normalement à leurs adhérents. Elles ont la possibilité d'augmenter aussi le montant de leurs cotisations pour retrouver l'équilibre.
Les caisses bénéficiaires existent. En particulier la Caisse Nationale des Barreau Français. Elle verse une retraite de base de 17 000 euros par an, bien supérieure au régime des salariés, dispose d'une assurance complémentaire de retraite par capitalisation par tranche bien géré, dispose de deux milliards de réserve garantissant 40 ans d'équilibre, et offre une aide sociale d'assistance aux avocats en cas de difficulté. Elle participe à la solidarité en versant aux régimes déficitaires dont notamment le régime agricole, un peu plus de 1300 euros par avocat par an, sachant qu'il y a 60 000 avocats environ, c'est grosso modo 85 millions d'euros reversés par le Barreau au titre de la solidarité, chaque année.
Il est facile de considérer dans ce contexte que les avocats s'opposent à la réforme. Elle impliquerait de contribuer à la prise en charge de la part de l'Etat dans le financement des retraites de ses fonctionnaires, mais aussi de payer plus de cotisation en s'alignant sur le régime général, c'est le doublement à minima des montants qu'il faut prévoir. Et puis, et ce n'est pas rien, le coût de gestion de la CNBF, bien géré est de très loin inférieur à celui du régime général. Toute proportion gardée si les frais de gestion étaient les mêmes, le régime général pourrait économiser 3,5 milliards. Excusez du peu.
Le coût annuel de l'ensemble des retraites est de 306 milliards par an. Soit 14 % de PIB de la France. Soit un peu près le PIB de l'Autriche. Nous avons 1 retraité pour 4 actifs aujourd'hui dans notre profession. Que propose la reforme ? Il est dit que chaque euro cotisé donnera à tous le même montant de retraite. Ce qui est d'emblée inexact. Car le nouveau système n'est pas un système universel par capitalisation mais un regime de répartition. Ce qui veut dire que le prix d'achat du point sera le même pour tout le monde, soyons clairs, mais le prix de revente du point sera déterminé chaque année par la masse des cotisations qui flucturera chaque année, divisée par le nombre de points souscrits. On est toujours dans le mécanisme qui est concrètement une chaîne de Ponzi. On ne comptabilisera plus des trimestres mais des points. C'est plus juste mais la réforme ne fait que retarder les effets de la chaine de Ponzi en mutualisant le risque d'insuffisance de cotisants ou/et des cotisations, en augmentant lourdement à terme le montant des cotisations avec le projet toutefois de prendre en compte les cotisations des retraités actifs pour leur pension contrairement au dispositif actif.
Il est dit également que les métiers pénibles, les handicapés, par exemple, les mères de famille,.etc... auront des compensations pour leur permettra d'obtenir une retraite à taux plein . Comme toujours le principe énoncé, très vendeur, est un principe. Il y a le principe et les exceptions, les aménagements. Par ailleurs les régimes spéciaux vont subsister. Les militaires ne partiront pas plus tard par exemple à la retraite. Donc à somme égale cotisée, les droits acquis à la retraite ne seront évidemment pas les mêmes. La péréquation avec les régimes déficitaires et les compensations de carrière, considérées globalement vont forcément désavantager ceux qui sont adhérents à des caisses de retraites bénéficiant d'une démographie en hausse, prudentes et bien gérées, au profit des cotisants de caisses qui voient le nombre de leurs membres diminuer et dont éventuellement la gestion n'a pas été des meilleures. C'est donc un tour de passe-passe, au détriment notamment de la CNBF que l'on annonce, mais à bien y regarder, il peut même s'agir d'un hold-up.
Il peut même être double. D'abord que deviendront les droits acquis ? Il est affirmé que les retraites liquidées ne seront pas diminuées. Retenons que déjà l'augmentation des cotisations et de la fiscalité les ont entamées. Constatons que ces retraites n'ont pas été indexées sur l'inflation aussi minime qu'il est dit, et encore moins sur les salaires. On le promet, mais cela n'engage que ceux qui l'on entendu. Le gouvernement n'a pas pris l'engagement de ne pas convertir les points acquis de notre régime de base et complémentaire en points du nouveau système universel par répartition, dont on sait que la valeur de vente dépendra chaque année du volume des cotisations versées qui pourra grandement évoluer s'il y a une crise économique, financière ou monetaire, par rapport au nombre de points acquis.
Les réserves de la CNBF sont évidemment vouées à tomber dans le régime global. Ce sera confiscatoire et une atteinte au droit de propriété de la Caisse. Mais si elle est absorbée par la volonté de la loi dans le nouveau régime universel, qui sera le propriétaire des réserves de la CNBF ?
La réforme pose le principe que les caisses de retraites des professions libérales doivent se prémunir des conséquences de la baisse de la démographie de leurs cotisants. Il est vrai que plusieurs d'entre elles sont sur le déclin notamment parce qu'elles ont salarié leurs membres. Pour les avocats, la profession est dans le déni. Statistiquement, nous ne sommes pas assez nombreux. Les avocats allemands, italiens etc...sont proportionnellement plus nombreux que nous le sommes. Apparemment la hausse démographique de notre profession est assurée pour longtemps. Si on y regarde de plus près, rien n'est moins sûr. Le statut de collaborateur libéral est une impasse. Il est exceptionnel dans le paysage du droit social. Le salariat finira par lui être imposé et à terme, si la réforme de la retraite ne se fait pas, il ne faut pas se raconter d'histoire: lorsque les avocats salariés seront nombreux, le régime général demandera au législateur de les affiliés à la caisse des salariés et non plus auprès de la CNBF. Les avocats en entreprise seront salariés. Bruxelles ne veut plus de monopole. Il veut que les justiciables puissent s'adresser directement à leurs juges. Les réformes dans ce sens progressent partout. Si les avocats libéraux qui exercent dans le domaine judiciaire resteront vraisemblablement dans le giron d'un Ordre, ceux dont l'activité est dans le domaine juridique seront confrontés directement à terme à une concurrence commerciale déjà en marche qui les en dispenseront, basculant dans d'énorme structures professionnelles dans lesquelles le statut libéral n'a pas de sens. C'est sans doute en pensant à cela que le gouvernement considère que notre profession et la CNBF connaîtront le même sort que les agriculteurs et leur caisse de retraite. Aujourd'hui, les avocats en moyenne accède à leur première inscription au Barreau à l'âge de 30 ans.
Dans ce contexte, alors même que la CNBF a la maitrise de la revalorisation de son régime d'assurance complémentaire, elle devrait disposer de ses réserves avant que l'on les lui confisque.
Cette reflexion en conduit à d'autres sur le sort réservé à la capitalisation dans la réforme envisagée.
En considération de l'augmentation des cotisations dû à la prise en charge de la part qui était réglée par le Budget de l'Etat pour les retraites de ses fonctionnaires et l'égalité du coût d'achat du point de retraite, les cotisations des avocats vont devoir s'aligner sur celles des salariés. C'est carrément au doublement des cotisations auquel il faut s'attendre. Nos syndicats prédisent des dépôts de bilan sachant que 30% de la Profession vont mal. Les avocats feront-ils comme les experts comptables et deviendront-ils les salariés de leur structure d'exercice ? Entre ceux qui déposeront leur bilan et ceux qui préféreront passer avec armes et bagages dans le salariat, est-on sûr que notre Caisse de retraite a un avenir ?
L'idée du gouvernement serait d'user des réserves de la CNBF pour permettre au membres du Barreau aux revenus les plus faibles d'y puiser une aide proportionnée pendant une période de transition qui se terminerait avec l'épuisement desdites réserves. Je ne suis pas très content de ce projet de détournement qui est une véritable politique de gribouille. En effet, ces réserves, j'ai contribué à les constituer pendant mon activité. Je trouve "fort de café" qu'il soit décidé de m'en spolier. Par ailleurs la constitution des réserves d'une Caisse de retraite est faite pour garantir le paiement des retraites et pas pour subventionner les cotisants défaillants ! Le montant des cotisations aura une assiette calculée par tranche égale au montant du plafond S.S., dans la limite de 3 fois le plafond de la Sécurité Sociale, soit plus de 9 000 euros de revenus mensuels. Concrètement, ceux qui cotiseront le plus paieront pour ceux qui cotiseront le moins. Ce qui veut dire également que la capitalisation ne sera accessible dans le nouveau système qu'à ceux qui pourront cotiser sur la part de leur revenu au-delà de 9 000 euros. Soit 1% de la population active. Parallèlement, une défiscalisation de l'épargne sera la bienvenue...on peut vouloir un régime posant le principe de responsabilité pour les assurés, mais il faut le permettre.
Il me paraît évident que cette réforme est d'ores et déjà ficelée. Elle est certainement dans les cartons depuis des lustres au même titre que le destin de la Profession est ficelé depuis longtemps tandis que nous perdons notre temps à faire de la psychothérapie de masse depuis la loi de 1971 sur une évolution de la Profession qui nous ne maîtrisons pas.
La preuve que la réforme des retraites est actée, c'est que les directeurs des Caisses de retraite ont reçu une lettre les informant que dorénavant c'est la Sécurité Sociale qui sera en charge du recouvrement des cotisations. Et la loi n'est pas votée. Soyons honnêtes: avoir un seul organisme collecteur est pragmatique et nous serons sûrs que les cotisations impayées seront effectivement mises en recouvrement avec fermeté.
Ce que la loi contiendra renverra à une Ordonnance et celle-ci s'en remportera à des décrets dits "techniques". En clair, les énarques vont s'en donner à coeur joie...
Cependant, il est évident pour moi que cette réforme globale est un pas de plus vers la disparition des statuts et pour l'avènement généralisé du salariat. Ce qui en soit n'a rien extravagant. Comme je le disais, les experts-comptables ont sauté le pas depuis longtemps.
Ci-dessous, une photographie prise pendant le "petit déjeuner de la CNA", en pointe sur ce sujet brûlant pour les avocats, consacré pendant toute une matinée à ce dossier en présence de la députée en charge du rapport, Mme Vignon. Le "slide" , ci-dessous photographié pendant la séance de travail organisée par la CNA, montre les chiffres clés de la réforme.
Il vient d'être communiqué que la réforme des retraites pourrait ne venir devant le Parlement qu'après les élections municipales et pourrait même être enterrée. Ce serait une erreur. Il va bien falloir réformer le dispositif actuel reposant sur 42 caisses au régime différent. A terme, la réforme de la répartition à points en capitalisation sera facilité. Cette refonte à venir est indispensable. L'échéance de la chaîne de Ponzi créée en 1945 au profit d'une génération qui n'avait jamais cotisé arrive à son dénouement, celui de la charge insupportable des cotisations. Ce qui est certain, c'est que cette annonce de réforme structurelle va provoquer un mouvement psychologique de départ à la retraite avant 2025 ou 2029 selon la date d'effet qui sera fixé pour l'application du régime universel.
En attendant, la seule question qui vaille est de savoir ce que la CNBF va décider de faire pour ses retraités avec ses réserves avant le vote de la réforme qui interviendra début 2020 qui va les confisquer au profit du nouveau régime général universel annoncé.

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Jun
01
Amnisty international

May
23
Le M@g des avocats

Réunion hier soir du Comité de rédaction du M@g des avocats pour le bouclage du prochain numéro à paraître en juin.
Vous pouvez adresser vos articles avant la fin juillet pour le numéro à paraître en septembre à notre confrère Jacqueline Socquet Clerc Lafont, notre dynamique rédactrice en chef.
À vos claviers !

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May
21
Rappeler les fondamentaux fait perdre des abonnés.

C'est la dure loi des réseaux sociaux, mais j'en ai des nouveaux en publiant des photos de petits chats. Les articles de fond ou qui dérangent les habitudes de la pensée convenue ne sont pas populaires, comme les femmes et les hommes politiques qui sont en avance sur leur temps, ceux qui sont en retard étant considérés comme des visionnaires. Le choix du tempo et ce qui flatte l'immédiateté et la légèreté sont indispensables pour être populaire.
Il y a aussi la polémique mais aborder un sujet tabou comme le fait que des minorités ont le droit de vous piétiner l'aorte ou que l'origine et la responsabilité de la misère incrustée dans le Nord-Est de Paris vous mène à l'excommunication majeure, des poursuites judiciaires et la mise sous surveillance de la meute bienpensante perverse.
Les sujets d'intérêt sur lesquels vous pouvez avoir une vie sociale en dehors des réseaux sociaux deviennent tout aussi rares. Il y a la science si vous admettez que la Terre est plate, ce qui suffit d'ailleurs à notre vie quotidienne plutôt que de parler de la disparition du grand K. Il y a l'Art, sujet génial si l'Oeuvre est chère et payée sur les deniers publics. Les antiquités sont suspectes car défiscalisées et n'ont de légitimité dans une conversation que si elles ont été volées pendant la guerre. Heureusement il y a l'Europe. C'est un sujet de café du commerce aussi efficace qu'une chanson à boire, 3 électeurs sur 4 ignorant le fonctionnement de nos institutions.
La politique est abordable si vous êtes communiste, contre le Glyphosate avec les producteurs de coca, ne sachant rien des cycles et désordres climatiques et leurs raisons depuis 400 000 ans, mais féru sur les 30 derniers, anticapitaliste mondial, militant contre le fascisme de l'Etat bourgeois, vert en cachant que vous avez lu les conclusions du Club de Rome en 1979, et végan, défenseur de toutes les autres espèces vivantes, et contre tout en général, ce qui emporte la défense des acquis, une méconnaissance crasse des principes économiques de base, pour l'immobilisme avec plus de moyens car vous faites partie des forces de progrès qui nécessitent plus de déficits, la dette n'existant pas réellement. Si en plus vous êtes contre la prison et la guerre, vous êtes le phénix des droits de l'homme pour dîner en ville. J'attire votre attention sur le fait que la démographie humaine n'est pas un sujet de conversation car ce n'est pas un problème. Reste le foot, la météo, et l'euthanasie, mais surtout ne révélez pas que vous êtes avocat ! Jouer au plus con et vous trouverez des personnes d'accord avec vous. Le charme de la conversation de bon aloi consiste à ne parler de rien. Et c'est déjà quelque chose. En tous les cas je peux vous assurer, pour plagier Raymond Devos, que ce n'est pas rien. Cela nécessite vigilance, talent, présence d'esprit et humour. Et surtout, n'ayez aucune opinion, et ne donnez pas de conseil. Jean d'Ormesson était certainement l'un des plus doués de sa génération pour cet exercice. Il nous a montré que cette place n'est accessible qu'à ceux qui ont acquis avec intelligence, une vaste culture générale, en quatre langues, au minimum, bien entendu, et sans que cela se voit. Réussir une conversation consiste à faire briller son interlocuteur. C'est seulement plus difficile sur les réseaux sociaux. J'ai déjà abandonné sur Facebook dont je me suis désinscrit car, vraiment je ne suis pas à la hauteur, malgré des efforts sincères.

"On a le choix entre être heureux ou avoir raison."

#CommentSeFaireDesAmis

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May
14
Le 1% culture n'abrite pas les SDF

J'avoue, j'avais oublié. Et peu de personnes l'ont sans doute en mémoire
Il faut savoir qu'à chaque fois qu'un ouvrage d'art ou un équipement public est réalisé, son prix est augmenté d'un pour cent à destination de la création artistique. Magnifique. Bien entendu cette disposition philanthropique à la charge du contribuable n'a pas été initiée pendant les "trente glorieuses" mais après la naissance de déficits budgétaires dont la constance est une marque de la gestion de notre classe politique qui distingue la France des autres pays depuis 1974.  Cette mesure Mitterrandienne dispendieuse (pardon pour le pléonasme) a permis de dégager un financement de plus de 11 millions d'euros rien que pour l'achèvement du tronçon de 4,7 km du tramways intitulé T3bis entre la Porte de la Chapelle et celle d'Asnières. Sachant qu'il a été construit sur les remblais des fortifications de Paris, je n'évoque pas le prix du kilomètre de voie, ni le fait que le tramway parisien suit le tracé de "La Petite Ceinture" dont les rails et le ballast sont toujours en place.
Pour l'inauguration, des chanteurs et leurs musiciens ont pu montrer leurs talents sur des podiums. Porte de Clignancourt, nous avons eu droit à une rétrospective des Beatles, l'important d'ailleurs, était un peu partout, le long de la ligne, que ce soit en anglais. C'est plus "smart".

Et puis nous avons eu le "Haut le coeur". Oeuvre monumentale. Un mât, avec à son sommet un coeur énorme et rouge, rotatif, clignotant la nuit. 650 000 euros. A chaque porte de Paris sur ce tronçon de ligne, il y aura un sculpture de ce genre. Il faut dépenser plus de 11,7 millions d'euros au total. Ce n'est pas une priorité, mais c'est automatique. Un budget à claquer. Naturellement, il y a des urgences, notamment à Paris. Les sans-abris en sont une, cardinale. Tous les ans dès les premiers froids, les politiques de gauche mais pas exclusivement, les médias et les réseaux sociaux servent de porte-voix aux organisations qui vomissent chaque année sur le gouvernement qui n'en fait pas assez, et ces consciences se font largement entendre. Aussi des subventions sont versées chaque année pour que des associations aident nos 3400 et quelques clochards à rester dans la rue. Pendant ce temps-là nous disposons comme je vous l'ai expliqué, de fonds pour les loger mais ma poche gauche ignore ma poche droite. Et bien que l'argent qui la remplit vient quoiqu'il arrive de celles des contribuables et devrait tomber dans le budget général sans affectation particulière, il a été trouvé là le moyen de passer par-dessus ce principe de finances publiques. Cela pour satisfaire des coteries d'intellectuels qui organisent des concours et se font fort de maintenir la France au plus haut niveau de la création artistique, endroit qu'elle a quitté depuis le XVIIIe siècle, en plantant des monuments symboliques ("Les cons aiment les symboles" Michel Audiard) entre des SDF enroulés dans leur "sac à viande" sur les boulevard des Maréchaux.
L'ingéniosité du procédé mis en place pour y parvenir est la démonstration qu'il faut foutre dehors toute une classe politique confinée dans l'entre-soi et ses réseaux, transformer les administrations en détruisant non seulement le statut de ses personnels, mais aussi le droit et les finances publics qui en sont les instruments. Car bien sûr pour sortir de ce sordide petit arrangement complaisant, il faut réformer la partie législative des marchés publics. J'imagine que si les fonds ne sont pas dilapidés en totalité, le budget échappe à tout contrôle et que le solde est reversé au budget du ministère de la culture qui l'affecte selon son bon plaisir ?
Au moins, sous l'Ancien Régime, les fonds publics payaient des artistes indiscutables qui sont passés à la postérité pour leur génie. Notre République a exposé des Koons, à Versailles, sans doute par vengeance contre l'excellence des arts, et commande des oeuvres ainsi nommées dans des factures pharaoniques, sinon, ce n'en serait sans doute pas. Les tuyaux tournées vers le bas (masquant l'incapacité de Paris de livrer de l'eau à une pression constante) des fontaines du Rond-Point des Champs-Elysées en dit long sur les choix esthétiques retenus: c'est aussi laid, donc c'est génial. Tout ça c'est du concept ou du symbole, bande de larves, d'une rare élévation. Et comme l'origine des fonds n'est pas détourné de ceux alloués au secours des sans abris, puisqu'affecter ailleurs à la source, pourquoi se plaindre !
Ils se paient notre tête, avec notre argent, et en plus on doit leur donner des médailles...Retenez cela lorsque l'on viendra nous piétiner l'aorte l'hiver prochain: les sans abris, ce n'est pas leur problème. Leur problème, c'est comment les maintenir dehors en disant que c'est odieux mais en finançant des associations de militants des droits et des bonnes consciences qui sont chargées de nous culpabiliser. Le logement pour tous, comme l'immigration, ce sont des armes politiques, et les munitions sont des femmes et des hommes pris en otage. Nous sommes instrumentalisés par des tartuffes d'une nouvelle église. Molière aurait sans doute écrit une belle comédie sur le sujet. Nul doute que les bonnes âmes du 21e siècle en demanderaient l'interdiction sous peine d'une nouvelle forme d'excommunication. Mais, je me moque de ne pas être reçu dans leurs dîners en ville.

Et vous ?

Mar
20
Quartier Madeleine, Bureaux à louer.

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