Jan
19
le mirage isolationiste

L’installation vendredi de Donald TRUMP à la Maison blanche suscite des interrogations, voire des craintes. Elles sont justifiées par ses dernières déclarations fracassantes. En critiquant Angela MERKEL et sa politique sur l’accueil des migrants, en saluant le BREXIT, en affirmant que le vieux continent est dominé par l’Allemagne, en répétant que l’Europe doit participer au financement de sa défense, le Président élu interpelle, bouscule l’Europe, tout comme Vladimir POUTINE lorsqu’il a annexé la Crimée, soutenu les séparatistes de l’Est ukrainien ou sauvé Bachar El Assad au prix de massacres de populations.
Face à un monde de plus en plus compétitif, de plus en plus dangereux, nous avons besoin d’une Europe forte. Face aux blocs nord-américain, chinois et russe, nous avons besoin d’une Europe qui s’affirme. Plus aucun pays ne peut s’appuyer sur le bouclier américain.
Unis, nous avons plus de chances de faire face aux défis, aux menaces.
La tentation de l’isolationnisme est totalement illusoire.
Nous l’avons vu avec la Grèce. Malgré des déclarations, des promesses, un référendum, Alexis TZIPRAS n’a pas pris le risque de faire sortir son pays ni de l’Europe, ni de la zone euro.
Nous le voyons avec le Gouvernement britannique post-BREXIT. Il cherche des alliés. Alors qu’il était partenaire d’un ensemble européen qu’il pouvait influencer, il cherche, pour continuer à être écouté, à renforcer une alliance privilégiée des Etats-Unis.
Si nous voulons encore peser sur le cours des événements, ne cédons pas au mirage indépendantiste.
Si nous voulons encore essayer d’écrire l’histoire, il est urgent de définir une plateforme européenne. Si nous souhaitons éviter la marginalisation avec la relation américano-soviétique qui s’annonce, cette feuille de route devrait au minimum comprendre :
  • Le règlement, dans des délais aussi courts que possible, du BREXIT. Depuis le vote du peuple britannique, voilà plus de huit mois, nous avons eu de nombreuses déclarations mais le sujet ne s’est toujours pas décanté. Au-delà des discussions sur la place des Britanniques dans le marché unique, il ne faut pas oublier que le Royaume-Uni a un rôle à jouer dans l’Europe de la défense.
 
  • Le développement de l’Europe de la défense. Comme Barak OBAMA, Donald TRUMP a encore ré
  • pété avant-hier qu’il ne veut plus payer pour la défense de l’Europe. Dans ces conditions, a-t-on encore besoin de l’OTAN ? Même si la question mérite d’être posée, avant d’y répondre, l’Europe doit développer une politique globale de défense, avec toutes les composantes armées, des industries de l’armement et une dépense militaire représentant au moins 2 % du PIB.
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  • Le réexamen de la position vis-à-vis de la Russie. L’Europe doit revoir sa position avec la Russie, et trouver un équilibre entre la fermeté et l’évitement d’une nouvelle guerre froide.
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  • Le renforcement de la sécurité intérieure de l’espace européen. L’Europe doit renforcer la protection de son territoire, non pour le fermer, mais pour permettre la meilleure intégration des migrants. Quand on voit les risques que les candidats à l’immigration sont prêts à prendre, les difficultés auxquels certains pays, comme la Grèce et l’Italie, sont confrontés, l’Europe doit simultanément se protéger, intégrer et aider le Sud.
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  • La mise en place de partenariats stratégiques tant avec le monde arabe qu’avec l’Afrique sub-saharienne.Aider les pays d’Afrique et du Proche Orient à se développer devrait permettre de ralentir l’immigration, au moins celle économique. Alors qu’au début des années soixante, certains opposaient la Corrèze au Zambèze, aujourd’hui aider nos voisins du Sud est le seul moyen durable de ralentir les flux migratoires, sans sous-estimer la stimulation de notre croissance économique.
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  • Elle passe aussi par une nouvelle impulsion à l’Europe de la connaissance, lancée il y a une quinzaine d’années à Lisbonne, ainsi qu’à la réindustrialisation. Donald TRUMP est en train de donner l’exemple en utilisant même le chantage pour éviter toute délocalisation. Nous devrions nous en inspirer.
  •  
  • Le renforcement de la gouvernance européenne, notamment par une véritable politique fiscale commune, un réexamen du pacte de stabilité et de croissance
  • Le renforcement de la gouvernance européenne, notamment par une véritable politique fiscale commune, un réexamen du pacte de stabilité et de croissance
  • Enfin, et ce n’est pas forcément le dernier point de cette feuille de route, la clarification de l’attitude vis-à-vis de la Turquie. Au-delà de tout autre considération, l’Europe n’est pas en mesure de procéder à tout nouvel élargissement tant qu’elle n’a pas réglé les précédentes urgences et qu’elle n’a pas clarifié le projet européen.

Commentaires

Nom: 
Gérard GUILLOT

Votre programme est bel et bon.

2 observations cependant :

M. Poutine n'a fait que réagir au coup d'Etat de Maïdan;

M. El Assad n'a fait que défendre la Syrie;

L'Occident colonial a pour sa part attaqué l'Irak, l'Afghanistan, la Libye, la Syrie et a favorisé le salafisme dont il se plaint aujourd'hui.

Quant à la Turquie,elle a rectifié sa position et se réconclie ave la Syrie avec l'aide de l'Iran; sa zone d'influence est le Proche-Orient.

Pour le reste , nous verrons avec M.Trump, mais s'entendre avec la Russie, contenir la Chine, sont de bonnes bases. Il doit réviser sa position sur l'Iran.

En tout cas lorsqu'on écoute Rubio, Cruz ou Mac Cain, les positions de Trump sont plutôt censées !

Nom: 
Gérard GUILLOT

Votre programme est bel et bon.

2 observations cependant :

M. Poutine n'a fait que réagir au coup d'Etat de Maïdan;

M. El Assad n'a fait que défendre la Syrie;

L'Occident colonial a pour sa part attaqué l'Irak, l'Afghanistan, la Libye, la Syrie et a favorisé le salafisme dont il se plaint aujourd'hui.

Quant à la Turquie,elle a rectifié sa position et se réconcilie ave la Syrie avec l'aide de l'Iran; sa zone d'influence est le Proche-Orient.

Pour le reste , nous verrons avec M.Trump, mais s'entendre avec la Russie, contenir la Chine, sont de bonnes bases. Il doit réviser sa position sur l'Iran.

En tout cas lorsqu'on écoute Rubio, Cruz ou Mac Cain, les positions de Trump sont plutôt censées !

Site: 
https://realacademics.co.uk/

The colonial West has attacked Iraq, Afghanistan, Libya, Syria and preferred the Salafism of which it complains today. As for Turkey, it has rectified its position and is reconciling itself to Syria with the aid of Iran; its zone of impact is the core East. For the relaxation, we can see with Mr.Trump, however, get together with Russia, including China, are just right bases. He has got to revise his position on Iran. In spite of everything when being attentive to Rubio, Cruz or Mac Cain, Trump positions are as a substitute supposed! Academic Writing Services UK

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