Par guy.fitoussi le 21/11/10

Mes Chers Ami/es

Ci-joint une conférence extrêmement intéressante sur le prophète Amos.

Comme vous pourrez le voir et l'entendre, les critiques du prophète Amos il y a plus de 3700 ans peuvent être reproduites, mot pour mot, aujourd'hui par rapport au système judiciaire en Israël, où le juge et les classes dominantes s'assoient sur la misère des autres, qui sont pris en flagrant délit de pauvreté dite "illégale".

Ces propos ont été prononcés avant le schisme entre le territoire d'Israël et celui de Judah, à une époque où ces deux royaumes étaient encore tout puissant.

Il ne peut donc y avoir d'Israël sans justice sociale et c'est précisément le combat que nous menons.

http://www.akadem.org/sommaire/series/module_7018.php

Par guy.fitoussi le 16/09/07

Les hommes attendaient près du poste frontière du nouveau terminal trois de l'aéroport Ben-Gourion en Israël. Une femme à côté pleurait: "Je ne partirai pas sans mon mari", gémissait-elle! Celui-ci, qui avait quitté Israël il y a plus de 40 ans, et qui n'y était pas retourné depuis, avait été tragiquement retrouvé par son passé: malgré son passeport français et sa nationalité française, c'était bien lui, Shlomoh Cohen, détenteur d'une carte d'identité israélienne sous le numéro 015774172, qui avait été interdit de sortie du territoire par ordonnance du juge de l'exécution, sur la demande de son créancier, pour une dette qui s'élevait à l'époque, 40 ans plus tôt, à la somme de 43 lires.

Comme lui, ils étaient des dizaines à attendre près du poste frontière, une réponse favorable, un sourire, la clémence peut-être, des nouveaux Dieux du terminal trois de l'aéroport Ben-Gourion, les gardes frontières de l'Etat hébreu, qu'ils daignent bien les laisser passer rejoindre leurs familles, prendre leur avion ; mais ces gardes frontières, de jeunes filles policières en général, au regard froid, placide et taciturne, à qui "on ne la faisait pas", demeuraient insensibles aux plaidoyers des hommes qui gémissaient: "Laissez moi partir, je dois subir une oprération urgente en France"; mais rien n'y fit! La loi était la loi et l'ordinateur ne mentait jamais. L'ordre d'interdiction de sortie du territoire était bien valide, issu par l'honorable juge du tribunal de l'exécution de Petch Tikvah, le juge Abraham Jacob. La valise de Shlomoh Cohen sera donc descendu du vol IZ 743 de la compagnie d'aviation israélienne "Arkia", le billet annulé et Shlomoh Cohen, dont l'identité israélienne avait été découverte malgré la présentation de son passeport français, ne retrouvera probablement plus jamais la France ni ses enfants là-bas puisque, entre temps, la dette s'élevait maintenant à plus de 560,000 shekels soit près de 100,000 euros, qu'il était dans l'impossibilité la plus absolue de payer.

"C'est bien fait pour toi", lâcha comme malgré elle une jeune policière, qui ne connaissait certainement pas encore la vie, ses difficultés, ses contours, ses surprises, souvent si imprévisibles, imbue qu'elle était de ses certitudes à elle, qui s'arrêtaient à ce qui apparaissait sur l'écran de l'ordinateur, juste devant elle. "Tu aurais dû payer tes dettes"! martela-t-elle encore un peu plus, sans la moindre contrition, sans le moindre sentiment. Et la femme de Shlomoh Cohen, non loin de là, qui gémissait encore un peu plus : "Mais ce sont les fêtes de Roch Achanah, la nouvelle année juive, pourquoi faites vous celà, pourquoi êtes vous si durs envers vos frères"? Mais rien n'y fit!

Le vol de Shlomoh Cohen et de sa femme Soucha était déjà parti.

"Au suivant", retorqua la jeune fille au regard d'acier!