Par guy.fitoussi le 15/05/12

CHERS CONFRERES ET COMPATRIOTES

Comme vous le savez, je n'ai pas attendu ces nouvelles élections pour démontrer mon goût et mon attache pour l'international.

En fait je suis le seul candidat qui ait vécu 25 ans durant à l'étranger (avocat en France et en Israël, service militaire complet ici et là- bas, docteur en droit international).Qui mieux que moi est capable de vous représenter!?

Qui mieux que moi peut comprendre vos problèmes et vous aider de manière concrète auprès de l'assemblée nationale!

Ce n'est pas en distribuant des lunettes de vue recyclées aux français de l'étranger qu'on respecte leurs dignités...bien au contraire!

Il s'agit d'une attitude de type colonialiste de TAIÊB ET SES ACOLYTES POUR SE FAIRE PASSER COMME DE BONS SAMARITAINS, selon le mythe du bon blanc ET PERPÉTUER de cette manière LES Inégalités chroniques en Israël au profit des ashkénazes contre les séfarades et les francophones dans ce pays.

Est-ce cela que vous voulez pour vous et vos enfants?

Moi, je protégerai votre dignité et je ne laisserai pas un Taiëb ou quiconque d'autre vous humilier et ramener la politique à de telles bassesses!

Cela, je vous le promet.

Je plaiderai, entre autre, pour qu'Israël signe la convention européenne des droits de l'homme et interdise la prison pour dettes ou les interdictions de sortie du territoire contre les classes les plus faibles, à savoir les séfarades qui sont nos frères et nos soeurs, puisque d'origine francophone.

Je plaiderai de toute mon âme pour la francophonie en Israël, car la France, c'est la terre des droits de l'homme et nous devons en être fier, y compris et surtout à l'étranger!!!

LA FRANCE, C'EST NOTRE DIGNITÉ ! Ne l'oublions jamais...

Par guy.fitoussi le 31/01/11

La séparation entre Grana et Twansa fut reconnue officiellement en 1710, et deux communautés juives autonomes virent le jour. Le terme "Livournais" englobait l'ensemble des Juifs originaires de pays chrétiens et suivant le rite portugais ou livournais. Au début du xixe siècle, le consul américain à Tunis Mordecai Noah, d'origine juive, constatait: "Les Juifs italiens s'habillent comme les habitants chrétiens, avec, en plus, un haïk, ou bournous, jeté sur les épaules. Ils habitent un quartier distinct de la ville et sont gouvernés par une personne désignée par le bey, qui entend et juge tous les litiges et ordonne, si nécessaire, d'infliger des châtiments corporels, afin que l'on puisse dire qu'ils ont le privilège d'être dirigés par des hommes de leur confession" (M. Noah, Travels in England, France, Spain, and the Barbary States in the years 1813-1814 and 15, Londres, J. Miller, 1819, p. 311). En raison du rôle des Juifs dans le commerce européen, la question de leur statut devint un problème politique majeur entre l'Europe et la Tunisie. Les Juifs de nationalité étrangère ou ceux sous la protection des consulats profitaient de leur aide pour développer leurs intérêts et échapper à la juridiction tunisienne. Fondés sur les capitulations - système de conventions entre le gouvernement ottoman et les États européens instauré au XVIe siècle pour faciliter le commerce -, les droits extraterritoriaux accordés par les consulats étrangers étaient de plus en plus souvent accusés de porter atteinte à la souveraineté de l'Etat ottoman. Avec la multiplication des interventions étrangères au XIXe siècle, ces droits furent considérés par les dirigeants husseinides comme un signe d'affaiblissement de l'Etat musulman. Un décret de 1823 reflétant cette préoccupation rendit illégal le port par les Juifs de chapeaux européens. Un incident impliquant un Juif de Gibraltar, arrêté pour avoir refusé de se plier au nouveau décret, entraîna l'envoi par les Anglais de leur flotte méditerranéenne à Tunis. Le bey fut contraint de retirer le décret, du fait qu'il s'appliquait aux Juifs de nationalité étrangère (J. Ganiage, Les Origines du protectorat français en Tunisie (1861-1881), Paris, PUF, 1959, p. 50). Les Juifs livournais étaient considérés comme des sujets du bey au même titre que les Twansa s'ils s'installaient et demeuraient effectivement à Tunis. Cependant, à l'époque de la conquête de l'Italie par Napoléon, les Juifs livournais demandèrent également la protection française. En effet, depuis le XVIIe siècle, par suite de capitulations entre la France et l'Empire ottoman, les commerçants étrangers étaient souvent considérés comme placés sous cette protection. Les États italiens se trouvant sous occupation française, la France se sentit obligée d'étendre sa protection aux Juifs livournais. En outre, de nombreux Juifs ayant l'intention de s'installer à Tunis obtinrent la nationalité française à Livourne.Au bout du compte, ce lien entre Juifs tunisiens et puissances étrangères devait attacher inextricablement la communauté juive tunisienne aux intérêts du colonialisme français. Toutefois, à la différence de l'Algérie, où la communauté juive toute entière était intégrée au système consistorial français et où tous les Juifs s'étaient vu accorder la nationalité française par le décret Crémieux (1870), les autorités françaises étaient réticentes à supprimer le statut "indigène" pour l'ensemble des Juifs tunisiens. Comme dans d'autres cadres coloniaux, la communauté juive fut subordonnée aux autorités françaises, sans parvenir toutefois à l'égalité juridique accompagnant les droits liés à la citoyenneté (sur la manière dont le passage à la domination coloniale a affecté les Juifs, voir Y. Tsur, "Takrit halvayot: Yehude Tunis be-maavar le shilton Kolonyali", Tsiyon, 66, 2001, p. 73-102).

En fait, ce que les populations arabes avaient ressenti comme une trahison - l'adoption massive de la culture européenne par les Juifs de Tunisie - adoption liée largement au traitement souvent vexatoire que l'Islam et l'empire ottoman réservaient aux Dhimmis - ce sont les populations juives séfarades, dont celle de Tunisie - qui allaient tristement le ressentir en Israël même par rapport à une culture "européenne" ashkénaze plus vexatoire encore envers les populations dites "orientales".

De manière assez paradoxale, ce sont les ashkénazes d'Israël qui allaient révéler - en les ostracisant - les racines profondément sémites et orientales des juifs de Tunisie et du Maghreb qui pensaient, à tort, s'être émancipé de cette culture et de ces racines "grâce" aux empires coloniaux; exactement comme l'Allemagne nazie allaient faire ressurgir le passé "sémite" d'une population qui s'estimait pourtant, à juste titre, profondément européenne.

Tout comme l'ashkénaze en Europe n'a pu échapper à son destin de Juif, le séfarade ne le pourra pas non plus.

Le défi auquel est confronté l'Etat d'Israël aujourd'hui réside précisément dans la reconnaissance de ce qu'il est véritablement: un peuple sémite résolument situé au proche-orient et qui doit composer avec ses frères arabes.

Par guy.fitoussi le 05/09/10

De nombreuses personnes revenues d'Israël durant les vacances d'été m'ont fait part de leurs profonds désarrois.

Sur les plages de tel-Aviv, d'Ashod, d'Eilat ou de Natanya, un seul mot était à l'ordre du jour: l'immobilier.

Qui a acheté le plus bel appartement, qui a fait la meilleure affaire, comment amortir son investissement, etc, etc.

A tous, j'ai répondu et je continue de répondre: l'immobilier en Israël est une bulle prête à exploser à n'importe quel moment, comme cela s'est déjà passé dans des pays comme l'Espagne ou l'Irlande.

Du reste, n'est-il pas vrai que ceux qui ont acheté au temps de "l'euro fort" ont déjà vu leur "investissement" baisser de plus de 20%, parallèlement à la chute de l'euro.

La moindre étincelle dans cette région du monde, comme cela s'est déjà passé durant les deux dernières intifadas ou la première guerre du golfe, risque d'avoir des conséquences incommensurables sur la marché de l'immobilier en Israël.

Mais je dois vous le dire sincèrement et honnêtement: l'investissement des français en Israël ne nous intéresse absolument pas.

Pour nous, membres de l'association Paix et Justice pour les Juifs Séfarades en Israël, ce qui peut et doit éventuellement nous intéresser, c'est l'influence de cet "investissement" sur la marché de l'immobilier des juifs séfarades vivant en Israël.

Chaque appartement acheté en Israël par un français qui n'habite pas dans ce pays, c'est une chance en moins pour une famille séfarade d'accéder à la propriété.

C'est aussi une chance en moins pour ce jeune combattant qui vient juste de finir l'armée de fonder une famille dans ce pays et acheter à juste prix son logement.

Le marché immobilier des français en Israël influe directement sur le prix des logements en Israël.

L'idéologie sioniste ne peut admettre que l'Etat d'Israël devienne un Etat comme Cuba où la majorité de la population vit dans la misère et le dénuement le plus complet et de riches touristes arrivent ici avec leurs "dollars" (en l'occurrence, l'euro) pour faire flamber les prix, de manière artificielle.

De manière générale, le juif de France doit réfléchir à l'influence de son comportement en Israël sur la qualité de vie de nos frères et nos soeurs qui vivent dans ce pays depuis la création de l'Etat.