jansolin.marseille

Par jack le 31/03/11
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Certains Avocats de Marseille, parmi les 402 Avocats souscrit à la communication électronique "nomade et mutualisée" mise en place par le Barreau de Marseille, viennent de recevoir ce 31 MARS 2011, en début d'après midi, un mail signé du Bâtonnier en exercice.

Pas moi !

Ce mail contient un texte (le courriel) et un fichier joint (le formulaire d'adhésion dit n° 2).

Le courriel contient diverses affirmations qu'il faut examiner de près.

Quant au fichier joint, il est entièrement constitué par le formulaire d'adhésion classique au "boitier NAVISTA" sur lequel, en sur-titre, "on" a ajouté une formule nouvelle avec l'indication qu'il s'agirait d'un nouveau formulaire d'adhésion dit "formulaire n°2".

Examinons ensemble ces documents.

Rappelons que le Conseil de l'Ordre de MARSEILLE dans sa séance du 7 mars 2011 avait décidé :

Le Conseil de l'Ordre décide de convenir avec le Conseil National des Barreaux des modalités techniques, pratiques, administratives et financières de l'installation au sein des cabinets des boitiers d'accès à la plate-forme e-barreau, à compter du 1er avril 2011 des 402 confrères titulaires d'une clé et ne pouvant actuellement se connecter de leur cabinet à la plate-forme e-barreau.

Un précédent billet sur ce blog avait été consacré à l'analyse de cette délibération qui, en définitive.... ne décidait rien !

Sauf au Conseil de l'Ordre de se réunir à nouveau, ultérieurement, pour examiner les [nouvelles ?] modalités techniques, pratiques, administratives et financières de l'installation au sein des cabinets des boitiers [NAVISTA], sous réserves bien entendu que les Avocats soient personnellement disposés à souscrire ledit contrat.

A ma connaissance, aucune délibération sur le sujet du RPVA n'a été portée à l'ordre du jour d'aucun Conseil de l'Ordre depuis le 7 mars 2011. Y en a-t-il eu même un nouveau depuis lors ?

A ma connaissance, si de nouvelles modalités ont été proposées par le Conseil National des Barreaux, aucune délibération du Conseil de l'Ordre n'est intervenue avant la communication épistolaire électronique de ce jour.

Pourtant, sur un sujet aussi sensible....

Et justement, les contenus sont à examiner de très près.

LE FORMULAIRE dit N° 2

C'est en vérité le formulaire classique, que l'on trouve sur le site du Conseil National des Barreaux, pour s'abonner au "Barreau-pack" c'est à dire pour souscrire un abonnement couplé à 26 € HT par mois correspondant à 19 € pour le boitier et 7 € pour la clef.

Il n'y a donc rien de nouveau.

On est juste revenu, par la grâce du nouveau Bâtonnier, à la situation de départ...!

Quand je relis l'article paru dans Actuel-Avocat.fr le 28 mars 2011 - c'est à dire il y a trois jours seulement- dans lequel le Bâtonnier GAVAUDAN affirmait haut et fort qu'il n'était pas vendeur ni promoteur du Navista....

En mars 2011, nous sommes revenus en ....2009 : juste avant la fronde du Barreau de Marseille, comme si rien ne s'était passé.

Rien n'a existé depuis, ce fut le "néant", une sorte d'hibernation de l'ours.

Aucun communiqué commun avec le Conseil National des barreaux, aucune solution "nomade et mutualisée", pas de rapport HATTAB, pas de déclarations du Président de la Conférence de la Conférence des Bâtonniers, Vice Président statutaire du CNB, indiquant qu'il avait été décidé de mettre fin aux monopoles, ni même de proposition du Bâtonnier de Paris, Vice Président statutaire du CNB aussi, proposant de mettre à la disposition de l'ensemble des Confrères français, gracieusement et confraternellement, l'architecture parisienne dérogatoire, exclusive desdits boitiers.

Observons que le nom même du fichier pdf joint ( formulaire N 2 commande de boitier d'accès au RPVA.pdf ) pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un formulaire concernant uniquement le boitier.

Or, à le lire très attentivement, il s'agit de souscrire le "Barreau-pack" composé du boitier et de la clef USB pour un total de....26 €.

D'ailleurs, le prix n'a rien d'exceptionnel : c'est celui pratiqué dans toute la France depuis le 1° janvier 2011.

Enfin, le titre surajouté au formulaire de base classique - Formulaire n°2 : commande d'un boitier d'accès au RPVA (mutualisation possible par connexion internet) - est lui aussi de nature à induire en erreur. Doublement en erreur.

Je m'étonne d'ailleurs que le Bâtonnier en exercice accepte de diffuser des formulaires aussi ambigus.

D'une part il ne s'agit pas d'un formulaire concernant uniquement le boitier NAVISTA : il y a contradiction entre le titre surajouté et le contenu du formulaire.

D'autre part, la mutualisation annoncée de ce boitier classique réside uniquement dans la possibilité de partager le boitier à plusieurs : proposition fort ancienne unanimement rejetée par le nombreuses délibérations sur le sujet, notamment le 30 Octobre 2009 au cours d'un Conseil de l'Ordre Extraordinaire lorsqu'elle fut proposée par le Président WICKERS in personam qui s'était déplacé à Marseille.

Proposition largement refusée par le Conseil de l'Ordre comme purement théorique et irréaliste : il y a 1000 cabinets individuels sur Marseille.

Il avait même été envisagé de placer un boitier NAVISTA dans les combles des immeubles abritant des cabinets d'avocats....

C'est le refus d'une telle mutualisation qui devait aboutir, quelques jours après, au Communiqué Commun signé le 16 Novembre 2009 par le Bâtonnier MATTEI et le Président WICKERS.

Comment le Bâtonnier GAVAUDAN peut-il, lui qui a participé au Conseil de l'Ordre du 30 Octobre 2009 et souscrit personnellement à la "solution nomade et mutualisée" marseillaise , revenir au statu quo ante ?

Après avoir été élu sur un programme consistant à poursuivre l'oeuvre du Bâtonnier MATTEI son prédécesseur ?

Le Conseil de l'Ordre a-t-il décidé pareille reculade ? Quand ?

On en reste stupéfait, pour le moins.

Mais les Avocats de Marseille ont désormais les yeux bien ouverts et observent les mouvements suspects...

LE COURRIEL

Deux phrases me font frissonner....!

I.-

Dès la fin de l'année 2010, la solution mise en place par le Barreau de Marseille avait été abandonnée.

C'est une erreur si grossière que j'en viens même à me demander si ce n'est pas, tout simplement, une grosse et inadmissible...contrevérité !

Le Référé engagé par le Barreau de Marseille contre NAVISTA n'a été rendu le 4 Janvier 2011, plaidé fin Décembre 2010.

Ce seul rappel des dates montre clairement que le Bâtonnier Dominique MATTEI n'avait rien abandonné du tout.

En revanche, à compter du délibéré défavorable rendu par le Président du TGI d'Aix en Provence, le Barreau de Marseille avec à sa tête le Bâtonnier GAVAUDAN nouvellement élu avait le choix d'interjeter appel de cette décision.

Ne serait-ce que pour faire enfin sanctionner la "voie de fait" commise par NAVISTA et faire rétablir la connexion nomade et mutualisée.

Qu'en est-il ?

A ce jour, le délai de recours est toujours ouvert puisque l'ordonnance n'est pas signifiée.

Qui donc a abandonné ? Certainement pas celui qui était aux commandes de l'Ordre en 2010...

D'ailleurs, l'affirmation est bien curieuse puisque dans les colonnes d'Actuel-Avocat.fr du 28 mars 2011 - il y a 3 jours à peine- le Bâtonnier GAVAUDAN déclarait lui même que la Barreau n'abandonnait pas le recours devant le Conseil d'Etat.

Ne pas abandonner le recours devant le Conseil d'Etat mais ne pas interjeter appel de l'Ordonnance de Référé du 4 Janvier 2011 parait un peu contradictoire.

II.-

Le Conseil de l'Ordre, en sa séance du 7 mars 2011, a décidé de rechercher de nouvelles alternatives qui ont abouties aux propositions suivantes tenant compte des avancées, notamment financières, obtenues par notre Barreau.

Cet aspect a, partiellement, déjà été abordé supra.

Avec ici une précision non négligeable : les conditions financières actuelles sont exactement les mêmes que pour toute la France.

Rien de nouveau. Aucune avancée n'a été consentie par le CNB pour le Barreau de Marseille

On voit donc que les "avancées financières" alléguées pour inviter les Confrères à s'abonner sont inexistantes.

Il n'est d'ailleurs allégué aucune autre "avancée"....

Nous sommes donc dans le même et pareil état que le 7 mars 2011 lorsque le Conseil de l'Ordre de Marseille a délibéré.

Rien de nouveau sous le soleil.

OOOOO

OOO

O

On sent poindre, derrière ce message et cette mise en scène, une raison cachée.

Sans le dire, sournoisement, le Barreau de Marseille cherche à se dégager du contrat de trois années qu'il a lui même signé avec CNB.COM pour obtenir les clefs au profit des 402 Avocats qui ont été livrés.

Ce n'est pas très correct....

Le formulaire de candidature pour la "solution nomade et mutualisée" prévoyait clairement la gratuité pour 2009 et 2010, c'est à dire la prise en charge par l'Ordre du coût de la location de la clef.

Ce n'est qu'en raison du "nomadisme à la marseillaise" (validé ultérieurement par l'Expert HATTAB) que chacun des 402 Avocats s'est porté candidat.

Mais NAVISTA interrompait la connexion en Avril 2010, pendant l'expertise HATTAB, obligeant à compter d'Avril 2010 les Avocats à se rendre à la Bibliothèque de l'Ordre pour récupérer leurs messages.

Telles n'étaient pas les conditions impulsives et déterminantes des adhésions.

Il faudrait aujourd'hui que ces Avocats-là acceptent de prendre en charge la location de la clef afin que l'Ordre soit dégagé du contrat signé par lui pour trois ans ?

On annonce le coût (normal) du boitier NAVISTA à 19 € mais on voudrait faire signer un contrat concernant aussi le cout de la clef ( 7 € ), ce qui revient à dégager l'Ordre des Avocats de ses obligations envers CNB.COM.

Comment admettre pareille volte-face de l'Ordre alors que les plus Hautes Instances de la Profession ont annoncé la mise en place du RPVA II ?

Un RPVA II sans boitier et sans clef comme à Paris ...!

Que ceux qui souscriront le contrat proposé ce jour par l'Ordre des Avocats de Marseille, relayant l'architecture moribonde du Conseil National des Barreaux et promouvant ainsi la société monopolistique NAVISTA, ne disent jamais qu'ils n'ont pas été informés.

On vous suggère de signer un contrat de location léonin de 2 années pour le boitier NAVISTA et pour 3 années pour la clef CERTEUROPE.

Vous ne serez libre que dans...6 années !!!

Je vous donne rendez vous le 1° janvier 2012... et je ne m'apitoierai pas sur leur sort.

DONT ACTE

Par jack le 31/03/11
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

Les déclarations d'appel et les constitutions électroniques, annoncées pour le 1° Avril 2011 au préjudice des Avoués - pas des Avocats !- sont repoussées au 1° Septembre 2011.

Quatre mois seulement avant la disparition des Avoués, on veut les obliger à s'équiper du boitier NAVISTA et d'une clé CERTEUROPE alors que leur ancien système fonctionnait parfaitement....

Pour plus d'information.......lire la suite en cliquant ici.

Par jack le 30/03/11
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

Aujourd'hui, 30 Mars 2011 à 17h30 à la Bibliothèque du TGI de METZ, le Président Thierry WICKERS rend visite ( impose une visite ? ) au Barreau qui refuse depuis plusieurs mois non seulement de verser les cotisations appelées par le Conseil National des Barreaux mais de s'équiper du "boitier NAVISTA".

Il lui faudra beaucoup de persuasion pour parvenir à inverser la position du Barreau, la Bâtonnière ayant déjà fait valoir les arguments de son Conseil de l'Ordre dans les colonnes d'Actuel-Avocat.fr.

Des Bâtonniers extérieurs seront présents et le Conseil de l'Ordre sera public selon les informations qui m'ont été données.

Il va falloir que le Président WICKERS trouve des arguments pour "louer" les boitiers Navista, lui qui en est le "promoteur"....

Un argument lui a échappé en début de semaine, toujours dans les colonnes du même journal : le Barreau de Marseille, pris en son Conseil de l'Ordre du 7 mars 2011, ne s'aligne pas sur l'architecture NAVISTA -donc pas sur la position du CNB !- et poursuit les procédures en cours, notamment celle devant le Conseil d'Etat.

S'il pensait pouvoir soutenir que Marseille avait finalement "plié", il aura été déçu.

Nous attendons avec gourmandise le compte-rendu de ce show que les Confrères locaux pourront nous faire, au besoin de manière anonymement.

Il est cependant à craindre que l'exposé soit si long que...les questions soient réduites à leur plus simple expression. Surtout si elles sont embarrassantes.

Vous comprenez, l'heure tardive et l'avion à prendre...

Par jack le 30/03/11
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

Il s'agit de moderniser les professions judiciaires ou juridiques et certaines professions réglementées.

La loi complète est ICI.

J'en ai extrait quelques passages qui nous concernent plus particulièrement....

Article 3

Après le chapitre Ier du titre II de la même loi [ NDR : 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques] , il est inséré un chapitre Ier bis ainsi rédigé :

« Chapitre Ier bis

« Le contreseing de l'avocat

« Art. 66-3-1.-En contresignant un acte sous seing privé, l'avocat atteste avoir éclairé pleinement la ou les parties qu'il conseille sur les conséquences juridiques de cet acte.

« Art. 66-3-2.-L'acte sous seing privé contresigné par les avocats de chacune des parties ou par l'avocat de toutes les parties fait pleine foi de l'écriture et de la signature de celles-ci tant à leur égard qu'à celui de leurs héritiers ou ayants cause.

La procédure de faux prévue par le code de procédure civile lui est applicable.

« Art. 66-3-3.-L'acte sous seing privé contresigné par avocat est, sauf disposition dérogeant expressément au présent article, dispensé de toute mention manuscrite exigée par la loi. »

Article 9

Le livre II du code civil est complété par un titre V ainsi rédigé :

« TITRE V

« DE LA PUBLICITÉ FONCIÈRE

« Chapitre unique

« De la forme authentique des actes

« Art. 710-1.-Tout acte ou droit doit, pour donner lieu aux formalités de publicité foncière, résulter d'un acte reçu en la forme authentique par un notaire exerçant en France, d'une décision juridictionnelle ou d'un acte authentique émanant d'une autorité administrative.

« Le dépôt au rang des minutes d'un notaire d'un acte sous seing privé, contresigné ou non, même avec reconnaissance d'écriture et de signature, ne peut donner lieu aux formalités de publicité foncière.

Toutefois, même lorsqu'ils ne sont pas dressés en la forme authentique, les procès-verbaux des délibérations des assemblées générales préalables ou consécutives à l'apport de biens ou droits immobiliers à une société ou par une société ainsi que les procès-verbaux d'abornement peuvent être publiés au bureau des hypothèques à la condition d'être annexés à un acte qui en constate le dépôt au rang des minutes d'un notaire.

« Le premier alinéa n'est pas applicable aux formalités de publicité foncière des assignations en justice, des commandements valant saisie, des différents actes de procédure qui s'y rattachent et des jugements d'adjudication, des documents portant limitation administrative au droit de propriété ou portant servitude administrative, des procès-verbaux établis par le service du cadastre, des documents d'arpentage établis par un géomètre et des modifications provenant de décisions administratives ou d'événements naturels. »

Article 22

Après le premier alinéa de l'article 21-1 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le conseil national peut, devant toutes les juridictions, exercer tous les droits réservés à la partie civile relativement aux faits portant un préjudice direct ou indirect à l'intérêt collectif de la profession d'avocat. »

Par jack le 28/03/11
Dernier commentaire ajouté il y a 5 années 5 mois
Par jack le 28/03/11
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

I.-

Les Avocats, qui sommeillaient et faisaient confiance à la science informatique de leurs élus du Conseil National des Barreaux, ont découvert grâce au Barreau de Marseille que le "boitier NAVISTA" constituait une entrave colossale à l'exercice professionnel des Avocats provinciaux.

Ce boitier les place dans une situation d'infériorité par rapport aux Avocats parisiens puisque ceux-ci, par la grâce de leurs Bâtonniers successifs, soupçonneux et avisés, se sont éloignés de l'architecture du CNB pour construire un ouvrage spécifique pour leurs Avocats, 40% des avocats français, tout en restant à l'intérieur du Réseau Privé Virtuel des Avocats.

Techniquement, ce n'est pas une prouesse. Politiquement, c'est autre chose...

Les Avocats parisiens n'ont jamais eu de "boitier Navista" dans leur cabinet mais un gigantesque boitier mutualisé à l'Ordre leur permettant non pas un (pseudo) télétravail mais un "nomadisme" absolu.

A l'époque de la mondialisation, le CNB prétendait attacher les avocats "à perpétuelle demeure", en l'espèce "à perpétuel cabinet".

Un comble.

II.-

On a un peu laissé de côté les interrogations sur la clé USB "Certeurope" dont on nous a dit qu'elle était obligatoire alors même que c'est elle qui coûte le plus cher à la Profession puisqu'il en faut une par Avocat.

Ainsi, pour les 53.000 Avocats français, c'est 371.000 € HT / mois soit 4 452 000 € HT / an. C'est exorbitant ....!

Le temps est venu aujourd'hui de s'interroger à son sujet.

A QUOI SERT-ELLE ?

Beaucoup d'Avocats savent qu'elle sert à crypter : mais crypter quoi ? Ils ne savent pas vraiment.

Pour l'Avocat normalement avisé en informatique (?!) , c'est tantôt le cryptage du fichier qui est envoyé, tantôt un cryptage de la connexion entre le cabinet et la plateforme "e-barreau".

En vérité, cette clef ne sert ni à l'un, ni à l'autre : ni à crypter la connexion internet, ni à crypter le fichier.....

ELLE NE SERT NI A CRYPTER LA CONNEXION INTERNET.....

Cette connexion est effectivement cryptée mais pas par la clef !

Il faut relire à ce sujet le rapport HATTAB du 7 Juin 2010 : le cryptage est réalisé par le protocole "HTTPS" ou par le "tunnel VPN".

C'est ainsi que lorsque vous vous connectez à votre banque pour y consulter votre compte, avec votre identifiant et votre mot de passe, l'indication dans l'adresse que vous êtes connecté en "HTTPS" et non pas en "HTTP" ( voir la barre d'adresse de votre navigateur ) est la preuve que la connexion est cryptée, c'est à dire protégée des regards extérieurs.

Pourtant vous n'avez pas utilisé de clef...

L'Expert HATTAB explique dans son rapport précité que le cryptage "HTTPS" était suffisant pour assurer la sécurité et la confidentialité des échanges.

On utilise donc une clef USB dont on découvre qu'elle ne crypte pas la connexion.

...NI A SIGNER ELECTRONIQUEMENT LES DOCUMENTS.....

Si elle servait à crypter les fichiers envoyés par internet, elle constituerait un outil de "signature électronique".

La signature électronique d'un fichier est un procédé informatique utilisant un cryptage particulier qui permet de le figer dans l'état ou il se trouve à un instant donné, généralement quand il est fini et qu'on ne veut plus qu'il soit modifié.

Ce n'est pas pour autant l'équivalent d'un fichier .pdf....

Ce fichier signé électroniquement n'est pas "figé" comme le serait une photocopie car il peut encore être modifié physiquement. Si c'est un fichier Word, on peut encore écrire et changer des phrases.

Sauf que ces modifications sont signalées visuellement de sorte que l'on peut d'un seul coup d'oeil savoir si le fichier a ou non été modifié depuis sa signature électronique. Et de faire apparaitre quelles ont été les modifications apportées.....

La clef USB "Certeurope" 3A+ n'est pas un outil de signature électronique.

J'ai a plusieurs reprise tenté de signer un document électroniquement avec ma clé : ce n'est pas possible...!

J'en veux pour preuve que le Ministère de la Justice s'est trouvé dans l'obligation de créer une fiction juridique concernant justement la signature des actes :

Décret n° 2010-434 du 29 avril 2010 relatif à la communication par voie électronique en matière de procédure civile

Article 1

Vaut signature, pour l'application des dispositions du code de procédure civile aux actes que les auxiliaires de justice assistant ou représentant les parties notifient ou remettent à l'occasion des procédures suivies devant les juridictions des premier et second degrés, l'identification réalisée, lors de la transmission par voie électronique, selon les modalités prévues par les arrêtés ministériels pris en application de l'article 748-6 du code de procédure civile.

Article 2

Le présent décret est applicable jusqu'au 31 décembre 2014.

C'est bien la preuve que l'Avocat n'a pas la possibilité, en l'état actuel des choses et avec cette clef-là, de signer électroniquement les documents transmis.

Mais qu'est-elle donc ?

.... SEULEMENT UNE CARTE D'IDENTITE PROFESSIONNELLE

En réalité, la clef USB abrite un certificat d'authentification qui est infalsifiable -parce que crypté- qui permet de justifier au destinataire que c'est bien vous qui lui avait envoyé le message ou le fichier... !

Oui, enfin presque....

Si vous ne vous départissez jamais de cette clef USB, que vous la gardez sur vous comme la clef d'un coffre-fort, le destinataire sera certain que le message vient de vous. Le doute ne sera pas permis.

Mais si vous la remettez à un tiers ? Est-ce toujours l'Avocat qui manipule les fichiers informatiques ?

Est-ce toujours lui qui envoie les messages et les fichiers ?

Celui (ou celle) qui utilise cette clef est présumée être l'Avocat titulaire . Celui qui détient la clef et l'utilise est...l'Avocat !

Dès lors qu'il prête la clef USB à sa secrétaire, c'est un peu comme si la secrétaire revêtait la robe de son patron.... : elle usurpe son identité, avec la bénédiction de l'institution.

Pourtant, si l'on observe le processus actuel qui permet à une lettre d'être envoyée ou un jeu de conclusions d'être signifié, on s'aperçoit que le système "papier" est finalement plus sécurisé quoique non crypté.

L'Avocat dicte le texte, la secrétaire le tape et, le soir venu, met le parapheur sur le bureau de son patron aux fins de signature manuscrite du document imprimé.

Le lendemain, elle récupère un document, portant physiquement une signature manuscrite : le texte sur lequel l'Avocat est d'accord est identifié par la signature.

Cette signature permet au destinataire d'être certain que l'Avocat est bien l'auteur du texte.

Dès lors que la signature physique n'existe plus avec la communication électronique, le prêt de la clef USB à la secrétaire pose un véritable problème de sécurité.

Avec la clef USB, par la fiction de la Loi vue plus haut, le Tribunal considèrera que le document qu'il reçoit vient irréfragablement de l'Avocat titulaire de la clef.

Mais c'est très dangereux....Comment prouver le contraire ?

Un exemple seulement ( il y en aurait d'autres!) : une secrétaire en période de préavis, parce que la faute commise ne permet pas une mise à pied conservatoire, pourrait ainsi avoir accès à tous les dossiers du cabinet et envoyer de nombreux messages au Greffe destinés à nuire à son employeur.

Comment l'empécher ?

Le problème vient ici de ce que dans la plupart des cabinets, l'Avocat s'est dépossédé de la clef USB au profit de son secrétariat.

Et tout ce que la secrétaire fait avec est réputé être fait par l'Avocat lui même.

Y compris à son insu....

Cette clef est donc un danger non négligeable pour l'Avocat.

Imaginer que chaque secrétaire pourrait avoir une clef personnelle est une utopie : faudra-t-il enregistrer la clef de chaque secrétaire auprès du Greffe ?

Et le coût exorbitant des clefs que le cabinet devra assumer pour équiper les secrétaires ? 10 secrétaires = 10 clefs ! A 7 € HT par mois ....

Cette clef est impossible :

* soit l'Avocat la garde sur lui et la secrétaire ne peut plus travailler,

* soit l'Avocat la confie à sa secrétaire et elle peut ainsi se faire passer pour lui. Y compris pour lui nuire.

Cruel dilemne.

SOLUTION ?

Imaginons que la sécurité soit assurée par un "identifiant" couplé avec un "mot de passe" : corrélativement, disparition complète de la clef.

La connexion resterait cryptée, soit par "HTTPS" soit par "VPN", étant précisé que le boitier CISCO utilisé par le Barreau de Marseille permettait de réaliser un "tunnel VPN" soit par un certificat d'authentification (clef usb) soit par un mot de passe.

L'avocat disposerait de son identifiant personnel couplé avec son mot de passe : à lui de ne pas le divulguer.

La secrétaire disposerait de son propre identifiant couplé avec son mot de passe personnel : à elle de ne pas le divulguer.

La gestion de ces identifiants et de ces mots de passe serait réalisée grâce à une interface simple permettant à l'avocat d'autoriser ou d'interdire de communication électronique telle ou telle personne ( salarié ou secrétaire). On pourrait même imaginer que les droits de la secrétaire seraient limités aux seules heures de bureau.

S'éloignerait ainsi les dangers de la clef USB ainsi que la multiplication des coûts de la communication électronique....

Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué..............!

Par jack le 27/03/11
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 1 semaine

....de près n'est pas ce qu'on vous en avait dit !

Approchez.....

Par jack le 27/03/11
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois
Par jack le 27/03/11
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Par jack le 27/03/11
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