jansolin.marseille

Par jack le 14/01/15
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Du philosophe musulman Abdennour Bidar, normalien, philosophe et musulman.

Il a produit et présenté tout au long de l’été sur France Inter une émission intitulée « France-Islam questions croisées ».

Il est l’auteur de 5 livres de philosophie de la religion et de nombreux articles. Cette lettre ouverte au monde musulman fait suite notamment à l’assassinat de Hervé Gourdel.

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Cher monde musulman,

Je suis un de tes fils éloignés qui te regarde du dehors et de loin – de ce pays de France où tant de tes enfants vivent aujourd’hui. Je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d’isthme entre les deux mers de l’Orient et de l’Occident ! Et qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que je vois mieux que d’autres sans doute parce que justement je te regarde de loin, avec le recul de la distance ?

Je te vois toi, dans un état de misère et de souffrance qui me rend infiniment triste, mais qui rend encore plus sévère mon jugement de philosophe !

Car je te vois en train d’enfanter un monstre qui prétend se nommer Etat islamique et auquel certains préfèrent donner un nom de démon : DAESH.

Mais le pire est que je te vois te perdre – perdre ton temps et ton honneur – dans le refus de reconnaître que ce monstre est né de toi, de tes errances, de tes contradictions, de ton écartèlement entre passé et présent, de ton incapacité trop durable à trouver ta place dans la civilisation humaine.

Que dis-tu en effet face à ce monstre ?

Tu cries « Ce n’est pas moi ! », « Ce n’est pas l’islam ! ». Tu refuses que les crimes de ce monstre soient commis en ton nom (hashtag #NotInMyName). Tu t’insurges que le monstre usurpe ton identité, et bien sûr tu as raison de le faire.

Il est indispensable qu’à la face du monde tu proclames ainsi, haut et fort, que l’islam dénonce la barbarie.

Mais c’est tout à fait insuffisant !

Car tu te réfugies dans le réflexe de l’autodéfense sans assumer aussi et surtout la responsabilité de l’autocritique.

Tu te contentes de t’indigner alors que ce moment aurait été une occasion historique de te remettre en question !

Et tu accuses au lieu de prendre ta propre responsabilité : « Arrêtez, vous les occidentaux, et vous tous les ennemis de l’islam de nous associer à ce monstre ! Le terrorisme ce n’est pas l’islam, le vrai islam, le bon islam qui ne veut pas dire la guerre mais la paix ! »

J’entends ce cri de révolte qui monte en toi, ô mon cher monde musulman, et je le comprends.

Oui tu as raison, comme chacune des autres grandes inspirations sacrées du monde l’islam a créé tout au long de son histoire de la Beauté, de la Justice, du Sens, du Bien, et il a puissamment éclairé l’être humain sur le chemin du mystère de l’existence… Je me bats ici en Occident, dans chacun de mes livres, pour que cette sagesse de l’islam et de toutes les religions ne soit pas oubliée ni méprisée !

Mais de ma position lointaine je vois aussi autre chose que tu ne sais pas voir…

Et cela m’inspire une question – LA grande question : pourquoi ce monstre t’a-t-il volé ton visage ? Pourquoi ce monstre ignoble a-t-il choisi ton visage et pas un autre ?

C’est qu’en réalité derrière ce monstre se cache un immense problème, que tu ne sembles pas prêt à regarder en face. Il faudra bien pourtant que tu finisses par en avoir le courage.

Ce problème est celui des racines du mal.

D’où viennent les crimes de ce soi-disant « Etat islamique » ?

Je vais te le dire, mon ami. Et cela ne va pas te faire plaisir, mais c’est mon devoir de philosophe.

Les racines de ce mal qui te vole aujourd’hui ton visage sont en toi-même, le monstre est sorti de ton propre ventre – et il en surgira autant d’autres monstres pires encore que celui-ci tant que tu tarderas à admettre ta maladie, pour attaquer enfin cette racine du mal !

Même les intellectuels occidentaux ont de la difficulté à le voir : pour la plupart ils ont tellement oublié ce qu’est la puissance de la religion – en bien et en mal, sur la vie et sur la mort – qu’ils me disent « Non le problème du monde musulman n’est pas l’islam, pas la religion, mais la politique, l’histoire, l’économie, etc. ».

Ils ne se souviennent plus du tout que la religion peut être le cœur de réacteur d’une civilisation humaine !

Et que l’avenir de l’humanité passera demain non pas seulement par la résolution de la crise financière mais de façon bien plus essentielle par la résolution de la crise spirituelle sans précédent que traverse notre humanité tout entière !

Saurons-nous tous nous rassembler, à l’échelle de la planète, pour affronter ce défi fondamental ?

La nature spirituelle de l’homme a horreur du vide, et si elle ne trouve rien de nouveau pour le remplir elle le fera demain avec des religions toujours plus inadaptées au présent – et qui comme l’islam actuellement se mettront alors à produire des monstres.

Je vois en toi, ô monde musulman, des forces immenses prêtes à se lever pour contribuer à cet effort mondial de trouver une vie spirituelle pour le XXIème siècle !

Malgré la gravité de ta maladie, il y a en toi une multitude extraordinaire de femmes et d’hommes qui sont prêts à réformer l’islam, à réinventer son génie au-delà de ses formes historiques et à participer ainsi au renouvellement complet du rapport que l’humanité entretenait jusque là avec ses dieux !

C’est à tous ceux-là, musulmans et non musulmans qui rêvent ensemble de révolution spirituelle, que je me suis adressé dans mes ouvrages ! Pour leur donner, avec mes mots de philosophe, confiance en ce qu’entrevoit leur espérance !

Mais ces musulmanes et ces musulmans qui regardent vers l’avenir ne sont pas encore assez nombreux ni leur parole assez puissante.

Tous ceux là, dont je salue la lucidité et le courage, ont parfaitement vu que c’est l’état général de maladie profonde du monde musulman qui explique la naissance des monstres terroristes aux noms de Al Qaida, Al Nostra, AQMI ou « Etat Islamique ».

Ils ont bien compris que ce ne sont là que les symptômes les plus visibles sur un immense corps malade, dont les maladies chroniques sont les suivantes : impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l’égalité, de la responsabilité et de la liberté; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l’autorité de la religion; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses.

Tout cela serait-il donc la faute de l’Occident ?

Combien de temps précieux vas-tu perdre encore, ô cher monde musulman, avec cette accusation stupide à laquelle toi-même tu ne crois plus, et derrière laquelle tu te caches pour continuer à te mentir à toi-même ?

Depuis le XVIIIe siècle en particulier, il est temps de te l’avouer, tu as été incapable de répondre au défi de l’Occident.

Soit tu t’es réfugié de façon infantile et mortifère dans le passé, avec la régression obscurantiste du wahhabisme qui continue de faire des ravages presque partout à l’intérieur de tes frontières – un wahhabisme que tu répands à partir de tes lieux saints de l’Arabie Saoudite comme un cancer qui partirait de ton cœur lui-même !

Soit tu as suivi le pire de cet Occident, en produisant comme lui des nationalismes et un modernisme qui est une caricature de modernité – je veux parler notamment de ce développement technologique sans cohérence avec leur archaïsme religieux qui fait de tes « élites » richissimes du Golfe seulement des victimes consentantes de la maladie mondiale qu’est le culte du dieu argent.

Qu’as-tu d’admirable aujourd’hui, mon ami ?

Qu’est-ce qui en toi reste digne de susciter le respect des autres peuples et civilisations de la Terre ?

Où sont tes sages, et as-tu encore une sagesse à proposer au monde ?

Où sont tes grands hommes ?

Qui sont tes Mandela, qui sont tes Gandhi, qui sont tes Aung San Suu Kyi ?

Où sont tes grands penseurs dont les livres devraient être lus dans le monde entier comme au temps où les mathématiciens et les philosophes arabes ou persans faisaient référence de l’Inde à l’Espagne ?

En réalité tu es devenu si faible derrière la certitude que tu affiches toujours au sujet de toi-même…

Tu ne sais plus du tout qui tu es ni où tu veux aller, et cela te rend aussi malheureux qu’agressif…

Tu t’obstines à ne pas écouter ceux qui t’appellent à changer en te libérant enfin de la domination que tu as offerte à la religion sur la vie toute entière.

Tu as choisi de considérer que Mohammed était prophète et roi.

Tu as choisi de définir l’islam comme religion politique, sociale, morale, devant régner comme un tyran aussi bien sur l’Etat que sur la vie civile, aussi bien dans la rue et dans la maison qu’à l’intérieur même de chaque conscience.

Tu as choisi de croire et d’imposer que l’islam veut dire soumission alors que le Coran lui-même proclame qu’« Il n’y a pas de contrainte en religion » (La ikraha fi Dîn).

Tu as fait de son Appel à la liberté l’empire de la contrainte !

Comment une civilisation peut-elle trahir à ce point son propre texte sacré ?

De nombreuses voix que tu ne veux pas entendre s’élèvent aujourd’hui dans la Oumma pour dénoncer ce tabou d’une religion autoritaire et indiscutable…

Au point que trop de croyants ont tellement intériorisé une culture de la soumission à la tradition et aux « maîtres de religion » (imams, muftis, shouyoukhs, etc.) qu’ils ne comprennent même pas qu’on leur parle de liberté spirituelle, ni qu’on leur parle de choix personnel vis-à-vis des « piliers » de l’islam.

Tout cela constitue pour eux une « ligne rouge » si sacrée qu’ils n’osent pas donner à leur propre conscience le droit de le remette en question !

Et il y a tant de familles où cette confusion entre spiritualité et servitude est incrustée dans les esprits dès le plus jeune âge, et où l’éducation spirituelle est d’une telle pauvreté que tout ce qui concerne la religion reste quelque chose qui ne se discute pas !

Or cela de toute évidence n’est pas imposé par le terrorisme de quelques troupes de fous fanatiques embarqués par l’Etat islamique.

Non ce problème là est infiniment plus profond !

Mais qui veut l’entendre ?

Silence là-dessus dans le monde musulman, et dans les médias occidentaux on n’entend plus que tous ces spécialistes du terrorisme qui aggravent jour après jour la myopie générale !

Il ne faut donc pas que tu t’illusionnes, ô mon ami, en faisant croire que quand on en aura fini avec le terrorisme islamiste l’islam aura réglé ses problèmes !

Car tout ce que je viens d’évoquer – une religion tyrannique, dogmatique, littéraliste, formaliste, machiste, conservatrice, régressive – est trop souvent l’islam ordinaire, l’islam quotidien, qui souffre et fait souffrir trop de consciences, l’islam du passé dépassé, l’islam déformé par tous ceux qui l’instrumentalisent politiquement, l’islam qui finit encore et toujours par étouffer les Printemps arabes et la voix de toutes ses jeunesses qui demandent autre chose.

Quand donc vas-tu faire enfin cette révolution qui dans les sociétés et les consciences fera rimer définitivement spiritualité et liberté ?

Bien sûr dans ton immense territoire il y a des îlots de liberté spirituelle : des familles qui transmettent un islam de tolérance, de choix personnel, d’approfondissement spirituel ; des lieux où l’islam donne encore le meilleur de lui-même, une culture du partage, de l’honneur, de la recherche du savoir, et une spiritualité en quête de ce lieu sacré où l’être humain et la réalité ultime qu’on appelle Allâh se rencontrent. Il y a en Terre d’islam, et partout dans les communautés musulmanes du monde, des consciences fortes et libres.

Mais elles restent condamnées à vivre leur liberté sans reconnaissance d’un véritable droit, à leurs risques et périls face au contrôle communautaire ou même parfois face à la police religieuse.

Jamais pour l’instant le droit de dire « Je choisis mon islam », « J’ai mon propre rapport à l’islam » n’a été reconnu par « l’islam officiel » des dignitaires.

Ceux-là au contraire s’acharnent à imposer que « La doctrine de l’islam est unique » et que « L’obéissance aux piliers de l’islam est la seule voie droite » (sirâtou-l-moustaqîm).

Ce refus du droit à la liberté vis-à-vis de la religion est l’une de ces racines du mal dont tu souffres, ô mon cher monde musulman, l’un de ces ventres obscurs où grandissent les monstres que tu fais bondir depuis quelques années au visage effrayé du monde entier.

Car cette religion de fer impose à tes sociétés tout entières une violence insoutenable.

Elle enferme toujours trop de tes filles et tous tes fils dans la cage d’un Bien et d’un Mal, d’un licite (halâl) et d’un illicite (harâm) que personne ne choisit mais que tout le monde subit.

Elle emprisonne les volontés, elle conditionne les esprits, elle empêche ou entrave tout choix de vie personnel.

Dans trop de tes contrées tu associes encore la religion et la violence – contre les femmes, les « mauvais croyants », les minorités chrétiennes ou autres, les penseurs et les esprits libres, les rebelles – de sorte que cette religion et cette violence finissent par se confondre, chez les plus déséquilibrés et les plus fragiles de tes fils, dans la monstruosité du jihad !

Alors ne fais plus semblant de t’étonner, je t’en prie, que des démons tels que le soi-disant Etat islamique t’aient pris ton visage !

Les monstres et les démons ne volent que les visages qui sont déjà déformés par trop de grimaces !

Et si tu veux savoir comment ne plus enfanter de tels monstres, je vais te le dire.

C’est simple et très difficile à la fois.

Il faut que tu commences par réformer toute l’éducation que tu donnes à tes enfants, dans chacune de tes écoles, chacun de tes lieux de savoir et de pouvoir.

Que tu les réformes pour les diriger selon des principes universels (même si tu n’es pas le seul à les transgresser ou à persister dans leur ignorance) : la liberté de conscience, la démocratie, la tolérance et le droit de cité pour toute la diversité des visions du monde et des croyances, l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes de toute tutelle masculine, la réflexion et la culture critique du religieux dans les universités, la littérature, les médias.

Tu ne peux plus reculer, tu ne peux plus faire moins que tout cela !

C’est le seul moyen pour toi de ne plus enfanter de tels monstres, et si tu ne le fais pas tu seras bientôt dévasté par leur puissance de destruction.

Cher monde musulman…

Je ne suis qu’un philosophe, et comme d’habitude certains diront que le philosophe est un hérétique.

Je ne cherche pourtant qu’à faire resplendir à nouveau la lumière – c’est le nom que tu m’as donné qui me le commande, Abdennour, « Serviteur de la Lumière ».

Je n’aurais pas été si sévère dans cette lettre si je ne croyais pas en toi. Comme on dit en français, « Qui aime bien châtie bien ».

Et au contraire tous ceux qui aujourd’hui ne sont pas assez sévères avec toi – qui veulent faire de toi une victime – tous ceux-là en réalité ne te rendent pas service !

Je crois en toi, je crois en ta contribution à faire demain de notre planète un univers à la fois plus humain et plus spirituel !

Salâm, que la paix soit sur toi.

Par jack le 13/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 9 mois

Voilà la position de l'Autorité de la Concurrence sur les réformes proposées.

 

Par jack le 13/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 8 mois

 

L'exemple d'un réseau social qui ne diffuse aucun propos violent, injurieux, xénophobe, raciste, antisémite, incitant ou provoquant à la haine raciale ou religieuse ....

J'ai en mémoire un billet de novembre 2014 qui accusait explicitement un Bâtonnier et des membres d'un Conseil de l'Ordre de discrimination "anti-arménien" par la seule promotion du spectacle d'un artiste ...arménien... prétendument anti-arménien

Je m'en suis fait l'écho ICI.

Mais la blogosphère doit aussi respecter les principes essentiels de la Profession d'Avocat, notamment en ne diffusant pas des informations couvertes par le secret professionnel ou par la protection de la vie privée.

J'ai, malheureusement, et à deux reprises pour deux seriées de billets différents,  été contraint de faire une demande de suppression à l'auteur : j'attends toujours l'exécution.

C'est bien regrettable, surtout pour l'auteur, car on dirait qu'il fait des différences selon qu'il porte atteinte à un élu ou pas....En même temps, les principes essentiels sont violés de la même manière dans les deux cas car le RI et le RIN ne discriminent pas, eux ...!

 

 

 

 

Par jack le 13/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 8 mois

La Provence 13/1/2015

Rapidement après le drame qui a touché Mikael Asaturyan, hier vers 16h30 devant le lycée Camille-Jullian de La Barasse (11e) à Marseille, une jeune fille a été placée en garde à vue. C'est elle qui aurait appelé deux hommes, qu'elle avait dans ses menaces de mort envers Mikael présentés comme ses "cousins".

Selon nos informations, c'est en cours de sport hier que le jeune Mikael, 16 ans, a eu un accrochage verbal avec une jeune fille. Une autre s'en est alors mêlé et aurait donc passé le coup de fil qui allait s'avérer criminel.

Metronews 13/1/2015

Marseille : un lycéen poignardé à mort devant un lycée

Hier 20:51 DRAME - Un lycéen de 16 ans a été mortellement poignardé lundi après-midi à Marseille. Il a été tué à la sortie de l’établissement à la suite d’une altercation avec un autre élève. L’enquête a été confiée à la sûreté départementale.

Une banale dispute sur un terrain de basket se termine en drame. Lundi, en fin d’après-midi, un adolescent de 16 ans, scolarisé au lycée Camille Jullian dans le 11ème arrondissement de Marseille, a été mortellement poignardé par un ou plusieurs agresseurs à la sortie de l’établissement.

Dans une grande confusion, les proches et les amis de la victime se sont aussitôt, à la nuit tombée, pressés devant le lycée pour confirmer la terrible nouvelle. "Quoi, c’est Micha ?", interroge avec sanglot un lycéen venant d’apprendre le décès de son camarade.

"Putain c’est pas possible", frémit un autre élève face au cordon de police dressé devant une tente où les agents examinent la scène de crime située juste devant les grilles du lycée.

Des hommes munis de matraques et d’un couteau

Un établissement réputé calme, théâtre vers 16 heures de la mortelle altercation. Selon un proche d’un des témoins de la scène, Mickaël aurait été pris à partie par deux hommes venus en scooter. Munis de matraques télescopiques et d’un couteau, ils l’auraient tabassé puis poignardé à plusieurs reprises avant de prendre la fuite.

Une dispute à midi sur un terrain de basket, qui n'a rien à voir avec les attentats de la semaine dernière, serait à l’origine du drame. "On m’a dit qu’il s’était embrouillé avec une fille. Elle lui a dit qu’elle allait appeler ses cousins, relate Julien*, un ami proche du jeune homme. Ils l’ont planté ces enfoirés, j’en reviens pas. On ne peut pas mourir comme ça", poursuit-il les yeux rougis par la perte de son ami avec qui il faisait du sambo, un art martial russe.

"Inadmissible"

"C’était un gaillard mais pas une tête brûlée ajoute un autre lycéen. Il n’y avait pas un brin de méchanceté en lui", souffle-t-il devant un camion de marins-pompiers où la famille de la victime était prise en charge en fin de journée.

"Ce qui vient de se passer est inexplicable, inadmissible a tenu à réagir, Julien Ruas, adjoint à la prévention et gestion des risques urbains présent sur place au côté de la député-maire UMP du secteur Valérie Boyer. On n’a pas le droit d’ôter la vie d’un jeune comme ça".

Confiée à la brigade criminelle de la sûreté départementale, l’enquête "devrait aller vite", souligne une source proche du dossier contactée par metronews. "Si la fille a bien appelé ses cousins pour régler son compte à l’adolescent, ils vont rapidement être identifiés".

*Le prénom a été changé

Par jack le 13/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 2 mois

En réaction aux actes de terrorisme, la Nation française s'est levée pour dire que ça suffisait et qu'il fallait prendre les mesures qui s'imposent...

Le gouvernement l'a parfaitement compris....

L'armée pour protéger les écoles juives, les synagogues et les mosquées !

Il va falloir aussi s'occuper des communications par internet qui facilitent indiscutablement la propagation des idées terroristes et même l'organisation d'attentats terroristes.

Il faut donc accepter de renoncer à certaines de nos libertés pour assurer notre sécurité.

Il va falloir accepter d'être pisté, fiché, épié...

Maître EOLAS se plaint de ce que nos mails comportent les noms en clair ! Mais il faut aller au delà....

Et inévitablement la question va se poser du droit de s'introduire dans les ordinateurs contenant les dossiers des avocats qui, aussi, peuvent contenir des indications permettant de lutter contre le terrorisme...

Je pense par exemple à des dossiers qui contiendrait des indications apparemment banales mais qui pour les services de la DGSI et par recoupements pourraient être utiles afin de déjjouer des attentats terroristes ...

Accepterons nous que nos dossiers restent confidentiels, avec le secret professionnel qui s'attache au dossier de l'avocat ou du dossier du Tribunal...sauf pour la DGI ?

J'ai depuis des années soutenu que le boitier qui n'est qu'un PC miniature sans écran pouvait permettre de s'introduire dans nos ordinateurs depuis l'extérieur..

Aujourd'hui, nous allons vers une mise en ligne de nos dossiers soit sur une plateforme de stockage des procédure ( future plateforme e-barreau ou les documents seront en ligne et accessibles alors qu'aujourd'hui seulement il y a seulement une indication mais pas le document lui même)  voire le coffre fort électronique.

Les Etats reclament à des grandes firmes internationales des back-doors pour s'introduire directement dans les bases de données : on imagine bien que si le coffre fort électronique de tous les avocats français est hébergé par des sociétés dépendant de la Caisse des Dépots et Consignations, la DGSI aura vraisemblablement une entrée discrête pour ses besoins personnels et la sécurité du pays .

Sommes nous prêts à l'accepter ?

Par jack le 13/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 8 mois

J'ai bien compris, moi, la subtilité du discours de Nicolas Sarkozy.

4.500.000 manifestants ne peuvent laisser indifférent et les bonnes questions doivent être posées.

Dommage que quelques illuminés ne veuillent pas se remettre en question.

En France, il y a une Nation française à laquelle tous les Francais doivent adhérer. Liberté, Égalité, Fraternité.

Dans l'Empire Ottoman, il y avait des "communautés " qui formaient l'Empire à défaut d'avoir une Nation.

C'est pour ne pas transformer la France en un conglomérat de communautés, religieuses notamment, que les gens sont allés manifester ENSEMBLE pendant que les "marins" allaient chercher la mer à Beaucaire, formant ainsi une communauté à part.

C'est terrible d'avoir des œillères à ce point et de ne pas se rendre compte que la réalité est en marche.

Mais demander à ceux là d'évoluer ....

L'Empire Ottoman vous dis-je...

Par jack le 11/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 2 mois

Le Monde 11/1/2015

""Il ne faut pas être angélique, tout ça peut se retourner très vite. Il y a des gens qui n'ont pas arrêté une seule seconde de jeter de l'huile sur le feu. Mme Le Pen n'a pas arrêté : dès qu'il y a trois morts, elle réclame le retour de la peine de mort. Encore des morts ! Elle fait partie du problème que nous avons à régler. Tout le monde serait beaucoup plus détendu si on savait qu'on ne l'avait pas sur le dos, elle qui est prête à venir capitaliser sur les peurs. Il y a des gens qui sont un problème, d'autres une solution. Le tout, c'est de ne pas se tromper. Nous vivons un moment reconstructeur du peuple français. Les gens viennent là sans abdiquer aucune de leurs différences, de races, de religions, pour proclamer ce qui les rassemble.""

Par jack le 11/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 2 semaines

La version 2.0 du logiciel de l'homme politique français vient d'être installée, ce 11 janvier 2015.

C'est le peuple qui dicte sa volonté aux politiques.

Se réunir spontanément, en aussi grand nombre et dans un tel élan de fraternité et de détermination contre le terrorisme, deux jours de suite avec la meme ampleur, est un fait sans précédent.

Alors, à partir de désormais, vous voudrez bien écouter ce que nous avons à vous dire....

Et maintenant vous vous taisez un peu au lieu de débiter toutes vos conneries..

Écoutez bien...!

Par jack le 11/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 8 mois

La communauté nationale, dans sa diversité politique et ethnique, défile à Paris dans une Fraternité assez remarquable.

Les Français de toutes les religions se côtoient : à la Republique, qui n'est pas un plateau de television, cela ne pose de problème à personne !

Tous les partis politiques sont présents ...sauf un.

Il se "défile" en marge de la République, en Province.

Or, aujourd'hui, Paris est la capitale du Monde : il n'y est pas !

C'est un signe.

Tous les anciens Premiers Ministres de la France sont venus.

Netanyahou et Abbas se côtoient.

Aujourd'hui, 11 janvier 2015, le Monde change....

Le Front National, le mal nommé, est absent.

Il s'est exclu tout seul de cette communauté-là, la France,
en voulant créer artificiellement des communautés fondées sur la religion ou sur l'origine ethnique, ce que les Francais ne veulent pas !

C'est pour cela que les Français descendent dans la rue : contre la discrimination mais contre le terrorisme d'où qu'il vienne et pour la mise en place de mesures de sécurité exceptionnelles contre le terrorisme.

La République est une et indivisible !

Voilà, la vérité éclate : c'est une bonne nouvelle.

Les trois commentaires qui suivent forment un bon résumé....

Par jack le 10/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 8 mois

Quand toutes les forces républicaines défilent ensemble, d'autres se défilent en Camargue.....

C'est qu'il y a sans doute de bonnes raisons.

Je n'invente rien ! Lisez plutôt...

C'est qu'en bon français le verbe "défiler" et "se défiler" ne signifie pas la même chose.

A la virgule prés....

 

Allez, sans rancune !