jansolin.marseille

Par jack le 10/01/15
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Les manifestations pacifiques de ce jour montrent une prise de conscience du danger qui guette.

A Marseille, je n'ai jamais vu autant de monde mobilisé, des manifestants calmes mais déterminés à faire valoir leur point de vue.

Ils semblaient tous dire, comme un seul homme, "ça suffit maintenant...!"

L'impression qu'ils donnaient, tous, étaient quà partir de maintenant ils avaient l'intention et surtout l'envie de se prendre en main sans attendre.

Sans attendre notamment l'homme ou la femme providentiel, considérant implicitement qu'ils étaient parfaitement capables, désormais, de dicter leurs conditions aux hommes politiques. La peur est souvent un électrochoc bénéfique. Enfin !

C'est d'autant plus intéressant que ces manifestations se sont déroulées alors que Madame LePen s'est clairement placée en dehors du pacte républicain en refusant de manifester dans le cadre d'une union nationale, elle qui prône pourtant l'identité nationale. Avait-elle peur de manifester aux cotés de français peu fréquentables ? Chacun se fera son opinion,

Une chose est claire : les manifestants lui ont montré qu'ils n'avaient pas besoin d'elle pour faire valoir leur point de vue. D'ailleurs nul n'est indispensable !

Il est même certain qu'ils n'ont pas entendu faire l'amalgane entre les terroristes djihadistes et les français musulmans, dont certains manifestaient aussi, et le calme qu'ils affichaient tous signifiait une redoutable determination.

Et l'on sentait très fortement qu'ils entendaient mettre un terme aux dérapages passés, en appliquant desormais la Tolérance Zéro,

En attendant d'éventuelles lois nouvelles, ne pourrait on pas appliquer fermement celles existantes , semblaient-ils tous dire ?

Et si aucune incartade, notamment sur les réseaux sociaux, n'était plus tolérée ? Application stricte de la Loi pour tout propos raciste ou xénophobe, pour une discrimination, toute incitation à la haine raciale ou religieuse....

Et pourquoi pas ?

C'est qu'il faut réagir, et vite, pour désamorcer les situations explosives.

Les manifestants me paraissent avoir vu juste.

Et la femme providentielle s'est fourvoyée. Tant mieux !

Personne ne la force à défiler..... Mais ne vous forcez pas, si vous ne le sentez pas !

Pendant ce temps, le hiatus se creuse....!

Par jack le 10/01/15
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Écoutez bien le texte....

Ceux qui ne défileront pas demain se mettent en dehors de la Nation, de l'identité nationale, et même européenne voire mondiale.

Et n'auront ainsi tiré aucun enseignement des récents événements ni pour eux, ni pour les autres.

Il leur restera seulement à nier les évidences, encore et encore, profitant au passage de lancer quelques insultes à la cantonna de, un peu comme un mesquin coup de pied de l'âne.

Quel gâchis (surtout personnel) !

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Par jack le 09/01/15
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Le Parisien 9/1/2015

L'imam de Bordeaux et théologien Tareq Oubrou a exprimé vendredi la «colère» des musulmans dont la religion est «confisquée par des fous», des «incultes» religieux, des «déséquilibrés», en marge d'une marche interreligieuse à Bordeaux, où le maire UMP Alain Juppé a appelé à «aider» l'islam face aux pressions radicales.

«Cela fait un moment que nous sommes en colère, depuis les années 1980, nous voyons notre religion dans les main des fous», a lancé M. Oubrou à des journalistes. «Aucune culture, aucun art de vivre. Ils ne sont pas dans la civilisation, ils ne sont pas dans le monde.»

L'islam, «religion de paix de spiritualité, de transcendance, d'un rapport à Dieu pour mieux vivre avec les hommes, est aujourd'hui confisqué par des déséquilibrés à la marge du monde», a ajouté M. Oubrou, l'un des imams les plus influents de France, théoricien depuis des années d'un islam d'intégration.

Plus d'un millier de personnes, emmenées par des représentants des confessions musulmane, chrétienne, juive, dont le grand rabbin de France, ont défilé côte à côte vendredi en une marche oecuménique inédite en France ces derniers jours, faisant le voeu d'un "combat quotidien" contre toutes formes d'extrémisme.

Alain Juppé a pour sa part appelé à aider l'islam modéré. "Il faut que la communauté musulmane exprime fortement son désaccord total avec ce travestissement de l'Islam, cette idéologie qui n'a rien voir avec l'Islam", a déclaré le maire de Bordeaux.

Mais «il faut que nous les aidions. Ils sont confrontés eux mêmes à l'intérieur de leur communauté à une forme de pression de prosélytisme, de radicalisme auxquels ils ont du mal à résister», a-t-il ajouté.

S'en prenant aux auteurs présumés des tueries des derniers jours, Tareq Oubrou a dénoncé des «incultes» d'un point de vue religieux. «Ils n'ont aucune culture, ni universelle, ni religieuse, ni théologique, ni biographique du prophète», a-t-il expliqué, rappelant que Mahomet lui-même, loin de se «venger», «pardonna à ses adversaires lorsqu'il parvint au pouvoir».

«Ce sont des gens qui, malheureusement, ne se reconnaissent plus dans la société et veulent se venger d'elle en trouvant un alibi, l'islam», a-t-il ajouté. «Au lieu de trouver un sens pour leur vie, ils trouvent un sens pour leur mort».

En commentant d'ailleurs une «aberration théologique monumentale, car on ne cherche pas le martyre, on le subit», a insisté l'imam.

Plusieurs imams de France appellent au calme A l'image de l'imam de Bordeaux, les imams de plusieurs moquées de France ont profité de la prière du vendredi pour condamner les actes terroristes et lancer des appels au calme après l'attentat contre Charlie Hebdo. La plupart ont également appelé leurs fidèles à participer aux manifestations prévues partout en France et à Paris au cours du week-end.

A Nantes : «Nous vivons un moment historiquement triste, tout le monde est bouleversé et ému par la tuerie qui a eu lieu à Paris. En janvier 2006, quand il y a eu les caricatures du prophète Mahomet, nous étions les premiers à condamner ces images et ces caricatures.

Mais rien ne peut justifier une telle violence, a déclaré lors de la prière l'imam Belgacem Ben Saïd à la mosquée Assalam de Nantes.Après ce drame, on nous signale que des mosquées ont été la cible d'explosions et de tags. Ne répondons pas par la violence mais par la résistance pacifique».

A Paris :«Les gens qui ont lancé un assaut au nom de l'islam ne sont pas des musulmans, ne peuvent pas parler au nom des musulmans. Le prophète Mahomet n'a pas prôné la violence contre les non-musulmans. Ces gens (les dessinateurs) nous ont attaqués avec la plume, la réponse (des musulmans) doit être par la plume», a souligné l'imam Abdel Qader Achour, à la mosquée Omar de la rue Jean-Pierre Timbaud, dans le XIe arrondissement de Paris.

A Montpellier : «A la caricature, nous répondons par la caricature, par un dessin, à un article de presse par un article, à une interview par une interview. Mais on ne répond pas avec les armes. On ne met pas sur le même plan un dessin et une kalachnikov», a souligné Mustafa Riad, imam de la mosquée de l'Union à Montpellier.

Au Mans :«Comment peut-on tuer au nom de l'islam?» Il ne faut «pas répondre à la provocation», a ajouté en référence aux dégradations de la veille l'imam de la mosquée des Sablons, victime de tirs et de jets de grenades d'exercice jeudi.

A Strasbourg :«En tant qu'humains nous vous demandons de dénoncer tous ces actes criminels. Vous êtes tous Français, vous êtes tous concernés. Nous vous demandons à tous de participer à la manifestation nationale de dimanche», a lancé le président de la Grande mosquée de Strasbourg aux fidèles avant le prêche

Par jack le 09/01/15
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Chacun son style.....

Vous avez dit liberté d'expression...?

Par jack le 09/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 1 jour

Les spécialistes des ventes aux encheres, les vrais, connaissent et appliquent ce vieux principe de droit et bon sens.

Adopter le principe inverse serait entrer dans une spirale infernale, où l'immeuble serait vendu puis revendu indéfiniment....

Ce n'est pas viable.

Alors, comme viennent de le dire Marek Alter, Malek Chebel, l'ex Juge Jean Louis Bruguière puis le Président de la République, il ne faut stigmatiser personne et favoriser l'Union.

Il est plus utile de considérer qu'il y avait trois malades mentaux, au besoin considérer même qu'il y en a 5000, plutôt que de stigmatiser une fraction importante de la population française, selon le juge Bruguière d'environ 6 à 7 millions de personnes.

Le travail n'est pas fini avec la mort des trois assassins, il commence : le plus difficile est à venir qui consiste à examiner les causes qui, depuis 40-50 ans, ont conduit des enfants français (par le jus soli ce qui n'est pas péjoratif) à devenir barbares, y compris aux yeux de leurs semblables...

Et de chercher ce qui dans notre attitude doit être corrigé : ce sera le plus difficile à digérer.

Toute action, toute parole pour scinder la population française en deux groupes, par le critère religieux qui plus est, doit être considéré comme une surenchère intolérable et criminelle.

Dire par exemple "je suis Charlie Martel" ne peut pas être accepté : devinez qui l'a dit ?

Par jack le 09/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 1 jour

Faut il vraiment préciser ma pensée ?

C'est pas ésotérique du tout....

J'ai envie de vomir ! Pardon, je vais quand même me retenir....

PS : No comments allowed

Par jack le 09/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 1 mois

Selon Bernard SQUARCINI, il y a en France 5000 personnes de toutes nationalités qu'il serait souhaitable de surveiller.

Pour en surveiller une seule, il précise qu'il faudrait 25 fonctionnaires de terrain, sans oublier le personnel affecté à la surveillance technique ( radars, téléphones, internet, et c...).

Il faut donc faire des choix délicats et selon les critères choisis, ce sont entre 50 et 100 personnes qui sont effectivement surveillées...

Ce qui fait grosso modo et en moyenne  75 x 25 = 1875 fonctionnaires affectés.

Si l'on devait les surveiller tous, il faudrait mobiliser  5000 x 25 = 125.000 fonctionnaires de terrain.... Sans oublier le personnel nécessaire qui n'est pas sur le terrain.

Et là, on ne s'occupe que des personnes "ciblées", pas des malades mentaux qui sont susceptibles d'avoir une attitude terrorisme imprévue...

Sur les télévisions américaines, on dit explicitement que le gouvernement français déclare ne pas avoir les moyens de surveiller tout le monde, ce qu'on ne fait que sous-entendre sur les médias français.

Ma question est de savoir : comment fait-on ?

Il ne suffit pas de traiter tous nos gouvernants ( passés et actuels ) de "fous" mais il faut savoir comment faire d'une point de vue pratique. On met tout le monde en prison ? Pour combien de temps ?  On expulse toutes les personnes ? Oui, mais ceux qui sont français..?  On les surveille avec quel financement ? quel personnel ? Et il faut parallèlement donner des soins aux malades mentaux qui peuplent nos geöles pour éviter la contamination...

Les invectives sont faciles, l'insulte aussi, mais les solutions pas simples du tout....

 

 

 

 

 

 

 

Par jack le 09/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 9 mois

http://rt.com/on-air/

Par jack le 09/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 2 mois
Par jack le 08/01/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 1 mois

Cet article est clair et manipule le bon sens.

Et je fais mien, à 100%, le dernier paragraphe qui résume l'ensemble....

Bonne lecture.

 

 

Le Monde.fr jan 8th, 2015 @ 02:56 

Avant hier, je faisais le vœu que nous n'écoutions pas trop nos peurs, pour ne pas en encombrer nos enfants....

Et voilà qu’hier, la peur nous submerge et que nous plongeons dans l’horreur avec l’assassinat de douze personnes au magazine Charlie Hebdo. Stupeur, sidération, les enfants nous ont vus décomposés et muets devant l’énormité de l'événement.

Mais il faut bien sortir du silence, qui les angoisse plus que tout et leur parler, avec les mots les plus adaptés en fonction de leur âge, de leur maturité, de leur propre questionnement.

Car si les plus petits n’ont pas bien compris, ils ont ressenti à coup sûr les émotions de leurs proches, la peur, la tristesse, le dégoût.

Certains ont vu des images sur les écrans qui les ont fascinés : voiture de police, Samu, et ces hommes cagoulés en noir brandissant des mitraillettes.

La présence d’un adulte, qui ne nie pas sa stupeur, mais la partage avec l’enfant en l’entourant de son affection est nécessaire. Elle le sort aussi de l’excitation que peuvent toujours susciter les images violentes et le ramène à la gravité de l’événement.

Et puis bien sûr, il faut s’efforcer d’expliquer, de façon simple, à ceux qui sont trop grands pour être épargnés et trop petits pour tout saisir, le fanatisme de certains qui tuent au nom de leurs croyances.

Un garçon de 9 ans me disait hier après-midi avec ses mots : « Ils les ont tués parce qu’ils croient qu’ils ont raison et que ils veulent que tout le monde croit comme eux ». Il avait compris l’essentiel. Il fallait lui confirmer qu’aucune croyance ne méritait une telle violence.

Mais je sentais chez lui la frayeur et il fallait bien trouver les mots pour le rassurer. Lui dire qu’il n’était pas directement menacé, que les mesures pour protéger les écoles étaient renforcées car il se rappelait parfaitement l’affaire Merah.

Que l’Etat et la police étaient mobilisés pour assurer encore davantage notre sécurité et qu’il fallait leur faire confiance car ils avaient les moyens de le faire. Leur expliquer tout en les rassurant, ce sont les deux axes qui doivent orienter nos propos auprès des plus jeunes.

Quant aux adolescents, ils sont des interlocuteurs à part entière et il est essentiel que les adultes qui les entourent – en famille, dans les collèges, dans les lycées – les fassent réfléchir et mettre leurs propres mots sur de tels événements.

Pas juste une minute de silence, et l’on passe à autre chose, mais qu’ils organisent de vraies discussions et même peut-être qu’ils leur fassent écrire ce qu’ils pensent et ressentent, pour que l’élaboration psychique soit réelle.

Car ces événements les renvoient à la notion capitale de tolérance, qui, à leur échelle, est souvent bien bafouée. Les réseaux sociaux sont pleins de leurs paroles injurieuses, de leur calomnies sur les uns et les autres. Qu’un drame comme celui du 7 janvier soit l’occasion de leur rappeler qu’il n’y a jamais de banalité à bafouer et que le respect de l’autre, de ce qu’il est, de ce qu’il pense, même si l’on n’est pas d’accord, assure la vie en communauté.

Béatrice Copper-Royer