Par jack le 11/03/13

Nous sommes le 11 mars 2013 à 17h56 : la mise à jour 6.3.1 de la plateforme e-Barreau est intervenue depuis 14h et il n'y a rien eu qui soit de nature à résoudre le problème exposé ci-aprs.

Toujours la messagerie......

S'agissant de l'ordre des messages (dans la messagerie) il existe un mode de tri "par n° RG".

Ce tri est soit "croissant" soit "décroissant", il suffit de cliquer sur les flèches qui apparaissent à l'écran (mais pas à l'impression, ce qui explique pourquoi on ne les voit pas sur le fichier joint ).

J'ai fait la manipulatiin des dizaines de fois : croissant, décroissant.......

Rien n'y fait : les messages se trient dans un ordre anarchique.....!

J'ai pris les 50 messages qui se trouvaient dans ma boite TGI et j'ai trié par ordre décroissant : les messages d'un même dossier ne sont pas classés ensemble : un peu au début, un peu à la fin, sans oublier au milieu.

J'ai pris deux dossiers au hasard ; le dossier A en rouge, le dossier B en bleu.

Voyez vous-même......!

Suis-je autorisé à parler d'incompétence ?

Quand on développe un logiciel, on fait des tests pour savoir si tout fonctionne comme prévu.... Avant de mettre le logiciel sur le marché ou à la disposition de l'utilisateur final.

Les informaticiens ont une fâcheuse tendance à considérer les utilisateurs finaux comme des béta-testeurs : mais s'agissant de procédures judiciaires, c'est périlleux.

Oh ! pas pour eux....

Mais pour vous bien sûr !

Sauf qu'on n'est pas que des cobayes.....

Par jack le 05/03/13

C'est inéluctable.....

Lorsque vous consultez votre compte bancaire en ligne, vous n'êtes pas obligé d'entrer sur le réseau privé sécurisé de la Banque : heureusement ! En fait, vous accédez à une sorte de coffre-fort dans lequel se trouvent toutes les données et auquel vous accèdez grace à une connexion sécurisée (https ) et un identifiant plus ou moins fort ( alphanumérique ou clef cryptée ) selon le degré de sécurité souhaité par le détenteur du "trésor".

Donc, pour les procédures, un grand réservoir de données auxquelles seuls les Avocats et les Magistrats-Greffiers auraient accès : ce serait un progrès car il serait alors possible d'y déposer des fichiers volumineux, au-delà des 4 Mo autorisés par les serveurs (obsolètes) de la Chancellerie.

Autre avantage : tout les fichiers seraient à disposition. Ainsi, alors qu'aujourd'hui la déclaration d'appel, les conclusions, les ordonnances sont de simples "mentions" sur un dossier dématérialisé - en fait, une ligne d'information sur une fiche qui retrace chronologiquement les évènements du dossier- , dans le futur système, la ligne mentionnant "conclusions" serait en fait un lien permettant, par un double-clic de les faire apparaitre à l'écran, puis, éventuellement, de les imprimer.

Ce coffre-fort serait un réel progrès.

Certes, il ne s'agira plus d'un réseau privé au sens où on l'entend aujourd'hui en parlant du RPVA ou du RPVJ. Sauf à considérer un réseau privé regroupant les deux, une sorte de grand Réseau Privé de la Justice : un grand placard à dossiers accessibles aux seules personnes autorisées.

Cependant, il ne faut pas se leurrer, cette base de données qui contiendra l'ensemble des dossiers civils devra posséder une interface utilisateur pour que les utilisateurs puissent l'exploiter.

Et d'en revenir à une sorte de plateforme "e-Barreau"...... dans une version 2 améliorée.

Alors, il me semble que deux questions fondamentales se posent d'ores et déjà :

1°. Si le principe du coffre fort est acquis, reste encore à construire l'interface utilisateur.

Mais qui donc va établir le cahier des charges ?

Les mêmes que ceux qui ont imaginé la plateforme "e-Barreau" ? La messagerie "e-Barreau" ?

2°. Imaginons que le principe de ce coffre-fort soit acquis et que le cahier des charges de l'interface utilisateur soit dressé avec l'accord unanime de tous les intervenants ( Avocats, Magistrats, Greffiers ) : l'autre question est de savoir qui donc va payer le développement de ce nouvel outil ?

J'ai le souvenir que dans le système actuel RPVJ-RPVA, chaque partie développait et maintenait la plateforme la concernant, l'interconnexion entre les deux réseaux était payée à frais communs même si c'est le CNB qui avance le coût pour se faire rembourser ensuite la moitié incombant à la Chancellerie.

Dès lors qu'il existe deux plateformes bien distinctes, le partage du coût financier est facile à faire, même si l'on peut s'interroger sur le fait que finalement ce sont les Avocats qui assument personnellement les frais de fonctionnement du Service Public de la Justice........... ce qui n'est pas normal du tout.

Dans le système futur, commun aux Magistrats, Greffiers, et Avocats ( Huissiers peut-être ! )............ QUI VA PAYER ?

Des bruits courent selon lesquels ce sont les Avocats qui, seuls et de leurs deniers personnels, vont concevoir, maintenir et faire évoluer ce "coffre-fort électronique.

Or, si la plateforme nouvelle est commune, elle doit impérativement être conçue, maintenue, et mise à jour à frais communs.

Mais on dit que l'Etat n'aurait plus les fonds suffisants pour y subvenir.....

Alors, on voit poindre à l'horizon l'idée selon laquelle si les Avocats veulent continuer de travailler, et dans de bonnes conditions, il est indispensable qu'ils subviennent aux nécessité du progrès en assumant, seuls, cet outil de travail. qui sera aussi celui des Magistrats et des Greffiers.

Je crains que la réflexion sur ce point soit déjà très avancée...à notre détriment !

Sommes nous des "vaches à lait" ? Qu'en pensez-vous ?

Est-il bien normal que ce soient les Avocats qui paient les routes et autoroutes qui permettent de se rendre devant les Tribunaux ?

Sauf erreur, c'est un peu le cas avec le RPVA actuel, non ? Sauf que celà va s'aggraver fortement.

ADDENDUM DU 6 MARS 2013

Le lendemain de cette publication, on pouvait lire sur actuEL-avocat.fr l'information suivante :

E-barreau : "le modèle économique n'est pas rentable"

Clarisse Berrebi, Présidente de la Commission "intranet et nouvelles technologies" du CNB, aurait déclaré à l'AG du 28 février 2013 consavrée au budget prévisionnel 2013 :

"E-barreau n'a pas vocation à perdurer sous sa forme actuelle, car le modèle économique n'est pas rentable [...] La situation actuelle n'est que transitoire, alors que l'on sait que la dématérialisation, elle, n'est pas transitoire".

Depuis le temps que les Marseillais soutiennent que le RPVA à base de boitier NAVISTA n'est pas viable.....

Il aura donc fallu 8 ans ( 2005-2013 ) pour que l'on s'en aperçoive et que l'on jette l'entier RPVA à la poubelle !

Par jack le 09/01/13

J'avais lu le Journal Officiel du 1° janvier 2013, portant le n° 0001, et lu intégralement l'arrêté du 24 Décembre 2012 concernant la dématérialisation des procédures d'injonction de payer réalisées par les Huissiers de Justice devant les Tribunaux d'Instance et les Juges de Proximité.

Je m'étais alors interrogé sur la question de savoir combien de systèmes électroniques existaient entre la Justice et ses auxilliaires, celui des Huissiers s'appelant "IPWEB" et des arrétés précédents m'avianent instruit sur l'existence d'autres systèmes tel que celui des Experts par exemple. J'ai même du en zapper plusieurs.

Bref, j'avais bien vu que les injonctions de payer électroniques étaient réservées aux Huissiers.....

Sans en tirer les conséquences.....!

Il faut que le Bâtonnier GIROUD attire notre attention une seconde fois, en publiant un billet ICI, pour qu'enfin je me réveille.

Il parait naturel que les Huissiers disposent d'un système électronique qui leur soit propre, à la condition de ne pas les multiplier en fonction des multiples procédures : un système pour les injonction de payer, puis un autre pour les assignations au fond, les référés, et c.... Mais la n'est pas mon propos.

Ce qui m'interpelle c'est que seuls les Huissiers aient accès à la dématérialisation des procédures d'injonction de payer devant les Trbunaux d'Instance.

Effectivement les Avocats sont concernés par ce type de procédure : mais ils n'y ont pas accès !

Je ne demande pas qu'ils aient acès au système IPWEB, comprenons nous bien.

Je dis simplement que dès lors que les Avocats disposent d'un Réseau Privé Virtuel ( le RPVA) qui assure déjà leur authentification, il n'y a aucune raison pour qu'au moment même où on autorise les Huissiers à dématérialiser ces procédures-là, on n'autorise pas simultanément les Avocats abonnés au RPVA de pouvoir en faire autant.

L'arrété est du 24 Décembre 2012 : le Père Noël -ici la Mère Ministre- nous a gratifié d'une nouvelle discrimination.

Après le boitier NAVISTA pour les seuls Avocats de Provinces alors que les Avocats parisiens en sont dispensés ( recours pendant devant le Conseil d'Etat contre la convention Chancellerie-CNB du 16 juin 2010 ), le Ministère inflige une nouvelle discrimination scandaleuse entre les Avocats et les Huissiers.

Ah ! Bravo ....

Que fait le Conseil National des Barreaux ? Va-t-il faire un recours ?

C'est peut-être pour celà que certains arrêtés voient le jour en fin d'année, entre Noël et le Jour de l'An : pour le cas où on aurait trop bu au moment de lire le Journal Officiel.....

A l'évidence, ce fut mon cas : il m'a fallu 9 jours pour dé-saoûler !

Par jack le 06/12/12

Si le RPVA est seulement un fil de téléphone sécurisé par lequel on transmet des mails et des actes de procédure, alors il fonctionne relativement bien avec les deux réserves suivantes :

1. il est d'un coût exorbitant : 32 euro HT / mois

2.- il fonctionnement de moins en moins bien puisque la liaison se coupe régulièrement, au bout d'un certain délai, affichant le faux motif "une erreur est survenue" alors qu'il est facile à comprendre que la commuication est volontairement coupée parce que les tuyaux sont trop petits pour l'importance du flux qui y transite.

La coupure permet alors d'éviter la surcharge du réseau.... Mais il faut continuellement se reconnecter : un temps perdu inimaginable....

En revanche, si le RPVA, c'est le fil téléphonique sécurisé AINSI QUE la plateforme "e-barreau" qui nous permet de gérer les procédures notamment d'appel, c'est alors un désastre complet....

Certes, nous pouvons transmettre facilement les mails et les actes tant aux confrères qu'au Greffe de la Cour.

Mais pour ce qui est de gérer les procédures d'appel.......

Voilà un cas pratique !

Soit une procédure d'appel engagée le 29 juin 2011, soit à l'époque des Avoués. Un appelant (moi) et deux intimés.

Pour des raisons qui m'échappent, que l'avoué ne m'a pas expliqué, il y a un second appel de la même décision, enrôlée sous un autre numéro mais par encore jointe à ce jour. Mais je ne veux pas compliquer : je limite le challenge au premier dossier ( à télécharger )

L'Avoué disparu au 31 Décembre 2011 m'a adressé sans aucun bordereau divers actes de procédure par lettre non recommandée du 20 Février 2012. Sans bordereau.

J'essaie de m'y retrouver et de vérifier si la procédure est bien régulière.

Je me reporte donc au dossier informatique de la plateforme "e-barreau" et j'essaie d'y retrouver mes petits. Notamment la liste des évènements.

Vous trouverez ci joint un fichier avec des copies d'écran :

1.- de la liste des 25 évènements affectant le dossier

2.- du détail de chacun des évènements de cette liste ( je n'ai pas copié le détail des évènements sans intéret )

QUESTIONS POUR DES CHAMPIONS :

Après avoir imprimé le fichier joint, répondre aux deux querstions :

1.- qui peut me dire qu'il comprend quelque chose ?

2.- qui peut me dire si les délais de procédure sont ou non respectés ? A défaut, par qui ?

Top Départ, vous avez 24 heures pour me donner votre réponse au pied du présent billet.

Bonne chance.....

Post Scriptum :

J'en appelle au Président CHARRIERE BOURNAZEL, au MINISTRE DE LA JUSTICE, aux Bâtonniers-référents des diverses Cours d'Appel ainsi qu'à tous les Confrères un peu clairvoyants :

COMMENT PEUT ON TRAVAILLER EFFICACEMENT DANS DE TELLES CONDITIONS ?

SERIEZ-VOUS CAPABLES DE TRAVAILLER DANS DE TELLES CONDITIONS ?

Manifestement, ceux qui dirigent ne gérent pas eux-mêmes les procédures d'appel....

Et même si le boitier NAVISTA disparaissait, ce problème-là restera entier.....

Que comptez-vous faire ?

Par jack le 17/10/12

J'avais été un des premiers à m'étonner que la Chancellerie, en exposant quel était le montant des sommes récoltées grâce aux (nouveaux) timbres fiscaux de 35Euro annoncait des sommes comportant des centimes et ne correspondant pas à un multiple de l'unité de calcul.

Rappelons que le timbre de 35 Euro est collecté par l'Etat et qu'il est reversé à l'UNCA (qui gère les fonds pour le compte du CNB) afin notamment que les Avocats commis d'office pour les gardes à vue soient défrayés au plus tôt. C'est plus compliqué que celà mais c'est ici l'essentiel....

Le mystère des centimes et du multiple vient d'être mis à jour grâce aux questions insistantes posées à notre nouvelle Garde des Sceaux par le Président du CNB.

Lors de l'Assemblée Générale de l'UNCA en date du 12 Octobre 2012, le Directeur du service de l'accès au droit et à la justice et de l'aide aux victimes (Sadjav) représentant la Garde des Sceaux a exposé :

Afin de compléter le financement budgétaire de l'aide juridictionnelle, l'aide à l'intervention de l'avocat restant financée par le budget de l'Etat, et ce dans un contexte budgétaire contraint, la loi de finances rectificative pour 2011, a institué une contribution pour l'aide juridique de 35 euros versée pour chaque instance introduite en matière civile, prud'homale, commerciale et administrative.

Elle n'est pas due pour les personnes éligibles à l'aide juridictionnelle et dans un certain nombre de procédures.

Selon les dispositions légales, elle est affectée au Conseil national des barreaux qui la répartit entre les barreaux et, dans le cadre de la convention signée avec l'UNCA, confie la gestion du versement du produit de la taxe aux CARPA.

En conséquence, l'article 28 de la loi de 1991 a été modifié pour tenir compte du versement par l'UNCA aux CARPA et le décret du 12 mars 2012 a adapté les règles de gestion financière et comptable des CARPA.

Je tiens à vous rappeler le circuit de cette contribution selon qu'elle est acquittée par timbre mobile ou timbre électronique.

Pour le timbre papier ou mobile, la recette de timbre papier alimente le budget de l'Etat.

A partir des informations saisies dans les greffes des différentes juridictions concernées, des remontées statistiques des timbres papier consommés ont lieu chaque mois.

Le document qui décompte le nombre de timbres consommés au cours du mois et le produit de ces timbres, établi par le Secrétariat général, est transmis au Contrôle budgétaire et comptable ministériel (CBCM).

Cet état lui permet de justifier vis-à-vis de Bercy qu'au sein des recettes de timbres papier de l'Etat, une partie, enregistrée par les juridictions, est destinée au Conseil national des barreaux.

Sur cette base, le CBCM procède au versement du montant indiqué par un virement au Conseil national des barreaux.

Le montant versé au Conseil national des barreaux est minoré des frais de gestion versés aux buralistes comme cela est prévu par le code général des impôts pour l'ensemble des recettes publiques collectées par voie de timbre mobile.

Les frais appliqués sont de 4% pour les frais de gestion des timbres papier.

Du 1er octobre au 31 décembre 2011, 275 809 timbres papier ont été consommés.

Pour 2012 et jusqu'à fin août : 684 611 timbres papier ont été consommés.

Pour le timbre électronique, dont la procédure a été mise en place le 16 janvier 2012, la recette alimente directement le compte du CBCM Justice. Les informations saisies dans les greffes des différentes juridictions concernées s'agissant des timbres électroniques consommés sont intégrées dans la plate-forme mise en place par l'Agence nationale des timbres sécurisés (ANTS). Des restitutions relatives au nombre de timbres consommés et au produit de ces timbres sont établies chaque mois par le Secrétariat général et adressées au CBCM qui procède ensuite au versement du montant indiqué par un virement au Conseil national des barreaux.

A fin août 2012 : 376 570 timbres électroniques ont été consommés.

L'instruction de la direction générale de la comptabilité publique du 1er septembre 2005 relative à l'encaissement des recettes publiques par carte bancaire prévoit que les flux financiers correspondant aux opérations par carte bancaire sont portés au crédit du compte Banque de France du comptable pour le montant net de la transaction, soit le montant brut de la recette moins le commissionnement bancaire.

Un contrat de paiement par carte bancaire a été mis en place pour le CBCM Justice précisant le montant du commissionnement bancaire applicable. Il est analogue à celui mis en place pour les timbres électroniques de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).

Les frais appliqués sont de 5 %.

L'Etat ne fait donc, dans cette affaire, qu'appliquer les règles et procédures de droit commun.

Je rappelle que la contribution juridique versée aux barreaux s'élève actuellement à 27 286 441 Euro;, effectuée en trois versements.

Ainsi donc, alors même que nous, les Avocats, ne sommes pas rémunérés ( pas plus que le CNB ou l'UNCA ! ), l'instauration des timbres fiscaux de 35 € a rapporté jusqu'au 31 Aout 2012 :

4% aux buralistes sur 959.700 timbres papier ( 275.089 + 684.611 ) à raison de 1,40 Euro; par timbre soit 1.343.580 Euro 5% aux Banques sur 376.570 timbres électroniques à raison de 1,75 Euro; par timbre soit 658.997 Euro;.

Il manque donc la bagatelle de 1.343.580 + 658.997 = 2.002.577 Euro dans les caisses de la Profession

Il est donc urgent, d'abord pour nous même, de trouver un autre mode de financement. de l'aide juridictionnelle...

PS : bien que les recettes du timbre à 150 Euro ne soient pas reversées à la profession, voilà un timbre électronique qui génère pour les Banques un revenu unitaire de....7,50 Euro ( 150 x 5% )

Par jack le 17/10/12

Ci joint le message qui vient de parvenir aux abonnés : le RPVJ chancelle !

Oui, mais on fait comment ?

Ce message est-il une déclaration d'incident officielle et peut-elle permettre de prolonger les délais jusqu'au rétablissement ?

Par jack le 06/09/12

Après avoir abordé la problématique du boitier Navista, dont on dit qu'il sera abandonné au plus tard en Octobre 2014 si les Ordres ne mettent pas la main à la poche, la question du logiciel e-barreau se pose maintenant avec une certaine urgence.

Depuis le 1° janvier 2012, les Avoués ayant disparu, les Avocats un peu plus courageux que les autres se se sont confrontés à la postulation dématérialisée devant la Cour et il s'agit ici d'un retour d'expérience.

C'est d'ailleurs la seule expérience que l'on peut invoquer puisqu'à Marseille, la dématérialisation des procédures devant le TGI se limite à des échanges de mails : pas de conclusions dématérialisées, pas de placement /enrôlement, pas de référés..... Rien de consistant, en somme : un embryon de dématérialisation. Mais il parait qu'au 1° octobre 2012, il va y avoir du nouveau.... Voire.

Pour l'instant, le logiciel "e-barreau" est utilisé pour les procédures devant la Cour d'Appel et les remarques qui vont suivre seront valables pour le TGI puisque l'architecture du logiciel est la même pour les deux juridictions.

Après avoir constaté que les mises à jour successives amélioraient le logiciel, grâce à l'expérience et à la compréhension plus approfondie des fonctionalités, on découvre de graves insuffisances.

Il faut simplement rappeler, pour un meilleure compréhension de ce qui va suivre :

Que le logiciel "e-Barreau" comprend deux blocs : la partie "TGI" et la partie "COUR APPEL"mais conçus tous les deux sur le même mode.

Que chacun de ces deux blocs se compose lui-même, grosso modo, de deux éléments :

* d'une part, la boite de messagerie,

* d'une part, la partie concernant les dossiers (considérés globalement ou individuellement)

Que les mails échangés ( avec ou sans pièces jointes ) partent et arrivent depuis la boite de messagerie.

Qu'il existe dans la partie "dossier" et pour chaque dossier en particulier, une liste des messages échangés concernant spécifiquement le dossier concerné. Cette liste est limité à l'affichage de 5 messages, sur plusieurs pages éventuellement.

A partir de cette liste, comme Il est possiblede fonctionner comme si l'on se trouvait dans la boite de messagerie : si je clique sur le mail n° 1, je peux l'ouvrir dans une fentre située au dessous et voir son contenu. ainsi que l'existence éventuelle d'une pièce jointeque je peux alors ouvrir et enregistrer.

Par ailleurs, dans chaque dossier, il existe une "fiche détaillée" qui reprend les évènements dudossier.

On voit bien que cette fiche détaillée est plus complète que la simple énumération des mails échangés. Elle fait apparaitre la chronologie des événements du dossier et on constate vite que c'est le Greffe qui alimente cette fiche détaillée .

Ceci étant posé, certaines questions doivent être posées :

DANS LA PARTIE "BOITE DE MESSAGERIE"

1.- l'incompréhensible manière de nommer les mails (surtout les avis et accusés de réception)

Il faut rappeler que Windows n'accepte que 255 caractères pour nommer un fichier, le chemin d'accès y compris. Les fichiers dont le nom dépasse 255 caractères pose des difficultés et souvent ne peut plus être copié ou sauvegardé.

La manière de nommer un mailo doit tenir compte non pas des besoins des informaticiens mais des impératifs de la personne qui les reçoit.

Spécialement pour les trois avis de réception : l'objet du mail n'étant pas concu de la même manière pour les trois, leur classement se fait dans le désordre....

Ne pourrait-on pas adopter une convention de nommage identique pour les trois de manière à pouvoir, lorsqu'on classer les mails par objet, retrouver à la suite les trois mails qui concernent le même dossier ?

Est-ce bien compliqué à faire ?

L'avocat qui reçoit pourrait recevoir trois mails commençant par son numéro de dossier (s'il en a fourni un ) ou par le numéro de RG à défaut.

Je m'interoge pour comprendre la raison qui expliquerait que certains mails sont des "avis de réception", les autres des "accusé de réception".

Soyons simples le titre d'un mail doit être :

NumInterne_ [RGXXXX]_ AR1_.....

NumInterne_ [RGXXXX]_ AR2_.....

NumInterne_ [RGXXXX]_ AR3_.....

Les concepteurs ont-il conscience que ces "titre" ne signifient rien pour les Avocats et que tous les mails doivent être renommés avant d'être conservés ? Que ces manipulations sont une perte colossale de temps ...?

Est-il nécessaire pour l'Avocat de savoir que l'AR2 est le......."...... 222547 du message 14789623_id12458"

2.- la fonction archivage ( icône disquette )

Merci pour cette fonction.

La création d'un répertoire spécial, contenant tous les mails cochés, est assez curieuse mais pas commode dès lors que le noim du répertoire commence par la date et l'heure.... Là encore, c'est le dossier ( numéro interne ou RG ) qui sont importants par priorité : c'est pas par la date qu'on classe les archives mais d'abord par dossier puis ensuite par la date..

Mais beaucoup plus grave : si je coche trois mails pour les archiver, pourquoi cette archive ne contient pas les pièces jointes des mails 2 et 3 ?

Je suis persuadé que certains confrères ont archivés, puis détruit, ces trois mails sans s'apercevoir que l'archive ne contenait pas les pièces jointes.....

Sont ils prévenus ? POurquoi l'archive n'est pas complète ?

DANS LA PARTIE DOSSIER LAMBDA

Il existe une liste des messages échangés dans le dossier, limitée à l'affichage de 5 messages par pages, au besoin sur plusieurs pages.

TOUS LES AVOCATS CROIENT -moi le premier jusqu'hier- que cette liste constituait une sorte de réservoir des mails échangés dans le dossier et que ces mails y étaient stockés, du premier jusqu'au dernier, tant que le dossier n'était pas archivé.

Ainsi, puisque les mails sont stockés dans le dossier, pourquoi les enregistrer sur votre propre disque dur ?

C'est faux et cette liste est un leurre.

Il ne s'agit pas d'un "réservoir" de stockage mais seulement d'une image des mails qui se trouvent dans la boite de messagerie et qui concerne le dossier lambda.

C'est grave parce qu'en supprimant le mail dans la boite de messagerie, le mail disparait aussi de la liste du dossier, sans bruit, subrepticement......

L'information n'est pas de moi : elle est issue d'une réponse officielle du CNB !

Il faut alors se tourner vers la liste détaillée du dossier, celle qui est tenue à la main par le Greffe.

Sauf que cette liste doit être scrupuleusement tenue à jour par le Greffier et j'ai un exemple qui montre que deux mois après, les conclusions adverses n'apparaissaient toujours pas sur cette liste (une enquête est en cours )

Sauf que cette liste ne permet pas de relire le mail et/ou la pièce jointe.

Et si croyant que le mail était conservé sur la plateforme e-barreau pendant toute la vie du dossier, vous ne l'avez pas sauvegardé sur votre pc et l'avez effacé de la messagerie, vous l'avez définitivement perdu.

Pire : si vous l'avez sauvegardé avec la fonction "archivage" (icône disquette ) , vous avez conservé le mail mais pas les conclusions ni les pièces jointes qui y étaient attachés.

EN CONCLUSION

Tel qu'il est conçu, le logiciel "e-barreau" permet à peine de transmettre des documents.

Il est bien loin d'informatiser le dossier de procédure.

C'est juste super-facteur (sourd et muet, discret au moins ) qui se contente de transmettre des documents entre un point A et un point B.

A tous mes Confrères qui continuent d'imprimer les mails, les conclusions et pièces transmises par le RPVA : finalement, c'est vous qui avez raison !

La conception même du logiciel "e-Barreau" ne s'est pas départie du papier.

On voulait être moderne mais on ne s'en est pas donné les moyens....

On se revoit dans vingt ans ?

PS: inutile de censurer cette publication : elle est reproduite sur mon blog externe ICI

Par jack le 03/04/12

On a voulu nous faire croire que le télétravail était équivalent au nomadisme.....! Rien n'est plus faux.

NOMADISME

Etre nomade, c'est se connecter au réseau virtuel de n'importe quel endroit de la planète avec sa clef d'authentification, voire avec son identifiant et son mot de passe. C'est simple et tout ordinateur permet de la faire.

Il suffit juste que le système central qui accueille les connexions ne soit pas en panne. S'il l'est, c'est toutes les connexions qui sont bloquées et généralement, pour éviter l'émeute, la réparation se fait en un clin d'oeil.

TELETRAVAIL

Outre que le terme est très juridique et qu'il recouvre la situation d'un salarié qui travaille à son domicile -ce qui n'est pas le cas d'un Avocat en déplacement- , le télétravail suppose de se connecter d'abord au réseau de l'entreprise pour, ensuite se connecter au réseau virtuel.

Dans la configuration que nous connaissons bien en Province, il faut se connecter au boitier du bureau pour pouvoir accéder au RPVA.

C'est donc une connexion à distance au boitier NAVISTA, lequel permet à son tour d'accéder au RPVA et au portail e-barreau.

Il ne faut d'ailleurs pas confondre cette connexion au boitier Navista avec un bureau à distance puisque la connexion par télétravail ne donne accès qu'au RPVA, l'accès au "bureau à distance " doit être mis en oeuvre indépendamment, si votre logiciel d'exploitation le permet. Par exemple, c'est impossible avec Windows XP de base, il faut installer le Windows XP Professional...

Ceci étant dit, le (faux) Télétravail est loin d'équivaloir le nomadisme.

Voici qu'après avoir été installé il y a deux jours, la connexion sécurisée avec le boitier distant refuse de se faire aujourd'hui !

Le motif affiché est erroné : votre connexion internet ne fonctionne pas (ce qui est totalement faux ! ) ou "il est impossible de joindre le cabinet"....

Et là, je m'interroge : pourquoi serait-il impossible de joindre le cabinet ? La connexion internet du cabinet fonctionne parfaitement puisque la Freebox affiche l'heure.

Il ne reste plus qu'une solution : le boitier NAVISTA du cabinet, quoiqu'allumé, présente un dysfonctionnement.

Faut donc que j'aille voir ???? Je rêve.....

J'appelle NAVISTA mais aucun technicien n'est disponible.

Je suppose donc que je suis "pieds et poings liés" à la société commerciale qui, seule, peut rétablir la situation.

A distance et si et seulement si j'appelle aux heures ouvrables...

Pour l'instant je suis complètement coincé.

Un Avocat parisien, lui, n'aurait jamais connu pareille situation avec son Nomadisme absolu.

Pensez-vous toujours que le Télétravail soit équivalent au Nomadisme ? Je vous rappelle que l'ancienne mandature du CNB l'a soutenu mordicus......

Décidemment, les mots ont un sens, je dirai même un "bon sens"....!

Un chat, c'est un chat. Pas un chien.

Par jack le 25/01/12

Comment est-il possible que le Code de procédure Civile puisse faire encore référence à l'Avoué après le 1° janvier 2012 ?

Nous sommes le 25 janvier et le Code de procédure Civile n'a pas été modifié.

Voyez ICI. Cherchez donc le nombre de fois que vous trouvez le mot "Avoué" dans ces textes en vigueur.....

Les articles 901 et suivants sont toujours les mêmes que l'année dernière. Et, de fait, je n'ai pas vu passer de texte qui les modifierait...

Ce n'est donc pas Légifrance qui n'est pas à jour.

Toutes nos procédures d'appel sont-elles nulles.... ??

Ajoutons que dès lors que nous ne connaissons pas les termes de la convention passée avec la Cour d'appel d'Aix, les procédures deviennent bien aléatoires.

Si j'étais justiciable, je tremblerais mais pas de froid.

Par jack le 09/11/11

La CNIL a publié le 8 Novembre 2011 un guide "spécial Avocat".

La fiche n° 5 ( à télécharger ) a plus particulièrement attiré mon attention : elle traite de la communication électronique et du RPVA.

La publication est bien signée par la CNIL. Mais à y regarder de plus prés...

On pourrait presque croire que le paragraphe "RPVA" a été rédigé par le CNB tant il est orienté..

Reportez vous directement au paragraphe C qui s'exprime sur la communication électronique des pièces.

Il est tout d'abord question de l'utilisation du RPVA pour la communication des pièces. Soyez attentif au fait qu'il ne semble exister, pour la CNIL, qu'un communication de pièces avec les Juridictions, pas entre les Avocats a fortiori pour les procédures sans représentations obligatoires.

On lit ce qui suit :

1. Communication au moyen du réseau privé virtuel des avocats (RPVA)

Face aux enjeux du développement de la dématérialisation des procédures et de son nécessaire encadrement, le Conseil national des barreaux (CNB) a décidé de doter les avocats d'un réseau informatique national sécurisé permettant de communiquer avec les greffes et, notamment, d'échanger des pièces et des courriers électroniques avec les juridictions.

Dans le cadre de sa mission de représentation et d'organisation de la profession d'avocat, le CNB a développé la plateforme « e-barreau » et déployé le RPVA.

Ce dernier étant connecté au réseau privé virtuel justice (RPVJ) qui est mis en oeuvre dans les juridictions.

L'article 3 de la convention conclue le 16 juin 2010 entre la Chancellerie et le CNB, qui concerne la communication électronique entre les juridictions ordinaires du premier et second degré et les avocats, prévoit que le ministère et le CNB sont chacun responsables de leur réseau. Dès lors, les avocats faisant le choix d'adhérer au RPVA sont exonérés de toute formalité auprès de la CNIL.

Outre que la Convention du 16 Juin 2010 est frappée d'un recours toujours pendant devant le Conseil d'Etat, on a très nettement le sentiment d'un flottement dans le raisonnement suivi.... On parle ici de tout et de rien. Je retiens juste qu'en utilsant le RPVA, onn'a pas de déclaration préalable à faire auprès de la CNIL.

Très franchement, je ne vois pas bien ce que vient faire ce paragraphe : on a l'impression qu'il s'agit d'une pièce rapportée, sans aucun lien avec le sujet traité...

Mais ce n'est rien à coté du paragraphe 2. On peut lire :

2. communication au moyen d'une messagerie classique

Une communication électronique de pièces sans recours au RPVA implique que la messagerie utilisée soit déclarée à la CNIL (déclaration simplifiée en référence à la norme n°46 ou déclaration normale en cas de contrôle individuel), d'une part, et que cette communication soit suffisamment sécurisée pour garantir le secret de cette correspondance, d'autre part.

Le chiffrement des pièces apparaît comme une solution satisfaisante en terme de sécurité, sous réserve de respecter les précautions élémentaires présentées dans le guide pratique de la CNIL intitulé « la sécurité des données personnelles » (fiches n°14 et 17).

Et là, je pouffe....

ainsi donc, si je communique mes pièces à un Confrère ou un adversaire doté d'une adresse courriel par ma messagerie classique, que ce soit dans le cadre de la procédure avec représentation obligatoire ou sans représentation obligatoire, il faudrait que je fasse une déclaration à la CNIL ?

C'est très curieux.

On pourrait croire que la CNIL chercherait à privilégier la société NAVISTA, prestataire de confiance (?!) non encore certifié aurpès de l'ANSSI au regard de la sécurité, Mais il n'en est rien assurément.

Le plus drôle tient dans l'affirmation selon laquelle l'envoi du mail doit être sécurisé. Mais j'ai bien essayé de sécuriser l'envoi de mes mails à partir d'OUTLOOK 2007 et de WINDOWS LIVE MAIL en utilisant la clef de chiffrement fournie par le CNB : on n'y arrive pas !

Voilà ! La seule solution est d'utiliser le RPVA à outrance .....

D'abord dans toutes les procédures avec représentation obligatoires, surtout avec les Avocats qui ne sont pas abonnés au RPVA

Ensuite dans toutes les procédures sans représentation obligatoire ( TI, CPH, TASS, TA, TCOM, TCORR....), dès lors que c'est la seule solution qui convient à la CNIL, surtout avec les Avocats qui ne sont pas abonnés. Il faudra préalablement demander à ces juridictions de se connecter au RPVA car, sauf erreur, elle ne sont pas intégrée au RPVJ qui seul est connecté au RPVA,

Enfin, il faudra demander à nos clients de s'abonner au RPVA en sollicitant aurpès du CNB une clef d'authentifcation et un boitier NAVISTA.

J'avoue que je suis mort de rire.....!

Comment peut-on, subrepticement, en pensant que celà serait invisible aux yeux de tous, aller poser ses pions jusques et y compris sur la fiche n° 5 publiée par la CNIL ???

On nous prend vraiment pour des benêts.