Par jack le 06/10/13

Voyez plutôt où passent vos cotisations au CNB.......

Apres le célèbre ""On a tous une question a poser a un avocat"", et les réponses si pertinentes que l'on obtenait, voilà que le Conseil National des Barreaux recidive.

Voyez ici : http://vimeo.com/76058121 ou au pied du présent billet .

N'oubliez pas de cliquez sur la fleche pour démarrer la vidéo qui est un peu cachée ( on le comprend aisément ) .

A mon avis, le CNB persiste à insulter l'intelligence des 55.000 avocats, trop stupides pour comprendre du texte sans images.

Au fait, çà a couté combien au juste ?

Qu'a-t-on de plus qu'un communiqué web qui n'aurait...rien couté ?

Et puis c'est la maniere dont on nous considère en haut (?!) lieu qui me déplait le plus....

Sommes-nous tous des benêts ? des enfants ? voire des abrutis...?

On pourrait le penser...

BONJOUR, JE M'APPELLE SOPHIE.......JE SUIS AVOCATE......

Boudiou, quelle misère....

Par jack le 27/09/13

Depuis l'élection du nouveau Président, nous recevons des circulaires non signées. Et celle d'hier ou d'avant hier parlait de lui à la troisième personne.

La question se pose de savoir qui nous écrit ? Celà me rappelle la formule " l'équipe de la blogosphère" lorsqu'il s'agissait de censurer mes articles.... Une sorte de groupement informel, une espèce d'organe gélatineux.

Donc, qui nous écrit exactement ?

La question est d'importance car dans la circulaire de ce jour, il est indiqué que la Profession n'est pas entendue par les pouvoirs publics.

Or, sauf erreur, l'organe officiel qui converse avec les pouvoirs publics, c'est exclusivement le CNB.

Donc le CNB n'est pas entendu par le Ministre : dont acte !

Mais comme par ailleurs les Avocats de base ne sont pas non plus entendus par le CNB, une question vient immédiatement à l'esprit : à quoi sert le CNB s'il ne relait pas la parole des Avocats de base ( voyez par exemple pour le boitier NAVISTA et les dysfonctionnements et l'indigence de la plateforme e-barreau ) et que par ailleurs il n'est pas écouté par l'Etat ?

Dans la meilleure hypothèse, on peut soupçonner le Gouvernement de savoir que le CNB ne reflète nullement la réflexion des 55.000 Avocats français.

Dans la pire hypothèse, il s'agit d'un organisme qui n'a plus de lien avec la base, qui fait cavalier seul et qui n'est pas écouté ni entendu par les pouvoirs publics....

Quel constat !

Par jack le 31/05/13

Les voilà.....

Ils étaient pleins de poussière, de celle qui se dépose au fil des décennies : les voilà dépoussiérés.

Ils ont atterri dans notre cour !

Par jack le 26/05/13

La raison du plus fort est toujours la meilleure :

Nous l'allons montrer tout à l'heure.

Un agneau se désaltérait

Dans le courant d'une onde pure.

Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure,

Et que la faim en ces lieux attirait.

-- Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage?

Dit cet animal plein de rage :

Tu seras châtié de ta témérité.

-- Sire, répond l'agneau, que Votre Majesté

Ne se mette pas en colère ;

Mais plutôt qu'elle considère

Que je me vas désaltérant

Dans le courant,

Plus de vingt pas au-dessous d'Elle ;

Et que par conséquent, en aucune façon,

Je ne puis troubler sa boisson.

-- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,

Et je sais que de moi tu médis l'an passé.

-- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?

Reprit l'agneau ; je tette encor ma mère

-- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.

-- Je n'en ai point. -- C'est donc quelqu'un des tiens :

Car vous ne m'épargnez guère,

Vous, vos bergers et vos chiens.

On me l'a dit : il faut que je me venge.

Là-dessus, au fond des forêts

Le loup l'emporte et puis le mange,

Sans autre forme de procès.

Cette fable m'a rempli d'effroi, enfant.

Si j'ai passé tant de temps sans la relire, c'est bien à cause du déplaisir particulier qu'elle me cause encore. Je n'y suis revenu que poussé par les évènements : tantôt se rapportant au loup, tantôt à l'agneau. Une telle insistance dans la célébrité ne peut être fortuite.

La première ligne, d'une brutalité extrême, condense tout le trouble et le paradoxe de la fable, et elle représente un chef d'oeuvre de concision et de menace, souvent utilisé en citation.

Les questions posées? Celle de la force de la raison. Et qu'est ce qu'une raison suffisante ? Et comment avoir raison de la force ? Faut il se faire une raison, s'il y a une raison à tout ?

Le loup a raison de l'agneau. Et la raison, là dedans ? A défaut d'avoir la raison, il a la suffisance, le loup ! Et même satisfaction, au moins pour un temps...

Mais sa raison, si c'en est une, ce n'est pas la raison. Elle n'est pas rationnelle ni raisonnable, peut être juste une cause obscure, parmi d'autres. Elle peut même être franchement malsaine, carrément folle, c'est une déraison. Une des raisons... C'est caché dans l'inconscient qu'on peut en trouver des déterminants...Mais à quel prix on passe de l'article indéfini à l'article défini ! Et l'adjectif possessif désigne ici la propriété, mais pas la valeur...Que vaut sa raison ? Demander l'avis d'un spécialiste ?

Hum...dit le psychiatre à qui je raconte mon embarras sur le cas.. Une feuille ? C'est tout le dossier ? Mmmm... Il "cherchait aventure", donc il est errant, (et seul, rien n'indique qu'il est à ce moment poursuivi, mais il se sent poursuivi ?, sans relation avec son groupe, pas tranquille, fâché ? ) , il est "plein de rage", nous dirons : en proie à un état d'exaltation passionnelle adversive intense. Et que dit-il et comment ? "Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? ... Tu seras châtié de ta témérité", Ah ! il profère des invectives agressives, et des menaces...

Avec "tu la troubles", l'erreur de son jugement va jusqu'au déni de la réalité, dans une sorte de jouissance, peut être ?, "et je sais que de moi tu médis l'an passé" , là, si ce n'est pas matériellement établi, il exprime des convictions persécutives déjà anciennes, ensuite quoi ? "si ce n'est toi, c'est donc ton frère...c'est donc quelqu'un des tiens, car vous ne m'épargnez guère..." oui, il n'entend rien ou si peu de ce qui lui est dit, il est méfiant, rancunier, et le délire de persécution se confirme rapidement sous la forme d'un complot général organisé et ourdi contre lui, et le voilà vindicatif "on me l'a dit: il faut que je me venge"... mais que sait-on sur qui est cet "on"? Pas grand chose, un indéfini, mais avec des sous-entendus que le loup est peut-être le seul à entendre, une voix hallucinée... avec comme indice, qu'on ne voit personne de sensé qui puisse dire quelque mot que le loup entende, de près ou de loin... (Et souffrez un bref appui sur les deux points qui séparent, cette assertion du point suivant, y imprimant plus qu'une apparence de conséquence inéluctable, la présente pressante nécessité impérative immédiate ... cela n'a pas échappé à l'oreille du bonhomme qui l'a transcrite...) et il va se 'défendre' par un projet criminel sadique poussé par ses hallucinations... le mal pour le mal...et "là dessus, ..." , il passe à l'acte sans tarder... Le temps presse... C'est un persécuté persécuteur...

Là où le cas est intéressant, et qu'il peut prêter à discussion, c'est... [la suite ici]

Marc Ohana (droits réservés)in Plongées dans La Fontaine.

Par jack le 22/05/13

C'est nouveau, la blogosphère semble avoir trouvé depuis quelques semaines un sujet en or : disserter sur la connerie....

A moins que ce ne soient certains avocats seulement.

C'est manifestement un sujet vain, qui ne fait que remplir la vacuité de ceux qui l'abordent. Un peu, ça va...

Ils feraient mieux de se pencher sérieusement sur la liberté d'expression et l'une de ses multiples facettes, la censure.

La liberté d'expression doit indiscutablement être revendiquée, dans la limite de l'injure et la diffamation, voire de la délicatesse.

Tiens, pour revenir à notre sujet, il faudrait être particulièrement "con" pour ne pas s'apercevoir que la censure n'est que le corrollaire obligé de cette liberté d'expression.

La liberté d'expression et la censure ne sont que les deux faces d'une même pièce juridique.

Pour être bien clair pour ceux qui auraient l'esprit aussi embrumé que momentanément dérangé : pourrait-on à la fois revendiquer la liberté d'expression pour soi-même et censurer les autres afin de les empêcher de s'exprimer ?

Bien sûr que non !

Plus clair encore.....

Comment serait-il possible, sans avoir perdu le raisonnement voire la raison, de revendiquer le droit de traiter les autres de tous les noms d'oiseaux et, parallèlement, de censurer une plaisanterie de potache ?

Comment imaginer que l'on puisse imposer aux autres de supporter les excès de langage quand on est soi-même si châtouilleux sur une modeste plaisanterie, quel que soit le sujet abordé.

Un humoriste bien connu a dit : "On peut plaisanter de tout....sauf avec les cons".

Sauf que ce n'était pas de l'humour mais une pensée bien plus profonde qu'il n'y parait...

Et ce billet, qui se veut humoristique, ne l'est pas du tout.

Nous voilà revenus à notre sujet de départ.

A méditer pour...... soigner les mots.

Par jack le 19/03/13

Extraordinaire...............!!!!!!!!!!!!!

Besoin d'un acte de naissance pour une procédure. Par lettre ? En ligne ?

Aîe ! C'est à AJACCIO.

J'appelle. Déjà on me donne l'information au téléphone.

On fonctionne là-bas par fax : j'envoie un fax.

Je viens de recevoir l'acte de naissance par fax retour en moins d'une heure.

Qui dit mieux ?

Merci Madame.

Qui disait que les Corses...........

Par jack le 18/03/13

On nous a dit qu'il y avait 3 avis de réception :

le premier AR1 était celui donné par la machine ( postmaster ) qui atteste que le mail est bien arrivé ( où, d'ailleurs ..? sur la plateforme e-Barreau ? sur la plateforme RPVJ ? ) le second AR2 était celui de la réception par la chambre le troisième AR3 était celui du Greffier qui a traité le message.

Dans une procédure, j'ai envoyé des conclusions à la Cour d'Appel à 17h30.

Il est 18h09 et je n'ai toujours pas reçu le 1° .....!!!!!

Vais-je passer la nuit pour être certain ? Si le délai de trois mois pour conclure expire ce soir à 24h ....

Au passage, je m'inscrit en faux contre les affirmations du formateur qui est venu nous rendre visite récemment, pour nous expliquer notamment comment placer les assignations, Nous Marseillais qui n'en plaçons électroniquement aucune devant aucune chambre......

La mention des conclusions sur la fiche du dossier n'est pas automatique : ce n'est pas après le 1° AR, niu même le second que les conclusions apparaissent sur la fiche : seulement lorsque le Greffier les a traité cad que la mention est purement manuelle...... Rien n'est automatique !

Et s'il oublie ....?

PS : J'ai été avisé à 21h55 par la réception des deux avis de réception AR1 et AR2. Il aura donc fallu 4h30 pour que mon mail soit reçu par la machine. Et après, on dira que les deux premiers avis de réception sont "automatiques". Et si j'avais envoyé mon mail à 22h00, L'AR1 et l'AR2 seraient arrivés ...le lendemain ??

Par jack le 11/03/13

Je n'arrête pas de pester contre la nullité de cette messagerie : on passe aux travaux pratiques....

J'ai fait le ménage dans ma boite de réception pour que les messages nouveaux soient plus facilement identifiables et classables sur mon disque dur.

Voilà l'image de ma boite de récption : 9 malheureusement messages concernant le même dossier qui se décompose en deux parties : les conclusions n° 4 et le bordereau n° 4 que j'ai notifié à mes adversaires ezt à la Cour d'une part, et les conclusions n° 1 sur l'incident devant le conseiller de la mise en état d'autre part, étant précisé que mes conclusions d'incident sont constituées d'un fichier qui comprend outre les conclusions proprement dites, le bordereau et les pièces 7 à 14.

Mon but est simple : classer sur mon disque dur les avis de réception "par acte", c'est à dire que je veux cocher et enregistrer les documents suivants :

1.- ensemble, tous les avis de réception des conclusions n° 4 au fond,

2.- ensemble, tous les avis de reception du bordereau n° 4 des pièces

3.- ensemble, tous les avis de réception des conclusions n° 1 et des pièces sur incident

J'avais déjà classé une partie des documents vendredi : c'est ici le solde qui n'était pas arrivé lorsque j'ai fini à 19h30. Je recommence donc lundi .....

Après avoir consulté la copie d'écran ci dessus ou à télélcharger, pouvez vous m'expliquer comment puis-je cocher les bonnes cases, à la lumière des informations tronquées dont je dispose et que vous voyez sur l'image...?

Je dispose de trois actes : je n'ai pas l'intention de cocher toutes les cases ensemble car j'ai sur mon disque dur un répertoire pour les conclusions, un autre pour les pièces puis un troisième pour l'incident.....

ON FAIT COMMENT .............???????

Et il n'y a que 9 messages à classer .......

Par la messagerie, je n'y arrive pas.

J'ai essayé (voilà plus d'une heure que je suis sur la question !) en récupérant les messages par le dossier, c'est à dire en entrant dans le dossier concerné et en visualisant les messages.

Ce n'est pas mieux du tout.

D'abord, parce que la liste ne comprend que 5 messages par page et que je n'ai pas pu voir les 9 messages ensemble.

Ensuite parce que le libellé des titres des messages n'est guère plus parlant.... On peut cependant voir le contenu du message en même temps que la liste des messages. Un léger mieux.

Sauf que ces messages n'étant pas arrivés en même temps et ne pouvant pas être classés par acte concerné, ils ne se suivent pas....

J'ai donc coché comme j'ai pu.

Et j'ai trouvé le moyen de me tromper, c'est à dire de voir apparaitre des messages qui se trouvaient plus bas dans la liste ( en fait sur la page n° 2 ) qui auraient du intégrer l'un des trois paquets ( conclusions n° 4 - bordereau de pièces n° 4 - conclusions et pièces incident n° 1 ).

J'ai donc enregistré ces messages oubliés et au lieu d'obtenir trois fichiers .zip contenant, pour chaque acte, l'ensemble des messages - envoi et tous les AR - le concernant, j'ai deux fichiers .zip pour chaque acte.

En cas de difficulté ultérieure, celà signifie qu'il me faudra ouvrir plus de fichiers pour rechercher l'e document probant.

Je vous le dit tout net : cette messagerie est INGERABLE par les avocats et elle va entrainer, par sa très mauvaise concertion et son ergonomie à deux euros des sinistres en cascade....

Allez y ! continuez à améliorer l'inommable....

Mais le pire est ici : En voulant contourner la messagerie, je me suis retrouové dans le dossier, cherchant à grouper les mails de même catégorie pour les archiver ensemble.... Dont acte !

Et 'est ici que l'on s'aperçoit que je me suis rendu dans le dossier pour....y faire disparaitre les messages ! N'est ce pas un comble pour un logiciel supposé servir de support à la dématérialisation de la procédure civile.

ON MARCHE SUR LA TETE........AVEC LES OREILLES !

Par jack le 01/03/13

Qu'y a-t-il dans le cerveau de certains Confrères bloggeurs qui censurent leurs pairs ? Qui se plaignent de la censure infligée par le Conseil National des Barreaux pour tout ce qui touche au boitier NAVISTA, qui crient au scandale et poussent des cris d'orfraies alors même qu'ils ....font la même chose. !

Voyons ! (l'expression n'est pas une coïncidence).

Soit un billet publié sur le blog du Confrère. Des commentaires fusent. A examiner attentivement ces commentaires, on s'aperçoit que le titulaire du blog et l'un de ses hôtes échangent en pleine nuit, atteints qu'ils étaient tous deux d'une insomnie apparemment communicative. Eloignés de 300 km et pourtant....

Et moi de faire un commentaire humoristique, prétendu tel au moins, leur demandant quand ils se pacseraient puisqu'ils qu'ils ne dormaient pas ensemble.....

D'aucuns ne goûteront pas l'humour.... Je l'admets mais il n'y a aucun doute sur la volonté humoristique et sur l'origine de mon commentaire : c'était bien moi et le commentaire était signé !

Apparrement, mon humour a été perçu par au moins un bloggeur, certes anonyme, qui y est allé de son commentaire : "AH AH AH AH ".

Vous le croirez ou pas : mon commentaire (pas anonyme) et le suivant (anonyme) ont été censurés tous les deux au cours de la nuit suivante par le titulaire du blog, atteint vraisemblablement d'une nouvelle insomnie. Motif : il refuse les commentaires anonymes.

Et dans cette censure, moi qui n'était pas anonyme, je suis passé à la trappe.

Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.... Merde à la fin !

Là, je dis "trop c'est trop".

On ne peut pas se plaindre de la censure du CNB (peu importe le sujet) et faire la même chose....!

On ne peut pas invoquer à longueur de billet et de plaidoiries le "bloc de constitutionalité" au sein duquel on trouve, Oh surprise !, la liberté d'expression, et procéder soi même à une censure aussi violente qu'inopportune, avec des arguments -il faut le dire- particulièrement foireux et de mauvaise foi.

On ne peut pas déposer QPC sur QPC et bafouer ainsi les droits constitutionnellement protégés. Surtout quand on est Avocat....

Un Avocat se doit de défendre la liberté d'expression.

Un Juge, dans un litige entre deux parties, ne peut pas sanctionner un tiers au procès.

Ainsi, Avocat ou Juge, le bloggeur doit être cohérent avec lui même : c'est la simple application du principe de l'estoppel appliqué à la vie quotidienne : nul ne peut se contredire au détriment d'autrui !

A bon entendeur.....!

J'ajouterai qu'en pareille circonstance, on peut se référer à la célèbre fable de LA FONTAINE qui parle d'une grenouille et d'un boeuf.... La fin de la grenouille est tragique, non ? Là encore, à bon entendeur .....

Par jack le 11/02/13

A force d'insister sur les malfaçons du décret MAGENDIE ayant réformé la procédure avec représentation obligatoire devant la Cour d'Appel pendant que la communication électronique devient obligatoire devant toutes les Cours d'Appel, on finirait presque par oublier que lesdites malfaçons se cumulent avec les malfaçons du RPVA mais aussi de la plateforme "e-barreau".

Dans son article de Février 2013, le Professeur CROZE rappelle que la clef USB d'authentification n'authentifie rien du tout puisque c'est classiquement la secrétaire ou le collaborateur qui transmet les actes aux juridictions.

J'avais même commis un article sur ce blog pour expliquer, il y a plus d'un an maintenant, que la clef d'authentification était en réalité une supercherie qui permettait à la secrétaire de se faire passer, aux yeux des Juges et Greffiers, pour son employeur. Et de faire remarquer qu'une secrétaire, en cours de licenciement, effectuant son préavis, pouvait par vengeance déposer des conclusions de désistement d'instance dans tous les dossiers du cabinet puisque son employeur n'avait pas l'obligation de signer lesdites conclusions en vertu de l'adage "Vaut signature électronique...." ( en réalité ce n'est pas un "adage" mais l'article 1 du décrêt 2010-434 du 29 avril 2010 ).

Et dites moi, je vous prie, s'il advenait pareille mésaventure dans votre cabinet, quelle serait votre explication juridique au Magistrat pour démontrer que vous n'êtes pas l'auteur desdites conclusions ? Cela parait évident à première vue mais, à y réfléchir plus avant.....

Ceci étant posé, il y a aussi les malfaçons de la plateforme "e-barreau".....

Après expertise, cette plateforme ne sert que de boite à lettres officielle :

d'un coté, le Greffier continue de remplir à la main, avec plus ou moins de bonheur la fiche chronologique du dossier et nous pouvons désormais la consulter.

Mais en aucun cas, les documents envoyés ( mails, actes, bordereaux...) ne sont consultables en ligne : vous pouvez cliquer dix fois sur le mot conclusion (on ne sait d'ailleurs pas, en lisant ladite fiche, qui est le parent 1 de ces écritures... !), jamais le texte de ces écritures n'apparaitra. Et les mails qui aparaissent dans le dossier ne sont qu'une image des mails encore présents dans la messagerie générale qui concerne ce dossier-là. Faites le disparaitre de la messagerie générale, il disparaitra de la liste des mails échangés dans le dossier.

Plus grave encore : prenez la suite d'un avoué ou d'un confrère dans un dossier : s'il ne vous transmet pas les mails et actes "papier", jamais vous ne pourrez en prendre connaissance sur la plateforme après que vous vous soyez constitué en ses lieu et place : c'est un vide complètement sidéral !

d'un autre coté, vous pouvez transmettre par électronique les courriers et les actes à la juridiction à la condition sine qua non que la juridiction ET la chambre soit éligible à cette manière de procéder ( voitr les décrets mais aussi toutes les conventions locales).

Vous pouvez en outre tenter d'envoyer vos actes à vos confrères contradicteurs également adhérents au RPVA mais, selon la Cour d'Appel de TOULOUSE, il faut encore que chacun d'eux ait accepté le mode électronique de notification. Accepté ? Tacitement ou par écrit ? Au cas par cas ? Quel foutoir....

Dans tous les cas, le RPVA et la plateforme "e-barreau" permettent de transmettre, pas de stocker. Pourtant, on se surprend à imaginer qu'il y aurait en ligne, sur la plateforme "e-barreau" tous les fichiers échangés que l'on pourrait consulter par un double-click. Ce n'était pas impossible malgré les limitations du RPVJ : il suffisait de stocker les fichiers sur la plateforme au moment de leur transit et de les organiser. Il importait peu que le RPVJ le fasse ou pas, que le Greffier continue, en bout de course, à imprimer les conclusions et les mails reçus dès lors que nous avions crée et organisé le "dossier virtuel" sur la plateforme "e-barreau" alors que toutes les informations et les fichiers y transitent déjà. Baahh !

Donc, il nous faut stocker les informations sur nos ordinateurs ! Et c'est là que les difficultés commencent à m'inquiéter.

Je vous les livre en vrac tant elles sont nombreuses :

1.-

vous notifiez des conclusions : vous recevez en retour trois parfois quatre avis de réception. J'ai déjà dis qu'on se noyait sous les fichiers inutiles...

2.-

les trois avis de réception sont des mails qui ne sont pas libellés de la même façon : c'est pas pratique pour les regrouper dans la messagerie....

3.-

l'enregistrement des mails sur votre disque dur inclus désormais les pièces jointes: quel progrès !

Sauf que c'est par la création d'un fichier ZIP qui d'une part se comporte comme un répertoire (et non pas comme un fichier ) avec un nom commençant par la date et non pas par le numéro du dossier ( RG ou N° interne) et qui contient les fichiers qui concservent leurs noms improbables. Ils se mélangent avec les répertoires de votre dossier dans l'explorateur Windows...

Depuis la mise en place de la nouvelle version prenant en compte les fichiers joints au mails, l'enregistrement sur le disque dur des mails et des fichiers joints est devenu un "parcours du combattant" car il faut tout renommer afin que les fichiers dispose d'un nom qui soit compreéhensible. C'est une Horreur ! Quel temps perdu....

Je m'interroge parfois sur le degré de réflexion de certains : en nommant systématiquement les fichiers zip en commençant par la date et l'heure, l'informaticien de génie n'a-t-il pas oublié qu'un avocat est susceptible de gérer plusieurs dossiers en même temps ?

Car enfin : le nommage en commençant par la date et l'heure va permettre de classer par ordre de date et d'heure.... Si l'on veut grouper les fichiers du même dossier, avant par exemple de les déplacer ou les classer ailleurs, il va falloir piocher ça et là.

Il suffisait simplement de mettre en premier le numéro RG (ou numéro interne s'il existe) et de le faire suivre par la date et l'heure..... C'était pas bien compliqué...!

4.

Que dire d'un mail dont le titre est

"Accusé de réception: Mise en état [12/XX0XX] 11/02/2013 <DEAS> Dépôt d'une assignation".

Dans l'ordre alphabétique, le plus simple, tous les mails de tous les dossiers accusant réception d'un acte vont se trouver à la suite...Sans préjudice de la longueur du texte alors que, je le rappelle, Windows n'accepte pas que le nom d'un fichier dépasse 254 caractères, chemin d'accès compris.

C'eût si simple de faire plus futé :

"[12/XXXX]_MEE_2013-02-11_<DEAS>_AR1_dépôt_assignation"

De cette manière, les mails d'un même dossier se groupent automatiquement, dans l'ordre de date au surplus...

5.-

Dans les messages d'alerte transmis par "e-barreau" à votre adresse habituelle de courriel, vous invitant à consulter votre messagerie RPVA, là encore il y a des progrès à faire....

Déjà, adopter une convention de nommage qui privilégie le dossier, puis la date : mais pas la date en premier.

Ensuite, enlever le superflu. Que dire d'un message dont le titre de 175 caracteres est :

Message eBarreau reçu - Parties : M. XXXXXXX Aaaaaaa Bbbbb Cccccc / Mzzzzzzzz XXXX - Accusé de réception : Mise en état [12/XX0XX] 11/02/2013 <DEAS> Dépôt d'une assignation

La liste pourrait continuer bien longtemps mais....j'arrête là l'énumération.

Il ne s'agit pas de critiquer pour critiquer : il s'agit de faire passer le message selon lequel nous ne pouvons plus travailler efficacement avec un pareil outil d'un autre temps, mal pensé et mal organisé.

Devant la Cour d'Appel, l'Avocat se trouve confronté non seulement aux malfaçons du décret MAGENDIe mais également à la difficulté de répondre rapidement aux évènements par l'insuffisance de la plateforme "e-barreau" : nous faisons de l'équilibrisme !

Et que personne ne vienne soutenir que ce serait la faute au RPVJ : ce n'est pas vrai et l'on pouvait entrer en relation avec un RPVJ obsolète et limité tout en concevant une plateforme moderne et bien pensée.

Tel n'est pzas le cas.

Alors, je crois que le temps est venu, après les clefs, de sonner les cloches de la communication électronique.....

Ah ! Bonne Mère, j'ai le bourdon....