Aug
07
ENFIN LE MOIS D'AOUT - JE SUIS AUX ABONNES ABSENTS - DIFFEREZ VOS QUESTIONS -

Après 7 mois de labeur acharné, et m'étant épargné de subir les intempéries du mois de Juillet, me voici au temps du repos. Mon aimable personnel est venu me saluer, en me souhaitant de bonnes vacances, voeu que je lui ai retourné, tant l'appel de la plage se faisait pressant ces derniers jours.

Demain, je serais seul à bord pour me plonger dans les brochures de ma prochaine destination : je n'aime pas la plage, ses odeurs d'huile à frire ou à bronzer, son soleil agressif et sa mer à la propreté incertaine, ses gamins qui piaillent et vous balancent ballons ou sable, ses allures de patchwork de serviettes multicolores sur lesquelles gisent des hordes amorphes et alanguies.

La montagne m'oppresse tant à circuler au bas de vallées encaissées où le soleil se couche à l'heure de la sieste, qu'à gravir des pentes escarpées et incertaines dont le sommet est si proche du regard et si loin pour des pieds endoloris ; le ballet des oiseaux de proie et du sinistre hélico de mauvais augure me terrifie, tout autant que le vertige qui m'appelle irrémédiablement à redescendre au plus rapide.

La campagne est belle mais désespérante quand on a passé l'âge de s'extasier devant le cul souillé des vaches ou le chant du coq aux aurores ; les longues promenades dans les champs ou plutôt dans les chemins blancs sont certes sympas, à condition de ne pas penser au trajet du retour qui est le plus éreintant ou inquiétant quand monte un orage ; chaque pas doit être analysé pour ne pas marcher par erreur sur la queue d'un reptile agacé, ou dans une ornière vous expédiant pour le reste des vacances avec la jambe à l'horizontale à votre domicile, après un bref séjour à l'hosto du coin à des kilomètres de là, après être passé entre les mains indécises du remplaçant du barbier local.

Reste l'expatriation, avec ses plages, montagnes ou campagnes semblables aux nôtres, mais avec l'avion en plus, cher et soumis aux aléas des arrêts de travail des personnels navigants ou des petites mains délicates des bagagistes ; à moins que le téméraire du dépaysement ne vise les trajets routiers surhumains où l'on bat des records de lenteur et de statistiques de mortalité ! Déjà que chez nous le déversement sur le réseau routier de tous les bénéficiaires de congés payés est une inextricable cohue dont on n'est pas sûr de revenir vivant ou avec son permis, alors, vous pensez bien qu'au-delà de nos frontières, là où il n'existe aucun bison futé, aucun radar pédagogique, aucune statistique de mortalité, c'est s'ouvrir les portes du paradis ou de l'enfer. D'ailleurs, vous comprenez tous pourquoi notre chef bien aimé a demandé à ses subalternes de bien rester en France, période pré-électorale oblige, que nul ne peut risquer de manquer.

Il est un lieu que je connais bien, qui n'est ni à la mer, ni à la montagne, ni à la campagne, ni à l'étranger... Un lieu que je ne vous révèlerais pas, sous peine de ne plus y être seul. Je vous le laisse imaginer....

En attendant mon retour, je vais vous laisser seuls avec vos questions juridiques qui vont rester un temps sans réponse ; le mieux serait que vous ne les posiez pas maintenant sous peine d'être déçus, sachant que je suis persuadé que la réponse que vous attendez se trouve déjà dans le contenu des articles et commentaires de ce blog. Profitez de mon absence pour lire ou relire le ou les articles qui vous intéressent, et même ceux de mes confrères blogueurs qui assurent une veille en août.

Une courte absence va néanmoins générer pour moi un risque majeur : tout comme les USA, je risque d'être déclassé et de voir ma note de popularité abaissée par le grand inquisiteur de la blogosphère des avocats. Merci de maintenir votre présence sur mon blog pour me sauver de ce risque majeur, au moins en me souhaitant malgré tout de bonnes vacances.

A bientôt.

PS : en archivant vos dossiers achevés de divorce, merci de ne pas oublier de contribuer à alimenter mon billet recensant les montants de prestation compensatoires fixés par les juridictions de France et de Navarre.Cliquez ICI .

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Commentaires

mais attention, il faut revenir...

Nom: 
HELMAS
Site: 
http://

Maître,

Bon repos, vous le méritez bien !

A bientôt.

Nom: 
julie
Site: 
http://

tres bonne vacances dans ce lieu apaisant!

Nom: 
bato
Site: 
http://

bonne vacance à vous.

Nom: 
Danièle DUCASSE
Site: 
http://danieleducasse@yahoo.fr

Bonjour,

J'ai lu votre commentaire explicatif sur les assurances en matière de prise en charge ... c'est ce que je vis actuellement !!! un vrai calvaire !!!

Mon mari est décé de la Typhoide en Asie. Ce décès n'a pas été déclaré avec la Typhoide, mais normal...

Immédiatement après le décès, sachant que mon mari avait eu des résultats d'examens sur place, je me suis fait communiquer via l'Ambassade de France, les examens ! je suis allée consulter mon medecin traitant (en france ) , qui m'a fait un terrible diagnostic : Typhoide !

De là, commence les problèmes avec l'assurance : elle ne fait que dire que la Typhoide est une maladie ! oui, bien sur, on lui a donné un nom, comme à tout !!! mais quelle est la cause de la maladie ? la contamination extérieure par aliments ou boisson ...donc, accidentelle !

Il était et vivait dans un hotel, car il était en déplacement ! a t on la possiblité de verifier la qualité, la securité alimentaire à l'hotel ?... malgré toutes les précautions prises, impossibles !

Il savait très bien les précautions à prendre ! nous avons vecus plus de 20 ans en Asie (tous les Pays) et etait sur un programme Phyto sanitaire avec le gouvernement du pays....comment peut on me dire, que la prise en charge n'est pas une cause accidentelle ?...c'est l'accident qui fait la cause, qui derive vers ce que l'on nomme une maladie par ricochet !

Tous les éléments sont réunis pour l'accident corporel ! la definition du code des assurances la précise bien d'ailleurs, definitiion classique et "y compris les intoxications alimentaires, toxi infections, sont des accidents corporels grave accidentel !!!

Ce n'est pas la definition du contrat, qui résume la définition à leur définition incomplète, pour faire une clause excluse comme : sauf "infections" sans préciser lesquelles !!!!

"infections" seules, ne veut rien dire ! il y a infections internes et externes...

C'est la contamination externe par la bacterie qui a conduit à la maladie, laquelle n'a porté ce nom que post mortem pour lui !

Pouvez vous m'aiguiller ?.... je ne sais plus que faire !!! l'assurance joue pour ne pas payer bien sur, cela fait 15 mois que mon mari est décédé , et l'assurance veut classer le dossier.

Merçi à vous !

Bonnes vacances

Nom: 
savelli
Site: 
http://

tout d'abord, bonjour, je sais que vous êtes en congés mais j'attendrais votre retour pour la réponse.

voici mon pronlème, j'ai contracté en 2006 2 credits à la consommation chez cofidis et sofinco, j'ai payé quelques mensualités (3 ou 4 pour chaque organisme), je sais qu'un crédit doit être remboursé mais je les ai fait pour combler d'autres dettes, chose à ne jamais faire, je le sais maintenant.

jusqu'à aujourd'hui, j'ai fait clairement "l'autruche", les deux societés m'ont fiché FICP depuis 2008.

aujourd'hui 2 huissiers de ma région me menacent de saisie sur salaire, blocage des comptes, ainsi que saisie-vente de mes meubles.

j'ai retabli ma situation financière courante, à savoir plus de découvert, mais je n'aurais des rentrées d'argent que fin septembre, j'ai téléphoné aux huissiers pour mettre en place des échéanciers, mais comme je n'ai jamais répondu auparavant refusent d'attendre septembre.

les monants reclamés sont 5500 ~pour cofidis et 3800 € pour sofinco.

les deux commandements de payer ne parlent pas de titre executoires, ni de jugement du tribunal.

je voudrais également savoir vu que j'ai reçu les deux lettres sans recommandés, s'ils ont le droit de faire ça?

merci de me donner mes recours s'il y en a

cordialement

Comme à chaque fois, l'analyse du contrat d'assurance doit être prépondérante pour déterminer ce que l'assureur a entendu garantir ; en cas de procès, les juges se référeront seulement à cette clause ou aux exclusions contractuelles. Vous devez soumettre le dossier à un avocat pratiquant la matière pour analyse et avis. Il m'est difficile de vous donner un avis sur les seuls éléments que vous m'indiquez.

Cependant, je note que l'exclusion qui semble définie au contrat, concernant les infections en général, semble bien vague, et pourrait alors être contestée comme étant abusive au regard de l'économie générale du contrat souscrit : des infections contractées fortuitement et de manière accidentelle paraissent en effet très particulières, compte tenu du facteur extérieur qui les a provoquées. Cependant, il peut vous être rétorqué que ce facteur n'est pas déterminé, ce qui conduirait à envisager la responsabilité de l'établissement hôtelier...

Vous n'aurez plus rien à attendre de l'assureur qui va s'arcbouter sur sa position de refus ; le procès est inévitable, si l'analyse juridique donne un espoir de succès.

Les huissiers peuvent engager des saisies à titre conservatoire si leur client créancier n'a pas de titre exécutoire ; il faut alors être vigilant car il s'agit de crédits à la consommation qui obligent le créancier à engager son action dans les deux ans du premier incident de paiement non régularisé, sous peine de perdre son droit à agir. Pour le savoir, vous pouvez demander à l'huissier de vous fournir les justificatifs de votre dette, et notamment l'historique du compte.

Si une saisie est pratiquée, vous pouvez la contester devant le juge de l'exécution par assignation, ou devant le juge d'instance s'il s'agit d'une saisie sur salaire.

La matière étant quelque peu complexe il est recommandé que vous soyez assisté d'un avocat proche de chez vous, au besoin avec le bénéfice de l'aide juridictionnelle si vos revenus sont précaires.

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