Apr
07
LE SEGO ONE TOUR

LA PAILLE ET LA POUTRE

Dans son périple touristico-politico-médiatique mondial, notre picto-charentaise de présidente de région, laisse des traces, comme le Poucet, abandonné par sa famille dans la forêt, laissait des cailloux.

Après les leçons de langue française prodiguées aux masses laborieuses chinoises sur leur grande muraille, déguisée en académicienne de la francophonitude, voilà notre mère Térésa locale, relookée à la mode de son pays de naissance, prise d'élans gaulliens, et demandant au peuple sénégalais, au nom de la France, de pardonner des propos tenus par le Président de la République. Rien que ça !

Demain, elle se transportera au Canada, pour présenter les excuses de la France, pour la célèbre phrase du Grand Charles en voyage au Québec, qu'il avait vu libre. C'est la tournée du pardon, aux allures de tournée du patron, qui passe de la discussion de comptoir à l'enivrement irraisonné, porteur de dérives et délires verbaux.

En démocratie, un candidat au plus haut poste électif n'ignore pas, quelque soit son nombre de votes acquis lors du scrutin, qu'il n'est plus rien s'il est vaincu, et qu'il retourne soit cultiver son jardin, soit labourer les rangs de la minorité opposante. A la mode US, le candidat malheureux n'existe plus : qui se souvient des vaincus des Présidents, élus à la mode de l'oncle Sam ? Si, vaguement, et parce que le temps n'a pas encore fait son œuvre, on sait encore que celui d'OBAMA avait un nom de frites surgelées, mais pour combien de temps ? Chez nous, qui pourrait dire, sinon les candidats de nos jeux télévisés si riches de culture générale, qui furent les malheureux perdants des présidents élus au début de la Vème République ?

En tous cas, pour parler au nom de la France, la Constitution impose d'être le Président élu, devenant ainsi celui de tous les français. Et voilà que se cache sous les déguisements successifs de notre mère Térésa des Deux Sèvres, une dangereuse révolutionnaire, violant notre Constitution pour s'arroger le droit de porter la parole des français en pays étranger, et en aggravant son cas, d'offrir un pardon que nul ne lui a demandé de transmettre. Dangereuse anarchiste que voilà !

Le blasphème de Ségo mérite au moins la fessée, sinon le pilori, et en mesure annexe, l'assignation à résidence, avec l'obligation, pour elle qui aime voyager, d'aller pointer dans les villes principales de notre bon royaume, pour exprimer ses regrets et solliciter le pardon du peuple en raison des fautes historiques des gouvernants d'hier ; mais, on ne parle bien que de ce que l'on connaît.

Notre pasionaria du pardon exprimera son talent, d'abord dans sa région d'adoption, en passant par ANGOULEME pour s'incliner devant les victimes, encore endolories, d'un des chers protégés d'un Président charentais illustre, reconnu coupable d'avoir commis de graves indélicatesses financières au point que la dette laissée n'est pas encore apurée. Sur son long circuit des villes marquées au fer rose du système urbanesque des années mitterrandiennes, elle pourra s'épuiser à solliciter le pardon, au nom de la France des ex-bobos de la gauche florissante, pour les misères imposées à la vraie gauche, populaire. Qui, mieux qu'elle, pourra solliciter ce pardon ? Elle reste à tout jamais l'icône de ces jeunes loups du mitterrandisme luxuriant, au point que ses compagnons de route, ses amis inamicaux, se liguent pour la priver du droit de parler en leur nom ! Mais, si la Dame du 79 n'est même pas aboubée par les siens pour parler au nom de son propre parti, comment concevoir qu'elle s'arroge le droit de le faire au nom de la France ?

A la réflexion, cet étrange parcours initiatique à l'étranger, avec ces pardons, ne serait-il pas la pénitence qu'elle s'est elle-même imposée pour expier ses péchés capitaux, que le secret de la confession ne permet pas de révéler : Telle Jeanne entendant ses voix pour sauver le bon royaume de France, Dame Ségo a reçu le message divin d'avoir à bouter l'ennemi hors du trône : elle purifie son âme à la source de ses origines et multiplie le pardon, avant d'endosser l'armure et de brandir l'étendard à la fleur de lys ! Royal, non ?

Le droit constitutionnel n'est plus comme il était : c'est vraiment la « chienlit » en ce royaume. Pardon pour ce terme, il n'est pas de moi.

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Commentaires

On peut parfois se demander si le team Sarko n'a pas, à l'instar des fourmis s'agissant des pucerons, des parasites qui loin de lui nuire, lui servent la soupe . Segolène, la Madonne des Marais (disait L. Gerra) qui a permis son election (le film "Le Candidat" est à voir absolument), qui est là pour rappeler chaque jour qu'il n'y avait pas d'alternative, et pour qu'on se pose la question "pour aller à gauche c'est par où?", et un autre puceron, en la personne du facteur Besancenot...

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