jean-claude.guillard

Par jean-claude.guillard le 30/06/10
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- L'ESSENTIEL N'EST PAS DE PARTICIPER -

Un beau petit couple qui n'a pas voulu se prendre la tête avec la paparasserie : pas de mariage, pas de PACS, rien de tout cela : on concubine et on se débrouille ; un petit est venu agrémenter le foyer ; il fallait bien trouver un sweet home.

Monsieur a repéré le terrain de ses rêves : il y met ses économies pour l'acheter et annonce joyeusement à Madame que l'ON va devenir propriétaires : un constructeur leur propose la maison qu'il leur faut, à implanter sur le terrain. Le banquier du coin au vu des deux revenus leur accorde un gentil petit prêt que les deux signent avec entrain.

Pour les échéances, pas de problème, on se débrouille entre nous et grosso modo chacun va payer la moitié de la traite mensuelle.

Et puis, comme cela arrive même chez les gens biens, on se sépare.

Bonne nouvelle : pas besoin d'invoquer un motif de séparation pour partir vivre sa vie ailleurs ; la rupture du concubinage intervient aussi simplement que le couple s'est crée : « salut, au revoir, je pars...je te laisse le chien et ta mère, définitivement ». Quand on pense à tous ces gens mariés qui divorcent et qui vont se plumer durant les mois, pour être finalement désunis... ou même aux Pacsés qui doivent quand même faire des paperasses pour se dépacser !

Bon d'accord, il y a le gamin : là, on va se mettre d'accord entre nous, ou on ira voir le juge pour qu'il nous organise un petit cadre pour la résidence, les droits de visite et la petite contribution financière ; rien de bien méchant, sauf que ça ressemble déjà à un petit divorce.

Au fait, et la maison ? Elle est aux deux puisqu'on la paye ensemble. Mauvaise nouvelle : la maison est à Monsieur ! Et pourquoi donc ? Oh, juste une curiosité de la Loi : Monsieur a acheté le terrain, qui est à lui ; la maison de leurs rêves que les deux concubins ont fait construire sur le terrain de Monsieur, est devenue également son bien propre, « par accession » dit la Loi ; avant que Madame se pose trop de question sur le sujet, Monsieur lui en apporte la démonstration, en vendant seul cette maison.

Evidemment Madame n'est pas très heureuse et comprend tardivement ce qu'est cette propriété par accession ; « oui, mais j'ai payé ma part » hurle-t-elle à qui veut l'entendre. De colère, elle assigne son ex en paiement de la moitié du prix de vente, en estimant qu'ils ont constitué entre eux une société de fait (c'est-à-dire sans paparasse) : ils ont mis en commun leurs revenus pour se payer la sweet home. Des associés se partagent les bénéfices, non ?

L'affaire fut portée devant la Cour d'appel, qui a effectivement estimé que les deux tourtereaux avaient souscrit leur prêt ensemble, comme co-emprunteurs, pour se doter d'un petit nid douillet pour eux et le bambin, que chacun avait payé chaque mois, peu ou prou, la moitié de l'échéance de l'emprunt ; Madame a même participé à l'entretien de la maison et a payé les charges et impôts ; pas de doute pour les juges d'appel, ces deux là ont entendu être associés dans cette opération, et ont témoigné d'une « affectio societatis », vieille locution latine désignant cette volonté commune de s'associer pour le meilleur et pour le pire.

Taratata, a dit la Cour de Cassation première chambre civile, le 20 janvier 2010, erreur fatale de la Cour d'Appel : on ne mélange pas les torchons et les serviettes : ce n'est pas parce que l'on a participé financièrement au projet immobilier que l'on a voulu s'associer, surtout lorsque l'on est concubins ! Mettre en commun ses intérêts dans un concubinage est naturel et inhérent à cette union précaire, mais ne constitue sûrement pas la glorieuse « affectio societatis » d'une vraie société, avec ses statuts, sa compta et ses impôts.

Et de préciser, à l'attention des concubins, que, pour qu'une société de fait soit reconnue, même en concubinage, il aurait fallu des éléments nobles : apports des associés, intention de collaborer sur un pied d'égalité à la réalisation d'un projet commun, et l'intention de participer aux bénéfices ou économies, mais aussi aux pertes pouvant en résulter.

Ce n'est pas nouveau comme analyse, puisque on ne trouve nulle trace de réglementation du concubinage dans la Loi : c'est le néant total, puisque ça n'existe pas en Droit. Il faut donc choisir un moule adapté pour exister.

Non mais ! Les sociétés ne sont pas faites pour les chiens et le seul fait pour des concubins de gérer leur petit budget commun n'a rien à voir avec une société, à moins d'organiser un système similaire à celui d'une vraie entreprise : autant dire, qu'il vaut mieux créer une société civile immobilière pour acheter un immeuble quand on est concubins.

Ce sera plus simple à liquider lors de la rupture.

Petit conseil ultime, ne jamais faire construire sur un terrain appartenant à l'autre, à moins d'être masochiste.

Par jean-claude.guillard le 18/06/10
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Bon d'accord ; mon entreprise de défendre Raymond devient franchement difficile, mais c'est le devoir de l'avocat que d'intervenir face à la foule hostile, pour éviter un lynchage sans procès.

Pour la première fois, la carapace du dur à cuire s'est fissurée : trahi par ceux en lesquels il avait mis sa confiance, Raymond a enfin révélé sa véritable personnalité au terme évident de sa carrière; c'est un homme épuisé moralement et ému qui a avoué pudiquement son échec ; ses quelques mots trahissaient son désarroi : que dire face à la trahison des siens !

Raymond avait fait face à toutes les légitimes critiques, sur le seul mode admissible de l'humour noir, afin de protéger ceux auxquels il croyait encore ; il a joué le rôle constitutionnel du premier ministre devant se sacrifier pour protéger son chef suprême. Quel sélectionneur étranger n'aurait pas marqué sa confiance en un groupe composé des meilleurs joueurs mondiaux... dans leurs clubs respectifs ? Ces millionnaires ne sont-ils pas l'élite de la nation, émergeant au milieu des smicards besogneux du Dimanche ? C'est vrai que le parcours qualificatif fut plus que laborieux, mais était-il inquiétant qu'une telle élite se préserve dans des parties sans enjeux pour nous offrir ensuite le meilleur d'elle-même dans une aussi prestigieuse compétition ; tous ces joueurs devenus huppés n'ont-ils pas rêvé dès leurs premières foulées d'enfants sur le pré de brandir la plus glorieuse des coupes, et d'être consacrés comme des champions du monde ?

Raymond a espéré et maintenu sa confiance aux supposés meilleurs joueurs de la planète, supporté leurs caprices et bouderies, cédé à leurs exigences et finalement accepté de les regarder évoluer comme ils l'entendaient ; question tactique, il n'a pu donner que des orientations, mais comment imposer aux génies de la nation leur mode de jeu lorsqu'ils se retrouvent à onze dans l'arène ? La confrontation d'egos surdimensionnés ne peut être canalisée par quelques coups de crayons schématiques.

Restait alors pour Raymond à compter sur l'honneur de sa troupe et son attachement à faire triompher leur nation, pour en retirer, après la fortune, la gloire ; ordinairement la fortune vient après la gloire, mais les lois du foot en disposent autrement.

Raymond y a cru jusqu'au bout à cette unité nationale permettant de soulever les montagnes au temps de la révolte : en sport, cette unité se manifeste dès l'entame d'un match international, lors de l'exécution des hymnes ; la ferveur populaire s'exprime par l'émotion du chant commun partagée par les joueurs, staff et supporters ; revoyons les images de ce moment, si révélateur de l'état d'esprit de chacun : Raymond et son staff entonnent avec foi notre hymne national à l'unisson des fervents supporters ; l'image se déporte pour fixer en gros plan le visage de chacun des joueurs alignés. Instant crucial et révélateur de l'implication de chaque combattant face au combat à venir : quelques uns ont communié avec leur public et y croyaient encore en entonnant le chant patriotique, d'autres se livraient à un play-back muet au passage de la caméra sans aucune foi, les derniers enfin restaient étrangers à l'instant, le regard dans le vide et l'esprit ailleurs. L'implication du joueur à l'oeuvre collective se mesure à cet instant, et son désintérêt à la communion se retrouvera lors du match. Seul exemple parmi tant d'autres : revoyez l'attitude du joueur ANELKA, chasseur de buts désigné, qui ne goûte aucune autre musique que celle distillée par les écouteurs de son I. quelque chose...qui le maintient dans sa bulle égoïste ; privé de sono personnelle, l'audition de l'hymne de la France l'indispose à l'évidence ; il ne l'entend pas, et s'en moque comme de son premier short. Quelle fut ensuite l'attitude de ce joueur sur le terrain ? Une longue errance isolée, au pas de sénateur, ignorant même que l'art du jeu consiste à passer le ballon à des partenaires pour mieux avancer. Très nette impression que ce désintéressé a passé son temps de match à penser au profit que lui procurerait son spot télévisé pour le roi mondial du hamburger, craignant qu'il n'en partage les dividendes avec les co-équipiers auxquels il adresserait une passe !

Raymond a fait l'expérience de la création par ses joueurs d'un nouveau sport aux règles non écrites : le foot fut crée comme étant un sport collectif pratiqué par onze tempéraments complémentaires; nous, on a inventé le foot, sport individuel pratiqué par onze électrons libres lâchés dans un champ fort peu magnétique. Raymond fut, en son temps un combattant, rude et dur à la peine : comment voulez vous qu'il ait pu imaginer que son sport ait à ce point changé dans la mentalité des élites d'aujourd'hui, qui exercent d'abord un métier très lucratif avant d'être des joueurs ; alors, l'intérêt ou l'unité nationale...on sait combien le message est dur à passer.

Pourquoi les avoir pris, dira l'accusation ? Qui donc aurait pensé laisser à la maison la fine fleur de cette génération de joueurs ? Qui aurait admis que la sélection nationale ne soit composée que de seconds couteaux composant le ventre mou de notre championnat franchouillard ? Mr Raymond n'est pas seul à choisir, et les plus hautes instances dirigeantes du foot, vieux hiérarques, n'auraient point admis que la France n'expose pas ses joyaux de famille dans la grande vitrine mondiale ! L'aurait-il méconnu que les lamentations des millionnaires risquant d'être privés de leur part de gâteau, ajoutées aux protestations de la foule, auraient eu raison d'une telle impudence.

Raymond est un homme blessé, psychologiquement atteint par la trahison : à vouloir trop protéger sa troupe, il s'est exposé à l'ire collective, pensant naïvement qu'un réveil collectif triomphal le porterait au cénacle, effaçant à tous jamais les causes du courroux. Là est l'erreur de Raymond, et cet homme restera injustement dans la mémoire collective comme le seul responsable d'une faillite invraisemblable.

Raymond partira cultiver son jardin, comme prévu, au terme de son ultime pensum, match de trop sinon celui de la confirmation de la trahison ou de l'espoir de jours meilleurs : osons espérer que pour marquer sa désapprobation, il se débarrassera des traîtres à la patrie et qu'il ne retiendra que ceux qui ont la capacité de se regrouper derrière leur étendard commun et de chanter à l'unisson : « aux armes, citoyens.. ». Jetant un dernier regard sur le banc des oubliés, il y décèlera sans doute la lueur de la révolte de certains, qui pourraient ainsi démontrer qu'ils ont faim et qu'ils constituent un noyau pour reconstruire une équipe de football digne de ce nom, à l'instar de valeureuses formations, qui nous ont écarté du royal chemin, et qui ne mesurent pas l'intensité de leurs efforts à la seule aulne des promesses de gains.

Il fallait que cette fin de règne arrive et qu'elle soit révélée dans la douleur : c'est au moins le mérite de Raymond que d'y avoir contribué, en s'offrant en sacrifice.

Merci Raymond.

Par jean-claude.guillard le 13/06/10
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Quand je vous l'disais...

RAYMOND est un sorcier : avec seulement sept joueurs valides à l'entame du match, il a réussi à nous éviter la défaite annoncée devant l'illustre et redoutable équipe de l'URUGUAY ; si même un arbitre exotique avait pensé à expulser dès le début du match un, voire deux, de ces sud américains rugueux, c'est sûr, on pouvait même gagner !

Bon, d'accord, il a commis une petite boulette en faisant jouer un gamin se prenant pour son grand ancien au même poste, fraîchement retraité, j'ai nommé le grand VIERA ; ouais, le gamin, avec ses grandes cannes toutes neuves, n'a pas pensé à ralentir le rythme pour attendre que ses co-équipiers arrivent ; il n'a pas réussi à trouver notre génial buteur anglophile ANLK dont on sait pourtant qu'il préfère plutôt gambader sur la largeur du terrain que sur la longueur. En se mettant au diapason de ses glorieux aînés, le jeunot devrait vite d'adapter.

Bonne nouvelle, le dernier carré de nos grognards défenseurs a tenu le choc, ce qui montre bien que c'est dans les vieux pots que l'on peut faire la meilleure soupe. Attention quand même à ne pas trop s'épuiser, un vieux pot fêlé pouvant casser. A noter le choix capital du capitaine : dès le début de la partie, il a montré les limites... du terrain coté touche, et a rappelé ses adversaires à la décence, au point de recevoir un amical cartounet anisé du directeur de jeu.

Quelques réglages sont encore à effectuer au milieu du terrain, là où çà bouchonne aux heures de pointe ; certains n'ont pas encore bien apprécié les dimensions du terrain, à force de s'entraîner sur la largeur : pour les passes, il faut forcer un peu plus et bien suivre les conseils de Raymond de se repérer à la couleur des maillots ; il faut dire, aussi, que ces uruguayens vicieux n'ont pas cessé de s'intercaler entre deux des nôtres voulant se passer le ballon ! Pour contrarier notre beau jeu, rien de pire ; le public local ne s'y est pas trompé en les houspillant durant tout le match, non pas en sifflant, ce qui est impoli dans ce pays, mais en soufflant comme un seul homme dans des trompes d'antilope (la bête est en voie d'extinction dans le pays). Bref, comme me le disais Mr RAYMOND, pourquoi qualifier des équipes qui nous empêchent de jouer, et, par suite, de gagner tous nos matches, nous les champions du monde de 98.

On a bien aimé le respect des traditions gauloises et notamment du bizutage du plus jeune par les anciens : on a tous bien rigolé en voyant le petit GOURCUFF courir dans le vide, ses équipiers coquins faisant mine de lui passer le ballon pour mieux l'envoyer ailleurs.

Moi qui suis adepte du rugby, j'ai apprécié la science de Mr RAYMOND qui a eu l'idée de faire travailler à l'entraînement ceux qui devaient transformer les essais, en leur faisant taper des pénalités entre les barres : ça a payé ! Les cages auraient été élargies et prolongées par des perches, on gagnait haut la main ; encore une semaine pour régler ce menu détail d'intendance.

Mr RAYMOND, particulièrement satisfait du résultat, m'a assuré qu'il allait cependant améliorer l'équilibre politique de l'équipe : il a constaté que la France penchait à gauche ; selon lui, il suffit de renforcer le centre droit, pour raviver la droite : il consulte actuellement les partis concernés, avec l'aide d'une secrétaire d'Etat férue de sport et d'hotels en tous genres.

Bon après les bons points, se pose le cas GOVOU, du nom d'un ancien joueur inscrit sur feuille de match, et qui a oublié de se présenter au coup d'envoi puisque l'on ne l'a pas vu sur le terrain. Il n'a pas été remplacé, comme quoi nul n'est irremplaçable. Mais son ombre planait néanmoins sur le stade au point que certains joueurs envoyaient des ballons sur son aile droite, comme si il avait été là : c'est un phénomène connu, l'illusion d'optique, qui se guérit. Le staff médical y travaille. Ah, voilà la limite des automatismes.

Et puis, pour finir, le cas RIBERY, sauveur désigné de la nation, infatigable en première mi-temps, fonceur et défonceur du couloir gauche, qui n'a d'autre limite que la ligne de touche, et la seconde mi-temps. Il a du jus à en revendre, et mériterait bien d'avoir de temps à autre un repos du guerrier bien mérité. A foncer tête baissée, il risque de se fracasser un jour sur une défense bétonnée et de terminer sa carrière de beau gosse comme un pare brise CARGLASS fissuré. Mr RAYMOND, par pitié, préservez l'idole qui adore faire rigoler ses copains sur banc des remplaçants, ou alors, apprenez lui à quitter des yeux la ligne de touche pour regarder le reste du terrain, là où il arrive parfois que d'autres joueurs puissent se trouver.

Allez, on tient le bon bout ; tout est en place pour tenter de vaincre l'immense équipe du Mexique, ces fils d'incas assoiffés du sang de leurs victimes et férus de sacrifices humains.

Après le thriller, on veut voir un film d'horreur, avec ces milliers d'abeilles en fond sonore, qui nous épuisent, certes, mais nous évitent d'entendre les ineptes commentaires suggérant l'incapacité de notre cher RAYMOND à nous ramener la timbale.

Par jean-claude.guillard le 06/06/10
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- DIVORCES - PRESTATION COMPENSATOIRE - CAPITAL -

- VOTRE PRESTATION COMPENSATOIRE M' INTERESSE

Il apparaît, dans les commentaires postés sur mon blog, ainsi que sur d'autres, des exemples de prestations compensatoires mises à la charge d'un des époux : à ce jour, il n'existe pas de barème officiel pour fixer de telles sommes, même si des relevés de jurisprudences sont parfois établis, avec retard ; la détermination de la prestation dépend seulement de l'appréciation des juges.

Toutes informations données à ce sujet sont dès lors très intéressantes pour savoir s'il existe des disparités importantes entre les Tribunaux selon les régions, et pour donner un aperçu moyen des sommes retenues. Les prestations compensatoires sont fixées en capital, parfois converties en rente ; elles dépendent de paramètres fixés par la Loi.

Ce blog a vocation à être réactif, pas seulement par les conseils que j'y donne, mais aussi par les informations que vous pouvez y poster, qui pourront aider ceux qui, après vous, vont avoir à connaître de ce problème de prestation, par comparaison.

Constituez, par votre contribution, un répertoire utile.Plus vous serez nombreux à contribuer, meilleure sera l'approche moyenne des prestations fixées.

Si votre jugement de divorce a fixé une prestation compensatoire devenue définitive , merci de prendre quelques instants pour poster un commentaire anonyme (utiliser un pseudo ), renseignant les rubriques suivantes :

1- N° département du tribunal :

2- Année du jugement définitif :

3- Montant de la prestation compensatoire en capital :

4- Si le capital a été converti en rente, montant de la rente mensuelle :

5- Nombre d'années ou de mois de versement de la rente :

6- Durée du mariage (du jour du mariage au jour du divorce ) :

7- Age des époux : Mr Mme

8- Problèmes de santé (OUI ou NON) : Mr Mme

9- Catégorie professionnelle : Mr Mme

10- Revenu moyen mensuel : Mr Mme

11- Arrêt temporaire d'activité d'un époux pour élever les enfants ou autre motif; durée :

12- Le partage des biens communs rapportera-t-il au bénéficiaire de la prestation compensatoire une somme supérieure à 50 000 euros. (OUI ou NON)

Pour une meilleure utilisation de votre contribution, ne donnez aucune appréciation personnelle (le jugement fixant la PC étant définitif, vous l'avez donc acceptée) :

Indiquez seulement le N° de la question et votre réponse en chiffre pour la plupart d'entre elles (ou OUI ou NON pour d'autres) ; pour la catégorie professionnelle, précisez : employé salarié, employé cadre, fonctionnaire, commerçant, artisan, profession libérale, ou retraité, chômeur, sans emploi, etc...

Les résultats qui pourront être postés ci dessous, dans la rubrique "commentaires" n'ont pas vocation à établir un barème, faute de connaître les particularités de chaque affaire, mais permettent seulement aux lecteurs d'avoir des indications sur ce qui a pu être jugé, sur la seule considération de paramètres principaux prévus par la Loi applicables à tous.

Merci de votre contribution à l'information des futurs justiciables confrontés au même problème que le votre.

NB : Les avocats peuvent contribuer également.

Par jean-claude.guillard le 04/06/10
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En exclusivité mondiale, ses derniers mots, avant le grand bain, surpris par un micro indiscret :

« Bon, les gars, je vais vous dire une dernière fois ce que j'attends de vous depuis que j'ai fait la connerie de prendre en mains cette équipe de manchots ; je ne parle pas de Titi, puisque c'est grâce à lui que vous êtes là et heureusement pour vous qu'il avait la main agile; je l'ai pris comme remplaçant pour le cas où vous n'auriez rien fait dans un match, afin qu'il entre dans les dernières minutes, pour nous sauver. Bref, je ne vous rappellerais pas votre parcours qualificatif honteux, grâce auquel j'ai été mis au ban de la société et à promis à la retraite anticipée dès que vous aurez perdu votre dernier match.

J'ai difficilement pu trouver 23 gars à peu près valides, et nous voilà embarqués dans la même galère, sauf que là, je suis au moins sûr de ne plus trinquer à votre place puisque je me barre : pour moi, ça ne sera pas pire qu'avant si vous me refaites vos matches de guignols. Vous êtes les moins pires de ce que j'ai pu trouver, et maintenant, c'est vous seuls qui assumerez la colère de ce qui vous reste comme supporters ; souvenez vous que chacun de vous est amené à devenir le futur Ginola, qui a traîné comme un boulet sa boulette grossière.

A vous de voir, bande de fainéants, ce que vous voulez devenir. Vous avez noté que j'ai fait un petit ménage des fortes têtes, qui n'en faisaient qu'à la leur : bon débarras ! J'ai aussi laissé à la maison les éclopés qui voulaient me faire croire qu'ils pétaient la forme, alors qu'ils avaient passé leur temps à buller dans les tribunes de leur club, histoire de mériter leur salaire de nabab. On ne me la fait plus : je sais quand même reconnaître un vieux bourrin d'un pur sang arabe. Tous à la lessiveuse !

Alors, vous voilà, les survivors : on vous a concocté un petit programme qui vous a dérouillé les articulations, du style froid chaud ou carotte bâton ; si certains pensaient seulement venir faire un petit tour de manège et obtenir la queue du Mickey, désolé : le pognon, ça se mérite, et petite surprise du chef, vous n'en obtiendrez qu'en cas de résultat ; sinon, des clopinettes pour tous. Préparez vous pour un dernier lavage général de cerveau sauf évidemment pour ceux qui ont sont dépourvus, muscu pour tous avec potions magiques préparées par le staff médical, et stage commando avec tirs à balle réelle

Ensuite, vous allez jouer des équipes presqu'aussi minables que la votre : libre à vous de tomber encore plus bas dans le ridicule : je vous laisse imaginer la suite de votre carrière individuelle si le tiers monde du ballon rond vous dame le pion ; à supposer que vos clubs respectifs vous gardent, il vous faudra apprendre à cirer les bancs des remplaçants avec vos fonds de shorts ; les autres pourront prospecter leurs futurs clubs chez les amateurs : finie la belle vie, grosses bagnoles et petites pépés ; à vous la mobylette et la rosière du village.

A propos, je signale aux deux crétins qui rigolent au fond de la salle que mon nouveau règlement intérieur interdit tout contact avec la gent féminine, gratuit ou payant, et que même les posters de pin-ups dénudées sont proscrits dans les piaules. Régime bromuré de rigueur, agrémenté de poulet-salade-nouilles pour tous.

Pour le reste, je rappelle à chacun que le foot est un sport d'équipe et que onze d'entre vous doivent s'entendre pour se passer un ballon et le mettre au fond de la cage adverse, alors que onze autres habillés dans une autre couleur veulent les en empêcher. Voilà, vous avez la clef qui vous manquait, bande de nazes : à partir de là, vous ferez comme il vous plaira, ou comme vous le pourrez, pour en mettre un de plus que les autres. Moi, je m'en fous, je suis quasiment retraité, et j'ai une belle carrière de comédien qui m'attend, sans compter Estelle, enfin j'espère...

Pour finir, certains d'entre vous sont nouveaux et se demandent encore comment j'ai pu trouver leur numéro de portables : ça c'est mon truc en plus pour contrarier ces journaleux qui avaient déjà composé une équipe type ; bon, vous n'êtes pas les meilleurs, mais justement, selon ce que vous allez faire, vous ne pourrez que le devenir ou sombrer encore plus bas que là où je vous ai trouvé, là où personne n'ose porter le regard. Pour les anciens, ce sera sans doute leur dernière carte pour avoir une meilleure retraite, et pour les plus jeunes, ce sera soit le début soit la fin de leur carrière internationale ; un cheval de course qui ne gagne rien finit au pire en steak ou au mieux comme géniteur de grosses juments porteuses ; ça vous fait rire, les deux gigolos du fond ? Attendez donc de voir !

Tous autant que vous êtes, vous allez jouer avec un pistolet sur la tempe, tandis que moi je partirais, pépère, cultiver mon jardin ou jouer les spécialistes sur Canal pour... vous critiquer.

Alors, les gars, entre honte et gloire, à vous de jouer ; avant de partir vers la fosse aux lions, je vous demande de vous souvenir que le foot se joue certes avec les pieds, mais que les pieds sont commandés par votre cervelle : activez la tant qu'il en est encore temps.

Dernier point : question stratégie, inutile que je vous encombre les neurones avec des 4-3-3, 4-4-2 ou autres combinaisons fumeuses ; laissez ça aux spécialistes de Canal ; moi, je n'y ai jamais rien compris, alors vous... Vous faites comme vous le sentez et rappelez vous seulement que vous devez passer le ballon à un autre joueur qui porte un maillot de même couleur que le votre ! Hein ? Qu'est ce qu'il a celui là ? Tu as quoi ? Daltonisme ? C'est quoi ça ? T'as un maillot rayé jaune et noir et t'es recherché par Luke ? Qu'est ce qu'il va encore inventer pour tirer au flan, celui là ? Eh, elle n'est pas marquée sur ta fiche médicale cette maladie ! Et t'as mal où ? Hein, tu confonds les couleurs ? Ah, c'est pour ça...j'me disais aussi, celui là c'est le champion du monde de la passe à l'adversaire !!! Et bien, tu passeras le ballon à ceux que tu reconnais, et pas aux autres, c'est tout.

Allez, trois petits tours de terrain au petit trot pour s'aérer les neurones...Sauf pour Titi : direction le public pour une séance de musculation de la main ; je veux que tu la serres à chacun : poignée de main forte et franche puis séance de dédicace pour affiner l'agilité des phalanges. Et n'oubliez pas, je vous ai à l'oeil, bande de nazes ! »

Si avec tel discours on ne ramène pas la timbale, c'est à désespérer de tout. Monsieur RAYMOND merci pour tout: on vous souhaite au final de sortir de l'arène est triturant le lobe de l'oreille de vos vieux grognards, comme l'Empereur, une dernière fois, au soir de Waterloo.

Par jean-claude.guillard le 04/06/10
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Le premier réseau à domicile de divorces

Chaque matin apporte son lot de surprises, lors de la séance de dépouillement de mon courrier : on y trouve des courriers publicitaires de tous poils, qui finissent par engorger les poubelles, et par indisposer.

L'autre matin, dans une simple enveloppe parfaitement timbrée, à mon nom et adresse, rédigée de manière manuscrite, je découvre une page en couleur reproduisant une annonce de vente immobilière telle qu'on peut la découvrir dans les vitrines d'agences ayant pignon sur rue : une fort belle maison ancienne rénovée avec goût, avec un descriptif très précis des pièces et commodités, métrage et tutti quanti, et mention d'un prix conséquent mais sans doute justifié.

Pas de référence particulière d'un dossier en cours à mon cabinet. Comme souvent, problème et perte de temps au secrétariat : qui a envoyé ce document? Et pour quel dossier ?

Il suffisait de voir au verso : un très court texte manuscrit rédigé ainsi : « Maître...comme convenu, voici votre maison idéale ! Pour plus d'infos RDV sur mon site...cordialement. S.F ». Une carte de visite gît encore au fond de l'enveloppe : avec photo d'une jeune femme certes avenante mais inconnue, et avec ses coordonnées et le logo d'une société basée à CANNET DES MAURES 83, sans doute très belle cité que je n'ai jamais eu le plaisir de visiter.

Et alors, me direz vous, pas de quoi fouetter un chat.

Sauf que, peu de temps après, ma chère et tendre épouse arrive au cabinet et tombe sur ce charmant message : elle a l'habitude d'y voir les pubs diverses qui encombrent nos boites à lettres ou mails, ou que crache régulièrement le télécopieur, en bouffant papier et encre, alors que je n'ai rien demandé.

Le « comme convenu » était de trop, et mon temps précieux a du être utilisé à convaincre ma moitié que je n'avais jamais contacté d'agence pour trouver un nouveau toit, à son insu, et que celui dont nous disposons est idéal pour notre petit nid d'amour.

Il parait que la plupart de mes confrères locaux ont reçu un document et message similaire de cette expéditrice gonflée, et que certains n'ont pas bénéficié de la même confiance que moi de la part de leur dulcinée : il parait même que certains ont été soumis à la question, comme au temps de la Sainte Inquisition ; quand pars-tu ? Avec qui ? Qui est cette pouff... ?

Voilà les dangers de la pub : elle peut conduire à une rupture. Et en plus, des divorces en masse. Car le logo précise que la société en question aurait constitué le 1er réseau immobilier à domicile, sans que l'on sache d'ailleurs s'il s'agit du premier réseau crée, soit le premier parmi d'autres, à moins que ce ne soit le premier à générer les causes de divorce.

Donc, pour éviter cette conséquence tragique, si vous découvrez dans votre courrier cette pub d'une société OPTIMHOME, vite, direction poubelle ou destructeur, avant que votre conjoint ne tombe sur elle. Sauf bien sûr, si vous entendiez justement envisager une cessation de cohabitation conjugale.