jean-claude.guillard

Par jean-claude.guillard le 25/03/11
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Carte d'identité, carte vitale, carte bleue, carte de bouffe à crédit de l'hyper préféré, carte de financement du magasin de bricolage ou d'électroménager, cartes de fidélité aux boutiques ou services préférés, carte de bus, carte jeune ou vermeil SNCF, carte du parti, carte du syndicat, carte professionnelle, carte SIM, cartes à jouer. Cartes payantes, cartes gratuites, cartes perdues, cartes volées. Porte cartes chargé jusqu'à la gueule ; blocage à la caisse pour retrouver la bonne carte ; blocage de carte en caisse en fin de mois. Retrait de carte. Difficile de vivre sans carte !

Il en est une délivrée gratuitement qui permet de tenter d'améliorer sa vie si l'on sait l'utiliser : c'est une carte très moche, mi papier mi carton, d'un format incertain n'entrant pas dans le porte carte, que chaque citoyen reçoit par la poste s'il s'est inscrit pour la recevoir. C'est une carte que de nombreux habitants de pays étrangers rêveraient d'avoir, au point d'y risquer leur vie. Carte à la valeur inestimable pour eux, elle est la seule à ne pas servir chez nous, ou si peu. Cette carte a pourtant été gagnée à la force des baïonnettes et après de durs et longs combats politiques, par le peuple et pour le peuple, qui prétendait avoir un avis personnel à donner sur son choix de vie.

Le Français est bougon de nature, et prompt à défiler dans les rues dès que son mode de vie ne lui convient pas ; oriflammes colorés, sono bal musette, slogans percutants, et barbecue géant ; l'élu est nommément désigné « Machin, salaud, le peuple aura ta peau ». Mini révolution festive, qui n'entraine pas décapitation de l'intéressé. Régulièrement, pour qui sait entendre, tel citoyen en pétard, prend à témoin, à l'heure de la tournée du patron, les habitués de son bistrot de quartier préféré, le coude lourdement posé sur le zinc, pour dénoncer la moindre injustice locale, les trains qui n'arrivent pas à l'heure ou les trains de camions qui encombrent nos routes et tuent beaucoup plus que la vitesse ou même l'alcoolisme au volant ; pas de boulot, pas de hausse du RSA, etc. Entendez vous dans nos campagnes mugir ces féroces soldats... Machin, responsable ou pas, trépassera, le jour venu. Avis partagés autour du comptoir : le bougon en est quitte pour payer sa tournée, y compris à ceux qui lui déclarent soutenir l'intéressé.

Le jour arriva et le tribun du zinc oublia l'heure du règlement de compte ; pensez donc un Dimanche ! D'abord, le bistrot est fermé, alors on fait relâche... Et puis, on se lève plus tôt que les autres jours pour être là au moment où le gardon frétille ; une bonne petite journée en plein air au bord de l'eau en compagnie de ses vers de terre, histoire de repartir d'un bon pied le Lundi matin, à l'heure du petit noir et du blanc limé, pour commenter les résultats de Machin. Comme à chaque lendemain de scrutin, le patron l'accueillera par son éternel refrain : « alors, t'as perdu la bonne carte ? T'as retrouvé que la carte de pêche ! ». Machin a survécu de quelques voix : c'est la faute à ces salauds de votants ! Ainsi va la démocratie : c'est toujours un problème de bonne carte : oublié la peau de Machin, et en plus, quand on revient bredouille les gardons rigolent et on finit par passer pour le couillon de service.

Il est curieux d'entendre les motifs donnés par les uns ou les autres pour ne pas avoir été accomplir son devoir de citoyen : le « je ne sais pas pour qui voter » est la réponse la plus nulle, l'intéressé, non décérébré, étant quand même capable de choisir entre un ballon de rouge ou de blanc ; en plus, la lecture des paperasses électorales pouvant être une épreuve insurmontable tant les promesses qui y figurent sont similaires et rarement tenues, on fournit les photos des candidats : quand on ne sait pas, on peut au moins choisir sur la bonne tête du type, miser sur une femme ou un homme, un jeune ou un vieux, ou au pire après tirage au sort à pile ou face. Mais quand on ne veut plus de Machin, le choix semble pourtant aisé ! Le vote est l'expression de la critique ou de l'approbation.

Il y a l'alibi rigolo, type Roland TOPOR : « Je respecte trop la démocratie pour risquer de la dérégler en votant ». Sauf que le tribun de bistrot clamait à qui voulait l'écouter qu'il entendait bien dérégler la situation en place. Il ne déréglera rien, et sera désormais interdit de critiques si Machin est encore là.

Le « quoique je vote, ça ne changera rien » révèle le désabusé qui doit encore s'interroger sur les raisons qui ont conduit son facteur à lui apporter un jour une carte électorale. Envisagerait-on de lui supprimer son carton qu'il entrerait en Résistance pour clamer son indignation d'être privé de son précieux sésame. Non mais, « j'suis français moi, Monsieur » !

Et puis, ultime argument en forme de question : « c'est quoi comme élection, déjà ? ». Là, c'est évidemment imparable. Que voulez vous, il y a longtemps que l'instruction civique n'est plus enseignée comme il se doit dans les écoles : à 18 ans, c'est la seule carte qui est délivrée sans explication préalable, sans mode d'emploi. Mais quand même, on en a parlé à la télé dans les journaux télévisés (« oui mais moi, je ne regarde que le sport... ») ; On en parle même dans le journal local (« oui mais moi, je ne lis que les faits divers, les avis de décès et les pages de sport »).

Bon, alors c'est simple : Dimanche, on doit choisir un homme ou une femme qui va s'occuper de nos petits intérêts locaux, vous savez les trains, les routes, les avions, les aides pour les associations, pour les vieux, pour les handicapés, et même le RSA... Le vote de chacun compte : si vous êtes satisfait de Machin, prenez quelques instants Dimanche pour lui donner votre voix ; si Machin vous a déçu, votez pour l'autre qui propose normalement autre chose. Ne pas choisir c'est laisser ceux qui iront voter décider pour vous. Pourquoi boire un blanc limé si vous préférez un coup de rouge. (C'est une image, bien sûr, puisque c'est jour de relâche le Dimanche).

Voilà, j'ai fait ce que j'ai pu pour vous éviter de garnir le club de ceux qui ne pensent rien, troupeau des moutons au bord de la falaise qui attend qu'un des leurs saute le premier pour se précipiter dans le vide ; si vos préoccupations de Dimanche sont autres au point de ne pas pouvoir disposer de cinq minutes pour porter votre voix dans l'urne, un conseil : réexpédiez votre carte à celui qui vous l'a établi, vous serez définitivement débarrassé du risque de corvée du Dimanche, et vous contribuerez ainsi à ne pas fausser les résultats des élections, en n'étant plus qualifié d'« abstentionniste » mais devenant un « non inscrit » : les choses en seront plus claires ; vous aurez au moins choisi de ne plus être électeur et on ne vous comptera plus parmi les électeurs inscrits.

Pour mémoire, les porteurs de cartes d'électeur, conservent un droit de repentir, pour nous faire l'honneur de participer au scrutin démocratique de Dimanche et ne pas avoir de regret Lundi : la carte météo est pessimiste.

NB : à l'attention des inscrits : la prochaine élection sera celle d'une des marionnettes des Guignols de Canal ; pour affiner votre connaissance politique, vous avez quelques mois pour choisir l'une d'entre elle : la plus belle ou la plus marrante par exemple ; attention, le vote étant secret vous n'aurez pas à justifier de votre choix (PPD est à ce jour exclu du choix). Ne pas voter par téléphone, il n'y a rien à gagner.

Par jean-claude.guillard le 18/03/11
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Hélas, la météo annonce du beau temps Dimanche, ce qui risque de plomber la participation à la dernière élection de nos élus cantonaux, avant leur engloutissement dans les méandres de la réforme annoncée. Il est curieux que ce scrutin typiquement local n'ait jamais réussi à attirer les foules, s'agissant pourtant de doter d'un siège représentatif ceux qui sont censés postuler à l'amélioration de nos modestes préoccupations quotidiennes.

Il est vrai que l'encartage fait désormais le candidat, ce qui éloigne l'électeur des hommes de la Cité qui trouvaient jadis la légitime récompense publique de l'intérêt manifesté jusque là pour la politique, au sens étymologique du terme. La découverte, dans l'enveloppe distribuée par la poste, des candidats officiellement en lice, n'est souvent pas pour la plupart des électeurs très folichonne, peu habitués à une si belle prose.

Electeur lambda, l'ouverture du pli me permet de découvrir les têtes de la plupart des postulants et accessoirement leur profession de foi, pour le cas où l'on veut savoir pourquoi ils sont là. J'aime bien découvrir les inconnus, vous savez ceux qui, à chaque élection, apparaissent ex nihilo, évidemment sans étiquette, mais qui tentent plus ou moins habilement de révéler leur penchant ; là, pour une fois, j'ai trouvé la perle rare : un militaire pilote d'hélicoptère, postule au siège prestigieux, tout en indiquant qu'il ne peut faire de politique, grande muette oblige: tout un programme ! Les autres anonymes ne concourent apparemment que pour compter au dépouillement le nombre de leurs amis fidèles ou ceux figurant sur leur page Facebook, et pour éprouver la solidité de leur clan familial.

Alors, comme d'habitude, les estampillés vont être les têtes de gondole du jour. Ils pourront compter sur l'apparente unité du groupe d'électeurs adhérents, voire sympathisants, de leur parti : on vote pour la couleur de la casaque et peu importe le cheval. Pour l'électeur indécis, c'est comme aux courses.

Dans les boites de départ, voici cote à cote, piaffant d'impatience sous les ordres du starter, de droite à gauche :

casaque bleu roi frappée du lys et toque blanche une poulinière, sosie d'Anne Roumanoff, cheveux en pétard et sourire joyeux en moins (bonne cote des pronostiqueurs, mais défiance des turfeurs ) ; à ses cotés, casaque bleu barrée d'orange et toque orange, un sémillant étalon, propriété d'un groupe d'investisseurs, chéri des pouliches, dont le sourire et la prestance affichent ses ambitions (grosse cote des pronostiqueurs et confiance des parieurs ) ; ensuite, casaque verte et toque verte, un animal rustique élevé au pré, lorgnant sur le champ d'herbes folles de son voisin (délaissé des pronostiqueurs et de ses parieurs qui seront à la campagne le jour de la course ) ; à sa droite, casaque rose et toque rose à visière verte, un cheval inconnu des parieurs présenté comme ayant de bonnes origines, n'ayant jamais concouru, venu tardivement remplacer celui prévu à l'origine en méforme et qui refusait sur l'obstacle (bonne cote des pronostiqueurs et parieurs partagés ) ; et enfin, casaque rouge frappée d'une faucille entrecroisée à un marteau - toque rouge, un spécimen d'une race en voie d'extinction, qui entend bien encore prouver sa survivance (délaissé des pronostiqueurs et des parieurs) .

Les joueurs sont circonspects comme toujours : jouer la sécurité, et gagner petit, ou risquer un coup pour gagner gros. Déjà, les cotes se dessinent et, comme souvent, sauf surprise d'un outsider, les deux favoris devraient se retrouver à l'arrivée. Mais, il se dit dans les paddocks que cette course locale pourrait permettre de voir l'éclosion d'un champion et que ce galop d'essai ne serait pas inutile pour l'avenir. Certains affirment même que le cheval remplacé pour cause de méforme n'aurait pas été présenté pour ne pas entacher davantage sa réputation acquise précédemment en gagnant sa première course...

Quel cheval jouer ? Le jeune pur sang fougueux présenté par un groupe d'investisseurs doté d'entraineurs de renom ou le remplaçant du cheval défaillant, à qui l'on prête, sans pedigree confirmatif, une bonne origine pour avoir été élevé dans le même pré qu'un ancien champion arrivant au terme de sa longue carrière ? Nul doute que l'état du terrain influencera le déroulement de la course : un terrain lourd peut avantager le second, un terrain sec étant plus favorable au premier.

Le parieur est toujours en quête du bon tuyau : rien ne vaut mieux que l'avis des spécialistes oeuvrant au sein de chaque écurie. J'en ai obtenu un et dans ma grande bonté et avec mon sens aigu du partage, je vais vous le livrer, mais surtout gardez le pour vous. Chez les casaques rose - toques rose, un des anciens découvreurs de yearlings en devenir avait jeté son dévolu sur le... pur sang adverse, regrettant que les siens n'aient pas donné la pleine mesure des espoirs placés en eux. Avant de se retirer définitivement des affaires, je ne doute pas qu'il ait laissé son tuyau pour que nous autres, parieurs amateurs, puissions profiter de sa science, et gagner de quoi améliorer l'ordinaire.

Au fait, nous votons bien pour notre avenir local et pour un homme ou femme qui nous parait le plus apte à répondre à nos aspirations égoïstes; alors, sur notre expérience et ressenti, osons voter pour tel ou tel, mais pas pour la gloire d'un parti, qui franchement se fout royalement de notre quotidien local et de l'état délabré de certains de nos cantons.

Par jean-claude.guillard le 10/03/11
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L'article 255 du code civil traite des mesures provisoires que le juge de la conciliation peut prescrire dès le début de la procédure.

Le 6° de l'article vise la provision pour frais d'instance, jadis nommée « provision ad litem». Il s'agit d'une somme permettant au conjoint démuni de financer sa procédure de divorce, alors que l'autre dispose de moyens pour rétribuer son avocat, ayant une mainmise sur des biens communs ou indivis avant que n'intervienne in fine un partage. C'est souvent le cas de l'épouse ne travaillant pas pour élever les enfants, qui vit des revenus du mari sur lesquels il supportait déjà l'ensemble des charges et prêts communs ainsi que les besoins alimentaires du foyer. Il bénéficie souvent de réserves financières de nature à lui permettre de faire feu de tous bois, survenant le divorce, et peut envisager de dépenser des sommes importantes en frais de procès, pour éviter d'en donner à sa future ex-épouse. Cette article tend à éviter la lutte du pot de terre contre le pot de fer et le risque de voir l'épouse démunie préférer abandonner la lutte pour en finir et récupérer ce que l'on aura bien voulu lui laisser.

Les juges conciliateurs, malgré tout l'intérêt de cette mesure, en ont une approche très restrictive, au point qu'il est permis de s'interroger sur l'utilité de la maintenir dans le code civil.

S'agissant d'une provision, c'est une avance sur le futur partage du régime matrimonial, qui sera récupérée sur la part du bénéficiaire de l'avance. Ne se pose donc que la seule question de savoir s'il existe un patrimoine commun ou des économies du couple permettant d'accorder cette provision, qui sera alors remboursée. (Rappel utile : sous le régime de communauté tout ce qui est à Mr est à Mme et vice et versa, y compris les comptes bancaires ouverts à un seul nom ). Or, même si la réponse est positive, l'obtention de l'avance est rare.

Certains juges conciliateurs, rétifs à cette mesure, ont imaginé un système pour y échapper, même lorsque le patrimoine commun, détenu par le mari, permettait de la fixer et de l'accorder. Motif pris de l'absence de ressources de l'épouse, il lui est demandé d'aller se faire voir...au bureau d'aide juridictionnelle ! C'est un peu comme si, pour alléger la souffrance du mari à payer une pension alimentaire à son épouse, voire aux enfants, ont renvoyait ce petit monde misérable vers les restos du coeur ou la soupe populaire. Or, le juge qui n'a pas de réticence à accorder une pension alimentaire dans un tel cas, n'a cure du besoin financier indispensable à l'équilibre des chances de chacun à pouvoir soutenir une défense de même intensité.

Si telle est la perception des juges, point n'est besoin de maintenir cette provision dans la Loi et il suffira de la remplacer par une obligation pesant sur la société d'assumer la charge du conjoint pauvre, afin que l'autre puisse disposer, en célibataire, de tous les avoirs du couple pour organiser et financer sa propre procédure pour affaiblir encore davantage, si besoin était, le dépourvu.

Pourtant, il semblait que les juges avaient été psychologiquement préparés aux futures réformes de l'aide juridictionnelle, leur hiérarchie leur demandant de privilégier les alternatives à ce coûteux assistanat judiciaire engageant très gravement les finances étatiques ; il semblait que le maintien dans la Loi de cette provision sur frais d'instance était l'une des solutions alternatives à la prise en charge par la société d'une procédure privée.

Les avocats, également sensibilisés, entendaient jouer le jeu en sollicitant de telles provisions dans les divorces ; si c'est pour s'entendre dire qu'il est préférable d'aller frapper à la porte du bureau d'aide sociale (pardon juridictionnelle) autant le dire clairement d'entrée, pour éviter de gaspiller du temps et de la salive lors des audience de conciliation.

Depuis peu, les bureaux d'aide juridictionnelle sont beaucoup plus regardants qu'autrefois à la situation des demandeurs, économie oblige ; comme l'aide est dépendante non seulement des revenus de l'intéressé, mais aussi de son patrimoine, il arrive parfois que l'épouse démunie, qui déclare être propriétaire de sa maison (avec son mari évidemment) se voit refusée l'aide.

En clair, elle n'a pas un sou pour payer son avocat et l'aide juridictionnelle lui est injustement refusée : si en plus, le juge refuse de lui accorder la fameuse provision pour frais d'instance, autant dire tout de suite que l'accès à la justice lui est refusé.

Et puis, on en arrive à la terrible question de savoir qui de l'oeuf ou de la poule est apparu le premier. Doit-on demander d'abord l'aide juridictionnelle et en cas de refus faire la demande de la provision ? Doit-on demander la provision et en cas de refus, demander l'aide juridictionnelle ?

Il n'y a parfois pas de choix : la procédure s'annonce extrêmement compliquée, le mari ayant décidé « d'aller jusqu'au bout » et de rendre Mme à la nature dans l'état où l'avait trouvé à l'origine « zéro, rien, tu n'auras rien et je vais te rendre minable, quoiqu'il m'en coûte !!!! ». La dame entend faire choix d'un avocat apte à engager le long combat. L'abord financier est évidemment évoqué, et reste bien difficilement chiffrable au regard des annonces guerrières du mari et de sa volonté d'utiliser sa fortune à faire feu de tous bois. L'avocat ne peut envisager de supporter la gestion d'un tel dossier sous le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'indemnité qui lui sera versée à la fin du dossier dans de nombreux mois ou années, sera exactement la même que s'il était agi d'un divorce simplissime, sans enfant ni biens, ne prenant que quelques semaines pour aboutir. En d'autres termes, l'Etat ne fait aucune différence entre les dossiers, et l'avocat qui gagne sa vie et paie ses charges selon le temps qu'il passe sur chaque dossier, va gérer ce gros dossier à perte : il aura travaillé gratuitement l'essentiel de son temps.

La provision sur frais de procès est indispensable pour que chacun puisse faire valoir ses droits équitablement : c'est aussi cela rendre la justice.

Un peu de cohérence, SVP.