jean-claude.guillard

Par jean-claude.guillard le 21/05/12
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Les temps sont durs avec cette crise qui nous oppresse : tout augmente et ça risque d'être pire encore. Le changement s'était hier et maintenant on est au pied du mur pour savoir comment on va changer.

Le premier mois du changement va s'écouler : il fut bien arrosé au grand dam des contributeurs au redressement de l'économie nationale. C'est injuste. Tous ceux qui avaient prévu de relancer la consommation de glaces en cornet dans les zones balnéaires défavorisées sont atterrés.

Pensez, tous les calculs optimistes de nos brillants économistes ont été anéantis : on avait misé, dès la distribution du calendrier 2012 des pompiers, sur une croissance des jours de repos en Mai, soit, pour qui savait s'organiser, 14 jours sur 31. Excellent rythme de développement, permettant de produire pour moitié du temps, pour mieux consommer dans l'autre.

Hélas, cette consommation est scientifiquement dépendante des éruptions solaires et de la température extérieure générée. Et là, notre astre salvateur a méconnu les effets du changement, dont il n'avait peut-être pas été informé.

Résultat : des hordes de consommateurs avisés, qui avaient déjà pris leurs dispositions pour ne pas produire durant quatorze jours, ont remballé le matos, tentes, parasols et vélos, et sont restés dans leur nid douillet. Ils ont heureusement pu étancher autrement leur soif de consommation, pour participer néanmoins à l'effort national. La nature, venant au secours du changement, a ajouté à la précieuse récupération et au stockage des eaux de pluviales, de petits frimas, dédiés aux Saints de glace malgré la laïcité ambiante, qui ont permis à nos naufragés de Mai de consommer différemment : rallumer le chauffage central, faire chauffer le téléviseur ou faire ronfler le moteur de la caisse en faisant le tour du quartier sous la pluie pour fêter le prix de l'essence à la pompe. Tout est bien qui finit bien.

Ce mois de Mai, propice aux révolutions, fut bien le premier mois annonciateur du changement de notre économie ; mais attention, se profile le vilain mois de Juin, désolant avec ses fêtes des Mères et des Pères odieusement fixées le Dimanche par l'ancien régime, alors que l'intérêt national imposerait le choix du Vendredi, voire du Lundi ! Voilà, une réforme économique majeure à traiter au plus tôt.

Bon, ce maudit mois de Juin passera vite, surtout si le Soleil et le foot nous viennent en aide.

Après, ce n'est que du bonheur, avec une longue période de repos bien mérité de préférence en Juillet, permettant de profiter ensuite du meilleur mois de consommation de l'année, soit l'excellent mois d'Août quand la production n'existe plus, faute de fournisseurs. « Vacances en juillet se prolongent en août », comme le disait Léon (Blum pour les plus jeunes)

En réalité, pour le changement, on y verra plus clair en Septembre, lorsque les premières feuilles d'impôts tomberont, que les hausses de toute nature nous seront révélées et que les marchands de glaces en cornet défileront pour exposer leur triste sort.

Vivement demain.