Par jean-claude.guillard le 21/02/14

AVIS AUX LECTEURS

Il ne m'était pas apparu inutile, en 2007, de répondre au Conseil National des Barreaux, l'ordre national des avocats, qui entendait s'adresser à tous les justiciables en mal d'informations juridiques, en leur proposant une blogosphère animée par des avocats volontaires et bénévoles.

Il était mis à leur disposition l'outil indispensable à ce grand projet, un blog qu'il appartenait à chacun d'ouvrir et de remplir au gré de ses capacités, de ses disponibilités et finalement de vos interrogations sur des sujets divers et variés, objets de vos préoccupations de profane confronté à la machine judiciaire.

J'ai donc adhéré en 2007 à ce projet, et vous ai proposé quelques articles informatifs, parfois agrémentés de mes humeurs judiciaires, dont certains sont apparus comme vous étant utiles au point que j'ai dû faire face à une explosion de questionnements, que je me suis astreint à traiter, en veillant à ne pas user de termes juridiques vous étant étrangers.

Les échanges que nous avons entretenus, en espérant qu'ils vous aient utilement renseigné, m'ont néanmoins permis de constater l'abime existant entre le justiciable et l'institution de la Justice au sens large : langage incompréhensible pour le commun des mortels, pas seulement du fait des juges, mais aussi d'avocats en charge de dossiers, au point que leur client m'interrogeait pour connaitre le sens de mots employés, pour définir les phases d'une procédure, pour connaitre ce que pouvait être un acte d'huissier reçu, etc. Je ne suis modestement attelé à proposer, parfois avec une teinte d'humour pour dédramatiser, des posts responsifs les plus adaptés possible vos attentes .

Le Conseil National des Barreaux avait bien compris votre besoin d'information et de conseils, en créant ce génial outil de communication.

C'est avec regret que mes confrères et moi-même, impliqués dans cette oeuvre collective bienfaisante et généreuse, avons appris par la rumeur que notre Conseil National des Barreaux avait décidé de la liquidation finale de sa blogosphère, pour d'obscurs motifs lié à sa relation avec la plateforme hébergeante qu'il avait choisi. La rumeur vient d'être confirmée, générant une désespérance des avocats blogueurs, dont vous aviez plaisir et intérêt à consulter les écrits.

Des solutions encore incertaines sont proposées à la hâte afin au moins de ne pas perdre le bénéfice de cette bible d'articles divers et variés destinés à vous éclairer ou guider dans la jungle juridique ou judiciaire.

Notre inquiétude est surtout grande de perdre tout contact avec vous, chers lecteurs.

Ces blogs n'étaient pas ceux des avocats qui les faisaient vivre, mais étaient avant tout les vôtres, justiciables confrontés ou non à des problèmes les dépassant, cherchant apaisements à leurs angoisses ou inquiétudes, ou simplement des informations sur des questions de Droit ; certains d'entre nous, connus par leur blog, ont pu aussi répondre à des interrogations formulées par des journalistes souhaitant compléter un article, aider des étudiants à parfaire un mémoire, ou encore intervenir dans des émissions de radio ou de télé.

Je pense à cet instant aux plus de 450.000 connections intervenues en 2013 sur mon blog, soit autant d'internautes ayant eu un besoin d'informations judiciaires, et qui risquent, par l'effet de la disparition annoncée, de devoir tenter de trouver leur bonheur sur d'improbables forums où prévaut l'avis du « frère de la belle-mère du concierge qui a rencontré à peu près le même problème il y a quelques années ».

Je n'ose croire que le Conseil National des Barreaux ait pu ignorer l'importance du service généreusement rendu par ceux d'entre nous qui se sont consacrés à faire vivre leur blog dans l'intérêt général des justiciables, objectif pourtant initialement assigné.

Voilà donc la mauvaise nouvelle pour nous autres avocats, mais aussi sans doute pour vous.

Alors, si vous trouvez intérêt à ne pas laisser nos blogs disparaitre, indiquez-le vite, non pas seulement par votre commentaire au pied de cet article qui risque d'être le dernier, mais en faisant part au Conseil National des Barreaux des bienfaits que vous avez pu retirer de feu sa blogosphère.

blog@cnb.avocat.fr

Cette manifestation permettra peut-être de contribuer à la mise en oeuvre d'une solution alternative que nous recherchons activement, avant qu'il ne soit trop tard.

Par jean-claude.guillard le 02/01/14

Merci à tous les lecteurs de ce blog.

J'espère que chacun y a trouvé ou y trouvera les informations qu'il recherche sur certaines situations délicates de la vie, auxquelles on ne peut parfois échapper. Le Droit apporte des réponses de principe, mais chaque cas est différent et suppose une analyse personnalisée, qui nécessite un recours aux professionnels habilités, avocats, notaires ou huissiers.

Dans la plupart des villes dotées d'un Tribunal, les Avocats organisent des consultations gratuites vous permettant d'avoir une première approche de la solution à votre problème : n'hésitez pas à profiter de cette aide indispensable ; l'ordre des avocats proche de chez vous vous renseignera sur les lieux, jours et heures de ces manifestations, auxquelles participent de nombreux avocats, en donnant aussi de leur temps à ceux qui en ont besoin.

Ayant depuis très longtemps participé à ces consultations, puis ayant ensuite profité de la création de radios locales pour créer et animer des rubriques juridiques, j'ai ainsi tenté d'apporter ma contribution à ceux qui se sentaient démunis face à la complexité du Droit et à son langage si particulier.

C'est tout naturellement que j'ai conçu, fin 2007, de créer mon blog, dans un contexte proposé par notre Conseil National des Barreaux, permettant à tous les avocats français d'y contribuer, et d'ouvrir ainsi une fenêtre informative à l'intention des justiciables. J'avais pu considérer que les internautes avaient pris l'habitude de consulter des forums divers, et obtenaient la plupart du temps des réponses à leurs interrogations de la part de personnes qui n'en savaient en fait pas plus qu'eux.

Mais, la gestion d'un tel blog reste accessoire à mon activité d'avocat, qui doit privilégier le traitement des dossiers de mes clients : il peut parfois arriver que ma réponse soit en décalage avec l'urgence de la question : je ne peux, à ce moment-là, faire mieux. De même, si une question très simple peut être traitée très vite, il n'en est pas de même pour celle qui est exposée de manière très complexe ou qui porte sur un point de Droit nécessitant des recherches approfondies ; ce blog doit rester purement informatif, et ce d'autant que, ne disposant pas de tous les éléments du dossier de l'internaute, il est m'est impossible de fournir une analyse détaillée.

Avec, durant l'année 2013, plus de 452 000 connexions, la gestion devient de plus en plus difficile : alors, avant de poster votre question, recherchez dans les articles disponibles ou dans les réponses apportées aux questions similaires à la vôtre, la réponse qui s'y trouve dans la majorité des cas.

Je vous souhaite une excellente année 2014, avec surtout une bonne santé, pour vous et vos proches.

Par jean-claude.guillard le 27/09/13

A l'attention des lecteurs

Si c'est bien volontiers que je tente de répondre aux commentaires figurant sous les articles de ce blog, et ainsi donner des informations profitables à tous, il doit être considéré que les délais de réponses peuvent être plus longs que prévus, dans la mesure où j'exerce ma profession d'avocat et que je dois évidemment traiter prioritairement les dossiers de mes clients.

C'est aussi pourquoi, il m'est impossible de répondre aux demandes de consultations postées à partir du lien de contact existant dans la rubrique "a propos" de ce blog , qui est exclusivement réservé à une première approche en vue de la fixation d'un rendez vous à mon cabinet, notamment pour établir une analyse de dossier ou pour m'en confier la gestion procédurale.

De même, il ne peut être répondu aux demandes d'analyse d'une situation juridique transmises par mail anonyme directement à l'adresse de mon cabinet . Seule une analyse personnalisée lors d'un rendez vous permet de disposer de toutes informations de nature à traiter utilement un questionnement.

Merci de l'attention que vous aurez porté à ce message.

Par jean-claude.guillard le 04/08/13

Chers Amis lecteurs de ce blog

Certains me postent des messages depuis la plage où ils caramélisent; si, si, je le sais, il y a parfois des grains de sable entre les pages !

D'autres m'envoient des posts depuis le bord de leur piscine; si, si, je le sais, des messages sentent le chlore !

Normalement, en août, les huissiers sont sous les cocotiers

Les juges épuisés sont tous partis vers des centres de remise en forme ou en cure de sommeil.

En août, on ne divorce pas : on refléchit... soit chacun de son coté, soit en couple avec les enfants en cas de dernière chance.

ALORS ? à quoi ça sert que je perde dix kilos dans la chaleur de mon bureau ? Même l'ordinateur souffre et souffle du ventilo !

BON C'EST DECIDE, JE FAIS UNE PAUSE DE TROIS SEMAINES.

ATTENTION : VOS MESSAGES N'ETANT PAS LUS, INUTILE DE LES POSTE DURANT CETTE PAUSE (Ils s'accumuleraient au point d'être perdus à tout jamais) - GARDEZ LES EN RESERVE POUR LES POSTER VERS FIN AOUT;

En attendant, prenez la peine de relire les articles que j'ai mis en ligne qui contiennent souvent la réponse à vos questions les plus courantes, ce qui m'oblige à donner à vos posts cent fois la même réponse !

Allez, bonnes vacances à tous, et vive la rentrée, que tout le monde nous annonce très chaude à tous points de vue...

Par jean-claude.guillard le 22/08/12

Chers amis lecteurs

Dolores, ma fidèle femme de ménage, qui surveille mon blog durant mes quelques congés caniculaires, m'informe d'une alerte rouge qui s'est déclenchée sur l'ordinateur, ce qui m'a conduit à lui transmettre ce message, pour qu'elle le mette en ligne. (Il parait qu'elle s'est essayée à calmer les ardeurs de certains visiteurs qui n'avaient pas compris que j'étais en vacanches) : bon courage à ceux qui ont tenté de lire son charabia !

Pour en revenir à l'alerte rouge, le diagnostic de l'avarie semble indiquer qu'elle provient du gestionnaire de ce blog, qui note les avocats bloggeurs selon leur popularité et leur activité, même au mois d'août ! Bon, vu l'indice de ma popularité qui est affiché au vert, soit « haute », rien d'inquiétant, bien qu'à cause de cet indice, même en vacances, je suis contraint de circuler avec une perruque (avec cette chaleur !!!) et des lunettes noires, pour éviter les paparazzis aux abords des plages. Non, le problème vient de l'indice d' « activité » qui s'est affiché en bleu , avec mention... « activité moyenne » !!! C'est comme si la France perdait son triple ou double A... pendant que Président, ministres et autres se dorent la pilule sur le sable ! On se fout de moi !!!

Malgré mes efforts estivaux pour satisfaire ceux d'entre vous qui m'ont demandé assistance, voilà que l'intendance informatisée du gestionnaire fait défaut, en me classant au rang des fainéants. Dolores a bien fait de m'alerter. Alors, pour les gars de l'intendance, qui s'amusent, depuis le bord de leurs piscines, à activer les voyants bleus de la blogosphère au mois d'août, je vais leur montrer ce que peut être une activité de fainéant. C'est la seule manière de faire baisser la température de leur attirail et de rétablir les curseurs à leur bon positionnement.

Alors, désolé pour vous : je donne quartier libre à Dolores (que je remercie d'avoir répondu pour moi à vos derniers messages sans avoir trouvé un correcteur d'orthographe) et vous abandonne momentanément pour cause de test technique, mon voyant personnel étant aussi passé au rouge de colère.

Le retour à la normale des voyants défectueux annoncera le mien.

Messieurs les Censeurs, bonsoir.

Photo Gilles Gasteblet

http://photos.linternaute.com/auteur/7498973/1206331478/

Par jean-claude.guillard le 11/08/12

Bonchour

Ché la femme de ménache du burau du mêtre GUILLARD : le burau il est fermé, le mètre il est parti sur la plache avec la madame

Il fôt pas envoillé de messaches chur chon blok, ya persone pour répondre et cha fé de la pouchière sur l'ordinatère et cha bloqe pour rien. En pluss, le povre mètre il et trait fatiqué et y va pas etre contan a chon retoure avek tou che travaye .

Alor merchi d'atendre juchqa la fin du moi, de toute fachon vous auré pas de réponches, moi yé ni coné rien.

Merchi pour loui

dolores

Par jean-claude.guillard le 23/12/11

- A L'ANNEE PROCHAINE -

J'ai tenu tant bien que mal jusqu'alors, et on arrive aux fêtes de fin d'année: alors, une petite pause sera la bienvenue.

De votre coté, tentez d'oublier vos soucis jusqu'à la nouvelle année: faites aussi la pause des confiseurs; on en reparlera après.

Vous l'avez compris, il est inutile de poster commentaires ou questions, entre maintenant et la rentrée de janvier 2012, je suis débranché.

Et puis, grâce à vous, j'ai atteint et même dépassé mon quota de connexions, au delà des 200 000 clics.

Allez, on reprend tous des forces.

Meilleurs voeux pour tout le monde, afin que cette année 2012, qui s'annonce superbe, selon ce que l'on nous en dit, ne soit pas gâchée par des évènements imprévus; bonne santé à tous, ce sera le principal.

Photo: Cyril Bosselut

Par jean-claude.guillard le 07/08/11

Après 7 mois de labeur acharné, et m'étant épargné de subir les intempéries du mois de Juillet, me voici au temps du repos. Mon aimable personnel est venu me saluer, en me souhaitant de bonnes vacances, voeu que je lui ai retourné, tant l'appel de la plage se faisait pressant ces derniers jours.

Demain, je serais seul à bord pour me plonger dans les brochures de ma prochaine destination : je n'aime pas la plage, ses odeurs d'huile à frire ou à bronzer, son soleil agressif et sa mer à la propreté incertaine, ses gamins qui piaillent et vous balancent ballons ou sable, ses allures de patchwork de serviettes multicolores sur lesquelles gisent des hordes amorphes et alanguies.

La montagne m'oppresse tant à circuler au bas de vallées encaissées où le soleil se couche à l'heure de la sieste, qu'à gravir des pentes escarpées et incertaines dont le sommet est si proche du regard et si loin pour des pieds endoloris ; le ballet des oiseaux de proie et du sinistre hélico de mauvais augure me terrifie, tout autant que le vertige qui m'appelle irrémédiablement à redescendre au plus rapide.

La campagne est belle mais désespérante quand on a passé l'âge de s'extasier devant le cul souillé des vaches ou le chant du coq aux aurores ; les longues promenades dans les champs ou plutôt dans les chemins blancs sont certes sympas, à condition de ne pas penser au trajet du retour qui est le plus éreintant ou inquiétant quand monte un orage ; chaque pas doit être analysé pour ne pas marcher par erreur sur la queue d'un reptile agacé, ou dans une ornière vous expédiant pour le reste des vacances avec la jambe à l'horizontale à votre domicile, après un bref séjour à l'hosto du coin à des kilomètres de là, après être passé entre les mains indécises du remplaçant du barbier local.

Reste l'expatriation, avec ses plages, montagnes ou campagnes semblables aux nôtres, mais avec l'avion en plus, cher et soumis aux aléas des arrêts de travail des personnels navigants ou des petites mains délicates des bagagistes ; à moins que le téméraire du dépaysement ne vise les trajets routiers surhumains où l'on bat des records de lenteur et de statistiques de mortalité ! Déjà que chez nous le déversement sur le réseau routier de tous les bénéficiaires de congés payés est une inextricable cohue dont on n'est pas sûr de revenir vivant ou avec son permis, alors, vous pensez bien qu'au-delà de nos frontières, là où il n'existe aucun bison futé, aucun radar pédagogique, aucune statistique de mortalité, c'est s'ouvrir les portes du paradis ou de l'enfer. D'ailleurs, vous comprenez tous pourquoi notre chef bien aimé a demandé à ses subalternes de bien rester en France, période pré-électorale oblige, que nul ne peut risquer de manquer.

Il est un lieu que je connais bien, qui n'est ni à la mer, ni à la montagne, ni à la campagne, ni à l'étranger... Un lieu que je ne vous révèlerais pas, sous peine de ne plus y être seul. Je vous le laisse imaginer....

En attendant mon retour, je vais vous laisser seuls avec vos questions juridiques qui vont rester un temps sans réponse ; le mieux serait que vous ne les posiez pas maintenant sous peine d'être déçus, sachant que je suis persuadé que la réponse que vous attendez se trouve déjà dans le contenu des articles et commentaires de ce blog. Profitez de mon absence pour lire ou relire le ou les articles qui vous intéressent, et même ceux de mes confrères blogueurs qui assurent une veille en août.

Une courte absence va néanmoins générer pour moi un risque majeur : tout comme les USA, je risque d'être déclassé et de voir ma note de popularité abaissée par le grand inquisiteur de la blogosphère des avocats. Merci de maintenir votre présence sur mon blog pour me sauver de ce risque majeur, au moins en me souhaitant malgré tout de bonnes vacances.

A bientôt.

PS : en archivant vos dossiers achevés de divorce, merci de ne pas oublier de contribuer à alimenter mon billet recensant les montants de prestation compensatoires fixés par les juridictions de France et de Navarre.Cliquez ICI .

Par jean-claude.guillard le 02/10/10

Merci à tous ceux qui consulté ce modeste blog depuis le 1er janvier 2010;

La barre des 100 000 clics d'anonymes a été franchie le 1er Octobre; heureusement que tous n'ont pas posé une petite question, car mes nuits auraient été bien remplies, sachant que je m'efforce, le jour, de satisfaire mes clients; quoique, à raison d'un euro la consultation... non, je plaisante.

100 000, en 9 mois, c'est peu par rapport aux blogs illustres, mais finalement, pour moi et mon mini blog de vulgarisation du Droit que je pratique chaque jour, c'est beaucoup de satisfaction d'avoir pu rendre service à mon modeste niveau à certains de ces 100 000 lecteurs.

Inquiétude toutefois pour l'avenir: si la multiplication de petites questions devient trop élevée, le risque d'encombrement est réel, et les réponses peuvent s'espacer, voire devenir impossibles. Alors, conseil à mes lecteurs : vous avez su répérer l'article correspondant à votre souci; lisez bien cet article avant de poser votre question ; il a été rédigé pour vous apporter des réponses générales à une situation rencontrée par beaucoup d'entre vous: vous y trouverez la plupart du temps la réponse à votre question; les réponses à certains commentaires vous donneront au surplus toutes précisions sur l'article, avec l'éclairage des cas particuliers, d'intérêt général, qui y sont traités.

N'oubliez pas enfin que vous disposez auprès de chez vous d'avocats, qui ne sont pas seulement des gens vêtus d'une robe noire, allant gesticuler dans une salle d'audience d'un Palais de Justice, mais qui sont avant tout des conseillers : on ne vous montre jamais, dans les films ou feuilletons télévisés, ces avocats dans leur bureau, écoutant les misères de leurs consultants et leur prodiguant leurs conseils, dans le secret de leur cabinet. Le coût en est généralement très supportable contrairement aux idées reçues, correspondant au temps consacré à la consultation, qui permet souvent de repartir l'esprit plus tranquille face à la difficulté juridique rencontrée.

Il existe aussi, dans de nombreuses villes, pour les plus démunis, des consultations gratuites organisées par les avocats; téléphonez au secrétariat de l'ordre des avocats de votre ville, pour en connaître les jours et heures.

Je souhaite que mes 100 000 visiteurs, ainsi que les suivants, trouvent satisfaction sur ce blog, et qu'ils propageront la bonne nouvelle que l'avocat, en général, est avant tout un conseiller sans robe, même s'il doit parfois la revêtir pour aller au charbon. Vous avez ainsi l'explication de la photo d'accueil de mon blog, où je n'ai pas entendu apparaître avec ma bonne et vieille robe noire, mon armure de combat; je suis dans mon rôle premier d'avocat-conseil.

Le nombre de vos clics me confirme votre besoin d'information et conseils, et m'encourage à continuer mon ouvrage.

Merci à vous.

Par jean-claude.guillard le 22/10/09

INTERDIT DE BLOG

En déplacement vers un tribunal extérieur, un long appel de causes m'a permis, comme souvent de prendre le pouls du Barreau local : un bon lot de confrères flirtant avec l'âge de la retraite, les bras chargés d'une lourde pile de dossiers du jour, ployant sous le joug de la charge, parcourant la salle pour saluer leur public : les vieux de la vieille ; une masse de jeunes confrères, les bras moins chargés, se préparant à plaider leur dossier au terme d'une très longue attente, les anciens préférant se faire marcher sur le corps, plutôt que de leur laisser une opportunité de passer avant eux. Cette jeunesse m'est apparue moins féminisée que dans les autres Barreaux que j'ai pu fréquenter : signe curieux que cette particularité locale.

Mon attente fut momentanément agrémentée par le contact d'un de ces jeunes avocats, non débutant et ayant quelques années de pratique derrière lui, que je ne connaissais pas personnellement, et qui est venu se présenter à moi très courtoisement, situation de plus en plus rare, l'enseignement de la déontologie dans les écoles d'avocat n'étant souvent qu'un lointain souvenir lorsque l'on passe à la pratique. Ce confrère me révéla qu'il avait reconnu ma face joviale, grâce à son assiduité à lire mon modeste blog, où figure mon portrait, en buste ; il avait à l'évidence envie d'utiliser lui-même l'outil de communication mis à la disposition de tous les avocats de France et de Navarre et venait aux informations.

Sous les yeux courroucés de la jeune magistrate qui tentait de gérer son fastidieux appel des causes, j'indiquais sommairement à mon interlocuteur qu'il était techniquement fort simple de créer son blog, surtout pour une génération élevée du biberon de l'informatique, et que le reste était question de temps et de volonté pour s'exprimer.

« Hélas, notre Ordre n'autorise pas de telles publications » me dit-il, navré. J'essayais d'en savoir plus : j'entrais apparemment dans le tabou, et d'un coup, les murs semblaient avoir des oreilles. Je tentais de le convaincre de l'idiotie de la position ordinale, lui rappelant que le blog CNB était un outil de communication de la profession, devant au contraire mobiliser toutes ses forces vives. Son regard attristé me révéla que le niet était définitif, et que toute tentative de franchissement de la prohibition, non écrite, serait de nature à générer quelques tracas.

Cette prohibition découlerait d'une analyse très brillante des cerveaux ordinaux du cru, selon laquelle il s'agirait là d'une forme de publicité personnelle prohibée par la déontologie. Aucun d'eux n'a cependant entendu coucher sur le papier cette superbe théorie. En sortant de l'audience, je me suis précipité vers le tableau de l'Ordre des avocats locaux, pour identifier les membres de leur si éminent Conseil : on comprend vite ; les mêmes qui ploient sous la charge des dossiers, lors des audiences, vont chaque mois détendre leurs vertèbres endolories dans les moelleux fauteuils de la salle du conseil, et libèrent leur stress en édictant des règlements non écrits, au nom d'une déontologie qui existait à leurs débuts professionnels, qui voulait que seuls les anciens méritaient d'être localement connus, les bizuths devant attendre au moins une décennie pour montrer leur existence. Ils n'ont pas évolué depuis, alors que la déontologie, en matière de communication, a franchi des pas immenses, tendant à installer l'avocat à sa place dans la société, sortant de décennies d'immobilisme et d'obscurité.

Il existe donc encore des avocats talibans, dotés de pouvoirs locaux, qui imposent leur loi personnelle, contraire à l'esprit de la Loi divine du CNB ! Il est des Barreaux qui entendent méconnaître l'évolution de la profession, et qui n'ont aucun de leurs ressortissants inscrit sur la carte magique des avocats bloggueurs français.

J'ai donc eu la révélation de ce que plusieurs d'entre eux meurent d'envie de se lancer dans l'aventure de la communication sur Internet, et qu'ils en sont injustement privés.

Cela mérite bien un billet pour parler au nom de ces jeunes avocats réduits au mutisme, foi d'avocat oblige. Hé, les gars, le mur de Berlin est tombé !

Ouvrez votre blog, aussitôt ! Et si il advenait que quelque roitelet du cru vous cherche misère, demandez lui l'écrit correspondant à sa prohibition, pour l'adresser au responsable de la communication du CNB. Je pense que le problème sera vite réglé.

Allez, bienvenue sur la blogosphère.