Jan
16
Cellule image

Je m'interrogeais l'autre jour, en plaisantant, sur la nécessité de créer pour les avocats une cellule psychologique.

En fait, sur l'écart qui se créait entre « ceux du privé » et « ceux du public » avec des mentalités qui ont du mal à converger.

Et, par un mouvement dialectique de l'histoire, ce sont finalement aujourd'hui ceux du public qui ont des salaires supérieurs aux salaires du privé avec, de surcroît, une sécurité de l'emploi.

Et il est vrai que, pour un professionnel libéral, par exemple choisi au hasard, le contact avec les impôts ou l'URSSAF paraît parfois ubuesque.

L'URSSAF des Bouches-du-Rhône est donc ma bête noire qui retient l'argent de cotisants à la suite d'erreurs internes, sans un mot d'excuse, avec finalement une forme de mépris qui ressemble à celui qu'avait pu avoir, en d'autres temps, la noblesse française avant la révolution.

Mais je dois dire que cet organisme a parfaitement compris et a réagi avec une rapidité stupéfiante à mon interrogation sur la création de la cellule.

La lettre recommandée avec accusé de réception qui lui a été adressée, précédant la sommation de payer et précédant la procédure de référé a été parfaitement reçue.

Par la « cellule image ».

Je suis très content que la mise en demeure ait été reçue par la cellule image. Je trouve ça moderne et performant.

C'est même, comment dit-on ? Proactif.

Et le chèque ?

Alors la ... Je vais interroger la cellule divination.

Commentaires

Votre URSSAF innove

procédure parce que je ne pense pas q'un organisme, à partir du moment où il a écrit qu'il remboursait une certaine somme à une certain date soit fondé à ne pas le faire .

car cher confrère, j'ai même commencé quasiment ma carrière (il y a très très très .... longtemps) par une procédure de l'URSSAF.

Pour le fun, imaginez que mon barreau, dépassé par le nombre avait décidé de nous faire prêter serment fin décembre (je tairais l'année) à effet au 1er janvier suivant.

Mais l'URSSAF ne l'entendis pas de cette oreille (qu'elle a très dure) et exigea le paiement de toute ladite année. Je n'avais pas travaillé, j'étais en cours, je n'étais pas même avocat mais peu importe, toute année pas finie est due disais cette curieuse administration.

j'envoyais alors, benoitement (car j'étais fort jeune) une attestation de mon bâtonnier, certaine de résoudre ainsi facilement la question.

que nenni!

il me poursuivirent, insistèrent, me traînèrent devant le TASS et... deux jours avant l'audience je reçu une proposition: ils abandonnaient les poursuites mais je devais payer les frais.

Point! Jamais! je refusais tout net et bien m'en pris, le matin de l'audience ils se désistèrent.

Sans un mot d'excuses et sans égard pour l'angoisse de la toute jeune avocate que j'étais...

Alors moi aussi j'ai une dent, mais une vieille dent

fraiche et mordante votre dent!

Nom: 
Pierre HYRON
Site: 
http://

n'ayant toujours pas mis ma photo sur le blog, m'autorisez vous à utiliser cette image ?

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