Dec
13
Eloge du feu de bois et de l'intégration.

Je relisais hier soir « ces chênes qu'on abat » ce dialogue fin entre André Malraux et Charles de Gaulle.

Que l'on me pardonne de penser que la connaissance historique, la puissance de la pensée, celle du style du style sont l'expression d'une richesse culturelle dont notre pays peut être fier et qu'il peut vouloir transmettre.

Ce matin dans le flot télévisuel de BFM TV sont apparues deux curiosités.

Un rapport déposé entre les mains du premier ministre proposant de ne plus parler de la notion d'intégration, d'autoriser le voile à l'école, de créer un délit de harcèlement racial et une Cour des Comptes de l'égalité.

Petit à petit se font jour les méfaits du communautarise qui apporte un repli sur soi, une méfiance envers l'autre, en fait un rétrécissement de l'humanisme.

Il ne me paraît pas choquant de considérer que c'est bien d'intégration que l'on doit parler, intégrer de nouveaux arrivants dans l'histoire de la France pour l'enrichir, ce qui nécessite à l'évidence qu'elle soit transmise, comprise et acceptée.

On pourra demander tous les rapports que l'on veut, probablement reviendra-t-on toujours à Ernest Renan qui rappelle que la nation est d'abord une volonté de vivre ensemble ce qui implique qu'il y ait acceptation d'accueillir l'autre mais qui aussi acceptation de celui qui arrive de sa terre d'accueil et de l'histoire de ses nouveaux compatriotes, comme de leurs traditions.

Nul doute que ce rapport, démontrant d'ailleurs combien la perte du réel est dangereuse dans ce pays sera assez vite enterré mais quelle dégringolade intellectuelle quand je pense aux chênes qu'on abat.

Et que l'on ne pourra bientôt plus brûler

Car c'est la deuxième communication du jour d'un brave gars insipide de je ne sais quelle association expliquant doctement que les campagnes étaient polluées à cause des feux dans les cheminées et des feux de végétaux.

Oui la nature n'est pas idéelle et quand on brûle du bois, il y a pollution.

J'ajoute que l'une des grandes causes de pollution au méthane est le pet des vaches et j'attends que vienne le rapport remis au premier ministre pour le combattre.

Le lecteur me pardonnera ces errements, mais il me semble que s'il y a une pollution qu'il faut combattre c'est la fumée de l'esprit, et là, il y a du travail.

Commentaires

De Gaulle, Malraux, Renan : Jean ne doit pas être si jeune que ça, pour connaître ces auteurs...

Cachotier, va, tu as passé les cinquante. Pour autant, tu étais doué. C'est de famille.

Voilà pour répondre à HYRON.

Quant au reste, il ne faut pas confondre intégration et engloutissement.

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