Nov
05
Faut-il traduire le Bâtonnier de Marseille devant le Conseil de discipline?

Mon amie Sylvie Beffara-Lore, du barreau de Tulle, m'a adressé, par internet, un article du journal la Montagne dans lequel il était relaté qu'avait été retrouvé le mausolée du comte de Valon, personnage haut en couleur, dont la légende dit qu'il se serait suicidé, en se noyant dans l'étang de son château, en 1851, par dépit amoureux.

Je m'inscris en faux contre cette abomination : Alexis de Valon, littérateur, ne s'est pas suicidé, mais est tombé accidentellement en faisant une promenade en barque dans l'étang de son château.

En plus, c'était le fils du maire de Tulle et cela aurait donc porté malheur pour la suite.

En tout cas, cela m'a renvoyé aux temps chevaleresques où il ne fallait pas travailler pour gagner sa vie, mais simplement exercer un droit de cuissage qui n'a jamais été qu'une légende.

Sauf dit la légende, certains bâtonniers ; mais c'est légende.

Alors, si la noblesse d'épée a quelque peu disparu, j'ai été heureux de recevoir, du Conseil National des Barreaux, ce courrier par lequel il m'était indiqué qu'il me fallait aller retirer ma clé e-barreau auprès de l'Ordre des avocats, où j'aurai un entretien individualisé avec le Bâtonnier.

J'ai reconnu là l'esprit des chevaliers, cette cérémonie d'adoubement où il me serait donné la clé comme autrefois l'épée.

La clé USB, comme excalibur

(Rocco Siffredi rigole)

Et puis, le boîtier Navista comme armure.

Quoi, Azincourt où la chevalerie française a perdu par son manque de mobilité face aux archers britanniques ?

Je suis donc allé à l'Ordre où, sous l'effet probable de l'émotion, je ne suis pas arrivé à entrer parce qu'il fallait tirer la porte, non pas la pousser ; mais une écuyère est venue à mon aide.

On m'a donné la clé magique sur un coin de table en me faisant signer un papier comme quoi je reconnaissais l'avoir reçu du secrétariat.

De cérémonies d'adoubement, point, alors qu'il m'était remis l'arme suprême des avocats de France.

J'étais pourtant prêt à mettre genou en terre et à incliner le cou, pour la collée.

Mais le courrier du Conseil national parlait bien d'entretien individuel avec le bâtonnier pour marquer l'importance de la chose, en un rituel significatif.

Alors, je me demande si le bâtonnier de Marseille ne devrait pas se convoquer lui-même devant le conseil de discipline pour n'avoir pas mis en place la nécessaire cérémonie d'adoubement en violation des injonctions du Conseil.

D'ailleurs, du coup, ma clé, je la trouve toute rikiki.

Commentaires

Nom: 
Richard Pellegrino
Site: 
http://

Je ne résiste pas à rebondir, avec les précautions d'usage qui imposent de bien affirmer que cette saillie ne vise personne, puisque ne révélant que la dent que nous avons contre la chose :

"tutti rikiki, maousse est-ce croc ?"

Hum...

Il y a un moment que j'y pense.

Mais entre les mains de qui porter plainte ?

Le procureur de la République, je ne vois guère que lui.

Oui, mais la circulaire TAUBIRA dit que les parquets ont autre chose à faire, ce qui est vrai.

Serions nous face à un vide juridique ?

La réponse à votre question se trouve au quatrième alinéa de l'article 187 du Décret du 27 novembre 1991.

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