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Français, quand les robots vous jugeront !

Ce ne sont pas les extrémismes qui mettent en danger la démocratie, mais les technocrates qui nourrissent les extrémismes en concoctant ces règles liberticides qui étouffent les citoyens et que laissent fleurir les politiques, souvent technocrates eux-mêmes, qui ne connaissant de la vie réelle que les livres et leur statut professionnel à vie.

Moi, avocat, comme un autre est président, j'observe que la justice est maintenant contaminée.

La procédure d'appel enserre les actes dans des délais conçus par ceux qui jugent les autres mais ne savent pas, eux-mêmes, que la vie, parfois est soumise au facteur humain.

Humain, berk, le gros vilain mot.

Dans mes dossiers en appel, je constate ces incidents de procédure, notamment pour un délai de deux mois non respecté et donc, hier encore, les conclusions d'un confrère déclarées irrecevables, pour une semaine de retard, due à une saisine tardive.

C'est stupide.

Comment une telle règle guillotine a-t-elle pu faire l'objet d'un décret, sinon que les politiques ne jouent plus leur rôle et laissent emprisonner les français.

Donc, mardi, ce dossier viendra devant la Cour, au fond, où il devrait être plaidé au risque de priver mon confrère d'un déféré devant la cour de l'incident ; on dit comme ça.

On ne renvoie plus, parait-il, voyez-vous

C'est atterrant.

Et en première instance fleurissent des conventions de la même eau, derrière lesquelles les juges vont de réfugier pour améliorer les statistiques de rapidité des juridictions.

A ce rythme là, il faut penser à faire juger les français par des robots.

Moi, en tout cas, mardi, si ce dossier là doit se plaider, je ne plaiderai pas.

Je m'y refuse.

Les robots aiment les dossiers, pas les hommes.

Mon silence leur fera gagner du temps.

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