Feb
27
L'avocat devenu oie.

Quand on est avocat, il existe les impondérables du métier.

L'un de ceux-ci est la fameuse question, posée en général d'un air vicieux : « comment pouvez-vous défendre les assassins ? »

D'abord, je n'en ai jamais défendu ; ensuite il est très difficile d'expliquer les fondamentaux de la démocratie.

Joker pour aujourd'hui !

Mais une autre question apparaît ces temps-ci.

L'interlocuteur vous regarde et prononce cette condamnation : « avec la crise, vous les avocats, vous vous gavez »

C'est une idée fausse ; l'avocat subit la crise comme tout un chacun.

Les cabinets d'affaires sont confrontés aux sociétés qui cherchent à réduire leurs budgets, notamment les budgets juridiques, et qui regardent avec plus d'attention les modalités de facturation de leurs prestataires.

L'avocat de proximité subit lui aussi la crise.

D'une part, si le mot proximité est à la mode, il faut considérer que les professions qui le représentent ne sont pas jugées intéressantes par les tenants de la macroéconomie, qui nous dirigent et, en conséquences, ne sont aucunement défendues.

D'autre part, on peut comparer un avocat au dirigeant d'une TPE.

Le chiffre d'affaires est fonction des capacités financières des clients et, ceux-ci ont actuellement des revenus stagnants, voire diminuant.

En revanche les charges d'exploitation, elles, augmentent.

Il existe donc un effet de ciseaux peu favorables actuellement à la profession.

Donc l'avocat ne se gave pas !

Il n'est pas une oie, même blanche.

Et s'il te semble, ami lecteur que ton avocat a le foie gras, c'est qu'il présente quelques troubles hépatiques.

Un souci de plus !

Commentaires

Pour disposer d'un revenu net identique, il faut travailler de plus en plus.

Certains clients vous adressent - tels des jeux de cartes - une série impressionnante de chèques à encaissement différé.

Je suis ainsi servi jusqu'à la fin de l'année sur des prestations achevées.

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