Nov
23
La question du Sacré.

Je me pose, ce matin, la question du Sacré.

Le lecteur se dira peut-être que l'avocat n'a pas à se poser la question du Sacré, lui qui n'est jamais qu'un gladiateur de l'incertain.

Mais, justement, qui a quotidiennement les mains dans le sang procédural aspire à se les laver en élevant son esprit.

Bien sûr, je ne parle pas ici du sacré des églises, synagogues et temples, derrière lequel se cache souvent un Dieu dogmatique et boutiquier.

Mais du Sacré, version Roger Caillois : ce qui paraît essentiel à l'homme, au point qu'il puisse consacrer sa vie et mourir pour lui.

Ce qui, pour moi l'est, vous ne le saurez pas car la curiosité est un vilain défaut.

On peut, en fait, sacraliser une cause humanitaire, des idées politiques, sa famille.

Ou alors, rien.

Un monde linéaire dans lequel l'individu ne défend que son seul bien-être.

Ce que révèle un peu cette indifférence quand l'autre est agressé ou meurt dans la rue.

Ce que révèle ce néant de la politique quand nos élus n'ont de vision que de leur carrière et ont délaissé depuis longtemps les idéaux, peut-être, de leur jeunesse.

Ce que révèle aussi, que l'on me pardonne, l'évocation de la notion du mariage pour tous.

Car, ce qui compte n'est pas le mariage, mais l'enfant qui peut en être une émanation.

Chacun, je suppose, sacralise ses enfants et serait prêt pour eux, à se sacrifier ; même si parfois, il nous prend l'envie de les exécuter, très lentement.

Des lors, le débat sur le mariage pour tous ne devrait-il pas être fondé, d'abord, sur ce que la société veut donner, à l'enfant.

Quel est l'intérêt sacré de l'enfant au regard de sa filiation, voilà l'essentiel, qui est pourtant dans le débat public, placer bine après les bons sentiments un peu convenus.

L'avantage d'un monde linéaire et que l'on ne s'y fatigue guère l'esprit

D'ailleurs, mon copain Homer Simpson est d'accord avec moi.

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