Mar
28
Le chant nocturne du fax.

Quand le soir arrive, quand l'ombre descend sur la ville, que le mistral se calme, que l'OM gagne ; alors la quiétude gagne le cabinet.

Les assistantes rentrent chez elles, le téléphone ne pleure plus, puisqu'il s'endort.

Une paix céleste descend sur l'esprit de l'avocat.

Enfin, si tout va bien.

C'est aussi, en effet, le temps du chant nocturne du fax qui annonce le message de l'avoué transmettant la dernière décision de la Cour.

Son propos peut être rapidement ciblé :

- Dois-je faire signifier ? C'est gagné !

- J'attends vos instructions : pas terrible !

- La décision nous est totalement défavorable : Cambronne, me voici !

Et donc cette semaine Cambronne a parlé deux fois.

Il va falloir expliquer à au pauvre homme que la Cour, dans sa sagesse a évalué une maison de vingt sept mètres carrés à l'Estaque 140 000 euros soit plus de 5000 euros du mètre pour justifier de laisser l'usufruit à l'épouse à titre de prestation compensatoire.

Il va falloir dire à un pauvre malheureux qu'il est condamné à verser 3000 euros de dommages et intérêts à sa femme. La Cour n'a pas dû apprécier l'affichette ans la voiture stigmatisant l'infidélité de l'épouse et un peu la justice.

Parfois, comme l'a dit notre confrère Epailly, le sort de l'homme, dans le divorce n'est pas enviable.

Hier en plus, sortant du cabinet quelque peu marri, en ouvrant la porte de l'immeuble, je tombe sur madame Guillerette. Ce n'est pas son nom, mais son nom évoque un état d'esprit heureux que je n'avais justement pas, puisque le fax avait chanté un requiem.

Madame Guillerette, que je connais bien m'a salué de manière fort accorte et m'a demandé où était, dans l'immeuble, le cabinet de maître Saturnin Clignapouf (je pique le nom à ma consoeur Leraille qui pourrait écrire un peu plus sur son blog pour nous parler de Nonneville).

Bref, madame Guillerette allait gaiement chez un sympathique confrère qui a comme seul défaut de n'être pas moi ! Mais s'il n'est pas moi, il doit en avoir d'autres !

Donc encore Cambronne.

Il y a des soirs où l'on est heureux de retrouver l'infinie douceur du foyer conjugal et le sourire toujours égal de sa tendre et adorable épouse.

Commentaires

Du cou, en lisant cela, je dis ........CAMBRONNE !!!!

vous aves écrit: du cou, comme le cou de l'homme tranché par les jafettes

Oh, voilà bien le macho qui profite des fautes d'orthographe

revendiquant seulemnt l'égalité entre les sexes, en toute honnêteté intellectuelle.

Ze new number one !

Nom: 
cicéron
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enfin BOGUCKI détronée !!!!!

Nom: 
Saraswati
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est donc arrivé !! Bravo !

Nom: 
aristote
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est d'être à genoux devant sa reine.

Et puisqu'il est à genoux de mettre sa tête sur le billot

pour qu'elle soit tranchée de telle manière que règne le successeur

D'autant plus à genoux devant sa reine qu'il a laissé les clefs de son appartement à l'intérieur et qu'il va falloir négocier la rentrée.

De quoi vous rendre encore plus républicain

1845-1938

La muse Apollonie de Valon

Apollonie de Larochelambert voit le jour en 1825.

Ses parents, qui possédaient un château à Thévalles (Mayenne), émigrent en 1830 dans la capitale de la Prusse, Berlin. Son père est français, sa mère est russe. Apollonie passe toute sa jeunesse dans ce pays. Elle avait « sucé l'allemand avec le lait et sa gouvernante ne lui parlait qu'en anglais ». Elle fréquente la famille royale de PRUSSE, les princes HOHENZOLLERN dont elle, sa mère et ses soeurs deviennent rapidement la coqueluche. Les cures dans les stations thermales sont les occasions de retrouvailles avec la Cour de France. Elle sera ainsi bercée sur les genoux de CHARLES X.

En 1839, deux années d'études à Paris au couvent des Dames Anglaises puis retour en Allemagne. A dix-huit ans, elle écrit sur son journal : « J'aime mes amies de Berlin, je n'aime pas Berlin, ce pays de sable et de poussière qui doit avoir été créé un mercredi des Cendres. Oh ! quand reviendrai-je en France dans mon Thévalles (Mayenne) ». La Comtesse Apollonie ressemble à ce portrait de Valentine de RAMBAULT dressé par George SAND (l'amie de pension de sa mère): « Elle est blanche, blonde, calme, grande, admirablement belle de tous points. Dans la courbure de son profil, dans la finesse de ses cheveux, dans la grâce de son cou, dans la largeur de ses blanches épaules, il y avait mille souvenirs de la Cour de Louis XIV ».

En Juin 1845, Apollonie obtient de ses parents le retour en France. Sur l'embarcadère, il ne manque personne : la famille royale de PRUSSE, les jeunes comtes BISMARCK, MANTEUFFEL, PERPONCHER qui s'est épris de la jeune Apollonie. Peut-elle imaginer qu'elle va se retrouver sur leur chemin, en dramatiques circonstances, 25 ans plus tard ?

Le vicomte Léon de Valon naît en 1811. Sa famille, originaire de Roc-Amadour, possède en Limousin, un domaine de 1000ha à Saint-Priest, un appartement parisien et un autre à Tulle. Son père avait été maire de cette ville et conseiller général. En 1827, sa grand-mère, la Comtesse de RUFFO, hérite de son cousin, le marquis de FREMONT, des terres et du château de ROSAY. Léon de VALON, un des hommes les plus brillants de la haute société parisienne, « était de belle prestance, de physionomie ouverte, agréable, respirant la loyauté et la bienveillance ». Ancien secrétaire d'ambassade à Vienne (à l'école du vieux Metternich), il est devenu, à 31 ans, membre de la Chambre des Députés en 1842. C'est un homme de sport, chasseur, très bon écuyer, fondateur du Jockey-Club. Un premier mariage n'a duré que quelques mois.

La rencontre à Paris de ces deux personnalités est inévitable. Toutes les convenances se rencontraient dans une telle union. Les de VALON, comme les la ROCHELAMBERT ont leur nom inscrit à la salle des Croisades. Roger de la ROCHELAMBERT est mort à la première croisade de Louis IX en 1250.

Le mariage est célébré à la Chapelle des Missions Etrangères, le 25 Mai 1846.

Le jeune couple passe sa lune de miel au château de ROSAY, que Léon vient de recevoir de sa grand-mère, en héritage. Le bonheur serait parfait si la réélection de Léon, en Corrèze, ne lui donnait quelques inquiétudes. N'a-t-il pas trop délaissé ses électeurs ? Malgré un rapide séjour dans sa circonscription, durant l'été, il est battu de 39 voix au mois d'Août. Il en conçoit une telle amertume qu'il choisit de se fixer définitivement à son hôtel parisien de la rue de Bauvau et dans son château de ROSAY.

A Rocamadour se trouve la chapelle saint Jean Baptiste, sur le parvis,avec à l'intérieur le tombeau du commandeur Jean de Valon. Nous allions enfants nous incliner devant lui chaque 15 aout. J'ai la photo du tombeaudans mon bureau, histoire de détendre le client. Mais nous, c'est la branche du Lot avec Arthur le député, un des sept qui votèrent contre la déchéance de Napoléon III. Conclusion: d'Arthur, reste le sens de l'à propos historique et du commandeur Jean, allongé tout raide, la raideur si masculine.C'est l'esprit chevaleresque naturel à l'homme.Je précise aussi que quand on dit qu'Appolonie avait sucé l'allemand avec le lait, c'est une image littéraire

Nom: 
Saraswati
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vous n'avez pas un client un peu louche qui pourrait vous ouvrir votre porte sans la fraturer ??? sinon si vous avez une radio (xray) sur vous, ca marche aussi, d'ailleurs c'est comme cela que les serruriers les ouvrent.

Mais non, quel est l'avocat qui a des clients louches d'abord ?

mais j'ai une adorable femme qui m'a donné ses clefs avec un regard de commisération du style: ça promet pour plus tard...

Nom: 
Saraswati
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un client qui louche alors ?!

là c'est sans tambours et trompettes que c'est arrivé de façon plus agréable que le fax !

vous retournez chez vous ...au sec pour lire Milleniium !

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