Sep
30
Mais de quel postérieur?

C'est vrai que le langage judiciaire est parfois délicatement teinté d'archaïsme.

Comme cette vieille formule, procéduralement dangereuse : condamner celle des parties contre laquelle l'action compêtera le mieux.

Il y en a d'autres, multiples et variées.

On voit, par exemple, dans les conclusions souvent évoquées le tribunal de céans, celui d'ici, le nôtre. Celui que nous aimons ou qui alors parfois nous agace tellement que nous en avons plein le ... (silence pudique)

J'avais tout à l'heure une réunion chez un syndic de copropriété, dans le cadre d'une procédure en annulation de l'assemblée quelque peu délicate, il faut bien le reconnaître.

Et je suppose que le confrère adverse, par rapport à notre juridiction, éprouvait le sentiment de lassitude que j'ai suggérée ci-dessus, car lui, dans ses conclusions, il évoquait :

Le tribunal de séant !

Mais de quel postérieur parlait-il ainsi ?

Commentaires

une cliente m'appelle au téléphone à propos des conclusions que j'avais rédigées dans son intérêt:

"Mais pourquoi vous avez mis tribunal de "céans", j'habite pas à céans moi, c'est où céans?"

Elle n'a pas dit: où c'est séant?

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