Nov
11
Mariage gay, derrières les slogans des uns et des autres...

Ma fillotte de onze ans de dire que l'amant de sa mère est une femme qu'elle nomme.

Je pense que ma douce épouse n'a ni amant, ni amante, mais le mari est, dit-on, toujours le dernier informé.

L'intéressant du propos est, aujourd'hui, ailleurs: c'est qu'amant ou amante, c'est pareil.

Mais qui dit ça ?

C'est toute la difficulté du débat sur le mariage homosexuel de voir s'échanger slogan contre slogan.

Le mariage pour tous au nom de l'égalité nous dira l'association des gays et lesbiennes !

La supercherie du mariage gay répondra le cardinal Vingt-Trois, dont le célibat, honorable, lui fait dire un dogme, mais le conduit à théoriser la vie de famille qu'il ne vit pas, au nom de Jésus.

Ma fillotte a dit, aussi, qu'elle était Jésus.

Je lui ai répondu que j'allais lui acheter un rasoir...

Le slogan est une image envoyé à l'esprit pour l'empêcher de réfléchir.

Puisqu'on s'aime, on doit pouvoir se marier ?

Oui, mais alors, où est la limite et comment la fixe-t-on ?

Si j'aime deux femmes, pourquoi ne pas les épouser toutes deux?

Après tout, au nom de quoi de la monogamie est-elle la norme, plutôt que la polygamie ou la polyandrie?

Le cardinal dira que c'est progrès.

Mais, pourquoi ?

Et si la raison en est l'enfant, alors le mariage gay conduit à permettre aussi la polygamie et la polyandrie.

Pourquoi non ?

Si je peux épouser un homme, pourquoi pas deux femmes?

Et vice versa.

Pourquoi non?

Bref, derrière cette mesure, dans l'air du temps, les fondement de notre sociétés, judéo-chrétiens, sont bien interrogés.

Et pourquoi pas?

Mais on ne peut dire, en tous cas, que le mariage gay n'est pas un changement profond de société, car l'image de la famille proposée à nos enfants sera différente, induisant des changement comportementaux.

La norme sexuelle n'est-elle pas, pour partie, éducative?

Ce que l'on peut regretter , profondément, c'est que ce débat oppose slogan contre slogan et que ce bouleversement soit laissé aux associations militantes ou aux religions, les politiques brillant par leur insuffisance de pensée, sinon électorale.

Pour ma part, je ne sais trop, finalement, que penser, sinon que le sujet mériterait mieux.

Derrière le Cardinal, il y a la foi en Dieu.

Mais derrière les associations gays, il y a l'étrange théorie du genre ,qui paraît dissocier totalement la sexualité du sexe physique.

Bref, deux fondamentalismes.

Je vous propose la lecture du Rabbin Bernheim.

Laissons la bible de coté, mais, au moins, cet homme propose une réflexion argumentée qui respecte ses lecteurs.

J'aimerai en lire d'autres.

Et sur ce, je vais aller fumer mon cigare

A deux balles, comme ce propos.

Essai du Rabbin Bernheim

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