Jul
27
Mon ordonnance à moi.

J'ai plaidé, ce matin, devant le juge aux affaires familiales, un de ces dossiers délicats dont on se dit que, s'ils étaient la norme, l'avocat serait condamné au valium et au lexomil.

Des parents, cadres supérieurs, en horrible conflit.

La mère accusant le père du pire, se cachant, pour parvenir, au bout de deux ans de procédure, via des enquêtes psychologiques et psychiatriques à un résultat qui ressemble un peu à un film des frères Lumière, je veux parler, bien sûr, de l'arroseur arrosé...

À ce sujet d'ailleurs, lors de l'audience du 2 juillet, le confrère adverse ne s'est pas présenté au motif d'une inondation de son cabinet un mois avant, qui ne l'avait pas empêché de me communiquer un rapport et de discuter avec moi du dossier ultérieurement.

Bref, l'une de ces situations où, l'art oratoire, par sa vibration, peut transmettre aux magistrats la pleine mesure d'une indignation réelle devant une telle misère.

Eh bien, je l'avoue, peut-être par un effet de contagion présidentielle, j'avais le souffle raccourci, la voix portant moins qu'à l'accoutumée.

Comme un cycliste non dopé à l'approche d'un col.

C'était, heureusement, la dernière audience avant quelques accidents du mois d'août.

Et les quelques commentaires du juge aux affaires familiales pendant la plaidoirie adverse ne paraissaient pleins de bon sens... puisqu'ils allaient dans mon sens.

Mais, pas de vélo, pas de jogging, une bonne chaise longue et de bons livres.

Voilà l'ordonnance.

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