Feb
24
Pensées de Charles Péguy.

Flatter les vices du peuple est encore plus lâche et plus sale que de flatter les vices des grands.

(Pensées, p.17, Gallimard, 1934)

Je désobéirai si la justice et la vérité le veulent.

(Pensées, p.15, Gallimard, 1934)

Il suffit qu'un seul homme soit tenu sciemment, ou, ce qui revient au même, sciemment laissé dans la misère pour que le pacte civique tout entier soit nul ; aussi longtemps qu'il y a un homme dehors, la porte qui lui est fermée au nez ferme une cité d'injustice et de haine.

(Pensées, p.23, Gallimard, 1934)

Un homme qui tient dans une assemblée des propos qu'il ne peut pas tenir dans une autre où il fréquente n'est pas un honnête homme.

(Pensées, p.25, Gallimard, 1934)

Nous devons nous élever de toutes nos forces et inlassablement contre les envahissements de toutes les barbaries.

(Pensées), p.33, Gallimard, 1934)

Je ne juge pour ainsi dire jamais un homme sur ce qu'il dit mais sur le ton dont il le dit.

(Pensées, p.48, Gallimard, 1934

Tout père sur qui son fils lève la main est coupable : d'avoir fait un fils qui levât la main sur lui.

(Pensées, p.37, Gallimard, 1934)

Une grande philosophie n'est pas celle qui prononce des jugements définitifs, qui installe une vérité définitive. C'est celle qui introduit une inquiétude, qui ouvre un ébranlement.

(Pensées, p.53, Gallimard, 1934)

S'il fallait renoncer à toutes les valeurs de l'homme et du monde à mesure que les politiciens s'en emparent et entreprennent de les exploiter, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus rien.

(Pensées, p.60, Gallimard, 1934)

De tout ce qu'il peut y avoir de mauvais, l'habitude est ce qu'il y a de pire.

(Pensées, p.53, Gallimard, 1934)

Je ne juge pour ainsi dire jamais un homme sur ce qu'il dit mais sur le ton dont il le dit.

(Pensées, p.48, Gallimard, 1934)

Homère est nouveau ce matin, et rien n'est peut-être aussi vieux que le journal d'aujourd'hui.

(Pensées, p.52, Gallimard, 1934)

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