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Politiciens battus transformés automatiquement en avocats: que le Conseil d'Etat sauve l'honneur de la République !

Le gouvernement veut absolument, paraît-il, que le décret qui autorise les parlementaires battus aux élections, les ministres voulant exploiter leur carnet d'adresses, voire les membres de cabinets ministériels ou assistants parlementaires à devenir avocats.

Avoir préparé la loi ne signifie pas que l'on a la compétence pour exercer un métier dans lequel la déontologie et la technique sont fondamentales.

La motivation de ce décret n'est évidemment pas d'améliorer le droit français mais de caser ceux des amis qui ont échoué.

Cela ne peut que générer des questions de conflit d'intérêts que l'on s'entête dans ce pays à ne pas vouloir régler.

Qu'est devenu le projet de loi sur les conflits d'intérêts ? Quel sort a-t-il été fait au rapport Sauvé?

Il est honteux que quelques semaines avant des élections un gouvernement, aux rats qui quittent le navire, offre la robe d'avocat.

Il appartient maintenant au Conseil d'État , qui va se pencher sur le décret ,de sauvegarder l'honneur de la république.

Et puisque l'on tape à droite, force est de remarquer le silence de la gauche.

Pourquoi l'éthique est-elle à ce point étrangère aux hommes politiques ?

Commentaires

Caroline VIGNEAUX, ex-consoeur, ridiculise notre robe sur scène avec un humour pas très drôle, d'autres pourraient la dévaloriser en la revêtant faute de mieux.

quelle honte !

Nom: 
fred
Site: 
http://

lui la robe, il préfère regarder dessous...

mais que font les institutions représentatives de la profession ?

la profession d'avocat est désormais ouverte à tout vent ....

Je pense qu'il y a une domination intellectuelle des grands cabinets d'affaires que cela arrange d'utiliser les carnets d'adresse (jurisprudence Copé ) et aussi le fait que le CA global de la profession augmentait en même temps que le nombre d'avocats, ce qui n'est plus le cas.

Aujourd'hui la profession reste en pratique conforme à l'image classique que l'on en a et se trouve déstabilisée. Tout à l'heure, à la banque un avocat sexagénaire, plutôt connu sur la place de Marseille s'est vu répondre que son conseiller allait lui téléphoner quand il a voulu retirer 500€.

Mais, ça le CNB, il ne conçoit pas

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